‹ T'as menti! [microforme]Chapitre 7 sur 22 · MEMORANDUM · texte numérisé non relu

MEMORANDUM

La République Soviette Fédérale Socialiste Russe fut établie le G novembre 1917, par un soulévement spontané des masses laborieuses de Russie. Son gouvernement, le Conseil des Commissaires du Peuple, es: un gouvernement responsable contrôlé par tous les membres de la population russe désireux d’accomplir un travail utile, physique ou mental. Ceux qui refusent délibérément d’exercer leurs capacités productives, touÿ en étant capables de travailler, préférant vivre des fruits du travail d'autrui, ceux-là sont éliminés de la participation au contrôle de mor Gouvernement.

A l'heure actuelle, le nombre de ceux qui veulent travailler pour le bien commun, s'élève à au moins 90 pour cent de la population adulte du domaine contrôlé par les Soviets. Tous ces gens jouissent de pleins droits politiques et civils.

La base du droit de citoyen en Russie étant industrielle et économique plutôt que politique et le système social étant d’une nature telle que toute personne faisant un travail social utile est tenue de participer aux affaires publiques, le pourcentage de ceux qui participent directement à l'administration de la société, dans la Russie Soviette, est plus grand actuellement qu’il ne l’a jamais été dans n'importe elle autre partie du monde. La République Soviette Russe offre ainsi le 2e grand champ possible à la vraie expression de la volonté consciente du peuple. Tandis

que le Gouvernement Soviet est un gouvernement de la classe ouvrière, *abelition de l'exploitation du travail et, par là, l'élimination de la division de classes suscite une communauté productrice au sein de laquelle tous les membres actifs sont sujets à devenir des travailleurs utiles qui jouissent de leurs pleins droits politiques. Mon Gouvernement devient

ainsi l'expression d’un total de cent pour cent de la population. On doit aussi remarquer que ies droits politiques sont accordés n Russie à tout sujet occupé à un travail utile, même si n'étant pas de Russie il ne travaillait là que temporairement.

La République Soviette Fédérale Socialiste Russe fut rapidement acclamée par la grande majorité du peuple ouvrier par tout l’ancien Empire de Russie. Elle s’est maintenue malgré de nombreux complots rt une forte opposition de la part de petits groupes des anciennes classes dirigentes qui, en plusieurs occasions, ont appelé l’aide étrangère et qui ont employé les méthodes les moins scrupuleuses dans leur lutte contrs les institutions Soviettes. Nulle part en Russie ces éléments ont encore

pu organiser à leur gré une résistance notable à la volonté populaire,

telle qu’exprimée par le Gouvernement Soviet. Ce n’est que dans les districts éloignés, à population clairsemée, et dans.tels de ces districts où nos adversaires ont eu accès au secours militaire étranger, qu’il leur à été possible de maintenir une opposition organisée et d'enlever du contrôle de la Russie Soviette un territoire quelconque. Aujourd’hui, après seize mois d’existence, la Répubiique Soviette Russe se trouve plus fermément établie qu’en aucun temps.

Au cours de cette année, le Gouvernement Soviet a surtout réussi à reprendre possession de vastes territoires dont il avait perdu le contrôle durant les mois précédents. En février 1919, les troupes soviettes, sur le front nord, ont repris la ville 4 Shenkursk et le territoire voisin. Au front est, elles ont perdu Perm, mais elles ont repris Pereufa, Ufa, Sterlitamak, Bellbey, Orenburg et Uralsk. Le chemin de fer reliant l’Asie Centiale est maintenant entre les mains du Gouvernement Soviet. Au front sud, elles ont pris les stations ‘erroviaires de Pavorino, Alexikovo. Polovaya, Kalatsk, et Begutchar, qui leur ont assuré le contrôle des chemins dé fer de cette région, tandis qu’au front sud-est les troupes soviettes de l'Ukraine menacent par en arrière l’armée de Krasnov à Ugansk,

Dans l'Ukraine, les troupes soviettes se sont emparées de Kharkov, Yeka-

torinoslav, Poltava, Krementchug, Tchernigov et Obrutch. Dans les provinces Baltiques et en Lithuanie, la puissance soviette s’est étendue sur une grande partie du territoire précédemment occupé par les Allemands, v compris les grandes villes de Minsk, Vilna, Riga, Mitau, Dvinsk, Windau et autres qui sont sous le contrôle des adhérents du Soviet.

Ces succès, en dernier lieu mentionnés, sont surtout dus au fait que, après l'évacuation par les armées allemandes du territoire enlevé à 11 Russie durant la gucrre, et par le traité de paix de Brest-Litovsk, que la République Soviette a été forcée de signer sous les plus dures conditions. les travailleurs, partout dans ces territoires, se sont levés en masse pour suppoiter l'idéal et l’ordre social représentés par la République Soviette.

Le ressentiment contre les anciennes classes dirigentes, qui n’ont pas hésité à inviter le secours militaire étranger contre leur propre nation.

s’est affirmé par le support de plus en plus populaire du Gouvernement,

Soviet, même chez ceux qui d’abord étaient hostiles ou indifférents à la règle soviette. Hommes et femmes, versés dans des oeuvres littéraires, techniques ou intellectuelles, se rallient maintenant en grand nombre pour

supporter le Gouvernement Soviet, et coopérer avec lui dans toutes 1es.

branches de l'administration. Les paysans de Russie, dont la grande majorité a d’abord supporté la révolution des travailleurs, se sont de plus

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en plus consciencieusement attachés à notre système social, se rendantbien compte qu’en supportant la République des travailleurs, c'était le seul moyen pour eux de retenir le contrôle des terres qu’ils avaient enlevées à leurs anciens oppresseurs. L’isolement économique de la Russie qui jusqu’ici a empêché le Gouvernement Soviet de fournir aux paysans l'outillage dont il a tant besoin, est certainement la cause de beaucoup de misère à la campagne; cependant, en général, les paysans ne jettent pas le blâme sur le Gouvernement Soviet comme étant la cause de cette privation, car ils réalisent ee tout ceci est dû à l'intervention délibérée de groupes hostiles dans les affaires du peuple russe, et que le remède à cet état d> chose n’est pas l’affaiblissement, mais le renforcissement du pouvoir Soviet. Ils comprennent clairement—et leur expérience, dans les cas où les forces contre-révolutionnaires ont réussi temporairement à renverser les institutions soviettes, l’a démontré en toute évidence—que le renversement de la règle Soviette, s'il était possible, conduirait à l'établissement d’une aristocratie sanguinaire, réactionnaire et tyrannique.

Une amélioration remarquable s’est opérée pret 74 situation intérieure de la Russie Soviette, et cela ressort des négociations que les membres de l’ancienne Assemblée Constituante ont ouvertes avec 1» Couvernement Soviet. Des représentants de l’ancienne Assemblée Constituante, tels que Tchernov, Raktinikov, Sivatitsky, Volski, Bourevoy, Tchernenkov, Antonov, aussi tous membres du Comité Central du parti Social Révolutionnaire, sont-arrivés récem:aent à Moscou pour participer à une conférence avec le Gouvernement Soviet, dans le but de donner leur appui à notre. République. Cette conférence a donné lieu à une entente par laquelle ces fameux Révolutionnaires Sociaux, et anciens adversaires acharnés, ont cessé leur oppositior et se sont déclarés avec emphase tontre l'intervention de l’Entente en Russie.

Une autre amélioration dans les relations du Gouvernement Soviet avec les éléments de la société russe qui lui étaient hostiles, s’est aussi fait sentir par le changement d’attitude des Menshiviki, qui ont également protesté, dans leur conférence, contre l'intervention de l’Entente, =

L’ermée de la République Soviette Fédérale Socialiste Russe a été heureusement organisée et compte aujourd’hui au-delà d’un million d'hommes. Un système d’entraînement militaire général a été inauguré qui fournit constamment des recrues à l’armée, et cela dans le but de créer, pour la fin de l’année courante, une force de trois millions d’hômmes. Les troupes du Gouvernement sont conduites en partie par des officiers des anciennes armées russes qui ont donné leür allégéance au Gouvernement Soviet, et en partie des officiers qui ont gradué dans les institutions militaires établies par mon Gouvernement, Le Commissariat de la Guerre a réussi à établir et maintenir une stricte discipline dans les rangs de l’armée—discipline non basée sur la crainte des punitions ou sur une soumissoin docile, mais sur l’ardente conviction des travailleurs, chez qui l’armée est recrutée, que c’est leur privilège aussi bien que leur devoir de défendre leurs oeuvres sociales contre toute usurpation, d’où qu’elle vienne. C’est cette conviction de la nécessité de la défense de notre oeuvre révolutionnaire qui nous a permis, malgré tous les obstacles économiques, d’organiser d’une manière efficace la production des fournitures militaires. .

Le Gouvernement Soviet dût hériter d’une faillite financière complète

créée par quatre années de guerrc et une année de révolution. Cet état de chose, comme la nécessité de coordonner le système financier de la Russie avec le nouveau système industri ! et économique représenté par mon Gouvernement, a rendu nécessaire ia complète réorganisation des institutions financières sur la base de droits à la propriété commune. Cette réorganisation qui tend à remplacer le système monétaire par un système représentant la valeur du travaii, est encore à l’état de formation. Malgré tout, le Gouvernement Soviet, en autant que ses relations financières et ses obligations envers les autres pays sont concernées, est prèt à offrir des moyens de trañsactions financières convenables aux Systèmes financiers de ces autres pays.

La période À rs a précédé l'établissement du Gouvernement Soviet, avait aussi fort désorganisé lés moyens de production et de distribution. Or le Gouvernment Soviet a inauguré un système de possession et de contrôle publiques des industries. Actuellement il s’est emparé de plusieurs branches importantes de l’industrie, et il a donné au Conseil Suprême d'Economie Nationale le contrôle absolu de toutes les industries. De grands obstacles s’élèvèrent, causés par les méthodes d’obstruction dc nos adversaires, par le manque de matière première et de machinerie, et causés aussi par la confusion inévitablement coincidente de la vaste réorganisation de la vie industrielle. En dépit de ces obstacles, plusieurs branches de l’industrie ont été rétablies, même avec accroissement d’efficacité productive. Cependant, le rétablissement de plusieurs branches de l’industrie a été impossible, à cause du manque de matière première et de machines. Les besoins de ces industries ouvrent aux autres pays un grand champ d’affaires avec ia Russie. :

L'état des communications par chemin de fer, au commencement du régime Soviet, était fort défecteux. La nécessité, d’abord celle de la démobilisation de la vieille armée et ensuite celle des opérations militaires contre les attaques contre-révolutionnaires, accaparait tous nos chemins de fer et ne laissait que peu d'opportunité au travail de reconstruction de ce côté. Cependant, durant l’année dernière, le Gouvernement” Soviet «a réussi à construire et à compléter la construction d'environ 2,000 verstes de nouveaux chemins de fer. 11 s’est aussi beaucoup appliqué à la construction d’autres moyens de communication, tels que canaux, chemins, etc., et, dans le moment, il s'occupe de ces projets sur une grande échelic, ce qui va aussi favoriser grandement le commerce étranger.

Le peuple de Russie, tenu pendant des centaines d’années loin des sources de l'éducation populaire, en a fait la tâche principale de mon Gouvernement ü- réorganiser le système scolaire afin d’atteindre le plus. de succès possible dans l'oeuvre de l’éducation populaire. Sous ce rapport, un grand travail a été fait par toute la Russie au cours de l’an dernier. Des dizaines de mille nouvelles écoles primaires, écoles techniques, universités d'ouvriers et des cours de lecture, surtout des cours d'agriculture, ont été établis et maintenus à grands frais par le Gouvernement Soviet; et le champ de l’activité scolaire a été étendu de manière à rendre, autant que possiuie, le trésor des arts et des sciences facilement accessible au

uple. ; Tous ces efforts, bien qu'’encore incomplets, ont donné au peuple russe une preuve suffisante de la sincérité du désir et de la capacité du Gouvernement Soviet de satisfaire aux besoins de la population, et ont gran-

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dement contribué à diminuer l'opposition. En autant que l’oppposition cessait sa résistance active au Gouvernement Soviet, il a été possible Le ge les mesures extraordinaires, telles que la censure, la loi mariale, etc.

Bien des préjugés se sont élevés contre le Gouvernement Soviet, par la circulation de faux rapports sur la nature des institutions et des mesures prises par la Russie Soviette. Une des plus fréquentes ailégutions a été que le gouvernement des Soviets en est un de violence et de meurtre. Sous ce rapport, je veux attirer votre attention sur les passages suivants de la note envoyée au Président des Etats-Unis, le 24 décembre 1918, par Maxim Litvinoff, de la part du Gouvernement Soviet de Russie: : ;

“Le but essentiel dés Soviets est de prôbuirer à la majorité du peuple russe qui peine, la liberté économique sans laquelle la libertè politique ne leur est d’aucun avantage. Pendant huit mois les Soviets se sont efforcés d’atteindre leur but par des méthodes pacifiques, sans avoir recours à la violence, acceptant l'abolition de la peine capitale, laquelle abolition avait fait partie de leur programme. Ce ne fut que lorsque leurs adversaires, la minorité du peuple russe, se livrèrert à des actés de terreur contre les membres populaires du gouvernement et qu’ils eurent appelé l’aide des troupes étrangères que les masses laborieuses furent entraînées à des actes de violence, et quelles donnèrent libre cours à leur colère et à leurs sentiments d’amertume contre leurs anciens oppresseurs. De fait, l’invasion du territoire russe par les Alliés a non-seulement forcé les Soviets, à l’encontre de leurs désirs, à militariser de nouveau le pays et à diriger leurs énergies et leurs ressources, si nécessaires à la reconstruction économique de la Russie ‘épuisée par quatre années de guerre, vers la défense du pays, mais elle a aussi tari la source vitale des vivres et de la matière première, exposant le peuple à la plus terrible misère, sur le bord de la famine.

“Je voudrais faire comprendre que ce qu’on appelle la terreur rouge, si grossièrement exagérée et mal interprètée à l'étranger, n’a pas été la cause, mais la suite et le résultat direct de l’intervention des Alliés. Les ouvriers et les paysans russes ne peuvent pas comprendre comment des pays étrangers, qui n’ont jamais pensé à se mêter des affaires de la Russie alors que le militarisme et le barbarisme du Czar étaient suprêmes, et qui supportaient même ce régime, se sentent aujourd’hui justifiés d’intervenir en Russie, maintenant que les ouvrirrs evx-mêmes, après des années de luttes pénibles et de sacrifices sans nombre, ont réussi à prendre le pouvoir et à mettre la destinée de leur pays entre leurs mains, ne cherchant rien de plus que leur propre bonheur et la fraternité internationale qui ne comporte aucune nenace pour les autres nations.” =

Dans un autre passage de la même note, M. Litvinoff déclare ce qui

suit

“Le meilleur moyen de mettre fin à la violence en Russie serait d’en arriver à un règlement qui comprendrait le retrait de toutes les troupes étrangères de Russie, et la discontinuation de l’aide directe ou indirecte à ces groupes russes qui se bercent encore du futile espoir d’une révolte armée contre le gouvernement des travailleurs, mais qui, d'eux-mêmes, no songeraient même pas à uhe telle possibilité, s’ils ne pouvaient compter sur l’aide du dehors.”

Le grand travail de reconstruction sociale, inauguré par le Gouverhement Soviet, a été gêné par la nécessité de la défense militaire contre les adversaires de notre République, et par l'isolement économique de la Russie Soviette, lequel fui une de leurs armes d'attaque, alors qu'ils détruisaient nos magasins de vivres et nos centres de ravitaillement; tout cela a grandement contribué à augmenter les souffrances de notre ps Par de grands efforts et une consolidation efficace de tous es moyens économiques à sa disposition, mon Gouvernement a éte capable de détourner les plus terribles aspects de cette situation. à

Le fait que la rupture économique, jointe à la famine et au manque de toutes les choses nécessaires à la vie, domine d’une manière encore . Plus aigue dans telles parties de l'ancien Empire russe qui ont été pendant quelque temps aux mains des adversaires de notre République et qui ont eu contact avec le monde extérieur, prouve clairement que {a règle Soviette est bien plus apte qu'aucun autre prétendant à fournir au peuple de Russie les moyens necessaires à son existence.

Eu égard à ce que ci-dessus, j’ôse dire que le Gouvernement Soviet a donné des preuves de stabilité, de permanence, de support populaire et de capacité constructive, comme il n’en a jamais été requis d'aucun autre ir dommages au monde, comme base de reconnaissance politique et

’échange commercial. J'ai confiance que le monde, hors de Russie, commence à se convaincre, autant que le peuple russe lui-même, de la futilité des efforts que l’on fait pour abattre le Gouvernement Soviet. . Ces efforts n’aboutissent qu’à une effusion de sang, et, s’ils réussissent — part en Russie, ils n’amènént que l'établissement temporaire

’une autocratie monarchique et sanguinaire qui ne peut se maintenir, et dont l'existence temporaire même n’aboutira qu’à répandre le sang et la misère.

Tout en réalisant bien que la prospérité économique du monde en général, y compris la Russie Soviette, résulte de l’échange ininterrompu des praduits entre les différents pays, le Gouvernement Soviet de Russie désire établir des relations commerciales avec les autres pays, spécialement avec les Etats-Unis. Le Gouvernement Soviet est de suite prèt à acheter des Etats-Unis de grandes quantités de produits manufacturés, à des conditions de paiement des plus satisfaisantes rs les parties en cause. Mon Gouvernement désire aussi en arriver à une entente vour ce qui regarde l’exportation de Russie de la matière première demandée par les autre pays et dont un surplus considérable existe en Russie. Dans le but de rétablir l'intègrité économique de la Russie et d'assurer des relations commerciales ininterrompues, les ouvriers et les paysans russes, comme M. Litvinoff l’a dit dans sa note citée plus haut, “sont prèts à faire n’importe quelle concession quant à ce qui regarde l'intérêt même des autres pays”; mais il va sans dire qu'aucune entente ne pourrait se faire si elle devait altérer ou diminuer la souveraîneté du peuple, telle qu’exprimée par la République Soviet‘e Fédérale Socialiste Russe.

Ainsi, de la part de l- République Soviette Fédérale Socialiste Russe, il n'existe aucun obstacle x l'établissement de relations convenables avec les autre pays, surtout avec les Etats-Unis. Le Gouvernement Soviet de Russie est désireux d'ouvrir ses portes aux citoyens des autres pays à la recherche pacifique de meilleures conditions, et il iavite toute enquête ou recherche sur son état actuel, lesquelles prouveront, j'en suis certain,

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Cette lettre fut remise le 18 mars 1919 et le memorandum fut -emis à la le 20 mars de la même année, et plusieurs journaux l’ont publié en pe ie

r, le mois de février 1919 le gouvernement des Etats-Unis et celui de l’Angleterre s'étaient entendus pour nommer une commission afin . nier officiellement sur la situation véritable des choses en

uss J'attire ici spécialement l'attention sur les dates; c'est au mois de février que la commission a été nommée par les deux Souvernements anglais et américain, et ce "nest que le 18 mars suivant que le memorandum à été communiqué par M. Martens. Cette commission-là n'avait donc été nommée pour aller vérifier en Russie si ce memorandum de M, Mar. tens og ge ou es FS le is = e S us, le rapport comm nommée par les deux gouvernements anglais et américain n’a été déposé devant le Comité des Affaires Etrangères du Senat Américain que le 12 septembre 1919, Le 18 mars précédent M. Martens ne pouvait pas savoir quel rapport ferait cette ones, ni comment ce rapport concorderait avéc son exposé de a e Je laisse au publie à juger si les prétentions de M. Martens et le rapport de la commission Bullitt concordent ou non. Voici les trois rapports des trois commissaires Bullitt, Petit et Stefens nommés par les gouvernements anglais et américain,

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} N.B.—Chacun sait qu'en outre d'un consul, chaque pays. maintient , dans tous les autres pays une secrète pour obtenir tous . ents sur ce qui se passe le monde. Conférence de la

gué puisse avoir la somme totale de ces renseignements obtenus par ces diverses + il fut décidé d'organiser un centre d’information une espèce de ring House”.

A la tête de ce bureau central d’information, il fallait un homme compétent et dans lequel la Conférence put avoir pleine con sous le rapport de l’’mpartia de l’hanorabilité et de la sincérité.

C'est Builitt qui fut chargé de ce bureau central d’information. Tous les matins il faisait imprimer un rap contenant un sommaire de tous les faits portés à la connaissance du au central d’information et ce rapport était distribué aux membres de La délégation. :

me ce rapport était assez volumineux, et, pour épargner du temps, il fut décidé que ue membre de la délégation aurait le privi de se renseigner ne de la source officielles centrale de renseignements et | Lu délégué aurait droit, tous les jours, à 20 minutes du temps de Aussi, quand la Conférence de la Paix voulut être renseignée exactement sur ce qui se pussait en Russie, a-t-elle délégué l’homme tout désigné par suite de ses services et de son expérience et a-t-elle envoyé M. Builitt et ses deux aides MM. Steffens et Pettit, et M. Bullitt leur communiqua le ra port suivant qui est le seul rapport officiel que la Conférence la Paix ait eu jusqu’à cette date. *

Nous publions ci-dessous les rapport de William C. Bullitt sur sa mission spéciale en Russie durant la dernière semaine de février 1919; ainsi que le rapport du Cayitaine W. W. Petit, son assistant, et celui de Lincoln Stefens qui les accompagnait. Ces rapports furent d’abord rendus publies par l'exposé de M. Bullitt, devant le Comité des Relations Etrangères du Senat Américain, le 12 septembre 1919.

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