ETAT SOCIAL
‘ La phase destructive de la révolution est passée et le gouvernement met toute son énergie à la reconstruction. La terreur a cessé. Tout pouvoir de jugement a été enlevé à la commission extraordinaire, établie pour la suppression de la contre-révolution, qui ne fait maintenant qu’accuser les contre-révolutionnaires suspects, qui sont jugés par des tribunaux réguliers, établis par la loi. Les eyécutions sont extrêmement rares. Le bon ordre a été rétabli. L- . “ont sans danger. La
chasse au fusil a cessé. 1] ÿ a peu de vols. La prostitution n'est plus visible, La vie de famille n'a pas été changée par la révolution, en dépit du canard sur ln “nationalisation des femmes”.
Les théâtres, l'opéra et les ballets fonctionnent comme en temps de paix. Des n iliers de nouvelles écoles ont été ouvertes dans toutes les parties de la Russsie, et le Gouvernement Soviet semble avoir fait plus,
r l'éducation du peuple russe, dans un an et demi, que n'a fait le sarisme pendant cinquante ans.
SITUA"ION POLITIQUE.
$ La forme Soviette de gouvernement est fermement établie. Aujourd’hui, le fait le plus saillant en Russie est peut-être le support général donné au gouvernement par le peuples en dépit de son état de famine, De fait, le peuple met tout-à-fait le blâme de sa misère sur le compte du b'ocus et des gouvern .nents qui le maintiennent. La forme Soviette de ouvernement semble être devenue, pour le peuple russe, le symbole de
eur révelution. Sans doute, c'est une forme de gouvernement qui se prête à de graves abus et à la tyrannie, mais elle répond à la question du moment en Russie, et elle a pris une telle emprise sur l'imagination de la masse, que les femmes sont prêtes à souffrir la faim, et les jeunes gens à mourir pour elle. +
La position du parti communiste (précédemment Bolshiviki) est aussi très forte. Le blocus et l'intervention ont amené les principaux partis de: l'opposition, les révolutionnaires sociaux de la droite et les mensheviki, à donner leur support temporaire aux communistes. Ces partis d'opposition ont tous deux formellement dénoncé le blocus, l'intervention, et le support des gouvernements anti-soviets par les alliés et leurs gouvernments associés. Leurs chefs, Volsky et Martov, sont les plus: acrimonieux dans leur demande de la paix et de la cessation du blocus.
Aussi, la seule opposition, de quelque poids, aux communistes d’aujourd’hui, vient des partis plus radicaux—les révolutionnaires sociaux de la gauche et les anarchistes. Ces partis, dans leurs écrits, appellent les communistes, et particulièrement Lenin et Tchitcherin, “Les gendarmes bourgeois aux gages de l'Entente”. Ils —. les communistes, parce que ces derniers ont encouragé les savants, les ingénieurs et les experts de l’industrie de la classe bourgeoise, à occuper des postes importants sous le Gouvernement Soviet, avec gros salaire. Ils ragent contre l’emploi d'officiers bourgeois dans l’armée et contre les efforts des communistes à l'obtention de la paix. Ils demandent le massaere immédiat de toute la bourgeoisie et une déclaration immédiate de guerre contre tous gouvernements non-révolutionnaires. Ils allèguent que les gouvernements de l’Entente devraient être forcés d'intervenir plus fortement en Russie, assurant qu’une telle action amènerait sûrement le prolétariat, de tous les pays d'Europe, à une révolution immédiate. he |
Dans le parti communiste même il y a une division d'opinion par rapport à la politique étrangère, mais ce désaccord n’a pas causé d’hostilité personnelle ou de rupture ouverte dans les rangs du parti. Trotsky, les généraux et les théoriciens, croient que l’armée rouge devrait avancer partout, jusqu’à ce qu’une intervention plus vigoureuse de l’Entente soit provoquée, sur laquelle ils comptent, eux aussi, pour amener la révolution
l'orgueil qu'ils ont de leur jeune armée si et le gros du parti communiste, d'un autre côté, soutiennent que le problème essentiel du moment est de sauver le prolétariat de Russie, en particulier, et celui de l’Europe, en général, de la famine, et ils allèguent que ce serait un piètre résultat, pour la révolution, de conquérir toute l'Europe, si on retour le Gouvernement des Etats-Unis amenait la famine dans toute l'Europe. C'est nourquoi ils sont partisans de la conciliation avec . ue Ar même g = un de ss Le gg , plus — ujou e pres de n en Russie est si puissant, que le groupe de Trotsky st forcé + le suivre, à contre-cocur. ; og peer Lenin a raison quant à la politique actuelle de la Russie. 1 reconnait que les compromis qu'il est forcé de faire ne sont
en France et en Angleterre. Leur attitude est quelque teinte par alerte. er Féhiteherin, e
. pas désirables au point de vue socialiste; mais il est prèt à faire ces com-
promis. Les concessions les plus remarquables qu'il n déjà faites sont,
entre autres: l’abandon de son dessein de natio r la terre en Russie
et l'adoption de la politique de la diviser entre les paysans; l’établisse-
ment de cn pe es
épa yant un intérêt de 3%; la décision de payer toutes ettes étrangères; et la décision de donner des concesan s’il était prouvé qu'elles sont nécessaires pour obtenir du crédit À ’étranger :
En un mot, Lenin sc sent obligé de retraiter de sa position théorique sur toute la ligne. Il est prèt à rencontrer à mi-chemin les Gouvernements de l'Ouest.