‹ Tableau de l'amour conjugal (volume 4)Chapitre 6 sur 25 · ARTICLE I · texte numérisé non relu

ARTICLE I

JDe la Semence de Vhomnke.

JLiA semence de Thomme est Pécume dcf.

i;iotre meilleur sang, selon Fytbagore, et le-, doux écoulement de la moelle de Pépine du.

^^s, selon Fia ton ; elle est la plus pux'e et la

{>Ius délicate partie du cerreaa ^ aînn qne la * Teut Alcméon^ et une substance tirée de toUt notre corps, comme Pestiment DémO' ; crite et Hippocrate. Enfin y si nous en croyons Epicure, elle est un élixir^ un extrait ou* abrégé de notre âme et de notre corps* D'au* très philosophes y comme Âristolei se sont imaginé qu^elle étoit un excrément du dernier aliment. En effet) ce n'est qu'un pur excrément avant la conception et avant que l'intelligence y soit introduite | et l'on ne doit la regarder que comme le sang que l'on nous tire dans des palettes. Mais | selon l'idée

3u'en a TertuUien j elle est un effet de nos ésirs amoureux ^ et nn flux de notre lasci* Teté bouillante.

Sa substance doit être épaisse et gluante | si elle est selon les lois de la Nature ^ afin de conserver plus long-temps l'abondance des esprits et de la chaleur naturelle dont elle est remplie. Elle est ainsi dans les hommes d'an âge niëdiocre, la chaleur dont ils - abondent .plus que les au&res y Cttiiiint cette matière et ila perfectionnant pour la rendra féconde. Ce qu'elle a de propre, c^est que la chaleur l'épaiasit, et que la froideur la fond et Ta noircit en même temps. En effet > l'air froid en. dissipa les esprits et la rend un cadavre ;de semence ^ pour parler ainsi; au lieu que la chaleur en multiplie les parties subtiles, pourvu qu'elle. ^OLt dans un lieu où elle puiflûse consex^ver son tempérament.

Son odeur, que l'on peut appeler vireuse^ est une marque de sa fécondité ; et ton^ les

tinimaiix ^ni sont en cfaalenr font ézlialer de leur corps une odeur si pénétrante, qu^à

Îieine peut-on demeurer auprès dVux. Si on es tue en ce temps-là pour en manger la chair y leur odeur est si désagréable, que j'ai connu des personnes qui étoient obligées de Tomir après eii avoir goâtc*

Si l'on considère exactement la semence de rbomme, on y trouvera deux sortes de substances, Pu ne épaisse et gluante, l'autre déliée et spiritueuse j c'est dans cette dernière partie, ainsi que nons Pexpliquerous çi« après i que réside le principe du niourenif nt ^ lequel principe est d'une nature proportionnée à et qui brille dafns les astres.

Cette semence , ainsi composée, ne vient pas seulement des testicules (ab ) et di^s petites vessies {Â) qui la Conservent , elle ton le encore de tout le reste de notre corps, ainsi que l'assure Hippocrate , le plàs ancien et le plus éclairé de nos médecins;

Caf ëi elte ne v*enoit point de tonnes les parties d^ivotre côrps^ iionslne nous a|>er- CevrioDs pâé d'un épuiseiirQit ' ii subit et si tinivérsel loïsque ho%is embrasions une femme. Dans un momekit, notice tOBur etxiotre eerveàéi ne s'épuîsercdenlJpas d^esp^ts» tout notre cor^s ne tombei^it p«ts dans un anéantis^ment qoe l'on nesa%itroii>«xprimen

D'aili^iirs , notis ne tressaillirions pas de joie , si ïijfut notre àùvfs fie cont«'it>0OTt à cet épancheffierit , tt la ^ôhipténé seroit pas si excessive , si elle né dépendoit dtf toutes nos parties.

Au reste | s^il est vrai que les esprits ie là semence soient faits de la partie la plus ntih* tile du suc nerveux ^ et que ce suc soit fait du sang de nos artères et de nos veines j )e ne ;voi» pas pourquoi on refwm k ces mêmes esprits le caractère des parties d^oA ils sortent : car si les urines nous marquent les différentes dîsposttioÀs des parties paroùelles passent | la semence coulant de» parties de tout Phomme ^ portera aussi sans doute arec elle les idées de tont notre eorps«

En efitsty quelle rakon pourrions^nous apporter de la ressemblancfe des enfants k leut père ou è leur mère^ si nous n^étions per« suadés de cette yétiîH Et comment pourrions* BOUS nous fmaginer qiiNme femme naturel* lement boiteuse fit un enfiint boiteux comme elle dn même cAté| et quVlIé en engendrât d'antres avec de pareils défantsiquMIe a ap« portés du ventre de sa mère 1

Si Posk veut en attribuer la cause à la force de l'imagination 9 )e n'ai qu'à rapporter ici l'histoire ^u>e uo^s fdif Gassendi , d'une petite cbtenne qui 9 étant boiteuse ^ fit des chiens boiteux, poitr faire voir en passant que l'imagiiMtiott n'a: point de part dans ces soldes de reseefublancês , puisqu'une chienne a t'imaj^atieil^ fort fokbk, on n'en • point du tout*

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