CHAPITRE IV
DBS FRÈBBS.
Il est juste dWigner aux Frères de la Doctrine chrétienne une place à part : la supërioritë de leurs ëcoles , reconnue par le suffrage presque unanime des inspecteurs , leur moralité ^ la discipline secrète qui les rëgit , leurs statuts particuliers , tout enfin, jusque la singularité de leur costume, les distingue des instituteurs ordinaires.
Nous ne connaissons pas assez bien la constitution intime de cette congrégation , la main suprême qui les gouverne , leurs engagements avec le pouvoir ecclésiastiqae et peut-être pontifical, pour donner, à cet égard, les éclaircissements que réclamerait naturellement la curiosité de nos lecteurs , et nous croyons que le secret est aissez bien gardé pour que Ton en ait été , jusqu'à présent, réduit à des conjectures. Nous n'en accueillerons aucone, parce qu'elles nous ont paru dénuées de preuves, et, prenant Fadministration des frères, telle qu elle se montre dans ses résultats , nous ne pourrons que rendre justice à riiabîleté du clxef^ à la docilité des serviteurs. On ne sait pas assez tout ce qu'il y a de sens et souiTent d'adresse et de courage sous cette enveloppe simple et rude. Les temps n'ont pas toujours été favorables
pour eux; ils ont traversé, depuis 1830, bien des jours mauvais : eux aussi, ils ont eu leurs émeutes à vaincre, et la lutte dure encore. Si la restauration les a puissamment secondés , aux dépens des écoles rivales, ils ont, depuis ce temps , payé bien cher la protection politique dont ils ont alors profité ; ils en sont victimes aujourd'hui. Toutes les grâces leur étaient prodiguées; les conseils municipaux leur refusent maintenant les plus légitimes secours (268). Eh bien! au milieu de toutes ces disgrâces^ ils résistent, ils prospèrent , et, ce qu'on aurait peine à croire, c'est que, depuis 1830, le nombre de leurs écoles , de persécution en persécution, est allé toujours croissant *•
Quand donc bannira-t-on en France la politique de Tinstruction primaire? Savons-nous si mal faire le bien, que ce bien même puisse devenir un mal? Quand nous soutenions autrefois rétablissement de renseignement mutuel, malgré les répugnances du gouvernement , sei'ait-il vrai que ce notait point seulement pour nous un mojen de propager avec avantage l'instruction parmi le peuple, et , dans le fond de notre pensée , avions-nous prétendu faire d'une question de méthode une question départi? Quand nous excluons aujourd'hui du partage des allô* cations municipales les Frères de la doctrine chrétienne, est-ce bien parce que nous méconnaissons les services qu'ils rendent à la jeunesse, ou bien ne les sacrifiojnsnous pas plutôt à de vieilles rancunes, à des prédilections injustes , à des accusations hasardées ? Il serait temps cependant que l'instruction de l'enfance fûtaa moins un terrain neutre pour nos discordes, et qu'on n'inspirât pas, .dès l'âge le plus tendre, aux élèves des différentes écoles mutuelles ou simultanées^ ces passions haineuses qui déjà les divisent comme nous en deux camps ennemis.
, * Voir à la fin de ce chapitre , page 87 , le tableau progressif de leurs écoles.
D£ L^NSTRUGTION PRIMAIRE EN FRAEfCE. 79
D'ailleurs, l'esprit de parti qui les persécute, éveille ou entretient Vesprit de parti qui les soutient ; et , à ne considérer la chose que par son côté purement politique, c'est encore un mauvais calcul d'ajouter au crédit qu'ils obtiennent par leurs succès , l'intérêt qui s'attache au malheur. Un grand nombre de nos lecteurs ont pu voir de leur propres yeux ce qui arrive ordinairement dans les villes, lorsqu'une décision du conseil municipal vient à supprimer la subvention jusqu'alors accordée aux écoles des Frères. Aussitôt les maisons importantes du département , qui passent pour ne point voir de bon œil l'ordre de choses établi , se hâtent de réunir des ressources suffisantes pour assurer Pexistence des établissements menacés. Elles se sentent provoquées dans cette attaque aux écoles qu'elles ontcréées,'et elles croient leur honneiu* intéressé à répondre au défi. Le clergé, protecteur naturel de cet institut religieux , ne se contente pas d'invoquer la générosité des familles puissantes; des quêtes dans les maisons bourgeoises , dans les rangs les plus humbles de la société confondent le denier de la veuve et Tabondante souscription du riche dans une protestation générale contre l'inique arrêt des magistrats.
Ainsi, le plus souvent, pour satisfaire à des sentiments secrets qu'on n'oserait avouer, on compromet les intérêts mêmes que l'on a cru servir. Non seulement on a réveillé des passions assoupies , mais , comme on a mis le bon droit du côté de ses adversaires, on a réellement accru leur puissance, et on la popularise dans toutes les famillçs d'artisans et de malheureux dont les enfants fréquentaient les leçons des Frères. Aussi , l'effet immédiat de ces votes maladroits est-il d'encombrer aussitôt les écoles proscrites : les salles ne sont plus assez vastes pour contenir l'affluence des enfants qui s'y présentent, et Ion signale avec raison cette sura-
bondance d'ëlèves comme dgalement fâcheuse pour leur santë et pour leur instruction (269).
Car enfin , nous voulons bien concevoir que les personnes qui auraient acquis la preuve que les frères de la doctrine chrétienne* sont affiliés aux jésuites, qu^ils sont hostiles au gouvernement , quUls ont pour mission d'abrutir Tenfauce au profit de la superstition et du despotisme, leur refusent toute espèce d'encouragement ; mais il en est beaucoup d'autres qui ne voient dans ces reproches que des accusations banales^ qui, dans le doute sur le fond des choses, jugent les résultats, et se contentent de savourer les fruits de l'arbre, sans lui demander où sont ses racines.
Elles voient dans la rue un homme dont le costume bizarre provoque quelquefois les railleries d'un passant malavisé^ mais qui ^ loin de répondre aux mauvais plaisants, ne paraît pas même sentir glisser ces quolibets Sifl* son manteau de bure; il n'en chemine pas moins sa voie, insensible à tout ce qui ne touche pas à son devoir, étranger à tous les soins de la société , et marchant droit à son but. Elles le voient, le chapelet à la main , guider le matin à Péglise tous les enfants qu'il dirige , pour leur apprendre à commencer le jour par une œuvre sainte, à bénir le travail par la prière; dles le voient enfin , et dans la classe où il enseigne, et faon de la classe quandil s'y prépare, renfermé tout entier dans les devoirs auxquels il s'est donné. Car telle est la vie an frère ignorantin : les dissipations du monde, le» plaisirs de la famille , le soin de son avenir , le vain dé* sir delà renommée né lui font nul souci. Le maître au** quel il obéit l'en voiC) il arrive ; des lettres d'obédience le rappellent : il eiA prêt ; en tout, il accomplit son œuvre ; avec le même zèle que s'il avait à faire sa réputation on sa fortune, et cependant, les revenus de l'école ne' passent même pas par ses mains ; et les plus brillanti \
DE l'instruction PRIMilRE EN FRANGE. 8<
succès peuvent-ils toucher un homme qui a renoncé même à son nom? Certes, frère Enthyme, ni frère Âmphiloque , ne visent pas à la gloire ^ et jamais vœux plus humbles ne furent plus religieusenient accomplis. Et Je noviee , qui veille aux soins domestiques près de ses deux compagnons, là bas, à Textrëmité de la France, devers les Alpes ou les Pyrénées, et le supérieur qui tient ici dans sa main tous les fils de la communauté , qui commande une milice organisée par toute la France, tous portent un manteau de même laine , nn chapeau de même feutre, et se saluent mon frère.
Le plus rude assaut qui peut-être ait été livré jamais à la modestie de l'institut, la proposition de la croix d'honneur faite au père Anaclet parle Ministre de l'instruction publique* , n'a pas même ébranlé sa résolution. Et cependant, pour répondre aux dispositions bienveillantes d'un ministre dont on avait besoin, pour donner plus d'éclat à l'institut, presque partout menacé, il semble que le chef de la doctrine chrétienne eût pu, sans orgueil, la laisset décorer dans sa personne d'un honneur qui ne s'adressait pas à luî-mêraé; il le refusa: Ce n'était point, disait-il, l'esprit de l'humble institution fondée par le vénérable abbé de Lasalle.
Nous ne saurions donc nous étonner de la faveur soutenue dont les écoles des frères ont joui sous tous les régimes; une instruction suffisante, une direction religieuse dans l'éducation qui manque à beaucoup d'autres éoole§, justifient dl^sez les familles qui leur confient ce qu'elles ont de plus cher. Toutefois , nous ne nous dissimulons p^s que , dans la persécution dont se plaignent les frères, ils ont souvent donné beau jeu à leurs ennenais, et qu'ils ont créé à leurs protecteurs mêmes des embarras peut-être insurmontables.
Toute adniinistration est jalouse de ses droits , et n'aime gqère à les partager: d'ailleurs, celle des frères
* M. Giilzot, en 1833 ^
a pour elle une longue expe'rîence déjà de ce qu'elle peut faire y et n'est pas disposée à se laisser imposer des réformes dont elle ne reconnaît pas Futilité. De plus, concentrée jusqu'à présent en elle-même, elle ne se mêle pas Yolonfiers aux nouvelles combinaison^ sociales et politiques, elle en redoute même peut-être Tinfluence, et, dans tous les cas, elle s'en isole par prudence. Jusques là, rien de mieux^ si elle peut se suffire par ses seules forces. Mais, il n'en est rien: les charités qui la soutiennent dans ses disgrâces ne sont pas Intaris* sables : elles n'auront qu'un temps conune les passions politiques qui souvent les inspirent: elles ne pr^ntent pas un mode de perception aussi honorable ni anssi solide que les fonds votés dans le budget d'un conseil municipal , et la prospérité précaire dont jouit Tinstitut des frères ne les aveugle pas : ils sentent combien il serait important pour eux de rester en possession du titre d'instituteurs communaux^ au lieu d'être réduits à ouvrir des écoles prwées. Déjà, pour mériter de conserver ces avantages,* ils se sont résignés, malgré l'esprit de conservation qur les distingue, à introduire dans leur méthode des améliorations importantes: la concurrence les a avertis , et ils ont compris leur intérêt: ils ont proGté, même de l'enseignement mutuel. Leurs maîtres sont plus instruits , leurs procédés meilleurs, leurs livres surtout ont subi une réforme bien | entendue; enfin, quoique l'expression soit peut-être i bien hardie, en parlant des frères^ il yaeuuneréyolution dans leur enseignement (270). J^
Mais elle s'est arrêtée là , et ce n'est pas là qû'jll suffisait de l'introduire. Les statuts d^s frères leur défendent d'accepter aucun argent des familles pour l'ios' l truction qu'ils doivent srux enfants: La loi, en ofirant dans les écoles communales l'instruction gratuite aïOI^^ indigents^- a au contraire exigé que les autres y payas-J. sent une rétiîbution fixée par les autorités municipales. T
DE L'iNSTRVGTIOir PEIMAIRE EN FRANCE. 63
YqiU donc deux principes aux prises, et tous deux excelfmts. Le fondateur des frères de la doctrine chrétienne, long-temps ayant que la philantropie s'occupât ayec un gipntl fracas de Finstruction du peuple , iWganisait sans bruit dans tout le monde chrétien, et pour mieux assurer son œuvre après lui , posait en principe la gratuité de l'enseignement. Ce principe, la loi Ta décomposé ; elle Fa admis pour les familles indigenteSj^^aÉbis elle n'a cru ni juste , ni convenable que les ^millâ|[pus aisées s'accoutumassent à considérer Tinstructioii de leurs enfants comme un bien de nul prix ,
qui né !^ait pjas la peine d'être acheté par un léger sa-
• ^ - %■ fit ^
5i la loi Stl§ être appliquée rigoureusement , si les frères n'entendent pas donner une interprétation plus raisonnable à leur principe , on peut dire que la loi a destitué de &it tous les frères des fonctions d'institu* teur communal dans toute la France. Pour éviter ce conflit, voici les biais qu'ont imaginés les conseils municipaux de plusieurs villes.
*-— Des fonds suffisants seront votés pour Técole des^ frères: on n'y admettra que des enfants indigents. La , gratuité se trouvait là respectée ; la loi de son côté n'était pas violée. Les frères ont refusé : « nous ne pouc vons^ disent^ils , fermer à personne l'entrée de nos c écoles: la porte en est ouyerte à Tenfanl; du riche ^ • comme à l'enfant du pauvre. »
— Des^ fonds suffisants seront votés pour Técole des frères: ik ne percevront aucun droit des enfants reçus dans leur école : le« conseil municipal se diarge de la rétTibutioii mensuelle qu'il percevra lui-^méme des fasiiU^ nonMudigenteSy et à ison profit. Les frères ont f^usé. « Le principe, de gratuité, disent-ils, ne consiste t pas seulement dans l'avantage auquel nous renonçons c pour nbus-niémes, il est aussi dans celui qpe nous
« offrons aux parents. Or , dans le cas propose , Tins- « iruclion serait gratuite en ce qui nous concerne, Ki elle ne le serait pas pour les familles.
Ces distinctions subtiles sont-elles . en effet conformes, je ne dis pas à la lettre, mais à, l'esprit de leurs statuts ? Je ne le crois pas , et j'oserais invoquer l'autorilf^ du fondateur lui-même. Si le vénérable abbë de Lasalle pouvait siéger aujourd'hui dans le conseil des frères, et qu'on lui demandât son avis damj^es circonstances nouvelles qui sont ne'es de la loi ^croit-on qu'il opinât pour une résistance qui peut rendre impossible le bien qu'il a prétendu faire, ou qiftl conseillât des voies de conciliation pour nAg^ y réussir? Je ne doute pas qu'il n'acceptât liimiéme la loi comme un bienfait, et qu'il ne se hâtât d'accommoder à ses dispositions, qu'il n'avait pas préyies, des statuts établis pour les seules circonstances qu'il était donné à la prudence humaine de prévoir. Que pairlez-vous, leur dirait-il, de gratuité absolue? Serait-ce que votre amour-propre, qui ne s'offense point de recewîr les dons de la commune, rougirait d'accepter cette offrande ^ de la main des enfants, et que la charité d'un conseil municipal vous plaît davantage parce qu'elle ressemble moins à une aumône? En ce cas, mes frères, cette velléité d'orgueil dérogerait bien plus à nos statuts que les arrangements qu'on vous propose. Serait-ce qu'ea effet vous croyez l'instruction plus gratuite pour lâC commune, lorsque les familles la paient au percepteur sous la forme d'un impôt que lorsqu'elles en acquittent le pryc enjtre les mains clu directeur de l'école ? Apprenez à mieux comr prendre ces statuts que vous trahissez en èroyant les défendre. L'instruction du peuple est notre but: clercs. ou laïques, les blancs ou lesbleu£, tous ceux qui 'secondent notre œuvre sont nos amis : nos ennemis ceux qui l'empêchent (271).
DE l'iNSTRTTCTIOK PRIMAIRE EN FRANCE. 85
A dire vrai, nous rendorivS aux services des frères toute la justice qu'ils méritent , et nul n'admire plus que nous leur de'vouement et leurs succès. Mais, s'ils devaient lutter long-temps avec cette ténacité contre Taction des conseils municipaux, des comités et de l'administration qui leur a montré tant de bienveillance, ce n'est pas d'eux que j'attendrais pour l'avenir la prospérité de l'instruction primée. Les écoles normales seront mal dirigées, ou elTe^ fourniront bientôt aux villes des instituteurs plus habiles que les frères : les études seront plus fortes, le département qui aura supporté les frais de leur instruction voudra en re*cueillîr les fruits : ce seront les enfants du pays; ils y seront mieux connus et plus stables; ils se soumettront sans contrainte aux exigeances de la loi; ils auront plus d'intérêt à complaire aux magistrats municipaux dont leur sort peut dépendre; ils ne connaîtront d'autre chef que leurs supérieurs selon la loi. Au moment où la commune croira pouvoir compter sur leurs services , on ne les verra pas tout-à-coup' rappelés par des lettres d'obédience, et remplacés par des hommes nouveaux (272) ; en un' mot , ob saura mieux à qui l'on a affaire, etles^sprits timides n'auront plus à s'alarmer d'un pouvoir dont l'action, selon nous, est salutaire^ mais dont les principes et la direction auront long-temps, aux yeux de bien des gens, le tort de rester enveloppés de mvstères.
Quant aux communes rurales, elles n'ont jamais pu compter sur les services des frères. La condition qu'ils observent de toujours aller s'établir trois «nsemble dans les localités où ils sont appelés, rend ce mode d'enseignement trop dispendieux pour les campagnes. Aussi, dans plusieurs départemeôts, des associations à l'instar des frères de la doctrine chrétienne, se sont formés dans le but de donner des instituteurs aux communes
TABUUy
qu'ils ne peuvent desservir : nous ne parlons pas ici des frères St.^-Antoine , dont nous apprécions aussi les services , mais que nous n'avons guère retrouvés hors des limites du département de la Seine. Dans le Jui'a, les petits frères de Marie (^li)) dans la Mayenne, les frères de Gruille (21 1\) ; dans la Haute-Loire, les frères du Sacré Coeur (^15) , etc., et surtout dans la Bretagne, les frères aâjCiAMBNNAis sont d'un utile secours; mais , à Texception peut-être des derniers que nous ne connaissons pas assez pour les juger, presque tous les autres sont loin de pouvoir être compares aux frères St.'Yon^ et pour leur instruction, et pour leur méthode d'enseignement.
MAISONS DES FRERES Eli 1819.
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a {Arles.
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! Amiens.
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Gompiègne.
Soissons. Laon (4 noy. et 2 ée.) ! Besançon.
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Grây.
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Bordeam. . . 1 1 Bordeaai(inov.et3éc.)
Bourges.... a) ?l"î«?- ^ ^ (Saint-Amand.
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J Glermont.
Glermont . . . 5i Anrillac. .
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j Boulogne.
Douai e{ Cambrai.
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f St-Omer (4 noviciat).
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Grenoble... a^ Grenoble.
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^ ^ ( Lyon (ch-lieu de l'ins.) *on. ...42)villefranche.
( Condrieux.
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Lyon(i«<fe). /Rive«d,e-Gier.
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[Saint-Chàmoad.
Saint-Gahoier.
St.-Bonnet-le<:bâteaa.
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(Avignon (1 novieiat).
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Nîmes. • . . . .5< Annonay.
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Orléans 2^ Orléans.
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^l Fontainebleau^ Pau 01
Poitiers. . . . 4 | Tennmij (Denz-Sèvr.)
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Rennes..... 4/ Nantes,
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Toulouse.... 5) Castres. (Alby.
DB L INSTRUCTION PRIMAIRE £lf PRJifCE.