PIECES JUSTIFICATIVES
EZTaAITES, BH QBjUfSS VARTtl , US HA»OBTB OFFXOISU !>■ a' IW BP B C T KW BS 1833.
Basses-jéîpes ; art. de Caslellane- — 11 &mt dire en outre que lorsque le coDseil muDicipal s'assemble, les éikves ont coi^ri de droit.
Aude; arr. de Ifarhonne, cant. tU' Coiirsan. — Daa-i ce canton il n'eiiste pas de local Ijien approprié. Les sieurs Viïel it Fallet, Benazet à Fleury, et Gazet A Armissan , sont loges dans la Mairie.
Gard; arr. d'Uzès , cant. de Sagnols. — L'instituteur a pour lou[ logement une seule pièCe non pave'e, et si étroite qu'elli' ne peut tontenir qu'une dizaine -liccoliKrsj il fait cependant sa classe, comme il peut , dans ce petit rêd\iit , qui sert également de réunion aui memhti du conseil municipal.
Marne; arr. d'Èpemay, cant. à'AnAxte. — Pana certaines communes , la salle d'école sert à la fois de salle de conseil.
Somme; arr. d'Amiens, cant. d* MaUient-Fidame , comm. de
^ .... 1 ... — Un abus criant existe ; le percepteur vient s'établir dans Tëcole pour y faire sa recette , parce que la chambre commune n'est pas disponible , attendu que le maire la trouve bonne pour y mettre des cendres.
Basses-Pyrénees ; arr. deMauléoUy canU de Saint-Etienne-de- Bai^orrjr, — B . . . . ^ . . . ., instituteur à Saint-Étienne'de-Baigonyy joue quelquefois du violon pour faire danser la jeunesse.
Jura; arr, et cant> de Lons-le-Saulmer. — Le local dégoûtant où se tient Fëcole sert en même ten^ de corps de garde et de salle de danse.
JlmtteS'Pjrrénées; arr. de Sagnères, cant. de la Sarthe, comm. de la Bastide. -— Uéoole de R» • • est assez mal tenneyet rinstîtuteur fait des sabots.
Sarthe; arr. de Saint- Calais. -» Dans bien des communes l'école se tient dans l'appartement où l'instituteur tient son ménage , fait sa cuisine , reçoit son monde , quelquefois dan3 un fournil , dans une boutique de cordonnier, dans la cave d'un tisserand.
Meuse; arr. de Commercy, cant. de Saint-MihieL — Au milieu de l'école est placé sur un poâe ardent le pot-^u-feu domestique y dont les émanations se contribuent pas peu il rendre fair de la saÛe el plus corrompu et plus infect.
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Jura; arr* de .D6le, cant. de Rochefort. — La classe de Vriange sert de cuisine à Tinstituteur : c'est un abuMu'il £iut faire cesser.
jàisne; arr. de Chdteau-Thierry y cant. de laFère en Tardenois^r^^
n'y avait pas moyen de faire autrement.
CharerUe-Inféneure; mr. de SMMii^J€tuk*é*Anf^fy9 cmiU de
Malta. — On ne trouve dans les classes <jue des tables et des bancs , très-peu de tableaux noirs ; plusieurs sont mal éclairés et servent ail
ménage de la famille.
Dordogne , arr. de Bergerac , cant. de Félines. — Partout les locaux sont incommodes , in^ubres et impropres à leur destination ; souvent la même saUe sert au logement de 1 instituteur et de sa famille.
Gironde; arr. de Bîaye et Saint- Ciers-la^Lande. — Partout malpropreté des enians; presque partout malpropreté des écoles qui se tiennent dans la cjiambre même où couche l'instituteur. Tables et bancs dans le plus mauvais état. ^ ^
Meuse; arr. de Ferdun, cant. de Charmjr et de ^ouUlor, comm. de Lemmes. -»La maison est assez spacieuse, mais en écuries e^grâogeages. L'habitation n'est composée que d'une seule salle d'école , où le maîti^e^^sa femme et deux enfants habitent. Les en£mts sont continuellement distraits parceux qui entrent chez le maître. Lors de mon passage, sa femme était accouchée la veille dans le local de la classe.
Bas'Bhin ; arr. de Strasbourg, cant. de Truchtersheim. <*-* Rien de plus misérable que la plupart des maisons d'école de ce canton. Basses, étroites, obscures, malsaines; beaucoup n'ont qu'une seule pièce servant à la fois de salle d'école , et de logement à l'instituteur et à sa famille , qui n'y trouvent pas toujours un abri contre les intempéries des saisons. ^ ^
ffaut'Rhin ; arr. de Colmar^ cant. de Nmf^Brisach. *-» Dans plusieurs communes , une seule pièce contient le lit de l'instituteur et
les bancs des élèves.
Saône^et-Loire ; arr. d^Autun, fiant, de Samt-Léger et de Saint'Beuvry.^' Plusieurs instituteurs sont logés ^Ims des huttes sales et étroites, où cohabitent l'instituteur^ sa femme, ses en&nts, ses Sèves et quelquefois le pourceau du ménage.
Saône- et-Loire ; arr. de Lovhans, çant. de Saint- Pierre et de Saint- Germain-des-B ois. — Se fait remarquer par la malpropreté de
son école , le sieur B • • • . • • de F La classe sert en même temps
de grange , de chambre à coucher et de poulailler. Une nuée de poules est venue fondre sur la tête de l'inspecteur à son entrée dans l'école.
Ardennes; arr. de Mézièref. — Je crois devoir ajouter ici quel-
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ques obseiTalions sur les écoles elles-mêmes. En général il n'y rëgae pas assez de propreté.
Lot; arr. de Cahors,cant, de Pu^^VÉvêque. — En général point de maisons d'école convenables ; peu ou point de mobilier.
Somme; arr» d* Ahheville ^ cant, d*Ahbeville»-^CaLQ\MS : Celte commune n'a point d'école. Depuis longues années , un soi-disant instituteur s'est installé dans la maison commune. Il n'a aucun enfant ; l'école lui sert à ranger des pommes de terre et des betteraves.
Basses-Alpes ; arr. de Barcellonnette ^ cant, de BarcelUmnette — L^ leçons se donnent presque partout dans des écuries malpropres où l'on ne respire souvent jtt'un air infect.
Hautes- Alpes ; arr. de Briançon, cant. d^Arg^tière. — ^L'éloignement des divers hameaux , l'exiguïté des moyens y et les habitudes locales maintiendront long-temps l'usage des écoles d'hiver, qui se tiennent presque toutes dans les écuries , où la population entière va chercher une température douce , saine et peu coûteuse ; mais où le papier est presque toujours humide , sans parler des autres inconvénients pour une écple.
Alpes- Hautes ; arr. de Briançon , camL de Jlfo/ieiCier. — (itt est tellement habitué aux écuries , que les mai&es qui gardent des Wkyes pendant l'été , ne changent généralement pas de local , quoiqu'ils ne puissent y tenir ni tableaux ni cartes , et qu'ils se voient fréquemment dérangés par les gens qui viennent donner de la nourriture aux bestiaux , ou simplement pour passer leur temps.
Ardennes ; arr. de Be'thel, cant. de Béthel. — En général, les classes sont étroites et peu salul^res : j'ai vu des enfants réunis dans une écurie k côté des chevaux (à Ambly).
Pujr'de-Dôme ; arr. de Biom, cant. de Pontgibaud. — Lestroi^ quarts et demi des communes iq^nt point d'instituteurs. Pendant troV ou quatre mois de l'hiver, il est vrai , certains honmies et certaines femmes^ sachant à peine distinguer les lettres alphabétiques, rassemblent dans les écuries des bestiaux cinq ou six enûmts de l'un et de l'autre sexe, et là, en présence des animaux, ils leur apprennent fort
mal ce qu'ils ignorent eux-mêmes.
Charente-Inférieure; arr. de La Bochelle. — Les maires économisent sur le loyer de l'école , en adoptant des salles basses , humides , sur la terre , mal éclairées ou trop petites.
Drôme; arr. de Montélimart , cant. de Marsanne. — A Savanne^
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oiitre les deux instituteurs cpie j'ai cités , il s'ea dtablit , Thiver, un ou deux autres au milieu des granges.
Basses-Pyrénées ; arr. de Pau , canU de Pau. — Les malheureux instituteurs logeant et mangeant par semaine chez chaque propriétaire , exercent dans une grange , ou cellier humide , qui ne reçoit le jour que par rentrée (Bizanoir, Idran , MeilloQ , Lezans ^ Mazeres etGelab).
Yonne ; arr, et canU d*Avallon , comm. de F'ault. — Le local est un affreux cloaque, petit, sombre, enfume, où les enfants sont entassés ; les poutres et les soliyes yermoulues qui menacent ruine , sont étayées de tous cotés. Il y a ,4)ôur éclairer ce lieu infect , une fenêtre , 012 mieux , un trou de deux pieds ou un peu plus. L'eau vient quelquefois dans la classe d'un pied de haut , quand il pleut abondamment. Il y a, je crois, du danger sous tous les rapports dans un local aussi peu solide et aussi malsain. Le fonds noir oe cette classe est rempli de bourrées. >
Meuse; arr, de Cemmerc/. —- Malheur aux communes sans res» sources ! là, cent enfants sont entassés dans des cavité obscures , impé* nétrables à l'air, nous dirons même à ds§ rayons suffisants de lumière.
Sarihe; arr. de Mamers ^ cant. de Marolles, comm* de Mont' koiidon, — La pièce où Tinstituteur tient sa classe est une espèce de cave ; il faut , pour ainsi dire , se mettre à quatre pieds pour y entrer. '
Fosges; arr. de Mirecour^y cant. dé Monthureux.'^Les salles d'école sont daos un état vraiment déplorable, au point qu'à Monthureux même , où cent cinquante élèves du sexe masculin devraient fréquenta: l'école , la salle peut en contenir environ cinquante. La salle!.... c'està-dire la cave , car elle est enfoncée , .voûtée et malsaine.
itt.
Aisne ; arr. de Soissons, vont, de FUlers-CotÊrets. — En général , les locaux destinés aux écoles sont trop étroits et trop peu éclairés.
Aisne; arr. de Laon, cant. de Channy. — ^^ Les écoles sont en général mal aérées; dans plusieurs conmiunès,la réunionjl'enfants est trop grande , vu Texiguité du local.
Gard; arr. d^ A lais. — Les salles d'école sont dans le plus mauvais état; toutes trop petites et nullement en rapport avec les enfants qui devraient les fréquenter. -^
Marne; arr, de Chdlons , cant. de Sidppes. —Les maisons d'é-
cole sont presque partout trop petites j mal meublées et tenues avec peu de propreté'.
Meuse; arr, de Verdun y cant, de Clermont et de Varermes» — Dans la commune des Illettrés y la salle est si petite , (pi'en hiver on est oblige d'ôter le poêle après que la classe a été cbauffee , pour faire de la place. Le maître est debout pendant toute la sëance. Cent quarante ei- £mts des deux sexes y sont entasses.
Moselle; arr. de Thionvîlle, — Chémery : — Les enfants sont entasses dans une petite chambre haute , sur des planches soutenues par des pierres; ils n'ont ni tables ni tablç^ux de calcul ou de lecture ; c'est une chose déplorable.
Nord ; arr, de Lille , cant. de Lannojr et de Tourcoing, — Je n'ai pas trouve dans ces deux eantons une seule ecoFe qui fût proprement tenue , saine , bien acree , et assez grande pour le nombre d'élèves qui y sont journellement renfermés.
Oise; arr. de Compiégne^ cant. de Compieghe, — Les maisons d'école sont généralement mal disposées pour leur destination ; on entasse les enfants dans un local trop petit , mal aéré , mal éclairé; il y règne une humidité constante qu'on s'efforce de combattre en échauffîint outre mesure l'appartement , au moyen d'un poêle. Ce qui augmente ainsi l'insalubrité.
Oise; arr. de Clermont ^ cant. de BreteuU, de leFretoyezy de le Tronquois. — École petite , dix pieds de long sur neuf de large et six de haut , deux crcHsées de deux pieds en tout sens ; il fiint , en baissant la tête , descendre trois marches pour entrer dans la classe ^ en prenant garde de se heurter contre la poutre.
Bas^Bhin ; arr. de Strasbourg, cant* de Bischwiller. *— Dians ee canton , comme dans tous les autres y beaucoup de salles d'école stfit trop petites; dans les unes, les enfants sont entassés, serrés de manière à ne pouvoir faire aucun mouvement; un grand nombre est obligé de rester debout ou de s'asseoir à terre ; dans les autres , on ne peut recevoir que la moitié ^ quelquefois mênie le tiers des élèves , au grand méoontenttment des familles , et au grand préjudice de l'enseignement.
Haute-Saône ; arr. de Fesoul , cant. de Jussey. — La coammne de Yougécourta pour la classe un local si étroit , que les en&nfs y sont entassés les uns sur les autres ; sur cinquante élèves » qui y sont réunis pendant l'hiver, vingt sont presque sans place. L'air qu'on y respire est tellement vicieux , que l'instituteur est gravement malade chaque année, par suite de celte corruption.
Seine-et'Oise ; arr^ d*EtampeSy cant» d^Étampes. -^Éttmpes : -» École des frères. J'ai trouvé quatre-vingts enfants dans une petite pièce , }^ aérée ^ mal éclairée, où l'air vicié doit porter une atteinte grave à la santé de ces jeunes enfants.
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de
ère
:ji^ NOTIS. 1 59
Ardennes ; arfj, dé Fouziers^ càtU» de ^ia<m<r^*«*J'ai engage plu- ^ sieurs maires à faire metti'e^ aux fenêtres des écoles , un nombre suffi- ^^1 sant deiSrentilateurs.
Eure-et-Loir; arr. de Chdteaudun , eani. de Cfo^e^.— -L'institu-
teiir de est cabaretier!!! L'école est^ cm ne pe«it plus mal saine.
Depuis long- temps il est question d'y ajouter une pièce pour se'parer les filles ; mais on prétend dans le pays que le m^re ne réalisera pas ce projet, il y avait des fenêti^es au fond de la classe, le maire, que ces ^ .1 ouvertures gênaient dans son jardin , les a ftiit murer (sans autorisa- *" tion); l'instituteur, qui a intérêt à ménager le maire, ne s'y est pas opposé. Aujourd'hui , l'air no circule plus dâtns l'école, oneslfiufibquë ^1 en y entrant. ^
Eure-et-Loir ; arr* de Chartres, cant. dfllUers. — A Emmionville-la-Petite , la classe se fait dans une petite diambre obscure , où il m'a été impossible de rester plus de cinq minutes , sans aller respirer à
la porte. Les en&nts y sont prives d'air et de jour.
Oise; arr. de Beauvais , cant. dé Granî^ilUers , comm, de Damereaucourt, — - École trop petite et pas assez éclairée. Les ^oles, en général , ont de petites croisées, de la dimension d^ifn grand carreau.
Haute-Saéne ; arr. de tare, cant, de Luxeuil et de Faucogney» -^ Dans toutes les' communes où Fûistituteur n'est pas logé et nourri. cbez les parents des élèves , successivement , la cbambre où se tient la classe est petite , basse , mal éclairée , peu aérée , humide et malsaine.
jirdennes; arr» de Mêzières, cant^ de Ckarleyille. «r— M.
. a un instituteur qui ne manque pas de capacité ; il est un
peu mou dans l'exercice de ses fonctions , et^'endort, à ce qu'il parait ,
ea classe. Ce défaut peut provenir aussi de ce que le local ë(mt trop
petit et trop bas ^ quand il y a un certain nombre d'élèves réunis , il est
^ fort difficile de respirer librement.
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Eure-et-Loir-, arr. de Dreux, cant. de ChdCeauneuf. — Partout Tinstituteur, se logeant à ses irais et dans une chétîve maison , ne peut donner pour lieu d'école aux élèves, qu'un bouge toujours beaucouf trop petit , trop bas de plancher, rarement pavé , et toujours très-mA
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aérë , où les eofants sont entassés sur des bancs , le long des murs ^ pour y rester immobiles pendant les six heures entières des classes. Ss y étouffent de cbaleur et respirent un air yicié.
Meurthe ; arr. de Château-Salins , cant, de Dieuze. — Ce qui est triste à yoir, cesont les écoles mêmes ; dans quel délabrement so^^es? Généralement petites , malsaines et sombres , ce sont de véritabies taureaux de Fhalaris où les enûmts étouffent. Je n'en excepte qœ Véxk de Bourgostroff qui est grande , commode et bien éclairée.
Eure; arr. d*Andel^5. »- Locaux insuffisants et infects.
Nord ; arr. d^Avesnes. — Que peut produire l'instituteur dans cet état de choses? Rien, ou presque rien. Ne peut-il pas allier, d'ailleurs , que son école est un lieu infect où l'enûint croupit , au lieu de se développer ? Ce qui est vrai pour trente écoles sur quarante-quatre.
Nord; arr. et cant. d'Avesnes {sud). — Les locaux de classes sont pires encore que partout aiUeurs^ dans certaines communes j'en ai vu y à Fayt-le- Grand , et surtout à Marbais , qui sont de véritables souterrains. Dans ce dernier village, le logement de Finstituteur tombe de vétusté , cela fait fi'émir. Les enfants , entassés dans ces lieux obscurs et infects , sont bienheureux de n'avoir à y rester que quelques mois , car leur santé s'en ressentirait nécessairement.
Oise; arr. de BeauvaiSy cant. de Méru^ comm. de Formaison. — Un cloaque infect se trouve tout près de l'école.
Aisne ; arr. de Laon^ cant. de Marie. —^ J'ai recommandé, quand cela m'a paru possible à obtenir, de blanchir les salles d'école, d'y percer quelques fenêtres pour les rendre plus saines et plus claires, et j'ai demandé s'il ne serait pas possible aux communes , d'y Êdre un parement en brîques (celles qui n'en n'ont pas), car il est impossible qae les enfants né'soient pas , tout l'hiver dans l'humidité et même dans la boue.
Ardennes; arr. de Rocroy, cant. de Rumigny ."^Veu de conmiunes ont un logemenl|>our l'instituteur. La plupart des écoles sont mal éclairées ou malsaines, ou trop petites pour contenir la &ule des élèves qui j est, pour ainsi dire, entassée pendant les mois t(^ plus rigoureux de l'hiver.
Aude; arr. deNarbonne, cant. deSigean. — Dans ce canton, il n'y a que l'école de M. Ferrier dont le local est fort bien approprié, tous les aùbres locaux sont malsains et mal distribués; les enfants y sont entassés.
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j4ude ; eant. de Ginestan^~ Les locaux sont tous nul appropriés, trop resserrés etmalsaîos. ^f
Basses-Alpes ; arr. de Castellane. — 11 est difficile de dire dans qutl pitoyable état sont la plupart des maisons rommun(?s de rarroQdissemeotde Castellane, exception faite des cliofs-litut de canton.
Cak/ados; arr. de Baveux, cant. de Trèviàrei. — Le local de» classes est presque partout malsaia ,^al ae'r^, mal ccl^ii'e'- Je suis certain que les trois quarts des mal.iiljcs des enfants de nos caïupagncs , EiroTÎeDDent de leur séjour dans les classes malpropres, icfcctcs , dans esquelles l'air esf vicie'. Plusieurs luaircs qui jie les Tisîtaient ja^iais , en ont eié frappas; l'un , celui de Bfrnesq , s'y est Itoutc indispose. Les maîtres ont la manie de laisser les fenêtres ci même les portes fermées. Dans le local de beaucoup de class's, se (rouvent du bois , des matériaux sous lesquels il ne serait pas rare de trouver des reptiles. •
Cher. — Les maisons d'école sont loin , en g'.'ncral , d'être ce qu'il faudrait, même les constructions nouvelles. Aui,Aix,par une sorte de distraction , on a percé toutes les ouvertures au midi.
A Crasses , un réduit étroit reçoit le jour par un châssis à verre dormant. A Pigny, le lit du maître est dans la classe, qui compose tout son logement j une mare où croupit le fumier s'c'tend devant la porte.
Gard; arr. d'Alais , cant, d'Alais. —^ Presque partout on aurait besoin de faire bâtir des maisons d'école, car les locaus que se procurent les insiituteurs , avec la modique indemnité allouée par le conseil municijial , sont malsains , obscurs et insuffisants,
Jura ; arr. de Dôle , cant. de Dampierre. — £.3 classe de Courtefontaine C'ît sombre et malsaine.
Le logement de l'instiluleur de Salange est tout à lait ineoDTcnanl et malsain. L'école de celte commune est malsaine.
La classe de la commune d'Our est maliaine cl mal éclairée. Jura; arr. de Dôle, cant. de Montbarej'. — ha classe de Montbarey est trop petiie et mal éclairée. — La classe de Gerraigny sert en même temps de cbambie à coucher à l'instituteur.
Jura; an: de Poligny, cant. de Salins. — Bien des écoles sont petites , mal éclairées , maliaincs et d'un accès difficile.
Maine-et-Loire; arr. de Saumar, cant. de MoiUreuiï et de Saumur. — Li presque totalité de MM. les instituteurs occupent des locaux étroits et rcsserrés,liumideact peu aérés; par suite, incommodes et malsains pour les entauls. Danirla plupart, la picce de l'école sert en même temps de chambre à coucher et de cuisine.
Marne ; arr. de JtAeims , cant, de Fisnie. — La plupart des communes sont privées de maisons d'école; presque loules celfcs que j'ai visi-
NOTES. IGî
Prout. — Presque tous les lorâux qui servent de classes soDt mal disposes , mal éclaires , et peu pourvus de tables et de bancs.
jirdennes; arr. de Mézières, cant. d'Omont. -~ A Onioot, chef-lieu du canioa , les enfants sont entasses dans uvg ch;imbre obscure et peu aérée , où il est impossible de bien laire une classe.
Hérault; arr. de Saint-Pons , cant. de Sahetat. — Le logement des instituteurs est en général obscur, mal approprié et même malsain. Les ameublements d'école sont du mauvaises planches mal unies et trèspeu solides.
Haute- Mams ; arr. de Chaumont, canton d'Arc ^Ke Chdteau- Villain. — Bien des écoles sont peu propres à renseignopcnt. Le défaut le plus ordinaire, c'est le manque de jour. Quelqu 'unes ne sont pss assez spacieuses.
Haute-Marne i arr. de Chaumont. — Dans quelques communes , j'ai trouvé pour les fcoIcs des locaux resserrés , humides et peu éclairés.
Haute-Saône; arr. de Fesoul, cant. de Fesoul. — A l'usy, le sieur Jassey, instiluleui', luf;c ses pensionnaires dans un local très mal sain. Les pieds enfoncent dans le lieu oii se tient sa classe; c'est une salle peu éclaiiée; on n'y arrive qu'après avoir traversé des RTangcs. Le local où il fait coucher ses élèves est malpropre. Les eofenis couchent jusqu'à trois ensemble-
Oise; arr. de Beauvais, cant. de NivUlers, comm. de S
— Le maire a retiré son fiLi de l'école parce que l'insliluieur le frappjit. Il paraît cependant qu'il se corrige de ce défaut. L'école n'est pas assez éclairée j la plupart des carieaux sont en papier.
Seine; arr. de Sceaux, cant. de Fillejuif. — En général aussi , presque toutes les écoles sont mal disposées, mal cdairécs et mal aérées, ce qui est préjudiciable à la santé des enfaots. ,
Vaucîuse ; nrr, et cant. d'Avignon (Nord et Sud). — (École d'enseignement mutuel ). Le jour y est si faible , qu'on ne peut y tailler une plume. En deux: mois et demi , les slcvcs ont perdu trente-neuf jours de travail a cause de l'obscurité; et en dix-neuf jours, l'ccule a perdu cinquante- quatre élèves qui se sont absentés par maladie. Aussi , l'aspect des enfants est triste comme le local humide qui les renferme. Au lieu de cette gaite , de cette vivacité qui distinguent ailleurs les élèves de l'enseignement mutuel , vous ne irouvcE ici que teints pâles , que visages abattus, que langueur dans tons les mouvements. Les parents, avertis par unefjeheuse espeiicnce, rdii-eut successivement leurs enfants de l'école. , ~ -
Gers; arr. et cant. de Lectoures. — Saint-Mézard fournit un détestable lo^al ; c^ local , chambre humide , obscure , fort sale , fort basse , e^t en même temps la mairie; on y grimpe par une échelle , dont la descente est fort dangereuse dans la saison de^ boues.
Aude; arr. de Narhonne , cant, de Diirhan, — Le logement est fourni à sepMnstituteurs ; mais il est en très mauvais état , surtout à Saint - Laurent , où il n'y a ni pavé, ni vitres, ni fermeture de portes.
Cher; arr, de Bourges , cant. de Mehun. — Mehun : — Réparations et travaux indiqués dès Tinspection de 1852. Un plafond pour gajantir du froid, qui descend d'un grenier ouvert à tous les vents; un escalier neuf , car il y a péril sur les marches usées et branlantes.
Eure ; arr. de Pont-Audemer. — ^ La classe de l'instituteur de la Potterie- Mathieu (cant. de Saint-Georges-de-Vièvres ) manque de tout, même de croisées.
B asses-P y rénées ; arr. de Pau, cant. de Pau. — Les écoles n« sont ni planchéiées ni carrelées, et manquent de vitres, c'est-à-dire qu'elles sont malsaines et obscures.
Aisne] arr. de Ckateau-Thierry ^ cant. de Cande. — • Les écoles de ce capiton sont en général très-pauvres en instituteurs et en locaux pour les classes. Celles-ci sont presque partout sur terre , mal éclairées et mal pourvues de tables , bancs et autres ustensiles nécessaires.
Aisne; arr. de Laon^ cant. de Marie. -—La plupart des salles données parles communes sont basses, mal aérées, mal carrelées ^ ou ne le sont pas du tout.
Landes; arr. de Saint-Seuer^ cant, d^Aire. — Salles d*cJoIe délabrées , malsaines , ouvertes à toutes les intempéries de l'air; écoliers malpropres, nu-pieds; tout 4lb[0 inspire le plus souvent la comp^ksion. *;^ wr
Aube; arr. de Nagent- sur- Seine , cant. de MarciJly le-Hayer. — 4|^von-la-Fère : — La maison d'école d'Avon-la-Fère est dans un '^tat pitoyable , sale , obscure et menaçant ruine.
Saint-Flavy : — La maison d'école appartient à Tiostituteur ; elle est sale, obscure et privée de tout matériel. Des planches grossières , soutenues par de mauvais tréteaux y forment les tables.
Marne; arr, de Fitrjr, cant. de Sompuis» — • La commune ft Sonois est disposée à faire un sacrifice bien nécessaire ^ pour rME|arer son école qui menace ruine. Dernièrement encore , une partie du plafond s'est entièrement détachée du reste , et pouvait , dans sa chute , causer un accident qui heureusement n'a pas eu lieu. Les bois sont pourris en grande partie ; les mortiers ne tiennent plus ; le plafond d'ailleurs , ne se trouve pas même, en certains endroits, à hauteur d'homme, à cause de la pente du toit.
Oise; arr, de Beauvais y cant. du Coudray^ comm. de Sainte Germer. — Le toit (de l'école), le plancher du grenier, l'escalier menacent ruine , si l'on n'y apporte un prompt remède.
Oise; arr* de Clermont^^cant. de Breteuily comm, de Troussen* court. — L'on peut craindre à chaque instant, que les enfants ne soient écrasés par la chute du plafond.
Pas-de-Calais; arr. de Boulogne, cant. de Marquise. — Le bâtiment à l'usage de l'école de Bazinghen, est dans un état de délabrement tel , qu'il y a un danger imminent d'y laisser plus long-temps le maître et les élèves. Comme cette commune se trouve sur un point culminant et immédiatement exposée aux coups de vent dé mer, il est plus que probable qu'il y aura une- catastrophe , si des prdres ne sont pas immédiatement donnés pour le transfert de l'école.
Haut Rhin ; arr. d'AUkirch , cant. de Feretie. — Diirmenach : — L'école catholique tombe en ruine , et sans une énorme bûche dont Tinstituteur a fait une espèce de colonne pour soutenir le plafoncW il est probable que l'cdifice se serait écroulé. '
Seine-et-Marne ; arr. de Provins <, comm. de Saint-Martin et de Chémétron. — L'inspecteur a remarqué que l'école était appuyée contre Tégiise ; qu'il n'y avait pas de logement pour l'instituteur, et que l'on traversait cette école pour entrer dans l'église , ce qui ne lui paraît pas convenable.
Basses-P;yrénées ; arr. de Mauîe'onjhcant. de Mauléon. — En général , les écoles se tiennent à la porte des églises , quelquefois en plein air; le sol en est froid, malsain; les élèves presque tous'^pieds nus. J'ai instamment prié les autorités à pourvoir à un local meilleur et plus sain. Pendant l'hiver, quelques instituteurs tiennent l'école dan& l'intérieur des églises.
BasseS'Pyrénées^ arr. de Pau, cant. de Garlin, — La classe se fait presque partout sous le vestibule ou porche de l'e'glise , ouvert à tous les vents , et où les enfants doivent se geler pendant l'hiver, et sint exposes aux courants d'air pendant l'cte'.
Seine-et-Oise ; arr. de Pantoise, cant.' de Luzarches. — Bellefontaine : — École établie sous le clocher î c'est assez dire qu'elle est en mauvais e'tat.
Fosses : — Cette école , qui est établie dans une des chapelles de l'ancienne église , est fort malsaine et aussi mal tenue.
Aisne; arr. de Soissons, cant. de Failfy-. — D'ans plusieurs communes , il n'y a pas de local pour l'école ; on ne trouve ni à en acheter ni à en louer. Telle est la situation de Louper.
^ Basses-Pjrrénées ; arr. de Mauleony cant. de Saint JeanrPiedde-Port. — L'instituteur d'Arnéguy avait pour local une mauvaise petite chambre à un rez-de-chaussée , humide et insalubre y qui tombe en ruine. La commune avait commencé à y faire des réparations. En attendant , l'instituteur Etcheberry réunit les élèves en plein air, de l'autre coté du pont qui sépare la France de l'Espagne , sous le soleil d'ElpAgne.
Nord; arr. d'Avesnes. — Un homme (puisse-t-il avoir des imita^ leurs), un homme généreux a voulu doter sa commune d'une école : il voulait le bien; il a dû le vouloir enver^ contre tous. Enfin ^ l'école s'est élevée, malgré les obstacles; modeste au dehors, mais riche en dedans de tout ce qu'il fallait. Pendant la construction , le ma^e , jeune homme de la commune, s'instruisait à Paris ^ dans une école normale , aux frais de celui qui a tout payé , qui paie encore tout , mais largement, magnifiquement. Aussi, l'école est -elle fréquentée dix mois de l'année. Puisse-tnelle prospérer long-temps , et avec elle son bienfaiteur !
Vosges; arr. de Neuf-Chdteau, cant. de Neuf château. —En général , les écoles primaires , dans les cantons que j'ai parcourus , sont évidemment en progrès. Il reste encore quelques traces de leur iâat passé, mais elles. s'effacent tous les jours. Matériel des écoles; instruction des enfants et des maîtres ; morale de ceux-ci , tout devient sensiblement meilleur.
Os chambres saos plafond , presque sans £eaiae , oti l'on enta^k , pour ainsi dire, les eiifdnls dans uDe atmusplièTe malsuine, on les a remplacées, dans beaucoup de communes, par des salles vastes, bien âmes , bien éclairées : dans quelques communes, U maison dVcole est le plus beau bâlimenl du village.
Ardennes i arr. de Rocrof. — A Lîard, une très-petilc c'colei ' pri'S de tomber en ruine, renferme en hiver près de cent enfants. Dans ce petit local sombre, Un maître plein de 7.èle et de devuucmeni, a formé des élèves qui calculent fort bien et cnlendent bien les principes de la grammaire; mais les anciens de la commune disent que leurs pcrcs ayant é\é instruits dans cette ccule , elle est encore bonne pour leurs enfants. A Giroudelle , oîi l'école est Immidc cl trop petite, on trouve la mêtne insouciance.
Oise ; arr. et catiU de Beaiwais, comm. deSwigiûes. ^ 11 a'y a pas de lieuï d'aisances pour les enfants.
Oise ; canl. de Songeons, comm. de taueaae. — L'école est petite, il n'y a point de lieui commodes où les enfants puissent satisfaire leurs
besoins,
Oise; arr. de Beauvais, comm. de Serifontaine. — Les enfants sont obliges de faire leurs nécessités dans une rue adjacente , ce qui n'est, ni propr^f ni de'cent; aussi les voisins s'en plaignent-ils.
Moselle^ arr. de Sarreguemines. — Les maisons d'école , dont la construction ne remonte qu'à 5 ou 6 ans , ne peuvent déjà plus contenir le nombre des enfants de la commune. ■
Fosges i arr. de Nenf-Chdteau, cant. de Chdtenois.—hemaatfae de salles convenables arrête aussi les progrés de Pinstruction. Sur vîngt-qualre qu'il.y a dans ce canton , ouïe au moins ne conviennent
Gard; arr. d'Jlais. — Peu de communes ont des maisons d'école; il faut prendi'e le plus grand soin de celles qu'on va être obligé de construire. Le mobilier est en géne'ral nul.
Meuse; arr. de Commercer. — Il est un abus que nous arons obseiTé dans les campagnes , c'est l'absence de tous moyens hygiéniques , l'oubli général et constant de renouveler l'air par l'ouTerlure de» croisées ou des veutilatcuis. Aussi, avons nous appris «ans étonne-
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ment y qu'après quinze jours de présence ^ la plupart des enfants tom' bent malades , et quittent Tecole.
Moselle; arr. de Sarreguemines, — Il serait à désira' que M. le Ministre de l'instruction publique , en envoyant à tous les comités des plans de maisons d'école , y joignît aussi un tableau indicatif de la grandeur de chaque salle , suivant le nombre des enfants , en y ajoutant un dixième d'espace en sus, eu égard à l'accroissement de la population. Dq plus j le plan d'une maison d'école à construire devrait toujours être soumis à M. le recteur de l'académie , avec un avis préalable du comité qui indiquerait en outre le nombre d'élèves pour lequel la salle serait destinée.
Yonne; arr* de Tonnerre , cant de Crnsy. — Les communes, en général, n'ont pas une juste idée d'une maison d'école et , à en juger pai* celles qui sont en construction ou qui ont été regardées conune suffisantes par l'iyutorité supérieure de l'arrondissement , il est à croire que cette autorité., et les architectes eux-mêmes , ne conçoivent ^ère mieux ce que la loi entend par convenable. Il me paraît urgent que l'autorité ait là -dessus des instructions nettes , précises, afîn de bâter les réparations^ les agrandissements, l'assainissement des maisons d'école existantes | et de diriger les constructions commencées ou à lEre dans les termes de la loi.
Aude; arr. de iVar6o?i»e.— Chez M. G....«0à Yillesèque, quelques élèves sont assis par terre.
'"* Aude; arr, de Narhonne ,, canU de Durban. — Le mobilier est partout nul ^ et les conmiunes n'ont pas les moyens d'y pourvoir. Dans la plupart des écoles , les élèves sont obligés de s'asseoir pai^^re.
pyrénéeS'Orientales ; arr. de Perpignan , cant. d^Prades et Vinça. — - Fréquemment les élèves ;^nt assis ^ datis les écoles , sur le pave , et pour écrire ils doivent se placer tout droits devant la table qui sert de support à leurs cahiers : position que je signale conmie pouvant leur déranger les fonctions de 1 estomac , et être émineBunent préjudiciable h leur avancement.
Moselle; arr. deSarreguemines. — Je n'ai vu généralement qu'une ou deux tables très-lai*ges , où les enfants étaient assis des deux côtés ^ et la moitié tournant le dos au maître.
Seine ; arr. de Sceaux , cani. de FiUejuif. — Le mobiliei* est aussi mal approprié pour le genre d'instruction qu'on y reçoit; ce sont presque partout de vieilles tables larges et inconmiodes.
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Oise ;]arr. de Beauvais. — Les maîtres ne s'aïUcIieot point assez k ce que]es élèves tiennent proprement leurs cahiers et soient si Icncicu\. L.-i plupart des instiwtciirs ayant été élevés dans des écoles de village , n'ont aucune idée de la bonne tenue d'une école, et par conséquent de l'intérêt qu'ils doivent y attacher.
Saône- et-Loire ; arr. de Ckdîons , cant. deSennecey.^X^es tihiers pourraient être mieus tenus , ils sont quelquefois couveris de laclies d'encre. On remédierait à cet inconvénient en rendant les encriers iniuiubiles , ta les enfonçant au nivtau des bancs et en les recouvrant d'une plaque mobile de fer-blanc.
Basses-Pyrénées ; arr. de Pau, eant. de Pau. -^Les caliîers ne sont pas proprement tenus; ils accusent la négligence des élèves et souvent celle du maître , et l'on voit qu'ils ont traîné sur les bancs ou sur les labiés de cuisine. Il serait bon qu'il y eût dans chaque classe Ujearmoire ou un tiroir où seraient déposés les livre^Bt les cahiers , qui ne font que se salir ou se gâter à la maison.
Gironde ;aTT. de tibounu , cant. de iSain((;-/'oj'. — Il s'agirait de faire représenter au plafond^e la salle d'école l'image du Créateur, entourée de paroles écrites qui constituent son essence ; partant de cette ide'e fondamentale , les murs intérieurs de l'école seraient couverts d'inscriptions tirées de l'Évangile , toutes purement morales , afin qu'elles puissent convenir à tous les cultes; de telle sorte que les enfants ne pourraient Jamais distraire les yeux de leur ouvrage sans les pytcr sur des objets propres à les rendre meilleurs. Par ce moyen , les murs de l'école deviendraient pour ainsi dii'e parlants.
Jura;arr.deLons-9È-Saulnier,canl.^Canliège. — On trouve daos l'école de Perrigny une multitude de caites géographiques, de figures de géométrie et d astronomie exécutées sur les murs et sur le plafond , par l'instituteur lui-même.
Haute-Marne; arr. de Vassy, cant. de Saint-Diiier, comm. de B — Cette commune petite , mais riche, verra bientôt tomber son école. En voici les causes: 1° les hommes y preTerent le célibat, ce qui diminue le nombre des enfants légitimes; S° la morale y dépérit faute d'être ranimée , excitée par l'autoriié religieuse; 5" les parents sont trop indifférents à l'éducation de leurs enfants.
Meuse ^ air. de CV)mm«*c^.— L'insUructioD cependant aurait dans ce canton, un effet d'autant plus salutaire qu'elle prémunirait la population contre \es vices que les hommes j presque tous ëmouleurs ou cordonniers ambulants , vont puiser pendant Te'të dans nos grandes cités.
Saône-et'Loire ; arr. de Charolles , cant. deParajr^ comm, de- Fitry. — Cette commune , située à une lieue du chef-lieu de canton, a ' une population de près de 600 âmes vivant dans une dànoralisation rare dont la première cause est l'ignorance.
HauteS'Fyrénées ; arr, d'Ar^elles y cant, d'Aucun. — Les ha- j
bitants de ce canton sont extrêmement ignorants; sans commerce, sans j
industrie et ne possédant pas d'établissements thermaux , ils vivent \
isolés , au sein des Hautes-Pjrénces. Les pâturages et le produit des \
bestiaux sont leur unique ressource. L'accroissement disproportionné de \ la population et la cessation de tout trafic avec l'Espagne , les ont appauvris. — Cet état d'ignorance et de pauvreté a eu pour effet inévitable,
la démoralisation , la superstition et tous les vices qu'elle enfante. Les ^
gens d'affaires , comme on le pense , ne manquent pas d'exploiter Ti- f
gnorance à leur profit , et les thaumaturges^ la superstition. \a civilisa- i
tion, partout ailleui's progressive, est rétrograde dans le canton ^
d'Aucun. ft
Les hommes sont ^éralement bien constitués et d'une XaSSXt avan- ^i tageuse. Ils n'ont rien moins que le goût des armes. Aussi ^ les recrues ^ étaient-ils , jusque dans ces derniers temm 9 réfractaires ou déserteurs. ^^ On ne trouve pas dans ce canton un militaire décoré , un sous-ofiBcier '^ retraité. Un esprit national y est encore à créer; l'instruction primaire | peut seule régénérer cette population. |àî
Ariè^e^ arr. de Foix , cant, de Foix et de Labartide-de-^o»' — Une partie du canton de Foix se trouve avoir une civilisation trèsavancée , tandis que l'autre partie est dans un état presque côin^<!t d'ignorance. On peut en citer plusieurs causes. En pre'miâre ligne, U nature des occupations des populations ; en second heu , leur panttoB* Quoique toutes les communes aient des rapports fréquents et dimtsaT^ec
paresse ceux qui donnent quelqi tude ; le soin des troupeaux et le transport du bois de chau&fc oc- ^ cupent tous leurs instants. Pleins d'intelligence et d'ardeur pour le tf** ^ vail, les habitants des vallées ^ au levant et au couchant de F<aX| l^ ^ négligent rien de ce qui peut assurer leur existence ; mais ils ne aoif ^ çbnncnt pas que l'instruction puisse améliorer leur sort. « Nos péri» ■* .^ « savaient pas lire , dîsent-ib ; ils ont vécu heureux. Pourquoi ne 1* -^ « imiterious-nous pas? Pourquoi ferions-nous perdre ai nos eniaols>B -^
s temps précieux ? N'est'it pas [iliis urgent, plus convenable qu'ils « nous aident dans nos travaux? Encore, sî l'on payait les inatituteiira, peul-^tre nous déciderions -nous à leur fournir des dièvcs. n Et ces mêmes hommes qui regrettent Tî cent, pour un mois d'e'cole, dépensent au cabaret , les dimanches et ]es fêles , le double de ceJte somme. C'est qu'ils sont m.tl diriges } c'est que leurs préjugés au sont pas conveuakUment combattus. 11 est vrai que, jusqu'ici, ils n'ont pas eu d'instituteurs, ou que leurs instituteurs e'iaîent mauvais et se cnnduisaient mal ; mais U e'tait impossible qu'il en fût autrement. Le rc'gcot de village e'iait ordinairemeot l'iiominc ruine , l'homme tare; le cure' le méprisait , les liabitants neresirmaient pas. Ildonùaitses leçons à vil pri\, et l'enseignement et le maître ëlaieni confondus et méprisés. De tous les cantons de l'arrondissenieiit de Fois , le canton de Labartide~dc-Scron est celui oii renseignement primaire est le moins répandu.
Aube i arr. de Troyes , cant. de Pinejr et de Lusignjr. — Un bomme qui a de la famille cherche, pour en alléger le poids, à en utiliser, le plus tùt possible , les jeunes membres.
jéube ; arr. de Troyes , cant, de Troyes. — L'es parents pn^rcrenl un Irès-minceproduit pour eus , à l'avantage inappréciable d'avoir des en&nis instruits. Cet obstacle au dével ppemcnt de l'instruction me semble presque insurmontable dans les campagacs ; J'ai pu me convaincre que bien peu de parents soûl disposés à sacrifier un intérêt E resent, quelque faible qu'il soit, au bonheur à venir de leurs enints.
Meuse; arr. de Commercx, cant. de Saint-Milàel. — Ce n'est pas des enfants que vient le mauvais vouloir ; nous avons remarqué «lec un sentiment de satisfaction , que tous sont Emîmes du de'sir d'ap-
Aveyron; arr. de Rkodez, cant. de MarciUac. — Marcillac est, de tous les cautons de l'arrondissement de Bhodex, celui où l'in^ruclion primaire laisse le moins à désirer, ^umme le sol j est en général UlD , les communes sont moins étendues qâ aiUeuis.
Pas-de-Caluis ; arr. de Bélhune , cant. de Carvin. — La classe indigente, surtout, se décide diflicilement à envoyer ses enfmts aus écoles publiques. MM. les maires sont affligés de cette insouciance des parents , et chercbenl tous les moyens possibles d'y remédier, Djns presque toutes les communes , ils sont décidés à priver des secours ordinaii'es , des familles indigentes dont les enfants ne fréquenteraient ps les écoles. Mais il est à craindre que ces mesures ne produisent pas l'effet que l'on en attead ; car, à peine les enfants des deux sexes sont-ils jgés de sept ans , qu'on les occupe à broder le tulle , ce qui leur rapporte ^à 50 cent, par jour, somme bien supérieure à ce qui peut leur revenir des distribu tions^u burrau de bienfaisance.
ce temps, les enfants travaillent ^ les plus jeunes sont employés à gar» der les troupeaux et les autres à la culture. Plonges, pour la plupart , dans une ignorance profonde , les parents n'apprécient pas assez l'instruction pour avoir le désir de faire instruire les enCaints à l'école. Ion même qu'il ne leur en coûterait aucun argent.
Ardennes ; art, de Fouziers, canUdeMachaulU^-- Les parents oit beaucoup de tiédeui* pour tout ce qui concerne l'instruction de leon enfants. Us leur font manquer les classes , même pendant l'hiver, pour le moindre parti qu'ils en peuvent tirer dans leurs travaux.
Aube; arr, de Nogent-sur-Seinû, cani.de /{onuC^.-^Romilljcst
172 IfOTES.
Seine ) arr, de Saint- Denis ^ comm, de Fassy. — La plus grandt partie des habitants sont des blanchisseurs , qui emmènent très-souvent leurs enfants à Paris ,• et prennent un médiocre intérêt à leur éducation.
Haute-Vienne ; art, de Rochechouart , cant, d'Aradom, sur Fa^res. — La plupart sont tellement aveugles , qu'ils regardent comms i perdu le temps que les enfants passent à l'école. ^
Ain; arr, de Bourg y cant. de Montrevel et de Ceyzeriat. —On pourrait encore ajouter aux cnuses qui s'opposent^à la propagation de l'instruction primaire , l'indifférence let l'insouciance de la plupart des parents.
Aisne ; arr. de Laon , cant. de Coucy-le-Chdteaiu — Il Êiut le -
reconnaître; les habitants de la campagne ne sentent pas encordes
bienfaits d'une bonne instruction. *
Basses-Alpes ; arr. de Forcalquier, Digne , Sisteroru — D'air- j
leurs , beaucoup de pères de famille , n'attachant aucun piix à f instruc- j
tion , se refusent à faire les moindres sacrifices , pour en Êiire donner à j
leui^ enfants , ou à les continuer aussi long-temps qu'il faudrait, pour i qu'ib iTçussent une instruction un peu complète et profitable.
Basses-Alpes ; arr. de Forcalquier, Digne , Sisteron. — Dans le département des fiasses- Alpes , il règne généralement chez les pères de ^ Êimille beaucoup d'indifférence pour faire fréquenter les écoles par* ^ leurs enfants, (xlte indifférence tient à ce que , manquant eux-mêmes de^ toute instruction , ils n'en connaissent par le prix.
Hautes- Alpes ; arr. de Gap. — Une autre cause de cette supériorité se trouve dans les relations habituelles que les habitants du Briançonnais ont avec les garnisons des places fortes de Briançon , Mont-Dauphin et Chiiteau-Quigras ; aussi, nous est-il facile de remarquer qu'ils parlent mieux , et qu'ils ont un accent plus pur que les Gapençais.