DEUXIÈME PARTIE
Il est impossible, en admirant ce joyau, de ne pas le rapprocher des travaux de ce genre auxquels excellait Cellini. Vraiment le célèbre orfèvre n’a rien exécuté de plus délicat, n’a rien ciselé de plus fin : pas même les admirables aiguières des cardinaux de Salamanque, Cornaro, Ridolfi, Salviati, mentionnés à la Vita.
Allons jusqu’à dire que Benvenuto n’accomplit jamais de travaux de ce genre et qu’on chercherait en vain dans toute son oeuvre une création analogue. Le gobelet qu’il composa pour Eléonore de Tolède, femme de Cosme Ier, et dont il parle dans ses mémoires, en 1545, pièce disparue aujourd’hui, était un vase en or plein, travaillé en bas-relief, avec des figures et autres ornements V
L’on peut s’étonner qu’un motif de décoration, tels que la jaspe ou le cristal mêlé au métal, ait échappé à l’imagination créatice de Cellini.
La coupe de Gian Bolognase trouve aux Uffizi (Cabinet des Gemmes).
Des dou^e travaux d’ Hercule en argent, composés pour le grand-duc François, et auxquels il était fait illusion dans une lettre, que nous avons citée partiellement, de Simone Fortuna au duc