‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 16 sur 204 · Michel-Ange à Rome (Lemerre · texte numérisé non relu

Michel-Ange à Rome (Lemerre

Raphaël. Il est d’autres œuvres que les leurs; il est d’autres artistes de seconde grandeur, dignes d’être étudiés de près et sauvés d’un injuste oubli.

Tribolo (1485-1550)

Il ne faudrait pas croire que tous les contemporains de Buonarotti imitèrent son style. Quelquesuns résistèrent ou tentèrent de résister à son action souveraine, et si tous n’y parvinrent pas, entre autres ce Bandinelli qui subit, à son corps défendant, les idées du maître, quelques-uns, cependant, réussirent à sauver leur personnalité.

De ce nombre, il faut compter :

Niccolo Pericoli (Tribolo) 1 qui fut élève de Jacopo Tatti, mais qui se pénétra du style d’Andrea Sansovino, au point de répéter parfois les compositions de ce maître dont il suivit le style dans la Santa Casa de Lorette.

Il sculpta d’abord la statue de marbre de saint Jacques qui orne l’une des niches latérales du chœur de Sainte-Marie des Fleurs, à Florence. Mais la plus marquante de ses œuvres est la décoration des portes latérales de la façade de S. Petronio à

i . Ce surnom provenait de la grande timidité de l’artiste dont ses camarades faisaient leur jouet.

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