PREMIÈRE PARTIE
Lombardi, les unes, comme là Salutation Angélique, Dieu le Père , le Péché originel (portail latéral droit et portail gauche de la façade), rappellent l’école de Guido Mazzoni ; les autres (. groupe de la Résurrection du Christ, 1526) (lunette du portail latéral gauche extérieur) témoignent de plus de liberté et montrent que l’artiste atteint une réelle maîtrise.
Les bas-reliefs de Y Histoire de Moïse (même église, pilastre droit du portail latéral gauche) ne souffrent nullement du voisinage des sculptures de Tribolo. Et quant aux trois reliefs parant le socle de Y Area de S. Domenico (1532), ils prouvent une grande délicatesse de main et peuvent être comparés aux plus fines miniatures de l’école contemporaine.
Il faut citer les têtes en médaillon du Palais Bolognini et le tombeau de Râmasgotti à S. Michèle in Bosco. L’illustre capitaine, endormi dans sa cuirasse, est veillé par la Madone. Le style répète ici la manière des successeurs de Donatello.
Quant à la Mort de la Vierge , dont nous parlions il y a un instant (oratoire de S. Maria délia Vita), c’est un groupe habilement composé, plein de fougue et de grandeur, et qui se distingue des groupes de Begarelli par une ordonnance plus sculpturale, des formes plus idéalisées et plus
belles. Malheureusement Lombardi sacrifie trop le détail à l’ensemble : dès lors la disposition de ses personnages est quelque peu confuse et l’action en est comme gênée.
Les douze, bustes d’ Apôtres en terre (Chœur de S. Giovanni in Monte) n’ont ni calme ni finesse d’expression.
Properzia de’ Rossi (1490-1530)
Lombardi eut pour émule, à Bologne, une femme illustre : Properzia de’ Rossi.
Ses bas-reliefs de la façade de S. Petronio rappellent un peu la manière de Jacopo délia Quercia1. Les figures, largement massées, ont un grand sentiment de vie et de mouvement, entre autres l’histoire de Joseph et de la femme de Putiphar. On voit aussi à S. Petronio deux anges de la main de cette habile artiste (onzième chapelle à droite), non loin du relief de Y Assomption par Tribolo. Properzia de’ Rossi semble s’être inspirée quelque peu, dans ces statues, de la manière de Niccolo Pericoli.