‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 48 sur 204 · PREMIÈRE PARTIE · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE

tion dans les décorations de la chapelle Cesia à Rome (S. Maria délia Pace), ainsi que dans les chapiteaux , les corniches , les putti et les festons dont il orna la chapelle des Mages, à la cathédrale d’Orvieto. Il sculpta aussi pour cette église un bas-relief de Y Adoration, travail dans lequel il fut secondé par son fils, Moschino, auquel on attribue plusieurs Anges, une Visitation et un saint Sébastien qu’il termina en 1552 pour la même chapelle. Mosca laissa quelques œuvres à Arezzo, et surtout àLorette, dont une grande partie des travaux se fit sous sa direction. On lui doit les guirlandes de fleurs et les petits enfants de marbre qui décorent les parois de la Santa Casa.

Simone termina sa vie à Carrare, où le cardinal Cibo, s’intéressant à son sort, lui fit don d’une propriété.

Les œuvres de cet artiste, comme celles de son ami Montelupo, font prévoir les grands travaux décoratifs de l’école romaine du xvne siècle.

Daniel de Volterre (1509-1566)

N’oublions pas dans cette nomenclature Daniel de Volterre, le peintre célèbre, qui reçut la commande de la statue équestre du roi Henri II,

que Catherine de Médicis lui octroya, par l’entremise de son envoyé Robert Strozzi, Michel- Ange se sentant trop âgé pour entreprendre un pareil travail. Mais Daniel mourut après n’avoir coulé que le cheval en bronze, sur lequel le sculpteur français Biard plaça une statue de Louis XIII quiornait à Paris, depuis 1639, la place Royale et qui fut détruite en 1793.

On a trois bustes de Michel-Ange par Daniel de Volterre : l’un est à Rome (Musée du Capitole); le second et le troisième à Florence (Bargello et Maison de Michel-Ange).

Ces bustes sont de précieux objets d’art et donnent du grand artiste une image grave et saisissante.

G. Della Porta (-j- 1577)

Guglielmo della Porta rappelle dans ses premières œuvres le style lombard du début du xvie siècle et quelque peu aussi la manière d’Andrea Sansovino. C’est à Gênes, dans la cathédrale, qu’on peut s’en rendre compte. Ses Prophètes, sur les bases des colonnes du tabernacle de la chapelle Saint-Jean, sont d’une main habile. On trouve dans cette même église (autel du transept gauche) sept statues d’une animation un peu exagérée

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