‹ Tableau de la sculpture italienne au XVIe siècleChapitre 85 sur 204 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

mention. Elève du graveur, M. Antonio Raimon, elle gravit rapidement les échelons du succès, soit avec des œuvres infiniment ténues, comme cette Gloire des Saints sculptée sur un noyau de cerise et qui ne comprend pas moins de 60 petites têtes (Florence. Uffizi. Cabinets des Gemmes); soit par des travaux décoratifs , comme ceux ornant le maître-autel de l’église de laj Madona del Barracano, soit surtout par les bas-reliefs représentant Joseph et la femme de Putiphar, et Salomon recevant la reine de Saba, sculptés sur la demande deTribolo, alors directeur des travaux, pour la façade de S.-Pétrone1. Dans l’intérieur de l’église un ange en adoration serait de la main de Properzia.

En 1530, Bologne reçut dans ses murs Charles- Quint et son allié forcé Clément VII, venu pour couronner l’empereur dans la basilique. Le pape, ayant entendu parler de Properzia voulut qu’on la lui^présentât. Mais elle était morte quelques jours auparavant et enterrée dans le Spedale délia Morte, grâce aux soins pieux de son fidèle ami. Antonio Galeazo Malvasia de’ Bottigari.

Properzia disparue, la pénurie des sculpteurs indigènes était complète. Ce n’est pas à Lazzaro Casari (1542-1593), auteur du saint Proculin,

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