‹ Tableau De La Végétation Des Environs D'AubinChapitre 1 sur 7 · Tableau De La Végétation Des Environs D'Aubin (Aveyron) · texte numérisé non relu

Tableau De La Végétation Des Environs D'Aubin (Aveyron)

plus de netteté. On distingue alors, dans la ligelle comme dans la racine, la gaine protectrice du plérome, dont les cellules sont caractérisées par la bande striée qu’elles portent sur leurs parois latérales.

En dedans de celle-ci, on distingue dans le plérome, à la grandeur de ses éléments, la membrane rhizogène entourant une masse de tissu à l’état cambial, dans lequel se diiïérencient en deux points opposés des vaisseaux, adossés à la membrane rhizogène; puis de nouveaux vaisseaux se formant successivement vers l'intérieur, la lame vasculaire diamétrale se complète. En divers points, surtout près de l’axe, elle, est formée de plusieurs vaisseaux, souvent de trois.

Dans la tigelle, la plupart des vaisseaux ont le caractère de trachées déroulables. Il y a cependant aussi des tubes ponctués. Dans ceux-ci, les ponctuations m’ont paru généralement plus longues dans le sens transversal que dans la racine.

La très-grande abondance de trachées me paraît la particularité la plus marquée à signaler dans l’organisation du cylindre central de la tigelle.

On voit, d’après ce qui précède, (pie le caractère essentiel de la racine tiré de l’organisation du système vasculaire primordial et du mode d’apparition des vaisseaux, n’est pas dans la Betterave exclusivement propre au pivot et que la tigelle le présente aussi nettement que la racine.

Est-ce une raison pour contester la valeur des caractères anatomiques qui distinguent les racines des tiges? Je ne le pense pas; il convient seulement de reconnaître qu’entre la tige et la racine nettement caractérisées, il peut se présenter une zone de transition plus ou moins étendue, dans laquelle l’organisation peut participer à des degrés divers à celle qu'offre normalement, soit la racine, soit la tige. C’est ainsi (pie nous voyons, dans le cas particulier qui nous occupe, la tigelle présenter les caractères extérieurs d’une tige et la structure interne d’une racine.

On ne saurait, je pense, trouver d’exemple plus propre à démontrer combien a été juste la vue de 31. Clos, quand il a proposé de désigner sous le nom de collet « toute la partie de l’axe comprise entre les cotylédons et la base de la racine, désignée elle-même par le lieu où commencent à se montrer les rangs réguliers et symétriques de radicelles » (1).

M. Bonnot donne ensuite lecture de la communication suivant

envoyée par M. Chastaingt :

p;ir II. (U CHASTAIKCT.

La région sur laquelle ont été dirigées nos explorations botaniques

comprend une partie du nord-ouest des arrondissements de Villefranche, de Itouergue et de Rodez.

(1) Ann. des sc. nat., série 3, t. XIII, p. 7.

Page 1