SÉANCE DU 13 JUILLET
Autour d’Aubin, sur les terrains carbonifères, ainsi que sur les marnes
rouges et les grès bigarrés du trias :
Silene Armeria.
Vicia hithvnica.
Pterotheca nemausensis Chenopodium lïotrys.
Dès à présent nous ferons deux observations qui peuvent présenter un certain intérêt.
La première, c’est que nos plantes ayant le cachet le plus méridional habitent toutes les terrains siliceux ou argilo-siliceux.
Les formations calcaires sont au sud-ouest des terrains siliceux ou argilo-siliceux, sur lesquels vivent les plantes que nous venons d’énumérer ; mais, en revanche, elles sont de 200 à 250 mètres plus élevées que ces derniers.
La deuxième observation que. nous avons à faire, est relative au choix îles terrains qu'affectent certaines espèces dans notre région.
Dans sa Statistique botanique du Forez, M. A. Legrand cite ses propres observations à cet égard, et les compare avec celles faites en Lorraine par M. Goilron.
Nous citerons des nôtres ce qui est en contradiction avec celles consignées dans la Statistique précitée. Les espèces suivantes, indiquées comme calcicoles dans le Forez, sont silicicoles dans notre région :
Medicago falcata.
Senecio erucifolius.
Euphorbia falcata.
Pastinaca opaca Stachys annua.
Les deux espèces suivantes se trouvent, et sur les terrains calcaires, et sur les terrains siliceux : Brunei la grandiflora, Muscari racemomm.
Néanmoins le Brunella grandiflora et YEuphorbia falcata vivent dans la plaine, à Marsillac, dont le sol est siliceux ou argilo-siliceux (marnes rouges et grès bigarrés du trias); mais les collines du trias, aux environs de Marcillac, sont couronnées par le calcaire, qui se trouve à 200 mètres environ plus haut que le fond de la vallée. Les flancs de ces collines ou pics ont des pentes très-roides et bien rectilignes, ce qui peut faire présumer que quelques parties de ce calcaire, entraînées par une cause quelconque, ont pu venir se mélanger aux terrains siliceux ou argilosiliceux du fond de la vallée.
Nous allons maintenant décrire succinctement les formes végétales que nous avons trouvées dans notre circonscription, et dont nous n’avons vu la description dans aucun des ouvrages que nous avons eus à notre disposition, qui ne sont représentées dans aucune des collections que nous avons pu consulter et que nous pensons être inédites. Ces variétés ou formes sont au nombre de huit :
Hanunculus Philonoiis var, multiflonis Nob. — Tige naine de 5 à 10 centi-