‹ Tableau de la ville de Chartres en 1750Chapitre 161 sur 204 · RUE DU CUL-SALE · texte numérisé non relu

RUE DU CUL-SALE

de la rue du Bœuf-Couronné à la rue du Vieux marché au ble. Paroisse Saint-Saturnin.

Aujourd'hui rue du Cygne, paroisse Notre-Dame, canton sud.

Rue du Cul-Salé, 1267-1393 (Lép.); — Cusallé, 1470; — rue du Four-Boël, 1364, du Four Boileau, du Four Boyeau, 1754, du For-Boyeau (Lép.) ; — rue du Signe, du Petit-Signe, 1553; — rue de la Boucherie, 1553; — rue des Boucheries; — rue du Grand Four (pi. 1725) ; — rue du Cygne, 1768.

Anciennement, cette rue était réunie à celle du For-Boyau, elle en fut séparée par la construction d'étaux de boucherie, qui devinrent des maisons, au milieu desquelles était une ruelle allant d'une rue à l'autre, bouchée plus tard, avant 1750. Ces deux rues ont été de nouveau réunies au XIXe s. sous le nom de rue du Cygne, pour former le Marché aux fleurs.

Traces de l'enceinte du IXe s. près la rue du Chapelet.

Maison de pierre du Cul-Salé . 1267 , en face du Signe de la Croix. En 1267, Jeanne la Cussale vendit au Chapitre sa part du For-Boyau (Inv. ; abbé Brill.); — maison du For-Boyau, 1470, devant l'église Saint-Saturnin, ou maison du Grand-Four. ou maison de Sainte- Marthe, 1547 , ou àVImage Sainte-Marthe, 1660 (Chap.), Furnus Boelli, 1553. Elle fut appelée anciennement le Palais des Noces (Lee), et servit de prison pour les hommes d'armes de l'Evoque, aux XIe et XIIe s. Elle fut transformée en théâtre au XVIIIe s. jusqu'à la Révolution ; aujourd'hui c'est un restaurant et épicerie. Le porche du Grand Four fut abattu en 1689; — maison du Signe, 1553, ou du Cigne, 1654, ou du Signe de la Croix, 1665-1779, hôtellerie où pend pour enseigne le Cigne de la Crois : aujourd'hui maison Robinet, juxte le Charriot d'or (tit. partie). C'était autrefois la maison Raoullin Marion (Lee); — hùteldu Charriot d'or, 1547 (Merl.); aujourd'hui maison Lefèvre ; — grenier à sel, XVe s.; aujourd'hui maison de la Voûte; — maison de Cavessou, L553 (Lép.); — maison de VEgoust, devant Saint-Saturnin, 1582 (Lee); — hôtel du Rat visé, 1701 ; — maison de la Chemisette,

vis-à-vis l'entrée de l'église Saint-Saturnin, I7"J!) (Chap.)j — maison Lemoine, fondée en 1761,donnan1 aussi rue du For- Boyau.

Etaux de boucherie en la boucherie du Four-Boyau, 1388, ou la grande boucherie, 1(150.

Derrière la rue du Cul-Salé se trouvail en 1582 une ruelle appelée Musseleray, dont il ne reste plus trace (Lee).

BASSE-COUR DE LA PORTE DES ÉPARS hors La porte des Épars. Paroisse Saint-Saturnin, 1783 (tit. partie).

Aujourd'hui place des Épars, paroisses Notre-Dame et Saint- Aignan, cantons nord et sud.

Porte Sparrarum gradus, 1200, 1400 (Nécr. S. S.) ; — Culcitrarum mercatus, 1400 (Nécr. S. S.) ; — marchesium Esparrarum (Hôt. D.) ; — place des Barricades; — place de la Liberté, 1793.

Le nom de place des Épars vient du commerce qui s'y faisait d'esparres, bois qui servent à la confection des tonneaux. La désignation de place des Barricades rappelle la journée des Barricades à Paris, après laquelle Henri III vint se réfugier à Chartres.

Substructions gallo-romaines, à l'angle du Pavé de Bonneval.

La basse-cour fut ouverte en 1775 (Inv.), rasée en 1813 et comprise dans la place, qui avait été nivelée en 1777 et au centre de laquelle on établit une gargouille pour recevoir l'eau des ruisseaux. Cette gargouille fut supprimée en 1849 lorsqu'on changea le nivellement de la place, et sur son emplacement on éleva la statue de Marceau en 1851.

Le cimetière Saint-Saturnin, un des quatre du IIP s. (Bouv. Jourd.), fut transféré dans l'intérieur de la ville en même temps que l'église Saint-Saturnin. L'ancien cimetière subsista et prit le nom de Saint-Thomas : il fut supprimé en 1786. — De l'église Saint-Saturnin primitive, il ne demeura que la chapelle des Grottes, ou Notre-Dame-des-Crottes, fondée en 1179 Doy.), dédiée plus tard à saint Thomas de Cantorbéry, d'où le le nom qui lui resta de chapelle Saint-Thomas. — La croix

du cimetière fut conservée sous Je nom de Calvaire Saint- Thomas, croix Bridaine (pi. 1766 , ou le Calvaire (pi. 178* Elle fut bénite en 1749 (Inv.).

Maison des Trois Mages, aujourd'hui la Gendarmerie; — hôtel des Trois Marchands, aujourd'hui café de la Poste; — hôtel du Grand Monarque, construit avec les matériaux et sur le plan du château de Ver; existait déjà en 1783 (tit. partie. . Le représentant du peuple, Tellier, s'y brûla la cervelle, 1795 (Hoy.)-

Hôtel de France, XIXe s.; — hôtel du duc de Chartres, XIXe s. ; — poste aux chevaux, XIXe s.

Puits Barbouillet, à l'entrée du Pavé de Bonneval, réparé en 1669, comblé depuis.

La foire des Barricades , qui se tient du 11 au 21 mai sur la place des Épars, fut créée en 1588 par Henri III ; on l'appelle aussi foire de Mai. Sur le champ de foire existait autrefois un moulin à vent, dit le Coulon (Lee), construit en 1553, démoli en 1731 (Lép.). Sur cette place se tiennent aussi la foire aux laines, dite des Landis, tous les jeudis de juillet, la foire de septembre ou de Notre-Dame , depuis 1853 , et la foire Saint- André, le 30 novembre.

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