‹ Tableau de la ville de Chartres en 1750Chapitre 81 sur 204 · CLOITRE DE NOTRE-DAME · texte numérisé non relu

CLOITRE DE NOTRE-DAME

place entourant la Cathédrale, autrefois close de murs percés de neuf portes. Paroisse Sainte-Foy.

Aujourd'hui Cloître Notre-Dame, paroisse Notre-Dame, canton nord.

Cloître de la Raison, 1793.

La clôture du cloître fut autorisée par une bulle d'Alexandre IV, 1257, et par une charte du comte Jean de Châtillon, 1256, et fut construite de 1299 à 1327. Les portes étaient : 1° Porte- Percheronne, ou Porchaine, 1388, ou Personne, 1363-1589 (Lee), ou Persainne, 1553, ou Perrichonne, 1580, ou Savard, ou Persanne, 1736 , sur le carrefour de la Pelleterie, détruite en 1789 ; — 2° porte des Carneaux, porta Regalis, (Cart. S. P.), ou porte de l'Hôtel-Dieu, ouvrant sur la rueChâtelet; — 3° porte des Trois degrés ou des Degrés, sur la rue du Cheval - Blanc, détruite au XIXe s. ; — 4° porte Neuve, porta Nova Carnificum (Cart. N.-D.), ou porte de la Boucherie ou de l'Horloge, sur la rue Porte-Neuve, détruite en 1732 ; — 5° porte des Lisses, ou du Marché-aux-Chevaux, porte Dorée du cloître, ou de l'Officialité, donnant sur le vieux Marché-des-Chevaux , existeencore ; — 60portedel'Evêque,po/ema Episcopi, ou porte du Coin-du-Mur, ouverte en 1410 sur le Muret, détruite sous Louis XV, qu'il ne faut pas confondre avec la porte de ville du même nom de l'enceinte du IXe s. C'est peut-être le passage voûté situé derrière la chapelle de l'Evêché, près le Secrétariat; — 7° porte des Changes, porta Elemosine Garnotensis, porte de l'Aumône (Hôt.-D.), ou au Ligneau, ou de la Cordonnerie, sur la rue des Changes, détruite en 1787; — 8° porte du coin de la Savaterie, ou de la Petite-Cordonnerie, ou des quatre fils Aymon, ou de la Fruiterie, ou aux Herbes, sur la rue Evière, détruite vers 1840; — 9° porte Evière, porta Aquaria, porte Ecuyère (Née. S. S.), ou de Saint-Etienne, ou

Baudet, ou de la Rôtisserie, ou de laGalée, sur la Rôtisserie, détruite vers 1840 ( Lép.). Ne pas la confondre avec la porte E\ ière de l'enceinte du IX' s.

La cathédrale, construite, dit-on, sur l'emplacement d'une ancienne grotte druidique dès le commencement du christianisme, fui détruite en totalité ou en partie, notammem par les incendies de 742, 858, 962 (Lép.), 1020. Reconstruite par Fulbert, elle fui (le nouveau détruite en 1194; à la suite d'un nouveau désastre en 1506, l'ancien clocher de plomb, devenu le clocher neuf, fut refait par Jean le Tex-ier, dit de Beau ce ; enfin des incendies eurent encore lieu en 1674 et 1836. En L793, la cathédrale fut transformée en temple de la Raison : elle fut rendue au culte lors du concordat, sauf la crypte qui ne fut rouverte qu'en 1860.

Chapelle Saint-Piat, placée au chevet de la basilique et y attenant, fut fondée en 1324 (Hoy.), ou 1339 (Chai.), ou 1349 (Dup.). La tour de droite, appelée pain Chaud, servait de prison au Chapitre; la tour de gauche de dépôt des Archives (Lép.); - Chapelle Saint-Serge et Saint-Bache, réparée en 1538 (Dup.), devenue plus tard Saint-Nicolas-du-Cloître, 1590 (Lép.), détruite en 1702 (Chai.) ou 1703 (Lép.), pour être englobée dans la cour de l'Evêché ; — chapelle Saint-Martin, construite en 1150, devenue Saint-Nicolas-de-1'Evêché, détruite en 1702 pour être comprise dans les terrasses de l'Evêché ; — chapelle et cimetière Saint- Jérôme, fondés en 1400 (Chai.), au chevet de la cathédrale, près la chapelle Saint-Piat, englobés dans les terrasses.

L'Evêché fut construit en pierres par saint Ives, sur l'emplacement de l'ancien qui était en bois et qui avait remplacé le Palais de l'Evèque, situé place Châtelet, à côté du Vidame. Il fut reconstruit en 1253 (Doy.), puis en 1760 par l'évêque Fleury, qui l'agrandit aux dépens de l'ancien Vidame, du collège Pocquet et des jardins de Saint-Jean. Supprimé en 1793, il devint Préfecture sous l'Empire et fut rendu à sa première destination en 1821.

L'ancienne Bibliothèque du Chapitre, supprimée à la Révolution, fut, après avoir servi en 1832 de salle pour soigner les cholériques, affectée à la Bibliothèque communale jusqu'en 1873 que celle-ci fut transférée à l'Hôtel-de-Ville.

L'Hôtel-Dieu ou Maison-Dieu de Notre-Dame de Chartn

XIe s., ou Aumône Notre-Dame, servait dans l'origine aux pauvres pèlerins. Devenu la propriété du Chapitre, il fut affecté à tous les malades (Doy.). La salle Saint-Gôme, qui en faisait partie, datait du XIe s., et fut démolie lorsque l'on transféra l'Hôtel-Dieu au pavé de Bonneval en 1867. Une de ses colonnes a été transportée au chemin de Launay à Beaulieu, où elle supporte une croix connue sous le nom de croix Bonnard. Ceux des bâtiments de l'hospice- qui ont été conservés servent d'École communale de garçons sous le nom d'École mutuelle. Les sœurs de Saint-Vincent-de-Paul avaient été installées à l'hospice en 1662.

Foires de la Chandeleur, de la Marresche, de la Mi-aoust, de la Septembresce, dite aussi foire de Notre-Dame. Cette dernière s'est maintenue dans le cloître jusqu'en 1853 qu'elle fut transférée place des Épars, sauf en 1836 qu'elle se tint place Billard à cause de l'incendie de la cathédrale. — Autorisation par le Chapitre de construire des boutiques dans le cloihv. 1774, comme il y en avait autrefois, 1669 (Lee).

Puits creusé près l'église Saint-Étienne en 1328 et couvert en 1505 (Lép.) ; — four à chaux derrière l'Hôtel-Dieu, 1310.

Poteau du Cloître, près la maîtrise; — poteau de Porte- Neuve, près l'horloge ; — poteau de l'Hôtel-Dieu, près l'Hôtel- Dieu ; — pierre d'échelage de l'Évèché, près la loge du concierge.

Tour Nivelon, dit Hôtel du Viclame, au chevet de la cathédrale (Cart. S. P.), où tenaient garnison les vidamiers; — hôtel de Lèves, maison fortifiée; — hôtel des Bretons, domus Brltonum prope portant Persianam (abb. Brill.). ou tour Michel Lebreton (Lép.), ou Breton (Lec.ï ; — tour Huberl Leroux; — tour Camuzant (Lee), ou Camaraon (Lee), ou du Chambrier de Tachainville ; — tour et maison Pigoret ou Pigoreau.

Maison des Marguilliers, aujourd'hui la Maîtrise; — maison des Matiniers, ou du Perron, ou des Grands Perrons, donnant aussi rue de la Pelleterie, 1482 (Lee. ); — maison de VEcritoire, (V. N.), ou de VEcritoire dx Chapitre, 1791 (Lee); — maison d'Erard de Diey, XIVe s., aujourd'hui la Posteaux lettres el le Télégraphe : - chambre -les Comptes ou Librairie

du ( Shapitre ; • hôtel de la Cloche, L334, 1505 1 Lép. > ; — maison Plumé, où fui imprimée Chartres en 1484 le premier livre par Dupré, depuis Bureau de bienfaisance , aujourd'hui démolie; — maison d'Ardoise, près le vieux clocher, 1720 (Merl.); — maison Hue Carreau, devant la porte «lu Vidame (Lee.); — maison d<> la Teste lSoire\ — maison de la Galée, près la porte donnant aussi rue au Lait ; — hôtel de la Broissette, près lï.iroii degré ( Lee).

Pension Girard el coins normal, XIXe s.; — maison des Anges, XIXe s.

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