REVERBERES
Il n'y a plus de lanternes depuis seize ans. De^réyerbères-,. ^nFpolileiui^lacè^ ÀutreFois,TïùlîTmTIëTanternes avec des chandelles mal posées, que le vent éteignait ou faisait couler, éclairaient mal, et ne donnaient qu'une lumière pâle, vacillante, incertaine, entrecoupée d'ombres mobiles et dangereuses. Aujourd'hui l'on a trouvé le moyen de procurer une plus grande clarté à la ville, et de joindre à cet avantage la facilité du service. Les feux combinés de douze cents réverbères jettent une lumière égale, vive et duxablfL.
Pourquoi la parcimonie préside-t-elle encore à cet établissement nouveau ? L'interruption des réverbères a heu les jours de lune ; mais avant qu'elle soit levée sur l'horizon, la nuit la plus obscure règne dans les rues ; et quand elle brille au firmament, la hauteur des maisons intercepte encore les rayons de cet astre, dont le flambeau devient
inutile. Quand il se couche, les mêmes inconvénients se f onj sentir, et Paris alors est totalement plongé dans les plus a dangereuses ténèbres.
JJ huile des réverbères est une huile de tripes, qui se fabrique, lors de la cuisson, dans l'ile des Cignes (i).
On fait payer tous les vingt ans, aux propriétaires des maisons, une somme assez considérable pour le rachat des boues et lanternes. La taxe surpasse de beaucoup les frais qu'il en coûte pendant ces vingt années ; ce qui est une vexation de plus, que supporte le bon Parisien.