‹ Tableau des églises rurales qui s'écroulentChapitre 48 sur 49 · VIVIERS · texte numérisé non relu

VIVIERS

(Ardèche su 1(0

Toiture, charpente, voûte, crépissage, contreforts.

Toiture, plancher.

Charpente, toiture, maçonnerie vitraux.

Charpente, murs.

Murs, voûte.

Toit, mur, peinture.

Toiture, charpente.

Toiture, charpente.

\'oûte, pavé.

Toiture, réparations diverses.

Quel désastre! Et la réalité dépasse ce tableau 1 Je ne puis apporter que des documents incomplets, mais qu'ils sont éloquents 1 II faut que tous les esprits se tournent vers ces grandes murailles menacées et se groupent autour d'elles; il faut que la pensée tout entière vienne au secours des églises.

J'ai eu la satisfaction de voir que mon appel a été entendu, et du côté où j'attendais le moins d'écho. Un des chefs de l'enseignement primaire, un inspecteur d'académie, M. Blanguernon, m'a fait Thonneur de m'écrire dans le journal de M. Buisson, le Manuel général de l'Instruction primaire^ une lettre ouverte où il me dit en substance : « Vous n'avez pas toujours été tendre pour les instituteurs, et dans la campagne que vous menez pour la conservation des églises, vous ne comptiez sans doute pas sur leur concours. Eh bien! tout de même, il faut aue vous

ajoutiez leur nom à ceux des savants, des artistes et des prêtres qui déjà vous soutiennent, et je suis aise de vous dire que les maîtres de la Haute-Marne, tout au moins ceux que j'ai formés, ont appris à connaître et à aimer, comme des témoins vénérables de l'histoire locale, ces édifices religieux que vous voulez sauver de la ruine. Nous sommes disposés à vous donner un coup de main. »

Nul besoin de souligner l'intérêt de cette déclaration.

Qu'on me permette de reproduire ici la réponse que j'ai faite à M. Blanguernon:

« Merci, monsieur l'Inspecteur. Voilà d'excellentes

nouvelles que vous m'envoye\ de Chaumont ; et, à mon tour, je puis vous en donner d'aussi satisfaisantes de Lorraine : Il s'est constitué à Nancy une Société des études locales dans l'enseignement public. Elle aidera les maîtres à introduire dans leurs leçons Vhistoire de la région, et s'ils veulent consacrer une partie de leurs loisirs à des recherches locales, elle en facilitera la publication. Le Pays lorrain, de mon ami Sadoul, s'est mis tout de suite au service des instituteurs et, après leur avoir donné, par la plume de M . Pari:{ot [qui occupe à la Faculté la chaire d'histoire de l'Est, illustrée par M. Pfister], une vue d'ensemble sur Vhistoire de Lorraine, il va les guider d'une manière plus pratique encore en publiant une notice de M. l'abbé Eugène Martin : Comment faire la monographie d'un village lorrain.

Tout cela est excellent. Tout cela fortifie en nous l'espérance, tout cela s'accorde avec l'approbation que donnent à la campagne en faveur des églises MM. A. Gervais^ dans /'Instituteur français, et Louis Ripault, dans le Foyer à l'école. On veut voir avec vous « Vinstituteur vivifiant l'histoire de la

France par celle de la région et du petit pays, avec ses métiers, avec ses arts, avec tout ce gui a caractérisé sur un coin de terre la vie des ancêtres » . On se félicite d'apprendre que « nos maîtres mènent leurs élèves devant les vieilles maisons, le vieux château, les restes de remparts, la vieille église, et qu'ils font devant ces témoins séculaires le commentaire dupasse ». Puissions-nous avoir sur toute la France un tel type d'iiistituteur! Il inspirerait aux nouvelles générations le respect des vieilles pierres, et, dès maintenant, à la mairie où il est le plus souvent secrétaire, il inclinerait tout naturellement le conseil municipal à la conservation de farchitecture religieuse. Double rôle, double utilité, dont vous faites justement ressortir V importance.

Mais le point capital, ce qui me frappe et m'enchante dans votre intervention, l'essentiel dont je vous remercie, c'est que vous place:( la question des églises sur son véritable terrain. Ah! monsieur l'Inspecteur, que je vous suis reconnaissant de ne pas glisser au verbiage de l'art, de la beauté^ des charmes du passé, toutes demi-vérités qui livrent au caprice l'immense foule des églises, et qui, finalement, serviront à les condamner plutôt qu'à les sauver. Vous alle:{ droit au cœur de la question, en homme pour qui les préoccupations morales existent. Vous êtes un pédagogue, et tout naturellement vous considére:{ dans la vieille église, dressée au centre du village, sa valeur éducative. La vieille église vous intéresse pour ce quelle apporte à la formation de lame.

La formation de l'âme! C'est la grande affaire^ une affaire qui importe à chaque individu et à la civilisation. Vous en êtes constamment préoccupé. J'ai lu vos articles. Monsieur Blanguernon: il en est un, entre autres, qui est bien touchant. Vous nous raconte:^ la rentrée de l'école, le premier contact du

maître et des enfaîits. Ces gamins, ces fillettes, visages offerts ou fronts murés, ingénuités, ahurissements honnêtes, malices à l'affût, tout cela c'est l'avenir qui se présente, des cerveaux à ouvrir, des cœurs à échauffer. Et vous pense^ tout haut : « Saurai-je mettre un dieu dans ces tabernacles de l'avenir? )> Bien des soins vous sollicitent : inscrire les noms des élèves, leur distribuer les livres, les cahiers, autant de menus détails que vous ajourne^. Il faut que cette première heure soit libre, claire, qu'elle vous ouvre le chemin des cœurs. Vous le dites dhin mot, un seul, mais qui va très loin : C'est le moment de l'appel des âmes.

Là, monsieur V Inspecteur, on entend palpiter votre émotion, une émotion de la meilleure qualité, projessionnelle et humaine. Vous êtes ému d'amitié paternelle en présence de ces petits êtres; vous voudriez qu'ils fussent augmentés par l'école, par vos soins, et vous vous préoccupe^ scrupuleusement d'éveiller, d'élargir, d'ennoblir en eux la faculté de sentir, tout autant, plus encore que de leur donner des notions.

Uéducaiion de la sensibilité, la formation de Vâme, c'est le tout. Et vous dites justement qu'il faut la chercher ailleurs que dans les livres. Les sentiments que nous dictent les livres valent peu quand nous sommes petits, auprès de ceux qui nous arrivent ayant passé par lame de nos parents, et déjà éprouvés dans les assauts de la vie. Qjuand nous sommes petits, les objets eux-mêmes nous parlent. Au milieu du village, féglise est parlante. Que dit-elle aux enfants. "^ Je l'ignore. De son discours immense, chacun reçoit selon son âge et son cœur, et plus que d'aucune autre maison. Nous voilà, monsieur l'Inspecteur, par un temps de décembre, les deux pieds dans la boue, en face delà plus pauvre église t^ur aie. Quelle pensée solide et complète elle dresse devant nous, cette vieille bâtisse construite pour être battue

des vents et pour exprimer dans ses jeux d'ombre et de lumière les aspirations les plus délicates, toutes les pulsations de iâme! Elle est chargée des pensées de tous, de tous dans leur plus haut moment. Bien mieux que des notions, nous en recevons du ton, plus d'énergie, de force, d'éclat, une âme plus tendue, mieux capable de pensées graves. Il semble qu'à cette minute nous prenions connaissance des trésors enfouis dans notre mémoire et que nous nous portions jusqu'aux racines de notre vie spirituelle. Et je ne vous parle pas de religion. Mais le riche passé nous enveloppe et nous met dans les meilleures dispositions morales. Ce que nous ressentons, ce nest pas une vague ivresse sans cause, c'est la joie de vivre avec une collectivité et d^ associer à V humilité d'une vie humaine la vaste expérience des siècles. Des générations d'ancêtres^ dont la poussière forme ce tertre où l'église appuie ses fondations, arrivent encore par elle à la vie, et ce quelle proclame est proclamé par des monuments pareils dans tous les villages de France à travers les siècles. Quel élan pour l'esprit et quelle sécurité ! Nous descendons un grand fleuve oii l'eau profonde reflète notre barque, si mince, et toutes les étoiles.

Je m'arrête, monsieur Vlnspecteur. Je ne vous propose pas que nous entrions dans l'église du village. Vous m'avei dit, dans votre lettre publique, qu'il vous était pénible d'y voir affichée, sous le porche, la liste des manuels condamnés. Evitons, aujourd'hui, ce qui pourrait vous contrarier. Ne passons pas le seuil. Aussi bien, même du dehors, l'église est parlatite. Elle a ses parures, elle a ses discours, pour le passant et pour les gcjis de la place publique, — paroles citoyen fies autant que religieuses, sans lesquelles l'histoire du village français devient incompréhensible. Nous y avons tous collaboré, à cette haute maison collective, et, frères ennemis, nous y

pouvons venir respirer une atmosphère de paix supérieure. Je vous remercie de l'avoir dit. Après vous avoir entendu, comment nier la valeur éducative de notre architecture religieuse? L'église n'est pas un bibelot. Elle est une âme qui contribue à faire des âmes.

De toutes parts, on me fait des concessions, on m'accorde que j'ai à moitié raison; on veut bien laisser debout les belles églises. Arrière ce raisonnement! C'est le point de vue de V amateur.^ de r heureux automobiliste qui dit : « On ne peut pas s'arrêter partout! Si, dans ma journée, en j^oulant les routes, je rencontre une dizaine de jolis spécimens bien choisis et bien entretenus, c'est plus qu^il ne m'en faut. » Une telle conception contredit absolument votre pensée et la mienne. Nous voulons maintenir l'église du village en nous plaçant du point de vue de l'habitant. Pour lui, pour nous, il n''en est pas de laides. Fût-elle dédaignée, la moindre église rurale enrichit la vie locale et constitue, pour ceux-là mêmes qui la regardent du dehors, une valeur spirituelle.

CONCLUSION Quelle situation légale faut-il donner aux églises?

Je vous demande à vous, Gouvernement; je

vous demande quel est votre moyen et comment vous comptez sauvegarder les édifices religieux de la France?

C'est au Gouvernement à prendre l'initiative de la

(1) Fragment du discours prononcé à la Chambre des députés par Maurice Barres dans la séance du 55 nov. 1912. Voir le Journal Officiel du 20 novembre 191-2 et l'édition de ce discours publié par l'Echo de Paris : Pour les Eglises de France, une brochure à 0 fr. lo.

législation nécessaire. Pourtant, je ne veux pas me dérober aux difficultés de la situation; et voici quelques idées que je me permets de vous soumettre.

Messieurs, si les églises de France menacent ruine, qui est-ce que l'esprit de notre législation désigne comme premier gardien et sauveur de ces monuments? Assurément, c'est l'État. L'Etat est chargé de veiller a la conservation des choses publiques, et il ne dénie pas ce devoir; il réclame de présider aux soins que doivent recevoir les monuments historiques, c'est-à-dire ceux qui présentent, au point de vue de l'histoire ou de l'art, un intérêt national. Il V préside grâce à la procédure du classement. Eh bien! je demande seulement que l'Etat continue, élargisse son action par le classement.

Il existe un rapport très intéressant de M. Bardoux, en date du i5 mars 1887, qui met bien en lumière le caractère national de notre architecture religieuse. Veuillez en accepter l'esprit, veuillez considérer que toutes nos églises jusqu'à la Hn du dix-huitième siècle ont un intérêt historique, un intérêt d'art, un intérêt documentaire, un intérêt national. Je vous demande de rester dans l'esprit de la loi de 1887 et simplement, en présence de nécessités nouvelles, d'élargir la tradition administrative. Très bien! Très bien! à droite et au centre.

D'eux-mêmes, les bureaux des Beaux-Arts s'orientent dans cette voie; mais ils classent, qu'il me soit permis de le dire, un peu au petit bonheur, quel que soit le sérieux de leurs enquêtes, parce que la politique s'y mêle et qu'ils obéissent tout naturellement, personne ne peut leur en faire un reproche, aux suggestions des députés. Réclamations sur divers bancs à gauche.)

Ah! Messieurs, ne voyez là rien qui puisse désobliger aucun de mes collègues, ni l'administration des Beaux- Arts. 11 est tout natureKiue chacun de nous

signale à celle-ci le coin de France qu'il connaît le mieux. Pour ma part, ce que je recommande le plus volontiers à M. le Ministre des Beaux-Arts, c'est toujours une église, un monument que j'ai pu visiter ou qui est cher à mes compatriotes. Il n'y a rien là que de conforme aux bonnes règles de l'esprit; et si vous ne voulez pas que j'aie défini votre manière de procéder, j'accepte très bien d'avoir défini la mienne propre. [Applaudissements au centre et à droite.)

D'eux-mêmes les bureaux des beaux-arts s'orientent dans le sens que j'indique. Ils multiplient les classen^ients. Ils regrettent de ne se heurter à trop de résistances. Vous-mêmes, mes chers collègues, je le répète, je sais bien combien de demandes vous adressez aux services compétents. Eh bien! pour tout simplifier, je vous propose — c'est là mon premier point — de classer en bloc toutes les églises jusqu'à l'année 1800; oui, toutes les églises construites avant le dixneuvième siècle, en réservant toutefois à l'administration la faculté de déclassement, je veux dire la faculté de déclasser celles qui tombent décidément en ruine et qui ne correspondent plus à rien d'utile, comme cela s'est fait, même au temps du Concordat.

Mais il ne suffit pas de classer. Le classement autorise la subvention; il n'y donne pas un droit absolu. A qui incombera-t-il de faire les dépenses propres à la conservation de Tédifice? Qui va réparer nos églises?

Les associations cultuelles? Il n'y en a pas; il n'y en aura pas. [Mouvements divers.)

A gauche. — A qui la faute?

M. Maurice Barrés. — Est-il bien utile que je vous fasse observer que la difficulté réelle que vous soulignez là, et que je n'ai pas évité de marquer, nous entraînerait à un examen historique de la question, et qu'il est plus raisonnable à des hommes po-

liiiques de se mettre aujourd'hui en présence du fait? Il n'y a pas d'associations cultuelles. Ce qui me préoccupe, ce n'est pas d'établir des responsabilités historiques. — ce serait là un autre discours que je ne vous ai pas annoncé, — ce qui me préoccupe, c'est de sauver les églises, et de les sauver, non pas en contradiciion avec qui que ce soit, en irritant la question, mais en vous soumettant le mal et les remèdes que j'y vois.

D'ailleurs, je suis tout prêt à me ranger à de meilleurs avis si, comme je n'en doute pas, de meilleurs avis nous sont proposés pour faciliter la solution de cet angoissant problème. Très bien! Très bien! à droite.

A défaut des associations cultuelles, qui peut réparer les églises? Les communes? Oui. en principe cela peut se soutenir, c'est soutenu par d'excellents esprits. Ne sont-elles pas les propriétaires?

Pourtant, je crois voir une grande difficulté à leur imposer des charges qu'elles n'ont jamais eues, qu'elles n'ont eues à aucun moment de notre histoire, ni avant la Révolution, ni après.

Dans l'ancienne France, qui est-ce qui construisait et entretenait les églises? C'étaient les bienfaiteurs, c'étaient des abbayes très riches, puis les évêchés, les archevêchés, à l'aide de leurs revenus propres. Les habitants n'intervenaient que par des aumônes volontaires, sous la forme de quêtes i .

Et, plus près de nous, sous le régime du Concordat, chacun se le rappelle, c'était la fabrique, autrement dit la communauté religieuse, qui était chargée de l'église. En fait, les fabriques n'ont jamais eu les disponibilités nécessaires pour les grosses réparations; en fait, celles-ci étaient exécutées par les

(i) El si, pjulois, 1res raremt'nl, ils subissaiem, <Ui lait lie i*ogliso. des taxes, des impositions, elles i-laienl paroissiales, religieuses, non municipales.

communes; mais théoriquement la fabrique devait y suffire, et la commune n'arrivait qu'ensuite à titre subsidiaire.

M. Aynard. — Oui, mais comme dépenses obligatoires.

M. Maurice Barrés. — Eh bien! aujourd'hui, après la loi de séparation, pouvons-nous imposer à la commune des charges plus lourdes qu'elle ne les connut jamais?

Ah! la grande faute, laissez-moi vous le dire, c'est le Gouvernement qui l'a commise [Interruptions à gauche), vous le savez bien comme moi, le jour où il a distribué aux communes les restes du budget des cultes sans conditions.

Je fais là allusion à un projet qui avait été déposé par MM. Briand, Caillaux et Clemenceau, et qui n'a pas été rapporté; et je crois bien qu'à cet instant nous avons passé à côté d'une solution assez satisfaisante. Mais allez donc reprendre aux communes ce qu'on leur a donné sans condition ! La commune dirait : ce On m'a trompé. » Il n'y a pas aujourd'hui un gouvernement pour affronter cette mauvaise humeur, et je ne crois pas sage, pour aucun parti, de l'attirer sur lui et sur les églises.

Certes, je ne conteste pas que la commune ne soit intéressée à la conservation, au maintien, à la vie de l'édifice religieux. C'est ma thèse, c'est mon sentiment le plus profond, c'est ma conviction raisonnée; aussi faut-il que la commune puisse fournir autant que bon lui semblera sa contribution à l'église ; mais, à mon avis, sa libéralité doit être facultative; je n'estime pas possible, ni historiquement, ni politiquement, de la rendre obligatoire.

Reste donc l'Etat.

L'Etat, en 1789, s'est approprié les biens qui servaient à l'entretien des églises. Cela lui crée une charge historique. Et puis c'est lui qui a la haute

main pour veiller à la conservation des choses publiques. Spécialement, il préside aux grands intérêts historiques et artistiques du pays, à la haute vie morale de la nation. Il est le grand réparateur. A mon avis, c'est sur l'Etat que porte la principale responsabilité du sort de nos églises.

M. François Delonclk. — Très bien!

M. Maurice Barrks. — Mais la charge sera lourde, si l'Etat doit à lui tout seul réparer tous les monuments de l'architecture religieuse.

Qu'il accepte donc tous les concours : les concours des communes et les concours des catholiques.

Et comment ces trois éléments, TEtat, la commune et les hommes de bonne volonté ou, si voulez, les hdèles, joueront-ils ensemble?

L'Etat? En inscrivant dans son budget une somme globale qui sera distribuée à titre de subvention. La commune? En intervenant comme l'y autorise la loi actuelle. Quant aux fidèles, là git la difficulté, qui ne me semble pas insurmontable,

La difriculté, n'est-ce pas, vous l'avez vue tout de suite : c'est qu'il n'y a pas d'associations cultuelles. A leur défaut, il s'agit de trouver une formule qui puisse être acceptée par la hiérarchie catholique et qui cadre avec l'ensemble de notre législation.

Je vous propose que tout vote de fonds émis par la commune pour réparation ou restauration de Tedirice religieux donne droit à une subvention correspondante de l'Etat, et que tout contribuable inscrit au rôle des contributions directes d'une commune ait le droit de provoquer à ses frais la réparation ou la restauration des édifices religieux communaux dans le cas où la commune refuse d'y procéder. Et, là encore, l'allocation consentie par ce contribuable, après que les inspecteurs en auront reconnu l'utilité, donnera droit à une subvention correspondante de l'Etat. bitcrriiptions à i^auchc. — Moiivenients divers.)

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