L'AmPHIBOLITE
3. La DxoRiTE SCHISTOÏDE , la DiORiTE SÉLAGITE, et Ics minéraux qui sont désignés au tableau.
/,.• Gr, TERR. ACAL. PHYLLADIQUES.
Je ne vois rien qui puisse le distinguer efficacement da groupe schisteux des terrains hémilysiens, si ce n'est qu'il appartient peut-être aux terrains hypozoïques , et qu'il a une texture plus fine , plus éloignée de la sédimenteuse , et tin éclat plus soyeux.
Pbyllade satiné (rougeàtre très -brillant sur le granité de Maréjol près Mende).
Il renferme de l'anthracite, des macles (Burkhartswalde, en Saxe; Gfcfreçs près Bayreuth, oii il se rap{>roche du schiste argileux) , du dipyre , des staurotides (à Coray, dans le Finistère; en Pensylvanie) ; enfin, c'est la roche qui te rapproche le plus des micaschistes par sa texture cristalline çt par rabondance du mica.
Ces phyllades çont souvent traversés par des veines ou des filons très- réguliers de quarz , de cuivre sulfuré, d'étain oxidé,' etc. Le kiilas des mineurs de Cornouailles appartient à ce groupe et probablement à saj position hypozoïque.
TSaR. AGAL. HYfOZOÏQUES. 9^7
11/ ORDRE. TERR. AGAL. HYPOZOÏQUES.
Les groupes suîvans et les roches qui les composent comme essentielles ou comme subordonnées, sont regardés comme s^étant montrés jusqu'à présent inférieurs, ou plusieurs fois, ou même toujours, à toutes les roches qui renferment des débris organiques.
' On remarquera que ce caractère n*a rien de positif. Nonseulement il résulte d'une observation négative , c'est-à-dir^ de ce que dans tous les lieux où Ton a observé ces roches on n'a vu ni pu présumer au-dessous d'elles aucune roche à débris organiques ; mais encore on peut ajouter que c'est un caractère par défaut; car, comme on n'a jamais pénétré audessous de ces roches , on n'a aucune donnée pour affirmer qu'elles ne recouvrent pas une écorce de l'ancienne terre, renfermant, comme l'écorce actuelle , les débris des corps organiques qui l'avoient habitée.
Si ces roches étoient toujours situées à une grande profondeur au-dessous de l'écorce actuelle du globe , on pourroit présumer que la chaleur qui règne encore à cette profondeur, et qui, d'après la théorie actuellement admise, ne peut aller' qu'en augmentant à mesure qu'on s'approfondiroit, devoit s'opposer à tout développement de la vie sur les ferres inférieures à ces roches ; mais il n'en est pas ainsi : ces roches sont souvent situées moins profondément que les calcaires et les schistes qui renferment des débris organisés , et lors même qu'elles s'enfônceroient quelquefois au-dessous de ces derniers dans une grande profondeur, on ne pourroit encore rien conclure de cette position; car on sait qu'il n'jr a peut-être pas un myriamètre carré de la partie connue de l'écorce du globe qui soit dans la place où elle a été formée ou déposée primitivement; d'ailleurs, il est présumable que les parties de cette écorce qui, en raison de leur profondeur actuelle 9 possèdent une haute température, n'avoient pas
328 TC&H. A6AL. MICACIQUBS.
cette haute température , lorsqu'elles formoient la surface de la lerre, ou qu'elles la perdroient, si elles n'étoient plus re^ couvertes.
Ainsi rien ne peut nous conduire à admettre qu'il n'y a aucune roche à débris organiques au-dessous des groupes de roches que nous nommons hypozoïques , et nous devons rappeler que cette expression n'est vraie que par rapport aux fossiles organiques que nous connoissons actuellement dans Técorce du globe.