VIII.* CLASSE. TERRAINS PLUTONIQDES ou D'ÉPANCHEMENT
Cette classe de terrains est en grande partie composée de
roches à structure cristalline , qui ne dififérent de celles des
terrains agalysiens que parce qu^elles ne sont pas stratifiées.
Leur mode de formation est donc entièrement chimique*
Leur texture cristalline est généralement compacte, et il
1 Geg terrains, sorti» des entrailles de la terre, semblent, dans beaucoup de circonstances, s'être épanchés à sa surface. Massive oder plutonische Gebilde* Bovi.
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n'y a parmi elles que quelques roches qui présentent ces ca« yités ou boursouflures qui indiquent un état de fusion. Cest donc principalement leur position , leift* influence snr les roches avec lesquelles ils sont en contact et leur passage insensible à des roches qui ont évidemment éprouvé TactioD du feu , qui font présumer que ces terrains ont éprouvé une sorte de liquidité pâteuse.
Ils s'étendent, en allant de bas en haut, depuis les terraini 4galysien8 les plus profonds, ou le dessous du gneiss, jusqu'au-dessus de la craie, ou aux parties inférieures des terrains thalassiques.
Les roches qui les composent n'atteignent pas toutes ces deux limites.
Le groupe granitoïde est celui qui part de plus bas et qui monte le moins haut; le groupe trachytique parott s'étendre jusqu'aux limites que nous venons de désigner comme étant les plus élevées , et même les dépasser.
Les terrains plutoniques montrent dans leur structure es grand , tantôt des parties tout-à-fait irréguliéres , tantôt der parties prismato'ides.
Ils forment de grandes masses sans stratification , à surfaces quelquefois comme arrondies , mamelonnées même ; mais ils ne présentent jamais de réelles coulées.
Ce terrain couvre des étendues considérables de pajrs , forme* des montagnes et chaînes de montagnes d'aspect différent, et quelquefois d'une très-grande élévation, suivant les groupesde roches qui les composent*
C'est un des terrains qui présentent la plus grande unifoi^' xnité,'tant dans leur ensemble que dans leurs parties , sur toute la surface du globe.
C'est aussi celui qui renferme le plus d'espèces minérales et le plus de métaux; mais ses groupes différent beaucoup les uns des autres par cette circonstance et par la manière dont ces corps s^ présentent*
r»&à* FLUT. OEANITOÏBBS» 857
On n^ rencontre ni grandes fissures étendues et vides, ni cavernes.
Il ne contient aucun débris organique*
Toutes ces circonstances «'accordent très- bien avec Tidée ^*on peut se faire de masses cristallisées confusément* - » ■