DE LISBONNE
Dans cette collection , qui compte peut-être cinq cents codes, j’ai rencontré la liste des dépenses faites avec les ministres, et l’état de nos relations extérieures depuis le règne du Roi Jean Ier , jusqu’à celui du Roi Don Emmanuel , dont on peut tirer beaucoup d’instructions.
J’y ai rencontré aussi plusieurs documens sur les négociations qui ont eu lieu sur la propriété des Moluques, régnant en Portugal le Roi Don Jean III, et en Espagne Charles V, ainsi que d’autres papiers diplomatiques de la plus grande importance , tels que les correspondances de Don Francisco Pereira , ambassadeur des Rois Don Jean III et Don Sébastien, en Castille; du marquis de Villa Real, avec le susdit Empereur; de Don Pedro Mascaranhas, ambassadeur du Roi Don Jean III, à Rome. On y rencontre aussi quelques correspondances très-précieuses de nos ministres , sous le règne de Don Jean IV, celle de Don Antao d’Almada, à Londres (2) ; celle du comte Amiral , à Paris (3) ; celle de l’évéque de Lamégo , à Rome (4) ; celle de Don Antonio
(1) Je possède tous les sommaires de cette collection.
(2) Elle n’existe pas dans l’archive du secrétariat-d’état des affaires étrangères. Les plus anciens documens que ce secrétariat possède de nos relations avec l’Angleterre, sont de l’année ij56. De Martins de Mello e Castro.
(3) Elle n’existe pas dans le même secrétar iat. Les plus anciens documens qu’il possède de cette Cour, sont de l’année de* 1756, du Principal Saldanha»
(4) Elle n’existe pas dans le même secrétariat. Les papiers les plus anciens qu’il possède de cette mission, sont de l’année ij5o, d’Antonio Freire d’Andrade.
Mon is de Carvalho , à Paris ; celles de Rodrigo Botelho , ambassadeur en Suède (i); et celles de Francisco de Souza Coutinho , à Rome. Dans ces dépêches on rencontre les meilleurs principes de droit public, et qui doivent être regardés comme classiques dans notre diplomatie.