L. 3 E.. P.. R. iz
*La Passerine des frés. zi. P. Pratensis. P. Vertice nigricanie 3 in medio griseo ,• supercilvs jlavis ; ccrpore suprà griseo 3 nigro maculato ; lectricibus alarum minoribus extus viridibus • alis caudâque nigris 3 extus albo-griseis ; corpore subths rufo; rectricibus acuminatis ,■ rostro suprà fusco 3 subtus corneo ; pedibus fuscis.
Vertex noirâtre et gris dans le milieu ; sourcils jaunes ; dessus du corps gris et tacheté de noir j petites couvertures des ailes vertes à l’extérieur; ailes et queue noires , d’un gris-blanc en dehors ; dessous du corps roux; rectrices acuminées; bec brun en dessus, couleur de corne en dessous; pieds bruns.
Cette 'Passerine 3 que nous avons observée à New-Yorck, se plaît dans les savanes découvertes, surtout dans les prairies artificielles, particulièrement celles qui sont sur les collines. On la trouve presque toujours â terre, où elle court comme les Alouettes et avec la même vitesse; mais lorsqu’elle est inquiétée, elle prend son vol,
s’élève peu et s’abat très-près du point de son départ. Son cri ressemble à celui du Pipit des arbres ,• elle place son nid à terre , dans une touffe d’herbes , et ses œufs sont grisâtres et marqués de brun.
Le mâle a le sommet de la tête noirâtre et gris dans le milieu; ces deux teintes sont distribuées par raies longitudinales; les sourcils et le pu de l’aile , jaunes; le dessus du cou et du corps, gris et varié de taches noires ; les petites couvertures des ailes, bordées de vert en dedans; les pennes des ailes et de la queue, d’un gris-blanc à l’extérieur et noirâtres à l’intérieur ; la gorge et routes les parties postérieures , rousses ; les pennes de la queue, un peu terminées en pointe. La. femelle est rousse sur les sourcils, brune sur le manteau , dont les plumes sont bordées de roux ; de plus, elle n’a point de jaune sur les sourcils et le pii de l’aile. 2 e édit. du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 25 . p. 24. V Amérique septentrionale.
* La Passerine des broussailles. 22. P. Dumetorum.. P. Superciliis albis • vertice corporeque supra fuscis , nigro maculaûs ; subtàs dilutè griseo; hypochondriïs temporibusque rufis ; rostro pedibus' que fus ci s.
Sourcils blancs ; dessus du corps et vertex bruns , tachetés de noir ; dessous d’un gris clair; flancs er tempes, roux; bec et pieds bruns.
On n’a rencontré cette espèce au centre des Etats-Unis qu’à l’automne et au printemps; elle fréquente alors les taillis , où elle se tient dans l’épaisseur des halliers et cherche à terre les petites graines et les insectes dont elle se nourrit. Elle se plaît tellement dans les broussailles et les petits buissons les plus fourrés , qu’elle se montre très -rarement sur les arbres et même sur les arbrisseaux.
Une petite raie blanche passe au-dessus de l’œil et se perd dans le gris-brun de l’occiput ; cette dernière teinte est tachetée de noir sur le sommet de la tête , sur le dos, le croupion , les couvertures supérieures de l’aile et sur plusieurs de ses pennes secondaires; elle est pure sur les pennes primaires et sur celles de la queue , qui sont noirâtres à l’intérieur; la gorge et le devant du cou sont d’un gris clair , mais plus prononcé sur la poitrine et varié de brun sur ses côtés; le ventre est blanc dans le milieu ; les flancs et les tempes sont roux. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 25. p. 9. U Amérique septentrionale.
*La Passerine quadricolore. 23. P. Qua -
dricolor. P. Capite colloque c&ruleis ; dorso 3 alis caudaque apice viridibus ; caudâ et abdominis rnedio rubris ; pectore, abdomine fuscescentibus • rostro atro • pedibus pallide incarnatis.
Tête et cou bleus ; dos , ailes et l’extrémité de la queue , verts ; queue et milieu de l’abdomen, rouges ; poitrine et abdomen brunâtres; bec noir ; pieds d’un incarnat pâle.
Nous soupçonnons que cet oiseau fait plutôt partie de ce genre que de celui du Gros-bec. La têre et le cou sont bleus; le dos, les ailes et le bout de la queue, verts ; une large bande rouge est sur le milieu du ventre ; le reste de la queue est de cette couleur ; le ventre et la poitrine sont d’un brun clair. Latham , Index ( Ember'v^a quadricolor). Bujfonj Hist.nat. des Oiseaux 3 tom. p. 467 pl. enl.n. 101. fig. 2 [Gros-bec de Java). L’Asie orientale.
* La Passerine a queue étagée. 24. P .
Sphenura. P. Vertice fusco , griseo virescenteque vario ; dorso vires cente , fusco maculato ; alis caudâque fus cis 3 viridi marginatis ; gutture ventreque cinereis ; rostro pedtbusque fuscis.
Vertex brun , varié de gris er de verdâtre; dos verdâtre , tacheté de brun ; ailes et queue brunes, bordées de vert ; gorge et ventre cendrés ; bec et pieds bruns.
Nous avons vu au Muséum d’histoire naturelle un individu de cette espèce, qui se trouve à Cayenne, et dont les plumes du dessus de la tête sont brunes dans le milieu et entourées de gris un peu mélangé de vert ; le dos est verdâtre et tacheté longitudinalement de brun; le croupion a des taches plus rares sur un fond varié de roux et d’un peu de vert ; les ailes sont brunes et bordées à l’extérieur de vert, de sorte qu’elles paroisssent totalement de cette couleur quand elles sont fermées; les pennes de la queue étagées, pointues, brunes, bordées de vert et comme moirées par des raies transversales ; la gorge, le ventre et les parties postérieures, cendrées; les flancs, d’un gris rembruni; les couvertures inférieures de la queue, légèrement teintes de roussâtre. 2e édit, du nouv. Diction . d’Hist. natur. tom. 25. p. 25. L Amérique méridionale.
* La Passerine a queue pointue. 25. P.
Caudacuta. P. Auriïs cinereis ; oculis pircum-
ORNITHOLOGIE
scrïptls striis duabus fuscescente-aurantiis ; mento albido ; pectore pallidé fulvo , maculis nigris ; ventre albo ; vertice nigricante-fusco marginato ; dors o Jlavescente- olïvaceo , caudâ cuneiformâ, breve ; rostro nigricant'e ,■ pedibus Jlavis .
Oreilles cendrées ; yeux entourés de deux raies d’un brun-orangé ; menton blanchâtre ; poicrine d’un fauve pâle tacheté de noir ; ventre blanc; queue cunéiforme, courte; bec noirâtre; pieds jaunes.
Wilson a découvert cette espèce dans l’Amérique septentrionale. Elle a les oreilles cendrées ; l’œil entre deux bandes d’un orangé-brunâtre; le menton blanchâtre; la poitrine, d’un fauve ale varié de petites taches noires; le ventre, lanc; le bas-ventre , d’un fauve-rougeâtre ; le sommet de la tète et l’occiput, bordés d’un brun-noirâtre sur chaque côté ; le dos , d’un * olive-jaunâtre , et chaque plume, entourée d’un demi-cercle blanc ; les côtés et le dessous des ailes , fauves et tachetés de noir; les couvertures, de cette couleur et bordées de fauve-roussâtre. Wilson , American Ornith.pl. î^.fig. 3. 2 e é dit. du nouv. Dict. d'Hist. nat. tom. 25. p. 25. L’Amérique septentrionale.
La Passerine discolore ou Tangavio. 16.
P. Discolor. P. Atro-violacea ; tinctu in alis et caudâ paulisper virescente , rostro nigro ; pedibus ni gric antibus.
D’un noir-violet , changeant un peu en vert sur les ailes et sur la queue ; bec noir ; pieds noirâtres.
Peu d’oiseaux ont donné lieu à autant de méprises que celui ci; il est décrit deux fois dans Latham , sous les noms d’Oriolus minor et Tanagra bonariensis dans Buffon , sous ceux de petit Troupia/e noir et de Tangavio ; dans la deuxième édition du Nouveau Dictionnaire d’ÏIistoire naturelle, sous ceux de Tachy phone tangavio et de petit Troupiale noir ou le Tangavio. Mais l’ayant examiné avec la plus grande attention , nous nous sommes assurés que sa vraie place étoit parmi les P asserinés , d’après la forme de son bec à bords rentrant en dedans.
On rencontre cette espèce à la Guyane , dans les grandes îles Antilles, de même qu’au Paraguay , dont les naturels l’appellent Guira-hu (oiseau noir). M. de Azara, qui l’appelle Tordo commun , la rapporte avec raison au Bruant noir deCommerson ou le Tangavio de Buffon ; mais Sonnini se méprend en rejetant ce rapproche-
ment et en donnant pour la femelle de ce Guirahu le Brunet de Virginie, car c’est celle de son Troupiale bruantin , décrit dans cet ouvrage sous celui de Passerine des pâturages. Montbelliard a fait une autre méprise, en donnant pour la femelle de son petit Troupiale noir l’individu de la pl. enl. n. 606 , fig. 1 , lequel est cette même Passerine ou le Troupiale bruantin.
Si l’on consulte le genre de vie de ces deux espèces et la manière dont l’une et l’autre se comportent dans la saison des amours, il faut avouer qu’on ne doit les séparer spécifiquement que parce que le plumage des mâles est différent ; car, de même que ce dernier , le Tangavio se tient à la lisière des bois et dans les terrains cultivés, se plaît avec les bestiaux, les suit de près , voltige sans cesse autour d’eux et pique la terre, pour y prendre les insectes que les pieds de ces animaux en font sortir. Lorsqu’il est fatigué ou que la fantaisie lui en prend , il saute sur leur dos et se laisse porter où ils veulent, sans s’occuper de manger leur vermine , comme font les Pique-bœufs sur les vaches et nos Étourneaux sur les moutons. Mais ce qui prouve la plus grande analogie entre ces deux espèces , c’est qu’ainsi que la Passerine des pâturages , le Tangavio ne fait point de nid , dépose ses œufs dans des nids étrangers , et laisse à ceux-ci le soin de les couver et d’élever ses petits. En effet, M. de Azara, qui ne l’a jamais vu s’occuper à construire un nid, nous dit que plusieurs témoins dignes de foi lui ont assuré avoir trouvé 1-es petits de son espèce dans les nids des Fourniers , des P a roures huppés 3 des Cardinaux 3 des Chingolas 3 des Suiriris 3 etc. , mêlés avec les petits de ces espèces hospitalières. Il faut , dit-il , ajouter que cet oiseau sait introduire ses œufs dans de nid des autres oiseaux , auxquels il laisse le soin de les couver, de les faire éclore et de les élever.
Le mâle porte un plumage noir, à reflets d’un bleu foncé , violets et verts sur la tête , le cou , le corps et les couvertures supérieures des ailes. La femelle a les côtés de la tête et toutes les parties inférieures d’un brun sans mélange; la même couleur, mais plus foncée, règne. sur les parties supérieures, et presque toutes leurs plumes ont une bordure d’une nuance plus claire et peu apparente, mais plus sensible à la queue , aux grandes couvertures supérieures des ailes , à leurs pennes , et surtout les dernières ; le bec et les pieds sont bruns. Longueur totale , sept pouces un quart. Buffon, Hist.natur. des Oiseaux 3 tom. 4 .p. 241. pl. enl.n. 710 ( Tangavio ). Latham, Index [O no-
ORNITHOLOGIE
lus minor et Tanagta bonariensis). De A^ara 3 Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay 3 etc.tom. 1 . p. Z75 . n. 6 1 ( Tordo commun). V Amérique méridionale.
* La PasSERîNE SAVANNA. 17. P. Savannarum. P. Suprà albido spadiçeo varia 3 subtus albo rubescente maculatâ ; ventre albo remigumque apice albis ; alis caudâquè fuscis j rostro fusco ; pedibus jîavescentibus.
Blanchâtre er variée de bai en dessus ; blanche et tachetée de rougeâtre en dessous; abdomen et l’extrémité des rémiges , blancs 5 ailes et queue brunes ; bec brun; pieds jaunâtres.
Nous devons à Wilson la connoissance de cette espèce , dont le mâle a l’iris d’un jaune rembruni; la poitrine et les parties postérieures', d’un blanc pur, varié de petites taches d’un brunrougeâtre sut l’estomac; les parties supérieures, d’un blanc pâle tacheté de bai; chaque plume porte une nuance jaunâtre ; les petites et moyennes couvertures supérieures des ailes , bordées et terminées de blanc; les grandes, frangées de blanc et de brun- rougeâtre.
Chez la femelle , le dos est tacheté de noir , de bai et de blanchâtre; le menton , blanc; la poitrine, couverte de petites taches pointues, noires et bordées de bai ; une longue- raie rougeâtre à la base et sur les côtés de la mandibule inférieure ; une rache d’un jaune foible sur les tempes ; le ventre, blanc et un peu rayé ; l’intérieur des scapulaires , d’un jaunâtre pâle ; les petites couvertures des ailes sont terminées de blanchâtre ; les plumes secondaires les plus proches du corps, pointues , très-noires et bordées de bai; la queue est sans aucune plume blanche, et l’ongle postérieur, assez long chez les deux sexes. Wilson , American Ornithol.pl. î^.fîg. 4 (le mâle), pl. ti.jîg. 3 (la femelle). Ie édit, du nouv. Diction. A’ Hist. natur. tom. zj. pag. 16. V Amérique septentrionale.