‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 111 sur 246 · L. 16. E.. P.. Pv. iz · texte numérisé non relu

L. 16. E.. P.. Pv. iz

**Le Courlis chihi. 7. N.Chlhi. N. Pennis capitis fus cis 3 albo marginatïs ,• alis , caudâ corporeque suprà nigricante » violaceo yiridique mu-

tante 3 subtus nigricante-violaceo ; rostro plumbeo p pedibus nigricantibus.

Plumes de la tête brunes, bordées de blanc ; ailes, queue et dessus du corps noirâtres, à reflets violets et verts ; dessous d’un violet sombre ; bec couleur de plomb ; pieds noirâtres.

'Le nom qu’on a imposé à cet oiseau exprime le cri qu’il jette d’un ton rauque, surtout lorsqu’il vole en troupes et à une très-grande hauteur , ce qu’il fait ordinairement après le coucher du soleil ; alors tous se tiennent en ligne de bataille, droite ou courbe. Les naturels du Paraguay l’appellent Camay 3 parce qu’ils lui trouvent quelque ressemblance avec le Courliri carau ; mais M. de Azara trouvant cette dénomination; erronée , l’a rejetée pour l’appeler Curucau cucllo jaspedo.

Il a les plumes de la tête cotonneuses , trèsserrées, d’un brun foncé et bordées de blanc; le dessus du corps , les ailes ec la queue, noirâtres , avec des reflets violets et verts ; le dessous ec les côtés du corps, d’un violet- noirâtre. De A^ara » Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y Rio de la P lata 3 tom. 3 . p. 197. n. 364. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. S. p. 303, V Amérique méridionale.

** Le Courlis ephouskyka. 8. N. Ho ctferus.

N. Plumbeus3 albo maculatus ■ caudâ cuneatâ; rectricibus extimis albis ; rostro nigricante-yiridi ; pedibus nigricante- c&ruleis .

Couleur de plomb et tacheté de blanc ; queue étagée ; les dernières rectrices blanches ; bec noirâtre ; pieds d’un bleu-noirâtre.

Bartram fait mention de cet oiseau dans son Voyage des parties sud de i’ Amérique septentrionale , et l’appelle Tantalus pictus ; mais comme il n’indique pas s’iba quelques parties de la tête ou du cou dénuées de plumes, Latham s’est déterminé à le classer dans le genre Numcnius ; nous ajouterons que nous soupçonnons que c’est une espèce très-douteuse, car Wilson n’en parle nullement dans son American Orni thology. Il se tient dans les marais qui avoisinent la rivière des Mousquites et les lacs de la Floride, dont les naturels le nomment Ephouskika3 ce qui signifie oiseau criard , Il a la radie d’une Poule de la grande espèce ; le bec long de cinq à six pouces ; les yeux grands , placés an haut de la rête et rrès-proéminens ; le cou long et mince ; tout le corps , dessus et dessous , d’une couleur de plomb ; chaque plume étant bordée et terminée

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ORNITHOLOGIE

de blanc*, la queue, rrès-ceurse et d'une teinte plus foncée que le corps , à l’exception des deux pennes les plus extérieures , qui ,sont d’un blanc pur. L’oiseau a la faculté de remuer ces deux pennes isolément et horizontalement avec la vivacité de l’éclair ; la queue est étagée. Latham y Index 3 Suppl. ie édit, du nouv. Dict . d’Hist. nat. tom. 8 . p. 305. Le sud des Etats-Unis.

* * Le Courlis gouarauna. 9. N. Gouarauna. N. Corpore fusco j albo striato ; rostro fuscoj basi Jlavicante ; pedibus fuscis.

Corps brun , rayé de blanc ; bec brun , jaunâtre à sa base ; pieds bruns.

Le nom conservé à cette espece est celui que les Brasilienslui ont imposé : on le trouve aussi à laGuyane. Les plumes de la tête et du cou ont leur milieu brun et leurs bords blanchâtres ; le reste du plumage est d’un brun- marron, à reflets verts sur le croupion, les épaules et le côté extérieur des pennes de l’aile. Brisson , Ornithol. tom. 5. p. 3 30. n. 6 ( Courlis brun d' Amérique). Buffon 3 Hist. nat. des Oiseaux y tom . 8. p. 44. L’Amérique méridionale.

*Le Courlis de Madagascar. 10. K. Madagascariensis. N. Maculis dorsi rhomboidalibus ,• rostro pedibusque rufsscentibus.

Taches rhomboïdes sur le dos ; bec et pieds rougeâtres. (PL 67 .jig. 2.)

Le bec de ce Courlis d’Afrique est long de six pouces neuf lignes j les plumes de toutes les parties supérieures sont brunes dans leur milieu et grises sur leurs bords ; les scapulaires sont de plus rayées transversalement de brun ; les couvertures du dessous de la queue son d’un gris-roussâtre, avec desbandes transversales et des lunules brunes ; la gorge est blanche; le devant du cou, d’un gris-blanc, avec des lignes brunes longitudinales ; la poitrine , d’un blanc-roussâtre , tacheté de brun en longueur et en travers ; le ventre et les cuisses sont d’un blanc pur, qui tire au roussâtre sur les couvertures inférieures de la queue, qui de plus sont variées de brun; les plus petites du dessus de l’aile , d’un brun foncé, bordé de blanchâtre ; les moyennes, grises, avec une frange blanche et des lignes brunes ; les grandes les plus proches du dos, noirâtres ; les pennes, de cette teinte, avec des bandelettes et des taches blanches à l’intérieur; celles de la queue, grises et rayées en travers de brun. Bris-

son 3 Ornith. tom. 5 . p. 3 2 1 . n. 3 . Buffon , Hist, nat. des Oiseaux , tom. 8 ,pl. enl. n. 198. L’Afrique méridionale.

* * Le Courlis a pieds eleus. n .N. Cyanopus. N. Sordide ferrugineus , fusco tendéns ; rostro nigro ; pedibus c&ruleis.

D’un ferrugineux sale , tendant au brun ; bec noir ; pieds bleus.

Latham présente cet oiseau pour une variété de notre Courlis ce qui nous paroît douteux, d’après la couleur du plumage et des pieds. H porte généralement un plumage ferrugineux sale et inclinant au brun; l’iris esc jaune ; le bec considérablement plus long que celui du Courlis commun 3 proportionnellement à sa taille. Latham 3 Index 3 n. 1 ( Numenius arquata 3 var. ). 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 8.. p. 30 <$„ L’ Australasie.

* Le Courlis roussâtre. 12. N. Melanopus.

N- Vertice nigro ; corpore supra rufescentej nigror striato ; mémo albo ; pectore palhde fusco-rUjes cente ; remigibus quatuor primoribus ni gris ; uropygio rectricibusque nigris , rufescente maculatis ; rostro pedibusque nigris.

Vertex noir ; dessus du corps roussâtre et rayé de noir; les quatre premières rémiges de cette couleur ; menton blanc; poitrine d’un roussâtre rembruni; croupion et rectri.es noirs, rachetés de roussâtre ; bec et pieds noirs.

Voilà encore, selon Latham, une variété de notre Courlis p mais ayant examiné et comparé ces deux oiseaux en nature, nous ne pouvons adopter son sentiment,, car il en diffère essentiellement par une taille plus petite, par un bec plus long, par la couleur roussâtre répandue sur son plumage , et par la mandibule supérieure sillonnée de chaque côté , presque jusqu’à la pointe ,. comme chez le Corlieuj tandis que chez le Courlis commun , les sillons se prolongent à peine jusqu’au tiers de la longueur du bec.

On rencontre le Courlis de cet article dans le nord de l’Amérique et sur les côtes de la mer Pacifique jusqu’à l’île d’Hervey. On le trouve à la baie d’Hudson au mois de mai , où il se tient sur les bords de la mer et dans les marais salés , loisque les rivières sont gelées ; ensuite il va nicher dans l’intérieur du pays. Des feuilles et des herbes sèches composent la couche sur laquelle

ORNITHOLOGIE. n57

la femelle dépose trois ou quatre œufs d’un bleu clair et tacheté de noir.

Il a le sommet de la tête noir ; les plumes du cou , rayées de cette couleur sur un fond roussâtre ; ces deux teintes se retrouvent aussi sur le dos, les scapulaires et les couvertures supérieures des ailes, dont les quatre premières pennes sont noires ; les autres ont de chaque côté de la tige , des taches roussâtres , de même que les plumes du croupion, les couvertures et les pennes de la queue ; le menton est blanc ; la poitrine , d’un brun-roussâtre très-pâle ou couleur de crème.

Lorsque ce Courlis est dans sa première année, il a deux pouces de moins de longueur, ce qui provient, en partie, de son bec plus court que chez le précédent ; le dessus de la tête, brun et rayé longitudinalement de roussâtre sur le milieu ; les sourcils, blancs; les joues, le cou et la poitrine, d’un brun pâle, avec des lignes noirâtres ; le manteau , tacheté de noir et de roussâtre terne, inclinant au ferrugineux sur le croupion ; le ventre, les jambes et les couvertures inférieures de la queue , d’un blanc-roussâtre, avec des taches brunes sur les dernières parties et sur les flancs ; les premières pennes alaires brunes, â tige blanche et rachetée de roussâtre du côté interne ; les suivantes, marquées de même sur les deux côtés ; les pennes de la queue , d’un brun clair et traversées par sept ou huit bandes noirâtres et larges d’environ trois lignes ; les pieds, d’un noir bleuâtre. Latham 3 Index y n. i ( Numenius ar quata , var.'). ic édit, dunouv. Dict. d’Hist.nat.tom. $.p.$o6> V Amé~ rique septentrionale.

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