‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 126 sur 246 · L. Z4. E.. P.. R. iz · texte numérisé non relu

L. Z4. E.. P.. R. iz

**Le Balbuzard de Monte-Video. 3, P.

Fulvus. P. Fulvus 3 capitis laterihus griseis ; pectore maculato ; caudà suhtîis albâ , striis transversis.

Fauve; côtés de la tête gris; poitrine tachetée ; queue blanche en dessous, et rayée transversalement.

Commerson, quia vu cet oiseau à Monte- Video , l’appelle Aigle pêcheur ou Crabier 3 il se rapproche beaucoup de notre Balbuzard par ses formes , et particulièrement par ses tarses nus , motifs qui nous ont décidé à le classer dans ce genre , sans cependant assurer qu’il occupe une place convenable , puisque nous ne le connoissons que d’après la figure qu’en a publiée Sonnini. Son plumage, en général, est d’une couleur fauve ; les côtés de la tête sont gris ; la poitrine parsemée de taches en forme de lar-r mes ; la queue blanche en dessous , avec des bandes étroites et transversales; les ongles , fort longs et crochus. Sonnini , édit, de Buffon , tom. 38. p. 81 . pl. 8 [Aigle de Monte-Video ). L. \6 à 17. E.. P.. R. 1 z.

CIRCAÈTE, Circaétus. Falco, Linn. Lath.

Corpus oblongum, fusco ? albo , cinereo pictum,

Caput rotundatum.

.Rostrum validum , hasi rectum et cerâ villosâ instructum , convexurn , lateratim compressum 3 mandibula superior marginibus rectiusculis , adunca ;> inferior recta , brevior , obtus a.

Nares villoss. , ovats, , transversales.

Lingua carnosa, crassa.

Collutn médiocre.

AU longs. , remige tertiâ omnibus longiore.

Femora extra abdomen posita 3 tibu omninb plumoss.

Tarsi elongiti , validi , midi.

Pedes tetrodactyli ; digiti brèves , très anteriores , unus posticus 3 exteriores basi membranà

conjuncli ;

ORN ITJiG'LOG ÏE.

conjuncti ; externes, internus 3 posticus sub&quar | les ; hallux quemadmcdàm anteMres ïmo tant positus, sedilem cingens , humi incumbens.

Ungues brèves 3 sub&quales , subadund 3 externus et posticus reliquis validiores , longiores.

Cauda rectricibus 1 1 .

Circaëti habitant in Europa et Africa ; muribus 3 gallinis 3 rants victitant; in terra y rarius in arboribus nidificant ; 3 ut plurimum ova pariant. Pulli recens nati videntes 3 ci'oum ipsi capientes 3 in nido yictati3 ex illo cedentes tantum ad yolandum apti.

Corps oblong, peint de brun, de blanc et de cendré. ,

Tête arrondie.

Bec robuste , droit et garni à sa base d’une cire poilue , convexe , comprimé latéralement ; mandibule supérieure à bords presque droits , crochue 3 l’inférieure plus courte , droite , obtuse.

Narines poilues , ovales et transversales.

Langue charnue , épaisse.

Cou médiocre.

Ailes longues; 3e. rémige la plus prolongée de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.

Tarses a longés , nus , forts.

Pieds tétradactyles; doigts courts; trois devant, un derrière; les extérieurs réunis à leur base par une-membrane ; latéraux et postérieur à peu près égaux ; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs , cerclant le juchoir et portant à terre sur, toute sa longueur.

Ongles courts, presqu’égaux , peu crochus, l’interne et le postérieur les plus forts et les plus longs.

Queue à 1 z rectrices.

Les Circaètes habitent en Europe et en Afrique; ils se nourrissent de souris , de poules, de grenouilles ; ils nichent à terre , rarement sur les arbres ; leur ponte est de trois oeufs au plus. Les petits y voient dès leur naissance , prennent eux-mêmes la nourriture , sont nourris dans le nid, et ne le quittent qu’en état de voler.

Le Circaète, Jean-le-Blanc. i. C. Gallicus.

C. Corpore subtus gris eo -fus co (ntari) , albido 3 maculis rufescente-fuscis {f&mina) ; rostro cinereo, pedibus elongatis 3 Jlavic antibus.

Corps d’un brun-gris en dessous chez le mâle, blanchâtre et tacheté de brun-roussâtre (chez

la femelle) ; bec cendré 3 pieds alongés, jaunâtres.

( PL zoz.fig. 1.)

Du temps de Belon,cet oiseau étoit commun en France, mais il y est rare aujourd’hui. « Les habitans des. villages le commissent, dit-il, à leur grand dommage et le nomment Jean-le- Blanc ; car il mange les volailles plus hardiment que le Milan-, il assaut les poules des villages et prend les oiseaux et connins ; car aussi est-il hardi ; il fait grande destruction des Perdrix et mange les petits oiseaux, car il vole à la dérobée le. long, des haies et de l’orée des forêts, somme qu’il n’y a paisan qui ne le commisse. Quiconque le regarde voler advise en lui la semblance d’un Héron en l’air ; car il bat des ailes et ne s’élève pas eh amont, comme plusieurs autres oiseaux de proie, mais vole le plus souvent bas contre terre, et principalement soir et matin. » A ce tableau fidèle et presque complet des habitudes du Jean le-Blanc 3 on peut ajouter qu’il ne chasse guère que le matin et le soir, quoiqu’il voie très-bien pendant le jour ; qu’outre les volailles qu’il peut attraper et le menu gibier, auquel il fait une guerre très-active, il mange encore les mulots, les souris, les lézards, les grenouilles ; qu’il saisit d abord ces dernières avec ses ongles et les dépèce avant de les manger, au lieu qu’il avale les souris entières et en rend la peau en petites pelotes; qu’il fait entendre une espèce de sifflement aigu 3 que son nid se trouve tantôt sur des arbres élevés, tantôt près de terre, dans les terrains couverts de bruyères, de fougères , de genêts et de joncs ; enfin , que sa ponte est ordinairement de trois œufs d’un gris d’ardoise ; mais , selon M. Meyer, ils sont blancs, avec quelques tach-es d’un. brunâtre clair.

Il a le manteau et les couvertures supérieures des ailes d’un cendré rembruni; le dtssus.de la tête et toutes les parties inférieures,, blancs et variés de taches rares , alongées et d’un brun clair ; ia queue , carrée et traversée par des bandes brunes en dessus et blanches en dessous 3 la cire et l’iris, jaunes; la tête, très-grosse; les ailes en repos s’étendent un peu au-delà de la queue. La femelle paroîc moins blanche, parce qu’elle est couverte 'en dessous et sur la tête d’un plus grand nombre de taches brunes que le mâle. Le jeune porte un plumage plus . foncé en dessus, et a la gorge, la poitrine et le ventre d’un brun-roux, avec un peu de blanc; les bandes de la queue, comme effacées; les pieds, d’une couleur livide, et le bêc, bleuâtre.

Nnnnnnn

ORNITHOLOGIE

Bris son 3 Ornith. tom . \.p. 443. n. xi ( le Jeanle- Blanc). Bujffvn, tiist. natur. des Oiseaux 3 tom. 1. pag. 114. pl. enl. n. 41 3. Gmelin , Syst. nat. n. 52 [Falco gallicus). L’Europe.

* Le CIRCAETE GRIS. 2. C. Cinereus. C. Obscure cinereus ; remigibus primarïis nigrïs ; caudâ supra fuscâ j albido transversim striatâ , subtus cinereâ 3 f as dis albis ; rostro nigricante ; pedib us j/avis.

D’un gris-obscur-, les rémiges primaires noires; le dessus de la queue brun et rayé transversalement de blanchâtre ; le dessous gris , avec des raies blanches ; le bec noirâtre ; les pieds jaunes.

Cet oiseau de proie a été apporté du Sénégal et fait partie de la collection du Muséum d’histoire naturelle. Sa taille est inférieure à celle du Pygargue ; ses ailes en repos n’atteignent pas le bout de la queue; son plumage est généralement d’un gris un peu sombre, et tirant au roussâtre sur quelques plumes , qui annoncent qu’il n’est pas encore sous son plumage parfait ; les premières pennes des ailes sont noires ; la queue est brune en dessus et traversée par cinq bandes blanchâtres; grise en dessous , avec le même nombre de bandes, mais d’un blanc pur; les tarses sont longs , assez forrs ; les doigts, couverts d’écailles fortes et raboteuses; les ongles, noirs; la cire est jaune. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. nat. tom. 13. p. 445. Galerie des Ois. tom. 1. p. 35. pl. 12. L’Afrique occidentale.

* * * Genre.

MILAN, Milvus. Falco j Linn. Lath.

Corpus oblongum, variis colonbus pictum.

Caput rotundatum.

Rostrum basi déclive et cerâ instructum , culmine angustum3 lateratim compressum , supra subangulosum ; mandibula superior marginïbus dilatatis , adunca 3 acuminata ; inferior brevior 3 recta , obtusa.

JAares eljiptica , obliqua.

Lingua crassa3 carnosa3 integra.

Collum médiocre.

AU long&i remigibus 3*. , 4*. omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.

Tarsi brèves , graciles.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores 3 pos-

ticus unus ; exteriores basi membranâ connexi ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus > sedilem cingens 3 humi incurnbens.

Ungues modici 3 acutiusculi.

Cauda rectricibus n , furcata aut cuneata.

Milvi habitant in Europâ , Africa 3 Asiâ , Auttralasiâ ; aves et pullos gallinaceos vorant ; in arboribus nidifie ant ; ova 3-4 pariunt. Pulli recens nati videntes } cibum ipsi capientes 3 in nido victati 3 ex illo cedentes tantum ad y olandum apti.

Corps oblong , peint dè diverses (couleurs.

Tête arrondie.

Bec incliné à la base et couvert d’une cire, anguleux en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bords dilatés, crochue; l’inférieure plus courte, droite et obtuse.

Narines elliptiques , obliques.

Langue charnue, épaisse, entière.

Cou médiocre.

Ailes longues; les 3e. et 4e. rémiges les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen; jambes totalement emplumées.

Tarses courts, grêles.

Pieds rétradactyles ; trois doigts devant , un derrière; les extérieurs réunis à leur base ; pouce articulé sur le tarse, au niveau des antérieurs, embrassant le juchoir et portant â terre sur toute sa longueur.

Ongles médiocres, peu pointus.

Queue à 1 2 rectrices , fourchue ou étagée.

Les Milans habitent en Europe, en Afrique, en Asie et en Australasie; ils vivent d’oiseaux, de petits gallinacés, et nichent sur les arbres; leur ponte est de quatre œufs. Les petits y voient dès leur naissance , prennent eux-mêmes leurs • alimens , sont nourris dans le nid, et ne le quittent qu’en état de voler.

A. Queue fourchue.

Le Milan royal, i. M.Regalis. M. Corpore ferrugineo , capite albidiore 3 lateribus dilutèfusco ; rostro plumbeo-nigro ; pedibus flavis.

Corps ferrugineux , plus blanchâtre sur la tête; côtés d’un brun clair; bec d’un noir-plombé; pieds jaunes.

Cette espèce n’est pas rare en France, principalement dans les cantons voisins des montagnes ; on la trouve aussi dans presque toutes les parties de l’Europe, dans diverses concréesde la Sibérie et en Afrique. Elle établit son nid dans le creux des rochers ou sur les plus grands

ORNITHOLOGIE

arbres des forêts; ce nid est grand, construit artisrément avec des petites branches entrelacées d’herbes sèches, et garni à l'intérieur d’une couche de gramen. La ponte est presque toujours de trois œufs blancs , tachetés de roux. On voit ces oiseaux en très-grand nombre sur les terrasses du Caire et des autres villes de la Haute-Egypte, où ils ne sont nullement inquiétés par les habitams, qui prennent soin de leur fournir de la nourriture.

Le Milan est de tous les oiseaux de rapine le plus agile ; mais aucune qualité généreuse n’accompagne ce brillant avantage , qu’il doit à sa conformation extérieure ; il n’a ni courage ni fierté; il choisit sa proie parmi les animaux les plus petits, les plus abjects; il fuit lâchement devant des assaillans moins grands et plus foibles que lui ; se perd dans les nues pour échapper à leur poursuite , et s’il est atteint, il se laisse vaincre et ramener honteusement à terre sans chercher à se défendre; sa lâcheté est portée à un tel point, qu’il se laisse insulter et chasser par les corbeaux, et tout avide qu’il est des poussins, la colère de la mère Poule suffit pour le repousser et l’éloigner. Les oiseaux les plus foibles, les plus petits quadrupèdes, les reptiles deviennent sa pâture ordinaire ; il les épie du haut des airs, d’où sa vue perçante les lui fait découvrir, et il fond sur eux avec la rapidité du trait.

Les plumes du dessus de la tête sont alongées, pointues, blanchâtres et rayées longitudinalement de brun; celles du cou, des mêmes couleurs; les plumes du dessus et du dessous du corps, roussâtres, avec des taches d’un brun sombre le long de leur tige, sur celles des parties supérieures ; les pennes de la queue, roussâtres et terminées par du blanc sale ; les cinq premières des ailes sont noires , et les autres , brunes ; la cire et l’iris, jaunes.

La femelle a les parties supérieures du corps d’.un brun foncé ; la tête et le cou , plus blancs que le mâle ; les couvertures supérieures des ailes, ferrugineuses sur leurs bords ; leurs six ou sept premières pennes, d’un brun plus foncé près de la tige ; cette couleur prend un ton blanchâtre sur les bords. Le jeune a toutes les plumes de la tête arrondies et bordées de blanc, sans aucune raie; le dos , d’une teinte^plus foncée que dans l’adulte, et chaque plume bordée de jauneroussâtre ; celles de la poitrine et des parties postérieures, totalement couleur de rouille, mais d’une nuance plus claire sur les bords, avec des

lignes à peine remarquables; les pennes de la queue , d’un roux foncé, avec des taches transversales et confuses. Nous avons vu un jeune, au mois de septembre , qui avoir la tête grise ; l’iris, noisette ; le dessus du corps , brun , avec quelques taches blanches; le dessous , blanc , varié de. taches brunes, plus étendues et plus nombreuses sur les longues plumes des jambes; la cire, jaune, et les narines, ruberculées intérieurement sur le bord supérieur.

M. Meyer donne , comme un jeûne oiseau, le Falco austriacus deKramer ( Eleuchus animal austr.), décrit comme un oiseau des forêts d’Autriche. II a la taille, les formes et les. habitudes du Milan royal ; mais le dessus de la tête et du corps est de couleur châtaigne ; le dessous , roussâtre et racheté de brun ; la tige des pennes , noire; la queue, brune, traversée par des bandes noires et terminée de blanc. Brisson, Ornithol . tom. i.p. 414. n. 35. Bujfon, Hist. nat. des Oiseaux, tom. 1 . p. 1 9 ~j.pl. enl. n. 42a. Gmelin t Syst. nat.n. 11 ( Falco milvus).

Le Milan étolien. 2. M. Ætolius. M. Supra fusco-niger capite et corpore subtus albidis ; ros tro flavo j pimcto nigro ÿ pedibus aurantiis.

Brun-noir en dessus ; tête et dessous du corps blanchâtres ; bec.jaune, ponctué de noir ; pieds orangés.

Belon , et les auteurs à son exemple , appellent cet oiseau Milan noir y quoique cette couleur soit bien loin de dominer sur sou plumage ; et c’est d’après Aristote, qu’on lui a appliqué le nom à! Étolien. Il se nourrit principalement de poisson, qu’il prend en plongeant, comme fait le Balbuzard. On le rencontre en Suisse, en Allemagne, mais très-rarement en France; il paroît qu’il est assez commun en Afrique, principalement en Egypte. Il fait son nid sur une branche latérale des arbres de moyenne hauteur ; sa ponte est de trois ou quatre œufs d’un blanc-jaunâcre sombre, entièrement couverts de grandes taches brunes , tellement confondues ensemble , que la couleur du fond ne paroît que comme des taches ou des raies très-petites.

Le dessus de la tête et le menton sont blanchâtres et rayés de brun ; les parties supérieures du corps , d’un gris-brun très-foncé ; les inférieures, d’un gris-ferrugineux, avec des taches étroites d’un brun-noir; la queue est peu fourchue, d’un gris-brun, et traversée par neuf ou dix bandes d’un gtis-blanc. Le Milan parasite , Nnnnnnn 2

ORNITHOLOGIE

décrit par M. Levaillant, dans l’ Histoire des Oiseaux d’ Afrique 3 et figuré sur la pl. u de cet ouvrage , est regardé par M. Savigny et M. Cuvier, comme un individu de l’espèce précédente. Brisson y Ornith. tom. i. p. 41 3. 72. 34. Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. i.p. 2 o 3 . pl. enl. n. 472. Gmeliriy Syst. nat. n. 61 ( Falco ater). L’Europe et l’Afrique.

B. Queue étagée.

*Le Milan a queue étagée. 3. M. Sphenurus. M. Permis capitis collique elongatis 3 angustis , acutis 3 dilute fulvis et in medio longitudinaliter albo striatis ; corpore supra 3 tectricibusque alarum superioribus albo 3 rufo fuscoque yards ; rostro rubescente ; pedibus Jlavis ; caudâ cuneatâ.

Plumes de la tête et du cou alangées, -étroites, pointues , d’un fauve clair , brunes et rayées longitudinalement de blanc dans le milieu; bec rougeâtre ; pieds jaunes ; queue étagée.

Ce Milan 3 qui a été apporté de la Nouvelle- Hollande et qui fait partie de la collection du Mus’éum d’histoire naturelle , diffère des précédens en ce que sa queue est étagée ; du reste, son plumage présente de l’analogie avec celui du Milan royal. Les plumes deda tête et de la nuque sont alongées, étroites, pointues et d’un fauve très-clair ; la plupart ont du brun sur les bords, et des raies longitudinales et blanches sur leur milieu 3 celles des parties inférieures sont larges, arrondies et des mêmes couleurs 3 le dessus du corps, les scapulaires , les couvertures supérieures des ailes, variés de blanc, de roux et de brun ; les pennes alaires , noires ; celles de la queue , d’un gris-roussâtre , plus clair à leur extrémité et marbrées en dessus d’une nuance plus foncée sur leur côté intérieur. 2e édit, dunouv. Dict, d’Hist. nat. tom. 20. p. 564. Galerie des Ois. tom. 1. p. 41.pl. 15. L’Australasie.

ÉLANOÏDE, Elanotdes. Falco 3 Lînn. Lath.

Corpus oblongum 3 albo 3 nigro 3 cinereo vanum.

Caput rotundatum.

Rostrum brève 3 basi déclive et cerâ tnstructum 3 '• culmine rotundato 3 lateratïm compressum • rriandibula superior marginibus rectiusculis } adunca 3 açuminata3 inferior breyior A recta 3 obtusa .

Nares oyau 3 vibrissis partlm obtecu .

Linguâ carnosa3 emarginata.

Collum médiocre.

Al& longs. ; rectricibus iâ. , iâ. sub&qualibus 3 reliquarum longissimis.

Femora extra abdomen posita; tibu omninb plumosa.

Tarsi brevissimi 3 crassi.

Pedes tetradactyli ; digiti crassi 3 très anteriores imo sejuncti ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus 3 sedilem cingens 3 humi incumbens.

Cauda1 plus aut minus fur c ata 3 rectricibus 12.

Elanoldes habitant in Africa et America ; insectis 3 lacertis 3 serpentibus victitant 3 qu&volandum potissimum capiunt ; nidus ovaque ignoti sunt.

Corps obîong, varié de blanc,, de noir, de cendré.

Tête arrondie.

Bec court, incliné dès sa base et garni d’une cire, arrondi en dessus , comprimé latéralement 3 mandibule supérieure à bords presque droits, crochue, acummée 3 l’inférieure plus courte, droite , obtuse.

Narines ovales, en partie couvertes de poils.

Langue charnue, échancrée.

Cou médiocre.

Ailes longues; les ire. et 2e. rémiges à peu près égales et les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen 3 jambes totalement emplumées.

Tarses très-courts, épais.

Pieds tétradacryles; doigts gros, trois devant, totalement séparés, un derrière 3 pouce articulé au bas du rarse , sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toutes les articulations.

Queue plus ou moins fourchue , à douze rectrices.

Les Élano'iies habitent en Afrique et en Amérique ; vivent d’oiseaux, de lézards, de serpêns et d’insectes, qu’ils prennent principalement en volant 3 leur nid et leurs œufs ne sont pas connus.

*L’Élanoïde de la Caroline, i. E. Furca tus. E. Corpore supra nigro nitente 3 subtàs albo 3 caudâ longissimâ ; rostro nigro , pedibus Jlavis.

Dessus du corps d’un noir brillant , dessous blanc 3 queue très - longue ; bec noir 3 pieds jaunes. -

Cet oiseau, que Catesby a fait connoître sous la dénomination d’Épervier à queue d’ Hirondelle 3 parce que la première penne de chaque côté de

Ja queue est plus longue de huit pouces que les deux du milieu, et que les autres sont étagées, ce qui rend la queue très-fourchue ; cet oiseau se trouve à la Caroline, seulement pendant l’été ; vole comme les Hirondelles 3 et saisit en l’air plusieurs espèces d’insectes dont il se nourrie ; il dévore aussi les lézards et les serpens, d’où est venu le nom d ’Épervier à serpens 3 que quelquesuns lui ont imposé. On le trouve aussi à la Louisiane, aux Florides, à la Géorgie et à Cayenne, mais on ne le voit pas dans le nord des Etats- Unis.

La tête, le cou, la poitrine et le ventre sont d’un beau blanc de neige ; le manteau , les ailes et la queue, d’un noir à reflets bleus et verts 5 la cire est bleue et l’iris rouge. On ne connoît pas la femelle ; peut-être ressemble- 1- elle au mâle. Bris s on, Ornith. tom. 1. p. 418. n. 36. Bujfon 3 HHf. nat. des Oiseaux 3 tom. 1. p. 221 ( Milan de la Caroline'). Vieillot 3 Hist. nat. des Oiseaux de L' Amérique septentrionale 3 tom. 1, pl. 10, sous le nom de Milan blanc et noir.

* * L’Élanoïde a queue BLANCHE. 2. E.

Leucurus. E. Macula nigrâ circum oculos ; corpore supra c&rulescente ,• subtàs 3 capitis lateribus3 rectricibus lateralibus albis ; intermedùs duabus c&rulescentibus ; rostro nigro ; pedibus pallidé Jlavis.

Tache noire autour de l’œil ; dessus du corps bleuâtre ; dessous , côtés de la tête , rectrices latérales, blancs; les deux intermédiaires bleuâtres; le bec noir; les pieds d’un jaune pâle.

Il 11e nous paroît pas certain que cet oiseau appartienne à ce genre ; cependant Sonnini le regarde comme un Milan 3 d’après sa queue fourchue , mais qui ne l’est pas de la même manière que celle du précédent et du suivant, la première rectrice de chaque côté étant plus courre que celle qui la suit; les autres sont étagées; on ajoute que les tarses sont à moitié emplumés par-devant, les doigts totalement séparés, et que la seconde penne de l’aile est la plus longue de toutes. M. de Azara en fait un Faucon j et l’appelle Alcoa blanco 3 et l’a trouvé au Paraguay.

Il a les yeux placés au milieu d’une tache noire; le reste des côtés de la tête, le dessus * jusqu’à la moitié, et toutes les parties inférieures, de couleur blanche ; lès quatre premières pennes de l’aile d’üii brun cendré; les autres pennes , celles du milieu de la queue et toutes les

parties supérieures , bleuâtres ; les couvertures du dessus des parties internes de l’aile , à l’exception des grandes , sont noires; toutes les rectrices latérales , blanches , avec un cendré plus foncé que celui du manteau sur leur tige et à leur extrémité ; l’iris est orangé.

Le jeune , ou un individu soupçonné tel , diffère du précédent en ce qu’il a au bas de la gorge quelques taches roussâtres et brunes ; des plumes blanches poin cillées de brun mêlé de bleuâtre , et légèrement bordées ,fde gris sur le derrière de la tête et le dessus du cou, de sorte que cette variété de teintes forme une marbrure de blanc, de brun et de bleuâtre. De A-^ara y Apuntamientos para la Hist. nat. tom. i.p. 165. n. \G. 2e édit, du nouv. Diction, d’ Hist. natur. tom. 20. p. 5 63 , sous le nom de Milan à queue blanche. L’ Amérique méridionale.

** L’Élanoïde yetapa. 3. E. Yetapa. E. Capite 3 collo 3 dorso inferiore corporeque sublus albis ; alis nigris et albis ; tectricibus alarum minoribus 3 dorso s uperiore uropygioque nigris ; cerd pedibusque c&rulescentibus.

Tête, cou, bas du dos et dessous du corps, blancs ; ailés noires et blanches ; petites couvertures des ailes , haut du dos et croupion, noirs ; cire et pieds bleuâtres.

Yetapa3 est le nom que les naturels du Paraguay ont imposé à cet oiseau j que JVT. de Azara a décrit sous celui à' Alton cola tixera ( Faucon à queue en ciseau) 3 parce que quand il plane dans les airs, il ouvre et referme sa queue comme des ciseaux, l’élargissant tellement qu’elle formequelquefois un demi-cercle. Il arrive au Paraguay au printemps, en troupe de dix à vingt individus. Son vol est circulaire et trace des spirales, et il s’élève assez pour être hors la portée du fusil y quoiqu’il s’abaisse, fréquemment vers la terre; s’il voit approcher quelqu’un^ son naturel farouche le fait remonter à une. grande élévation. Il se nourrit de sauterelles; qu’il force , sans cesser de voler, à quitter les terres et les chaumes , et qu’il dévore en l’a'ir sans en laisser d’autres pièces que la partie dure et dentelée des jambes-. Ces oiseaux , tout-à-fait bruns , ne se perchent point pendant toute la journée et ne s’arrêtent que pour manger. Si cet Elanalde n’est pas le même que celui de la. Caroline, auquel Sonnini le rapporte, il faut avouer que c’est au plus une race très-voisine»

Il a la tête , le cou en entier „ et les • parties;

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inférieures, blancs; la tige des plumes de la tête et du cou , d’un brun peu remarquable ; les ailes , en partie noires ; le blanc qui commence à l’origine de la première penne , s’élargir par degrés jusqu’à la dernière, donc l’extrémité seule est noire ; le haut du dos et les petites couvertures alaires sont de cette couleur avec des reflets verts et dorés ; les grandes couvertures , celles du dessus de la queue et le croupion, noirs à reflets cendrés; l’iris est brun. De A-^ara 3 Apuntamientos para la Hïst. nat . de los Paxaros del Paraguay 3 tom. i. p. \ 69. n. 38. 2e édit, du tiouv. Diction. d’Hist. nat. tom. 20. pag. ^64. L’ Amérique méridionale.

* L’ÉlANOÏDE BLAC OU COUHYER. 4. E. C& sius. E. Corpore supra, c&rulescente 3 subtus albo ; tectricibus alarum rostroque nigris ;~pedibus J/avis.

Corps bleuâcre en dessus , blanc en dessous ; tectrices des ailes et bec noirs ; pieds jaunes.

Blac est le nom que M. Levaillant a imposé à cet oiseau, qu’iLa vu au Cap de Bonne- Espérance , et Couhyer 3 celui soirs lequel il esc connu des Arabes , selon M. Savigny qui l’a trouvé en Egypte ; il paroîc que cette espèce est répandue dans une grande partie de l’Afrique, car M. Desfontaines l’a trouvé en Barbarie. Quoique de petite corpulence, c’est, dit M. Levaillant, un oiseau courageux , qui ne craint pas de déclarer la guerre aux Milans et à d’autres oiseaux de proie qui, bien que supérieurs en force, lui cèdent en intrépidité. Sa nourriture se compose presqu’en entier d’insectes. Il pose son nid encre les branches des grands arbres , et sa ponte est de quatre ou cinq œufs entièrement blancs. Il a du gris-roussâtre sur les parties supérieures du corps ; du noir sur les couvertures supérieures des ailes; du cendré sur les pennes ; du blanc à la poitrine et devant le cou ; du gris tirant sur le roux au plan supérieur de la queue , et du blanc à l’inférieur. Des nuances plus bleuâtres et plus tendres caractérisent le plumage de la femelle. Les jeunes sont couverts d’un duvet roux qui devient plus foncé à mesure qu’ils avancent en âge.

Nous soupçonnons que cette même espèce se trouve aussi au Sénégal, car nous avons sous les yeux un individu apporté de celte contrée, qui présente avec le précédent de très- grands rapports ; il a le lorum3 le tour de l’œil et une grande tache en dessous d’un beau noir ; le front , les joues , la gorgé , les côtés et le de-

vaut du cou , les parties postérieures , l’extrémité des^grandes couvertures et des pennes des ailes , le dessous de la queue d’un beau brun ; le reste de la tête , le dessus du cou et du corps , les tectrices supérieures de l’aile , les rémiges et le dessus des tectrices d’un gris-bleu ; les ongles bruns et très-courts ; les pieds jaunes et le bec noir. Levaillant 3 Oiseaux d3 Afrique 3 pl. 36 ■.et 37. Latham , Index , 'Suppl. ( Falco sonninensis ). ( Falco melanopterus ). 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 8. p. 240 3 sous le nom de Couhyeh. L'Afrique.

* L’Élanoïde Riocour. 5. E. Riocourii. E. Corpore supra 3 cinereo-subc&rulescente 3 subtus niveo ; rectricibus duabus extimis longissimis 3 apice nigris ; pedibus aurantiis ; rostro brevissimo 3 nigro ; caudâ longissimâ.

D’un gris presque bleuâtre en dessus , d’un blanc de neige en dessous ; les deux rectrices les plus éloignées du centre , très-longues et noires à leur pointe ; pieds orangés ; bec très-court et noir ; queue très-longue.

Le nom que nous avons imposé à cet oiseau, est celui de l’estimable et judicieux observateur à qui nous devons beaucoup de renseigne mens sur les oiseaux d’Europe , et la connoissance de plusieurs espèces étrangères nouvellement découvertes^ qu’il conserve dans sa belle collection , et dont celle-ci fait partie.

Cet Eiandide du Sénégal a le dessus de la tête et du cou , le dos, le croupion , les plumes scapulaires , les pennes des ailes et de la queue, en dessus , d’un jôli cendré un peu bleuâtre , mais sombre sur le dos et le croupion, plus clair sur les pennes alaires, et passant au noir sur quelques plumes scapulaires ; l’extrémité de la plupart des pennes secondaires et des grandes couvertures alaires , le bord interne des pennes . caudales, à l’exception des deux intermédiaires , le bord et les côtés du front , le dessous des ailes et toutes les parties inférieures d’un trèsbeau blanc de neige ; le tour de l’œil d’un cendré-noirâtre ; une grande tache noire sur le pli de l’aile ; la queue longue de huit pouces ; les deux plumes les plus éloignées du centre dépassent les plus proches d’elles , de trois pouces et demi ; elles sont alors étroites et terminées par une petite tache noire^ cette tache existe aussi au bout des trois premières rémiges ; toutes ont leur tige noire ; les pennes caudales vont en diminuant de longueur jusqu’au* deux du milieu.

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