‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 128 sur 246 · L. 16. E.. P.. R. iz · texte numérisé non relu

L. 16. E.. P.. R. iz

* * * Genre.

BUSARD , Circus. Falco J Linn. Lath.

Corpus oblongum , variis coloribus pictum.

Caput rotundatum.

Rostrum médiocre 3 hasi declive et cerâ villosâ instructum , lateraàm compressum , supra subangulosum ; mandibula superior marginibus dilatatis ; injerior brevior , recta, obtusa.

N ares oblong&3 vibrissis rigidis partïm obtects.

Lingua crassa , carnosa 3 èmarginata. ■

Collum médiocre.

AU longs, ,• remigïbus 3 â., 4a. omnium Ion gissimis.

Femora extra abdomen posita ; tibis omnino plumoss.

Tarsi èlongati , graciles , digito medio et ungue longiores.

Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores ; postictis unus j exteriores basi membranâ connexi ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus3 sedïlem cingens , humi incumbens.

U ngues tenues 3 acutissimi.

Cauda rectricibus 12.

Circi habitant per totum orbem ; insectis , avibus 3 piscibus victitant ; in arboribus nidifie ant ; ova 4 pariunt. Pulli recèns nati videntes , cibum ipsi capientes 3 in tûdo victati , ex illo cedentes tantum ad volandùm apci sunt.

Corps oblong, peint de diverses couleurs.

Tête arrondie.

Bec médiocre, droir et garni à sa base d’une cire poilue , comprimé latéralement , un peu anguleux en dessus; mandibule supérieure à bords dilatés, crochue, acuminée; l’inférieure plus courre, droite , obtuse.

Narines oblongües, en partie couvertes par des soies roides.

f Langue épaisse , charnue , échancrée.

Cou médiocre.

Ailes

ORNITHOLOGIE

Ailes longues; les 3e. et 4e. rémiges les plus longues de toutes.

Tarses alongés , grêles , plus longs que le doigt du milieu et son ongle.

Pieds tétradacryles ; trois doigts devant , un derrière ; les extérieurs réunis à leur base par une membrane; pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.

Ongles grêles , très-pointus, l’externe le plus petit.

Queue à 1 2. rectrices.

Les Busards se trouvent sur tout le Globe; vivent d’insectes, d’oiseaux et de poissons; ils nichent sur les arbres , et leur ponte est de quatre oeufs. Les petits y voient en naissant , prennent eux-mêmes la nourriture, sont alimentés dans le nid, qu’ils 11e quittent qu’en état de voler.

Le Busard des marais, i. C. Æruginosus. C. Cerâ virescente ; corpore fusco; venue j gulâ3 axillis pedibusque luteis ; ' rostro nigro.

Cire verte ; corps brun ; vertex , gorge , aisselles et pieds , jaunes. (PL 203. fig. 2.)

Au temps de Belon , nos aïeux connoissoient cet oiseau sous le nom de faux Perdrieux 3 et quelques fauconniers l’appellent Harpaye à tête blanche ; enfin, on l’a décritsous la dénomination de Busard des marais s parce qu’il se tient de préférence à portée des marais, des lacs, des étangs et des rivières; ôn ne le voit pas perché sur les grands arbres, mais à terre, sur une pierre ou sur les buissons. Son vol est pesant , horizontal et peu élevé. Il se nourrit ordinairement d’oiseaux d’eau, de poissons, de grenouilles et de^ vers aquatiques. Ses longues jambes lui sont utiles pour avancer sur le bord fangeux des marais. Etant extrêmement vorace, le lieu qu’il habite est un repaire de carnage. Il se fait redouter de plusieurs espèces d’oiseaux de proie ; aussi , les Hobereaux, les Cresserelles j \es Eperviers évitent sa rencontre et fuient à son approche. Son aire est toujours placée à peu de hauteur de terre , tantôt sur des buissons , tantôt sur des mottes , entre les joncs et les herbes élevées qui croissent sur les bords inhabités des rivières ou des marais. La ponte esc de trois ou quatre œufs blanchâtres. Cette espèce , qu’on rencontre en Europe, n’est commune nulle

part , si ce n’est en Sardaigne , où elle porte le nom de Topaju^ auquel on ajoute le mot Falçu. On la trouve aussi en Egypte.

La couleur dominante du plumage est un grisbrun mêlé d’une teinte ferrugineuse; une marque jaunâtre ou blanchâtre est sur la nuque et sur l’occiput; des taches roussâtres peu apparentes et diversement distribuées chez des individus, sont répandues sur les parties supérieures , à l’extrémité des couvertures des ailes, de leurs pennes et de celles de la queue; l’iris est couleur de safran , et la cire, d’un verdâtre mêlé de jaune. Le plumage est sujet à quelques variations , comme chez tous les oiseaux de proie; caron voit des individus dont le corps est d’une couleur de chocolat ; d’autres, qui ont du jaune à la gorge, aux épaules, au sommet de la tête, et quelques-uns dont le plumage est sans taches. La femelle ne diffère pas du mâle, si ce n’est par une taille un peu plus forte. Latham , Index 3 n. 53. Gmelin 3 édit. 1 3.72. 29 (Falco æruginosus). Btisson} Ornith.tom. \.p. 40c. n. 29. Bujfon , Hist. nat. des Oiseaux , tom. i.p. 2x8 . pl. enl. n. 424. L’Europe.

Le Busard harpaye. 2. C. Rufus. C . Rufus maculis longitudinalibus varias ; dorso fusco ; caudâ cinereâ ; rostro nigricante; pedibus flavis.

Roux, varié longitudinalement de roux; dos brun ; queue cendrée ; bec noirâtre ; pieds jaunes.

Ce Busard est présenté par MM. Cuvier et Temminck , comme un individu vieux de l’espèce précédente ; mais nous croyons nous être assurés que c’est une espèce distincte, d’après des observations confirmées par deux naturalistes très-judicieux , MM. Bâillon et de Riocour , qui est beaucoup plus rare que la précédente en France et en Allemagne, et commune en Egypte , où l’a observée M. Savigny. Ses œufs sont d’un blanc un peu bleuâtre, plus petits que ceux du Busard des marais et plus gros que ceux du Busard soubuse , dont elle se rapproche par une sorte de fraise blanchâtre, qu’on ne remarque jamais chez 1 q Busard des marais 3 à quelque âge que ce soit.

Le dessus de la tète et du cou, le poignet de l’aile sont blancs , avec une tache longitudinale brune sur le milieu de chaque plume; le dessus du corps , des ailes , des petites et moyennes couvertures, et une partie des pennes secondaires, d’un brun lavé de roux ; les grandes couvertures des ailes , leurs pennes intermé-

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i2io ORNITH

diaires, les deux ou trois secondaires les plus proches de celles-ci, et la queue en entier , sont d’un gris-bleuâtre et d’une nuance plus sombre sur leur tige-, les grandes rémiges, d’un brun noir à l’extérieur et blanches en dedans, vers leur base et en dessous; les plumes des parties inférieures, d’un roux clair, avec des taches longitudinales, étroites et brunes sur leur milieu ; les caches sont presque nulles sur le basventre et les parties postérieures.

M. Bâillon conserve dans sa nombreuse collection un individu qui présente , dans son plumage , de grands rapports vecle Busard des marais , par sa couleur brune. Il est varié de taches longitudinales d’un blanc-roussâtre sur la nuque et sur l’occiput , et quelques autres, comme effacées, sur la poitrine; le ventre et l’abdomen sont blancs; les pennes intermédiaires des ailes et de la queue, pareilles à celles. du précédent , c’est-à-dire , d’un gris-bleuâtre; le -bec est d’un noir profond. Frisch } Ois.pl. 78 ( Fischgeyer ). Frisson 3 Ornith. tom. 1. p. 404. n. 30 ( Busard roux). Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux y tom. ï . p. 117. pl. enl. n. 460. Latkam 3 Index y n. 51. Gmelin y Syst. nat. édit. 13, /z. 77 ( Falco rufus). V Europe et l’Afrique.

Le BUSARD SOUBUSE. 3. C. Gallinarius. C. Corpore supra c&ruleo-canescente , subtus arcuque super ciliari gulam cingente albis ■ rostro nigro ; pedibus fulvis ( mas ) ; corpore, cinereo fusco -, abdomine pallido maculis oblongis rufis ; uropygio albo ; pedibus Jl avis ; rostro nigrïcante ( femi 'na ).

Dessus du corps d’un cendré-bleuâtre , dessous et arc entourant la gorge, blancs ; bec noir ; pieds fauves (mâle) ; corps d'un" brun-cendré ; abdomen pâle , avec des taches oblongues rousses ; croupion blanc ; pieds jaunes ; bec noirâtre ( femelle ), ( Pl. 205 . fig. 1 . )

Le mâle de cette espèce , qui porte en France le nom d 'Oiseau Saint-Martin , a, lorsqu’il est revêtu de son plumage parfait , la tête , le cou , k gorge, le haut de la poitrine , les couvertures supérieures des ailes , à l’exception des primaires, les scapulaires, le dos, le croupion et le dessus dès pennes caudales, d’un gris bleuâtre , un peu sombre sur le dos et les plumes scapulaires ; les couvertures supérieures et inférieures de la queue, le dessous de ses pennes, le reste de la poitrine, le ventre et l’abdomen, d’un blanc de neige pur; les trois premières rectrices de chaque côté, de cette couleur en dedans, avec quelques

petites taches d’un gris-bleuâtre clair près de leur tige ; les suivantes du même gris à l’intérieur, et rayées en travers de taches d’une nuance plus foncée ; les deux intermédiaires, totalement d’un gris-bleuâtre uniforme ; les pennes primaires des ailes , noires et terminées de gris en dessus , noires en dessous depuis leur milieu jusqu’à leur pointe, et blanches dans le reste ; les rémiges intermédiaires ec secondaires , de la dernière couleur en dessous, dans presque toute leur étendue ; la cire est jaune ; les ailes, dans leur étar de repos, n’atteignent pas l’extrémité de la queue, qui est un peu cunéiforme ; la première rémige est plus courte que la sixième ; les deuxième et cinquième sont à peu près de la même longueur ; les troisième et quatrième presqu’égales entt’elles et les plus longues de toutes.

Chez la femelle, qui est le Soubuse des Français et le Ringtail des Anglais, la tête, le cou et le dessus du corps sont bruns, avec quelques taches roussâtres et longitudinales sur la tête , mais d’une teinte presque blanche sur le dessus du cou , plus petites , un peu arrondies et de cette dernière nuance sur les couvertures des ailes; toutes les parties inférieures sont d’un roux clair, avec des taches longitudinales et brunes.; les pennes des ailes ont des bandes transversales alternativement d’un gris' sombre et brunes ; les intermédiaires et les secondaires sont terminées de blanc ; le pli de l’aile et ses couvertures inférieures, blancs et marqués de brun ; les couvertures supérieures de la queue , blanches ; les inférieures et les plumes des jambes, d’un blanc lavé de roux et parsemées de taches rousses en forme de fer de lance ; les six pennes du milieu de la queue , traversées par de larges bandes brunes et grises ; ces bandes sont Sur les six autres d’un blanc un peu roussâtre et d’un roux rembruni ; toutes ont leur extrémité blanchâtre en dessus, et le gris des huit intermédiaires est plus clair ; le blanc des autres est terne et le brun presqu’effacé.

M. Bâillon croit que cette espèce ne passe point l’été en Picardie, ne l’ayant jamais rencontrée pendant cette saison. Elle arrive dans cette province au mois d’octobre et disparoîc au mois d’avril. Cet excellent observateur a trouvé dans le jabot de plusieurs individus des débris de campagnols et d’oiseaux ; une femelle, qu’il conserve dans sa collection, a été tuée en poursuivant une Perdrix. Brisson , Ornithol. tom. 1 p. 148. n. 37 ( Faucon à collier). Bujfon ,

ORNITHOLOGIE

Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. i . p. m.pl. enlum. n. 459 ( Oiseau Saint- Martin). Gmelin 3 Syst. nat. édit. 15. n. 10. Latham 3 Index , . n. 94 ( Falco cyaneus) mâle. Basson 3 idem, p -345. Buffûn3 idem, p.i 15. pl. enl. n. 445, 480 ( Soubuse). Gmelin 3 idem. n. ri ( Falco pygargus) femelle et jeune. L’Europe 3 l’Afrique.

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