‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 146 sur 246 · L. id. E.. P.. R · texte numérisé non relu

L. id. E.. P.. R

*** Genre.

EPERVIER , Sparvius. Falco 3 Linn, Lath.

Corpus oblongum3 variis coloribus pictum.

Caput rotundatum.

Rostrum breve aut médiocre 3 basi decliveet cerâ. instructum 3 supra convexum 3 lateraum compressum ; mandibula superior marginibus di'atatis 3 adunca 3 acuminata ; inferior recta 3 brevior 3 obtusa.

N ares subovatA.

Lingua^carnosa 3 crassa3 emarginata.

Rictus fississimus.

Collum médiocre.

AU modica ; remige iâ. brevissimâ 4*. om- - nïum longissimâ.

Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.

Tarsi plus minusve elongati 3 graciles aut crassiusculi.

Pedes tetradactyli , digtti elongati ; très anteriores 3 posticus unus exteriores basi membranâ connexi ; hailux quemadmodum ameriores imo tarsi positus 3 sedilem cingens 3 humi incumbens .

Ungues longi 3 arcuatissimi 3 acudssimi ■ internus et posticus reliquis majores.

Cauda rectricibus 1 1 .

Sparvii per omnem orbem habitant ; in arboribus nidifie ant ; ova 4-5 pariant ; avibus et rninimîs quadrupedibus viedtant. Pulli recèns nati videntes 3 cibum ipsi capientes } in nido via ad 3 ex illo cedentes tantum ad volandum apti sunt.

Corps oblong, peint de diverses couleurs.

Bec incliné dès sa base et garni d’une cire, convexe en dessus, comprimé latéralement; mandibule supérieure à bords dilatés , crochue, acuminée; l’inférieure, droite, plus courte , obtuse.

Narines un peu ovales.

Langue charnue, épaisse, échancrée à sa pointe.

Bouche très-fendue.

Cou médiocre.

Ailes moyennes ; la première rémige courte ; 4e. la plus longue de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.

Tarses plus ou moins aîongés, grêles ou un peu épais.

Pieds tétradactyles ; doigts longs; crois devant, un derrière; les extérieurs réunis à leur base par une membrane ; pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.

1262 ORNITH

Ongles longs, très-arqués, très-aigus; Tinterne et le postérieur les plus longs de tous.

Queue à r i rectrices.

v Les Eperviers habitent sur tout le Globe , et nichent sur les arbres. Leur ponte est de quatre ou cinq œufs ; ils se nourrissent de petits quadrupèdes et d’oiseaux. Les petits voient des leur naissance, prennent eux-mêmes la nourriture , sont alimentés dans le nid, qu’ils ne quittent qu’en état de voler.

A. Eperviers.

L’ÉpERVIER COMMUN, i. S. Nisus. S.'Corpore supra 3 in senioribus , obscuro c&rulescenre-cincreo ; in adulcis 3 obscure fusco , pennis margine ferrugineis ,• abdomine albo griseoque undulato ; caudâ fasciis nigricantibus ; rostro c&rulescente -, cerâ viridi ; pedibus /lavis.

Dessus du corps d’un gris-bleu obscur chez les vieux ; d’un brun obscur chez les adulres ; abdomen ondé de blanc et de gris; bandes transversales de la queue noirâtres; bec bleuâtre; cire verte; pieds jaunes. (P/. io$.fig. 4.)

On rencontre assez communément cet Epervier dans nos contrées, où les uns restent route Tannée , tandis que d’autres voyagent à l’approche de l’hiver. Belon avoir anciennement observé leur passage dans la Propontide, et Son nini en a rencontré en pleine mer des troupes nombreuses , qui se dirigeoient vers la Barbarie. Tous les voyageurs reviennent en Europe au printemps avec les' autres oiseaux de passage, pour faire la guerre aux petites espèces, dont ils font une prodigieuse destruction. Ils attaquent et saisissent aussi les Pigeons isolés , et on les voit souvent chercher à les surprendre , envolant autour des colombiers.

Cette espèce construit son nid sur les arbres, dans les forêts, et sa ponte esc ordinairement de quatre ou cinq œufs blancs et semés de mouchetures brunes , plus épaisses vers le gros bout, où elles forment une sorte de couronne. Eile est répandue dans une grande partie de l’ancien continent; on la rencontre depuis la Suède jusqu’en Afrique ; on la dit aussi commune dans las Grandes-Indes, et elle se trouve aussi en Amérique.

Le mâle, que Ton appelle Tiercelet d3 Epervier 3 porte un plumage varié d’une manière très-marquée dans les ditférens âges. Il est , dans sa première année , d’un brun-roussâtre sur les parties supérieures ; d’un blanc-jaunâtre, avec des

taches longitudinales, irrégulières et rousses, sur les parties inférieures; les pieds sont d’un jaune sale.

Le même , après sa deuxième mue , a la nuque en partie blanche; le dessus du cou, roussâtre et racheté de brun ; les plumes du dos et les couvertures supérieures des ailes , brunes et bordées de roussâtre; des taches blanches, sur les plumes scapulaires; les parties inférieures, d’un blanc-jaunâtre , avec des raies transversales , roussârres et brunes; la queue, d’un gris rembruni et traversée par six bandes brunes; enfin , lorsqu’il est revêtu de sa livrée parfaite , il esc d’un cendré-bleuâtre en dessus , blanc en dessous, avec des lignes brunes et longitudinales sur la gorge, transversales sur toutes les parties postérieures ; la queue est d’un gris-cendré , et traversée par des bandes d’une nuance sombre.

La femelle est plus grande que le mâle, porce un vêtement pareil au sien dans le premier âge, et lui ressemble encore quand il est dans sa deuxième année; mais elle n’a jamais , à- quel— qu’âgé que ce soit, son plumage d’un grisbleuâcre sur les parties supérieures. Brisson, Ornith. tom. 1. p. 310. «.1. Buffon , Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 1. pag. 125 . pi. enl. n. 422 , 4 66 , 467. L3 Europe..

* L’EPERVIER BRUN. 2. S. Badius. S. Supra fus-

cus 3 subtus albus , flavescente striatus ; tectricibus alarum albo circurndatïs ; caudâ fasciis quatuor, saturatè fuscis ; rostro c&ruleo , apice nigro -, pedibus /lavis.

Brun en dessus , blanc en dessous et rayé de jaunâtre; tectrices des ailes entourées de blanc, avec quatre bandes transversales brunes; bec bleu, noir à sa pointe ; pieds jaunes.

Brown a fait connoîcre cet Epervier de l’île de Ceylan 3 donc ie plumage est terne sur les parties supérieures, et d’un blanc rayé de jaunâtre sur les inférieures; les couvertures du dessus des ailes ont une bordure blanche , et leurs pennes en portent une brune sur leur bord extérieur ; quatre bandes, d’un brun foncé, traversent la queue. Brown, Illustrât, %00l.pt. 3. 2e édit, du nouv. Diction, d3 Hist. natur. tom. 10. pag. 318. Ceylan.

* L’ÉPERVIER ARDOISÉ. 3. S. C&rutescens. S. Capite corporeque c&rulescentibus ; remigibus rectricibusque ni gris ; alis subtàs albo maculatis ;

ORNITH

caudâ fascïis duahus luteis et albo striatis ; rostro nigro ; pedibus longissimis 3 f lavis .

Têce ec corps bleuâtres ; rémiges et rectrices noires; dessous des ailes tacheté de blanc; queue traversée par deux larges bandes de cette couleur; bec noir; pieds très-longs , jaunes.

Cette espèce5 dont on voit un individu au Muséum d’histoire naturelle, a la tête et le corps de couleur d’ardoise; les ailes et la queue, noires ; de grandes taches blanches sous les pennes alaires, et deux larges bandes de la même couleur, sur les pennes caudales. On la trouve dans l’Amérique méridionale. ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. îo.p. 318. V Amérique méridionale.

* L’ÉpERVIF.R BRU NOIR. 4. S. Subniger. S.

Suprà nigricante-fuscus ; subtus albo cinereus 3 fusco radiatus ; caudâ subtùs albidâ; rectricibus rnediis fasciis duabus ni gris ; rostro alkescente 3 apice nigro ; pedibus flavis.

Erun-noirâtre en dessus , gris-blanc en dessous et rayé de brun ; queue blanchâtre en dessous ; les deux rectrices intermédiaires , avec deux bandés transversales noires ; bec blanchâtre, noir à sa pointe; pieds jaunes.

Nous avons vu cet Epervier au Muséum d’histoire naturelle; on dit qu’il se trouve à la Guyane et qu’il est fort rare. Il est en dessus d’un brun-noirâtre, et en dessous, d’un grisblanc rayé de brun; les joues et les côtés du haut du cou sont grisâtres; le dessous de la queue est blanchâtre, avec deux bandes noires sur ses deux pennes intermédiaires. ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 10. p. 519. V Amérique méridionale.

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