L. rB. E.. P.. R
B. Base de la mandibule supérieure ne dépassant' pas X origine du front ; narines situées près du capistrum.
* Le Musophage géant, z. M. Gigantea. M.. Cristâ nigrâ ; gulâ juguloque dilutè c&ruleis ; rectficibus intermediis saturatè c&ruleis ; pectore ventre que viridizflavis ; rostro aurantio ; pedibus nïgris.
Huppe noire ; gorge et devant du cou d’un bleu clair; rectrices intermédiaires d’un bleu foncé , noires à leur pointe; latérales , noires àla base et vers le bout, jaunes dans le milieu , bleues -à la pointe; poitrine et ntentredùn jaunevert ; bec orangé ; pieds noirs.
Ce bel et rare oiseau d’Afrique,, que nous ' avons vu en nature , porte sur la tête une huppe assez longue , qui prend naissance sur le front et qui est d’un noir lustré; les plumes.de la base du bec, celles des paupières et des jambes près du genou, sont bleues; cette couleur prend un ton clair sur la gorge, le cou et les ailes;, elle devient très-foncée sur les pennes inter~. médiairesde la queue, dont la pointe est noire r les latérales sont de cette. couleur à leur origine et vers lë bout, d’un jaune-citron dans le milieu,, et d’un bleu foncé à leur extrémité; toutes sont en dessus noirâtres et d’un jaune très-pâle ; la reinte d’un vert-jaune, qui couvre la poitrine et h.- ventre ,‘ se change en roux sur les parties, postérieures; les ailes en repos ne dépassent pas l’origine de la queue , qui est très-longue et très-large. . Lev aillant y,Lîist. nat ur. des Guêpiers > Promerops 3 etc. pl. 16. ze édit, du nouveau Dict . d’Hist. nat. tom. zz.p. 9.1. L’Afrique.
L, zy, E.. P.. R. t e.
iao6 ORNITHOLOGIE.
* Le MusOPHAGE VARIÉ, j. M. Fariegata. M. Supra fusca ; dorso cinereo mixto ; tectricibùs alarum superioribus ardosiaceis ; corporè subtàs albo,fusco longitudinaliter striato ; pedibus fuscis.
Brun en dessus; dos mélangé de cendré; tectrices supérieures des ailes ardoisées ; dessous du corps rayé en longueur de blanc et de brun; pieds bruns.
On trouve cette espèce au Sénégal , où elle n’est pas rare. Les plumes de l’occiput et de la partie supérieure du cou sont longues et étroites, et présentent la forme d’une huppe tombante sur la nuque; le dessus de la tête, le cou , le dos et le croupion sont bruns ; les plumes du bas du cou ont leurs bords d’un gris-blanc, et celles du dos, d’un gris-cendré; les pennes des ailes présentent le même fond de couleur, et leur bordure extérieure est ardoisée , de même que leurs couvertures supérieures ; la gorge, la poitrine, le ventre , les jambes et les couvertures inférieures de la queue sont blancs, avec un trait longitudinal brun sur le milieu de chaque plume, dont les bords sont d’un gris-cendré; la queue est pareille aux ailes.
Il nous semble que Latham a décrit un individu de cette espèce sous le nom de Phasianus africanuSj ainsi que Sonnini, dans son édition de Bufton, sous celui de Faisan d’ Afrique 3 ce dont on peut $e convaincre , en rapprochant de la description précédente celle que nous allons eionner de ce prétendu Faisan. Il a le bec jaune; les plumes de la huppe, brunes dans leur milieu et blanches sur les côtés; le dessus de la tète, noirâtre; les plumes du dos, d’un cendrébleuârre, avec un trait noirâtre près de leur tige ; le menton et le devant du cou, d’une couleur de rouille rembrunie ; les côtés du cou, blanchâtres et un peu bigarrés de brun; les plumes de la poitrine et du ventre, blanches, avec des traits noirs le long de leur tige ; les ailes, d’un cendré- bleuâtre et noirâtres à leur extrémité; l’aile bâtarde, noire; les huit pennes latérales de la queue, d’une couleur de plomb rembrunie ; blanches sur leur côté interne , depuis le milieu jusqu’à la pointe, et noires à l’extérieur ; les deux intermédiaires , de cette couleur à leur extrémité, et brunes dans le reste ; la queue est longue de neuf pouces un quart, et la longueur totale de l’oiseau est de dix-huit pouces ; les pieds sont noirs. Ie édit, du nouv. JPia. d’Hist. nat. tom. 2.1. p. V Afrique.
TOUR A CO , Opaethus. Cuculus 3 Limi. Lath.
Corpus oblongum 3 caruleo 3 vir'tdi 3 rubro varïum.
Caput rotundatum 3 cristatum.
Rostrum capite brévius 3 basi pennis recum bentibus instructum 3 supra convexum 3 subarcuatum3 iitrinque compressum 3 è medio ad apïcent d&nticulatum 3 fississimum.
Nares orbiculares 3 paràm pennis tecta.
Lingua cartilaginea 3 plana 3 acuta.
Palpebra carunculata.
Collum médiocre.
AU brèves 3 pennâ spuriâ hreve ; remigibus et 4â. omnium longissimis.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Pedes tetradactyli ; digiti très anteriores basi membranâ connexi -, unus posticus ; externus versatilis ; hallux quemadmodum anteriores imo tarsi positus , sedilem cingens } humi incumbens.
Cauda elongata 3 rectticibus 10.
Opaethi habitant in sylvis Africa ; fructihus victitant ; in arbore cavo nidificant ; ova 4 pariunt. Pulli c&cigeni in nido victati sunt 3 ex illo discedunt tantum ad vclandum apti.
Corps oblong , varié de bleu , de vert , de rouge.
Tête arrondie, huppée.
Bec plus court que la tête, garni à sa base de plumes dirigées en avant, convexe en dessus, un peu arqué, comprimé latéralement, dentelé du milieu à la pointe, très-fendu.
Narines orbiculaires, en partie cachées par les plumes.
Langue cartilagineuse, plate, pointue.
Paupières caronculées.
Cou médiocre.
Ailes courtes, à penne bâtarde courte ; les 3®. et 4e. rémiges les plus longues de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Pieds tétradactyles; trois doigts devant, unis à leur base par une membrane; un derrière; l’externe versatile ; pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs , cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Queue alongée , à dix rectrices.
Les Touracos habitent dans les forêts de l’Afrique; vivent de fruits, nichent dans un arbre creux et pondent quatre oeufs Les petits naissent
aveugles ,
O K N I T II
aveugles j sont nourris dans le nid, et ne le quittent qulen écat de voler.
*Le TouRACO BüFFON. l. O. Bujfoni. O. Cristâ , collo j corpore subtàs dorsoque superiori viridibus ; iLfopygio c&rulescente-violaceo ; alis caudâque cœruleis ; remigibus prïmoribus rubris ; rostro xubro ; pedibus nigris.
Huppe, cou, dessous du corps et haut du dos verts ; croupion d’un violet-bleuâtre ; ailes et queue bleues ; rémiges primaires rouges ; bec de cette couleur 3 pieds noirs.
Selon Buffon, ce Touraco se trouve au Cap de Bonne- Espérance, mais M, Levaillant nous assure qu’on ne l’y rencontre pas 3 cependant il habite l’Afrique. Sa huppe forme une touffe relevée en houppe , et s’incline sur le derrière ; les plumes très-effilées, dont elle se compose, n’ont point de frange blanche comme celles du panache du Touraco louri ,• les ailes et la queue sont d’un beau bleu-violacé ; les premières pennes de l’aile , d’un rouge franc 3 la huppe, le cou, tout le dessous du corps , le haut du dos et les plumes des jambes , d’un vert gai 3 les plumes du poignet de l’aile du même vert 3 les plus proches prennent toujours un peu de bleu à mesure qu’elles s’approchent des suivantes, qui sont du même bleu que le reste des pennes ; le croupion et toutes les couvertures de la queue sont d’un violet-brunâtre ; une tache noire est au-dessous de l’œil , et une blanche se trouve par-devant. Levaillant , Hist. des Guêpiers , Promgrops , etc. pl. 1 7. ze édit, du nouv. Diction. d’Hist. hat-, tom. 34. p. 304. V Afrique.
*Le Touraco louri. 2. O.Persa. O. Cristata ; corpore viridi-c&rulescente ; remigibus sanguineis j rostro albido ; pedibus nigris.
Huppé ; corps d’un bleuâtre-vert ; rémiges couleur de sang j bec blanchâtre ; pieds noirs.
M. Levaillant a rencontré ce Touraco au Cap de Bonne-Espérance , dans les grandes forêts de la côte de l’Est , à l’entrée du pays d’Auteniquois. Il est, dit-il, d’un naturel peu farouche, et si curieux, qu’il vient de lui-même près de l’homme ou d’un animal qu’il aperçoit, et qu’il suit même d’arbre en arbre, en faisant entendre son cri de plaisir, qu’on imite facilement par la syllabe cor, prononcée longuement du gosier, en la tremblotant par le moyen de la langue qu’on fait vibrer, et en traînant beaucoup sur l’r. Son cri
d’appel se rend très-bien par le mot Corouw, prononcé huit à dix fois de suite du fond du gosier et en grasseyant. Enfin son cri d’alarme esc formé de plusieurs tons bruyans , qui ressemblent à des sons précipités de trompette guerrière. Cette espèce niche dans de grands trous d’arbre 3 sa ponte est de quatre œufs d’un blancbleuâtre.
Ce Touraco a la tête , le cou, le haut du dos, la poitrine, le haut du ventre , d’un vert-pré; deux traits blancs, composés de petites plumes ou poils ras et soyeux, l’un assez court ec à l’angle intérieur de l’œil ; l’autre est devant et prolongé en arrière â l’angle extérieur 3 entre ces deux traits , il y en a un autre d’un violet foncé 3 les yeux sont entourés d’une membrane rouge ec couverte de papilles 3 les paupières ont une bordure de la même teinte, qui est celle des yeux 3 la huppe est composée de plumes très-longues, un peu effilées, fort douces au coucher, terminées de blanc et se prolongeant de devant en arrière 3 ces plumes remontant en l’air de chaque côté, s’appliquent â plat les unes contre les autres, et se réunissent ensuite à leur sommet pour former une huppe tranchante ou en crête, seulement épanouie sur le derrière, et imitant une sorte de casque antique orné de son panache. Les plumes scapulaires, les grandes couvertures des ailes et le bas du dos sont d’un vert foncé brillant , à reflets d’un violet très-profond et légèrement dorés 3 le croupion est d’un vert-noirâtre 3 les couvertures du dessus de la queue sont d’un vert sombre foncé ; les plumes du bas-ventre, et des jambes, noirâtres, effilées et semblables à du duvet 3 les grandes pennes des ailes , d’un ronge foncé et chatoyant en dessous, d’un rouge éclatant du côté interne et d’un brun-noirâtre en dehors 3 les moyennes, rouges dessus et dessous, et bordées de brun à l’extérieur 3 le reste des pennes est rouge et terminé de brun 3 les rectrices sont larges, un peu étagées, d’un vertnoirâtre en dessous, d’un vert foncé en dessus, qui s’obscurcit graduellement vers le bout.
La femelle 11e diffère du mâle que par une taille un peu, inférieure et par des couleurs un peu moins vives. Le jeune porte un plumage plus terne que celui de la femelle 3 il a le bec brun et la huppe frangée de roux au heu de blanc ; le rouge des grandes pennes alaires n’est pas aussi vif, ni aussi étendu que chez les vieux. Edwards , Oiseaux , pl. 7. Latham , Index culus persa). Brisson , Ornithol. tom. 4 . p. 1^2. n. 24 ( Coucou huppé vert de Guinée ). Buffon,
Bbbbbbbb
1298 ornith
Jüst. nat. des Oiseaux 3 tom. 6. p. 300. pl. enl. n. 6 01. V Afrique.