L. 3 j. E. G. P. 18. R. LOi
CIIe. Genre,
PIC, Picusy Linn. Lath.
Corpus subelongatum 3, variis coloribus pictum ,
Caput subrotundum , s&pé cristatum.
Rostrum robastum 3 basi pennis setaceis recumbentibus obductum 3 rectum vel subarcuatum 3 polyedrum 3 apice cuneato 3 aut cempresso autsubrotundato ; mandibula superior supra sulcata 3 vel lavigata.
JS ares ovata , patuU 3 pennis setaceis obsiu.
Lingua lumbriciformis 3 apice retrorshm aculeata 3 mucronata3 cornea.
' Collum breve.
AU pennâ spuriâ breve ; remige tertia omnibus longiore.
Femora extra abdomen posita ; tibia, omninb plumosa.
Pedes tetra aut tridactyli ; digiti très aut quatuor j antici duo basi connexi , postici duo ad imum sejuncti , aut unus ; hallux quemadmodùm anteriores imo tarsi positus 3 sedilem cir.gens 3 humi incumbens.
Cauda rectricibus 10 vel 12.
P ici habitant per omnem orbem in truncis arborum 3 ex quibus larvis , insectis victitant 3 in foraminibus rotundis arborum nidifie ant; ova 4-5 pariunt. Pulli cacigeni in nido victati 3 ex illo discedunt tantum ad volandum apti.
Corps un peu alongé, varié de diverses couleurs.
Tête un peu arrondie, souvent .huppée.
Bec robuste, couvert à sa base de plumes sétacées dirigées en avant , droit ou un peu fléchi en arc, polyèdre, à pointe en forme de coin, ou comprimée ou un peu arrondie 3 mandibule, supérieure sillonnée ou lisse en dessus.
Narines ovales , ouvertes , couvertes par des plumes séracées.
Langue lombticiforme , garnie vers le bout de petits crochets recourbés en arrière , à pointe aiguë et cornée.
Cou court.
Ailes à penne bâtarde courte; 3e rémige la plus longue de toutes.
Pieds tétra ou tridactyles; trois ou quatre doigts; deux devant, deux ou un seul derrière 3 les antérieurs réunis à la base ; pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Queue à 10 ou 12 rectrices.
Les Pics se trouvent sur tout le Globe; s’y tiennent sur le tronc des arbres , où ils se nourrissent des larves et insectes qui s’y cachent; ils
ORNITHOLOGIE
nichent dans les trous ronds des arbres; leur ponte est de quatre ou cinq œufs. Les pecits naissent aveugles, sont appâtés dans le nid, et ne le quittent qu’en état de voler.
A. Quatre doigts.
* Bec terminé en forme de coin.
Le PiC vert. i. P. Firidis. P. Firidis ; vertice coccineo ,• rostro obscuro -, pedibus virescente-cinereïs.
Vert ; dessus de la tête rouge ; bec obscur; pieds d’un cendré-verdâtre. (PI. zta. fig. 3.)
Ce Pic 3 très-commun en. Europe, ne se tient guère que dans les forêts, qu’il fait retentir de ses cris aigus et durs., tiacacan , tiacacan , qu’on entend de loin et qu’il jette surtout en volant. Il a de plus que ce cri ordinaire , une sorte d’appel d’amour , qui ressemble en quelque manière à un éclat de rire bruyant et continu, tiô 3 tiô 3 tiô 3 tiô ~3 tiô 3 répété jusqu’à rrente et quarante fois de suite ; enfin , on lui en connoît encore un autre très-different de sa voix ordinaire , plieu , plieu , plieu , d’où lui est venu le nom rie Pleu-pleu. plipli. Ce cri plaintif et traîné annonce , dit-on , la pluie; ce qui lui a valu la dénomination d 'Oiseau pluvial , Oiseau de pluie ( Pluv'u avis ), et en Bourgogne , celle de Procureur de meunier .
Son vol est par élans et par bonds ; il plonge, se relève et trace en l’air des arcs ondulés, ce qui ne l’empêche pas de s’y soutenir assez longtemps; car il franchit d’assez grands intervalles de terres découvertes, pour passer d’une forêt à l’autre, et il ne manque guère d’annoncer son arrivée par son cri habituel. Au printemps et en été , et ce n’est guère que dans ces deux saisons , il se tient souvent à terre; ce qui provient de son goût pour les fourmis, dont il se nourrrit alors; il les attend au passage, couchant sa longue langue dans le petit sentier le plus proche de la fourmilière , qu’elles ont coutume de suivre à la file, et lorsqu’il sent sa langue couverte de ces insectes, il la retire pour les avaler. Dans les autres saisons, il grimpe continuellement contre les arbres, les frappe à coups de bec redoublés , coups qu’on entend de très-loin et qu’on peut aisément compter.
Bien des gens croient qu’après quelques coups de bec -il va de l’autre côté de l’arbre pour voir s’il l’a percé, mais c’est une erreur; car, s’il fait un détour, c’est plutôt pour saisir les insectes
l3oï
qu’il a réveillés- et mis en mouvement. C’est toujours au cœur s d’un arbre vicié et vermoulu qu’il place son nid; plus souvent il choisit les arbres de bois tendre , mais rarement les chênes et autres arbres durs. Le mâle et la femelle travaillent alternativement à percer la partie vive, jusqu’à ce qu’ils rencontrent le centre carié , rejetant en dehors les copeaux ; ils font quelquefois un trou si oblique et si profond , que la lumière du jour 11’y peut pénétrer; ils y entrent et en sortent en grimpant. Le nid est composé de mousse et de laine; la ponte est de quatre à six œufs verdâtres, avec des petites taches noires. Lorsque ces oiseaux sont à terre, ils ne marchent point, ils ne font que sauter; c’est aussi leur manière de grimper et celle de tous les oiseaux vrais grimpeurs.
Les plumes du dessus et du derrière de la tête sont longues , étroites , cendrées à leur •origine et d’un beau rouge sur le reste de leur longueur ; les côtés de la tête sont noirâtres; les moustaches du mâle, rouges; le dessus du cou , le dos et les couvertures supérieures de la queue, d’un vert -olive, qui prend une teinte jaune sur le croupion ; la gorge est. d’un blanc teint de jaune ; le devant du cou et la poitrine sont d’une couleur olive pâle , nuancée d’un peu de jaune sur le ventre , qui blanchi t , et est variée de jaunâtre sur les jambes et rayée de brun sur les couvertures inférieures de la queue; les pennes des ailes sont d’un brun peu décidé, avec des caches olivâcres ; la queue est brune et variée de vert-olive ; les huit pennes intermédiaires ont leur extrémité noire; le bec est noirâtre , avec la base de sa partie inférieure d’une couleur olivâtre; l’iris est rougeâtre à l’intérieur et blanc à l’extérieur.
Les moustaches de la femelle sont noires, et ses couleurs ont moins de vivacité.
Le jeune porte un plumage agréablement varié; le dessus du corps esc moucheté de jaune; la tête, tachetée de noir et de gris sur un fond rouge ; toutes les parties inférieures sont d’un blanc sale rayé longitudinalement de brun.
Une belle variété accidentelle est celle dont parle Latham, et que nous avons vue, maïs une seule fois, aux environs de Rouen. Son plumage présente une couleur- de paille vive, et le dessus de sa tête est seulement tacheté de rouge. Brisson 3 OrnithoL tom. 4. pag. 9. n. 1. Buffon y Bist. natur. tom. 7. pag. y.-pl. enl. n. 371, 879. L’Europe.
Le Pic vert de Norwège. 2. P. Canus. P.
Cinereus ; jronte obsolète rubro macula ta; dorso 3 humer is et tectricibus alaruni et cauddt viridibus ; uropygio flavo ; remigïbus rectricibusque fuscis ; gula albidâ ; rostro basijîavicante ; pedibus aigris.
Cendré ; front tacheté de rouge presqu’imperceptible ; dos , épaules , tectrices des ailes et de la queue , verts; croupion jaune; recr ri ces et rémiges brunes; gorge blanchâtre ; bec jaune à sa base ; pieds noirs.
Cette espèce se trouve rarement en France , mais elle est plus commune dans le nord de l’Europe et de l’Asie ; on la rencontre aussi dans l’ouest de la Russie et en Laponie, où elle porte le nom de Zhiane.
Elle a le sommet de la tête rouge ; le reste de cette partie , le dessus du cou et le dessous du corps, cendrés; des moustaches noires et étroites 0e dos, les couvertures des ailes et de la queue, d’un vert-bleuâtre ; le croupion , jaune ; la gorge, blanchâtre; les ailes et la queue, brunes; des raches jaunâtres iur les premières et des traits d’un brun foncé sur la dernière ; le bec, d’un cendré obscur dans la partie qui n’est pas jaune. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce qu’elle n’a pas de rouge sur la tête. Bufïori s’est mépris en présentant ce Pic pour une varié^ dif précédent. Basson 3 Ornithol. tom. 4. pag. 18. fi. 4 ( Pic vert de Norwège). Edwards 3 Ois. pi. 6 5 ( Grey-headed green voodpeker). Le nord de t Europe.
LePiCNOIR. 3. P . Martius.P. Niger; pileococcineo; rostro saturatè cinereo 3 lateribus albidis ; pedibus plumbeis.
Noir ; dessus de la tête rouge; bec d’un cendré foncé, blanchâtre sur les côtés ; pieds plombés. (PI. 21 1 .fîg. 1. )
Outre le tort que cette espèce fait aux arbres , dont elle creuse l’intérieur, au point qu’ils sont bientôt rompus par les vents , elle perce aussi les ruches des abeilles; aussi ^ pour l’éloigner , les Russes lès encourent d’épines et de petits branchages. Elle paroît confinée dans quelques cantons particuliers, car elle n’est pas connue dans la plupart de nos provinces, et elle est extrêmement rare en Angleterre. On la trouve dans les hautes futaies situées sur les montagnes , en Allemagne, en Russie, dans les Vosges, et elle ne se montre guère dans les pays de plaine. On la voit aussi dans des climats plus septentrionaux , en Suède, en Russie, où elle est
commune, et dans la Sibérie occidentale. Elle niche dans un trou d’arbre, et sa ponte se compose de trois ■œufs blancs.
A l'exception du dessus delà tête, qui esc rouge, le reste du plumage esc noir, et l’iris d’un jaune pâle. La femelle diffère du mâle en ce que son plumage est d’un noir moins profond , et qu’elle ne porte de rouge que sur l’occiput. Le jeune mâle , avant sa première mue , a le dessus de la tête tacheté de rouge et dé noirâtre, et l’ris d’un gris-blanchâtre. Brisson , Ornith. tom. 4. p. 2x.fi. 6. Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. j.p. 41. pl. enl. n. 59 6. V Europe 3 la Sibérie.
Le Pic a dos blanc. 4. P. Leuconothus. P. Vertice 3 abdomine rubris ÿ fronte rufescentealbâ ; dorso pectoreque albts ; rostro pedibusque ni gris.
Vertex et abdomen rouges ; front blancroussâtre ; dos et poitrine, blancs; bec et pieds noirs.
On rencontre cetre espèce dans le nord de l’Europe , quelquefois dans les forêts de l’Allemagne, et on ne dit pas l’avoir vue en France. Le mâle a le front d’un blanc-roussâtre ; le dessus de la tête et l’occiput rouges ; les joues , ledos , le croupion , la gorge , le devant du cou , la poitrine et le haut du ventre , blancs , avec des taches longitudinales noires sur les flancs ; le. reste du ventre d’un rouge-cramoisi ; des moustaches noires, qui partent de la mandibule inférieure, passent au-dessous des yeux, couvrent les oreilles en s’élargissant , se rétrécissent ensuite et descendent sur les côtés de la gorge, du cou et de la poitrine ; les couvertures des ailes sont noires ; les premières terminées par une large marque blanche ; les autres par une tache plus petite et de la même couleur , ce qui donne lieu à quatre bandes transversales. Les pennes alaires sont tachetées de blanc sur un fond noir; les pennes intermédiaires de la queue, de la dernière couleur; les autres mouchetées de noir sur un fond blan.c,
La femelle diffère en ce que sa tête esr noire en dessus et en arrière ; que le ventre et les parties postérieures sont blancs et tachetés de noir sur les côtés ; que les lorums et la nuque présentent la première couleur ; du reste elle ressemble au mâle, tt^olf et Meyer , Natur~ gesch. pl. ij, mâle et femelle, 2e édit, du nouv.
Vict. d’Hist. nat. tom. 16. pag. 7 3 . L'Europe.
Le Pic Épeiche. 5. P. Major. P. Albo nigroque varius ; crisso occipiieque rubris ; rosiro nigricante ; pedibus plumbeis.
Varié de blanc et de noir; plumes de l’anus et occiput rouges ; bec noirâtre ; pieds plombés.
Cet Épeiche a les mêmes habitudes que le Pic vert : comme lui, il grimpe sans cesse contre les arbres. Sa nourriture principale est la même , mais son cri est très-différent. Il semble prononcer tre3 re y re 3 re , re 3 d’un ton enroué. Il frappe contre les troncs des coups plus vifs et plus secs; il montre plus de défiance, et si quelque chose lui porte ombrage, il ne s’enfuit pas, mais se tient immobile derrière une grosse branche , toujours l’œil sur l’objet qui l’inquiète ; et si l’on tourne autour de l’arbre, il tourne de même autour de la branche, et toujours de manière qu’elle le cache aux yeux du chasseur. Pour attirer ce Pic sur un arbre quelconque, il suffit de frapper sur la crosse de son fusil avec un œuf de bois creux. Il fait son nid dans des trous d’arbre, et y dépose quatre à six œufs d’un blanc-grisâtre, mélangé de petites taches noirâtres.
Le dessus de la tête et du cou , le dos, le croupion , les couvertures supérieures des ailes et de la queue sont d’un noir lustré; une large bande rouge et transversale est sur l’occiput ; le front roussâtre; les plumes du capistrum sont dirigées en avant et noires ; les' côtés de la tête d’un blanc légèrement teint de roussâtre. On remarque sur les côtés du cou une grande tache de la même couleur; une bande noire part. des coins de la bouche, passe au-dessous des joues, s’étend sur les côtés du cou, et se divise' en deux autres, dont l’une borde la tache blanche et va se perdre sur le cou; le dessous du corps est d’un blanc-roussâtre jusqu’au bas-ventre, qui est rouge , de même que les couvettures inférieures de la queue; celles du dessous de l’aile sont blanches et tachetées de noirâcre ; les pennes des ailes noires , av«c des taches blanches ; les quatre pennes intermédiaires de la queue, et la plus extérieure de chaque côté, qui est très-courte, sont noires * et les latérales tachetées de cette couleur sur un fond blanc-roussâtre; l’iris est rougeâtre.
La femelie n’a point de rouge à l’occiput , et a le dessous du corps d’un blanc pur. Les jeunes,
dans leur premier âge, ont le haut de la tête d’un rouge terne, qui disparoît à leur première mue , et qui est remplacé par du noir ; l’occiput, d’abord de cette dernière couleur, devient rouge chez les mâles seuls. Ce fait, qui peut paroître extraordinaire, n’eu est pas moins vrai ; il a été vérifié par plusieurs savans ornithologistes. Brisson , Ornith. tom. 4. p. $4. /z. 15 [grand Pic varié). Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux , tom. 7. p. 57. pi. enl. n. 196 et 595. L'Europe.
Le Pic varié a tête rouge. 6. P. Médius. P. Albo nigroque varius ; crisso pileoque rubris ; rostro pedïbusque nigricantibus.
Varié de blanc et de noir ; plumes de l’anus et dessus de la tête rouges ; bec et pieds noirâtres. [PI. ni. fig. 5 . )
Ce Pic , chez qui on remarque le même genre de vie que chez le précédent, est rare en France. Buffon le donne pour une variété du précédent , mais Brisson et d’autres ornitho-r logistes le présentent avec raison pour une espèce distincte ec particulière.
Le front est gris sale; le dessus de la tête et l’occiput sont d’une teinte rouge , mais plus foible que chez -le Pic épeiche ; les parties supérieures noires ; le plumes scapulaires blanches; les côtés de la tête gris-blancs , avec une bandé longitudinale d’un gris-brun ; le dessous du corps est d’un blanc-jaunâtre, bordé sur les côtés de la poitrine par une bande noire ; les plumes des flancs sont du même blanc , avec une légère teinte rose , et marquées, dans leur milieu, d’une ligne noire; le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue d’un rouge pâle; les couvertures supérieures des ailes noires, aveè quelques taches blanches sur leurs côtés et à leur extrémité ; 'les pennes secondaires les plus proches du corps, blanches ec variées de noir sur leur côté intérieur; les autres rémiges noires, avec des taches blanches; les quatre reçtrices intermédiaires totalement de la première couleur ; les autres plus ou moins bordées ec tachetées de blanc sale.
La couleur rouge ne s’étend pas autant sur la tête de la femelle que sur celle du mâle. Les jeunes leur ressemblent dans leur premier âge , en ce que tous ont le dessus de la tête rouge , mais d’une nuance plus foible. Brisson y Ornith. tom. 4. p. 38. n. 14. Buffon 3 Hist. nat . tom. 7. pl. enl. n. 611. L’Europe.
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Le Pic dit petit Épeiche. 7. P. Minor. P. Albo nigroque varius ; vertice rubro ; crisso testaceo ; rostro nigricante ; pedibus plumbeis.
Varié de blanc et de noir ; sommet de la tête rouge ; plumes de l’anus testacées ; bec noirâtre ; pieds couleur de plomb.
On rencontre cetre espèce dans le nord de l’Europe et rarement en France.
On la trouve aussi dans les parties orientales de la Sibérie , mais poinr dans l’Amérique septentrionale, comme l’a dit BufFon.On la verroit aussi dans les Grandes-Indes , si 1 e petit Pic que Sonnerat a vu à Antigues et celui de l’île de Ceylan sont, comme on le dit, des variétés ; mais ce s rapprochemens nous semblent-peu vraisemblables. Le petit Pic place son nid dans des trous d’arbres et y dépose quatre ou cinq œufs, si semblables à ceux du Torcoly qu’on ne peut les distinguer que par le poids.
Le mâle a le" front roussârre; le sommet de la tête rouge; l’occiput et le dessus-du cou noirs; les joues d’un gris-roussâtre ; une tache blanchâtre derrière l’œil ; une bande noire qui part des coins de la bouche, passe au-dessous des yeux et s’étend sur le fond blanc des côtés du cou ; le dos^ les plumes scapulaires et le croupion ont de larges bandes transversales blanches; les couvertures supérieures de la queue sont totalement noires, de même que ses quatre pennes intermédiaires ; les autres , rayées et rachetées de blanc ; le devant du cou , la gorge et tout le dessous du corps roussâtres , avec quelques taches noirâtres sur la poitrine; les plumes des flancs portent une ligne noire dans leur milieu ; les couvertures supérieures des ailes sont noires; les grandes terminées de blanc ; leurs pennes variées de taches blanches.
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle n’a pas de rouge sur la tête, et qu’elle porte un plus grand nombre de taches et de raies. Basson s Ornith. tom. 4. p. 41. n. 15 ( petit Pic varié). Buffony Hist. nat. des Ois. tom. 7 .p. $i.pl. enl. n. 598 ( petit Épeiche). L3 Europe.
* Le Pic a bec et a dos blancs. 8. P. Aibirostris. P. Cristatus ; gulânigrâ; auribus patùm albis y paràm ni gris ; dorso albo -, rostro corneo.
Huppé ; gorge noire; oreilles en partie blanches, en partie noires ; dos blanc; bec couleur de corne.
M. de Azara, qui a rencontré ce Pic du Paraguay y l’appelle Carpentero lomo blanco 3 et le
présente comme une espèce distincte de celle du Pic ouatouy avec lequel il a de grands rapports; mais il en diffère par sa gorge noire , ses oreilles moitié blanches et moitié noires ; par la couleur rouge qu’on remarque à sa mandibule inférieure ; par son dos blanc , son bec d’un blanc de corne , et par une huppe moins fournie et moins longue ; en effet , ayant eu occasion de comparer ces deux oiseaux en nature, cette distinction nous paroît très-fondée. De A^ara y Apuntamientos para la Hist. nat. de les Paxaros del Paraguay y etc. tom. 2. p. ry-j.n. 249. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 16. p. 69. L’Amérique méridionale.
* Le Pic BORÉAL. 9. P. Borealis. P. Niger ; occipite rubro ; dorso uropygioque albo transver sim striatis ; corpore subtùs albo y nigro maculato ÿ rostro pedibusque nigris.
Noir; occiput rouge; dos et croupion rayés transversalement de blanc; dessous du corps de cette couleur , tachetée de noir ; bec et pieds noirs.
Ce Pic y qu’on rencontre dans l’Amérique - septentrionale, particulièrement dans la Géorgie, la Caroline et le Kentucky , jette un cri qui ressemble beaucoup à celui d’un jeune oiseau encore dans le nid. Il est d’un naturel très-turbulent et très-actif.
Il a l’iris rouge ; un trait transversal de cette couleur sur l’occiput; le dessus de la tête et du corps, les couvertures supérieures delà queue, celles des ailes et leurs pennes, d’un beau noir; des bandes transversales blanches sur le croupion et Sur le dos; des taches de cette couleur sur les couvertures et les pennes alaires ; les quatre recrrices latérales, blanches et variées de noir en dedans ; une large marque de cette couleur sur les côtés de la tête; au-dessous de cette tache , une bandelette noire , qui part de la mandibule inférieure , borde les joues et se perd à l’occiput; les plumes qui recouvrent les narines , la gorge et tout le dessous du corps, blancs, avec des petites taches noires et longitudinales sur les côtés du cou,® la poitrine, le ventre et. les couvertures inférieures de la queue ; ces taches se présentent transversalement sur le fond gris des flancs. Vieillot , Hist. nat. des Oiseaux de l'Amérique septentrionale y tom. 2. pl. 122. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 16. p. 6 y. L’ Amérique septentrionale.
* Le
ORNITHOLOGIE
Le PlC BRUN-DORÉ. 10. P. Auratus. P. Ca -> puis launbus fldvo striads ; occipite rubro ; vertïce, collô superion tectricibasque alarum auratofuscis ; mento auranüo ; rostro fusco.
Côtés de la tête rayés de jaune ; occiput rouge ; vertex , dessus du cou et couvertures des ailes d’un brun-doré ; menton orangé ; bec brun.
Nous trouvons des rapports entre ce Pic du Brésil et celui cj,ue M. de Azara a vu au Paraguay, et qu’il décrit sous le nom de Carpentero dorado pardo. Deux bandelettes d’un jaune vif sont surles- côtés de la têté l’une passe au-dessus de l’œil, et l’autre en dessous ; elles se réunissent s 1 1 r les côtés de l’occiput, et sont séparées derrière l’œil par une tache d’un brun sombre ; les paupières sont noires; les plumes de l’occiput, un peu lavées de cramoisi ; le reste de la tête , le dessus du cou, les couvertures supérieures des ailes, et le bord extérieur de leurs pennes, d’un brun-doré, les rémiges.,, d’une couleur de cannelle en dedans; les plumes du dos, d’un brunverdàtre et légèrement bordées de blanchâtre; celles du menton, orangées; celles de toutes les parties postérieures portent des zones d’un blanc sombre, et ont leur extrémité verte; les couvertures inférieures de la queue sont nuancées de jaune-blanchâtre et de vert obscur. De A^ara , Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay > etc. tom. i. pag. 5 10. n. 25 7- 2e édit, du nôuv. Diction. d’Hist. natur. tom. 1 6. p. 70. Le Brésil.
Le Pic du Cap de Bonne-Espérance, h.
P. Aurantius. P. Supra aurantius ; nuchâ , uropygio rectricibusque nigris ; rostro pedibusque plumbeis.
Orangé en dessus; nuque, croupion et rectrices, noirs; bec et pieds couleur de plomb.
Buffon présente cet oiseau pour une variété du Pic vert du Bengale; mais Brisson et Latham en font une espèce distincte. 11 ale dessus de la tête rouge; deux raies blanches sur les côtés, l’une derrière l’œil et l’autre au-dessus, laquelle part des narines et descend sur le cou , dont les côtés sont noirâtres, de même que l’occiput ; les joues, la gorge et le devant du cou, d’un gris sale, avec une frange noirâtre sur chaque plume ; la partie antérieure du dos et les scapulaires, d’une belle couleur d’orange dorée ; les, plumes du bas du dos, du croupion et- des, couvertures supérieures de la qpeue» noirâtres et frangées de brûn; celles
du dessous bordées de noirâtre. et rayées transversalement de noir; les couvertures des ailes, d’un brun-noir, et terminées par une tache d’un gris sale;, les grandes les plus proches du corps, d’un olive-doré; quelques-unes tachetées de lamôme couleur , et les autres, d’un brun-noir; les pennes, de cette dernière teinte; plusieurs de celles-ci ont des taches d’un blanc sale ; la queue est noire. Brisson, Ornith. t. 4 .p. 78. n. 10.pl. 6. fig. 1 . L’Afrique méridionale.
* Le Pic chevelu. 12. P. Pillosus. P. Do'sa longitudinaliter subvilïoso; rectricibus extimis totis albis ; rostro pedibusque nigris.
Plumes du dos alongées en forme de chevelure ; rectrices les plus extérieures totalement blanches; bec et pieds noirs.
Le nom de Chevelu 3 qu’oti a imposé â cet oiseau, vient de ce qu’il porte sur le dos une bande blanche et longitudinale j composée de plumes effilées et plus longues que les autres. On le trouve dans le nord dé l’Amérique, jusqu’à la baie d’Hudson, où on l’appelle Paupastaow. Il fait beaucoup de tort aux arbres fruitiers, surtouc aux pommiers.
Il a le front roux; le dessus de la tête, noir ; l’occiput, rouge; une bande blanche au-dessus des yeux, une autre noire qui part de l’œil et se termine à l’occiput; une troisième pareille à la première , qui naît aux coins de la bouche , et finit en s’élargissant sur les cô:és du cou; elle est bordée d’une ligne noire qui parc de la base de la mandibule inférieure ; la gorge et toutes les parties supérieures sont blanches ; le dessus du cou , les côtés du dos et le croupion, noirs ; les couvertures supérieures et les pennes des ailes , de la même couleur et variées de blanc , de même que les rectrices. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce quelle n’a point de rouge â la tête, et que la couleur blanche de ses parties inférieures esc comme rembrunie. Brisson , Ornith. t 4. p. 48. n. 17 (Pic varié de Virginie ). Buffon , Hist. nat. des Ois. t. y. p. 75 .pi. enl. n. 754. L’ Amérique septentrionale.
* Le Pic a COU JAUNE, i ;.P.JÏavicollis . P. Cris tatus ; capitis lateribus colLoqueflavis ; gidâ nigrâ ; corpore subtus fusco , sordide albo longitudinalitet striato ; rostro fusco ; pedibus incarnads.
Huppé; côtés de la tête et cou jaunes; gorge noire; dessous du corps, brun et rayé longitudi- Cccccccc
nalement de blanc sale; bec brun; pieds incarnats.
Ce Pic du Brésil porte une huppe d’une couleur marron rembruni, et aies côtés de la tête et du cou jaunes ; la gorge noire ; la poitrine et les parties postérieutes , d’un blanc sale, rayé de brun; le dessus du corps, rayé longitudinalement de blanc terreux sur un fond brun ; les pennes des ailes et de la queue, de la dernière couleur, avec des mouchetures blanches sur les premières, et des taches de la même couleur sur les pennes extérieures de la queue. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. z6. p. 71. Le Brésil.
* Le Pic A cou rouge. 14. P. Rubricollis. P. F us eus 3 subtus fulvus ; capite cristato colloque sanguineis ; rostro albido ; pedibus plumbeis.
Brun, fauve en dessous; tête huppée et couleur de sang; cou pareil; bec blanc; pieds plombés.
O11 le trouve à la Guyane. La tête et le cou jusqu’à la poitrine, sont rouges; celle-ci est mélangée de rouge sur un fond fauve, qui teint aussi le ventre et les flancs; tout le reste du plumage est d’un brun presque noir, avec. du fauve sur le côté intérieur des pennes de l’aile. Buffon , Hist. nat. des Ois. tom. 7 . p. 53. pl. enl. n°. 6 1 1 (grand Pic huppé à tête rouge de Cayenne'). L’ Amérique méridionale.
* Le Pic a cravate noire. 15 . P. Multholor.
P. Cristatus 3 rufus ; subtàs pallidê ferrugineus • capite 3 gulâ et cervice aurantiis ; nuchâ3 jugulo , pectore alarumque maculis nigris -, rostro pallido ■ pedibus plumbeis.
Huppé, roux; d’un ferrugineux pâle en dessous; nuque, devant du cou, poitrine et taches sur les ailes, noirs; bec pâle; pieds plombés.
Toucou mari est le nom que les naturels de la Guyane ont donné à ce Pic , nom qu’ils ont généralisé aux Pics jaune et mordoré. La tête, la huppe, la gorge et le derrière du cou, sont d’un jaune orangé ; le devant du cou et la poitrine , noirs; le dos et les ailes, d’un roux brillant, avec quelques tâches noires sur ces dernières, ainsi que sur les pennes de la queue, dont l’extrémité est de cette couleur; les parties inférieures sont d’un fàuve-roussâtre. Bujfon 3 Hist. nat. des Ois. t. 7 . p. 3 5 . pl. enl. n. 863. V Amé- 1 rique méridionale.
Le Pic a demi-bec. \G. P. Semirostris l P. Fusco-cinereus subtus albus ; capite fusco Jlavescente maculato ; maxillâ superiore breviore ; rostro pallido.
Cendré-brun, blanc en dessous; tête brune, rachetée de jaunâtre; mandibule supérieure plus courte; bec pâle.
Plus de longueur dans la mandibule inférieure que dans la supérieure, indique plutôt un accident ou une monstruosité, qu’un attribut qui puisse caractériser toute une espèce; en effet, nous avons vu de jeunes serins et d’autres oiseaux , qui avoient le bec conformé de même que ce Pic 3 qui pour cela ne constituoient pas une espèce différente de leurs père et mère. Au reste, Linnée et des auteurs modernes le décrivent spécifiquement. Il a les plumes de la tête brunes, avec du jaunâtre à leur extrémité; le dessus du corps, d’un brun-cendré; le dessous, blanc; les ailes et la queue, brunes; les pennes de celle-ci tachetées de blanc à leur extrémité. Cet oiseau a été trouvé dans les Grandes-Indes. Mus. Ad. f. 1 . p. 16. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. Us.p.ji. Les Grandes-Indes.
* Le Pic DOMINICAIN. 17. P. Dominicanus. P. Albus ; collo superiorij dorso alisque nigris ; ventre Jlavo ; rostro fusco ; pedibus viridibus.
Blanc; dessus du cou et ailes, noirs; ventre jaune; bec brun ; pieds verts.
Nous devons à M. de Azara la connoissance de ce Pic 3 qu’il a décrit sous la dénomination de Carpentero blanco et nigro. Il se trouve au Paraguay, où il vit en famille. Sa voix est rauque, désagréable, et s’entend de fort loin. Il 11’entre jamais dans les bois, ne tire point les vers du tronc des arbres , se tient dans les endroits plantés de plusieurs palmiers et dans les lieux boisés. Il se pose horizontalement sur les toits et sur les arbres; cependant il s’accroche aussi à leur tronc et aux murailles, mais il grimpe très-rarement, et se nourrit ordinairement de guêpes, de larves, d’oranges douces, de raisins et d’autres fruits.
Le dessus du cou, la moitié du dos et les ailes sont noirs ; un trait de cetre couleur va de l’angle postériéur de l’œil à la nuque ; le derrière de la tète, le tour des yeux et le ventre sont jaunes ; les pennes de la queue, noires, avec des bandes brunes ; le reste du plumage est d’un beau blanc. La. femelle ressemble au mâle.
Un individu venant du Brésil , que nous avons
ORNITHOLOGIE
vu en nature, nous paroît faire partie de cette espèce ; peut-être est-ce un jeune. Il a neuf pouces de longueur totale ; un trait noir sur les côtés de la tête et qui se prolonge jusqu’à la nuque 3 le reste de la tête , le dessus du cou , la gorge , toutes les parties postérieures , le croupion et toutes les couvertures de la queue sont blancs 3 on remarque des caches de la même couleur sur le bord intérieur des pennes caudales ; le blanc prend un ton jaune sur le milieu du ventre 3 le reste du plumage est d’un brun-noirâtre •, le bec et les pieds sont noirs. De A^ara3 Apuntamientos para la Hist. natur. de los Paxaros del Paraguay j etc. tom. i. pag. 315. n. 2 54. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 16. p. 72. V Amérique méridionale.