‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 179 sur 246 · L. xx. E. 17 P. 21. R · texte numérisé non relu

L. xx. E. 17 P. 21. R

* Le Pic vert de Luçon. 75. P. Manïllensis. P. Sordide viridis ; vertice griseo maculato ; remigibus caudâque ni gric antibus ; tectricibus cauda su periodbus rubris ; rostro pedibusque nigric antibus.

D’un vert sale ; vertex tacheté de gris; rémiges et queue noirâtres; tectrices supérieures de la queue, rouges; bec et pieds noirâtres. ( Pl. 212. fis- 4.)

Tout le corps de ce Pic 3 dont Sonnerat a publié la figure, est d’un vert un peu pâle; quelques taches grises sont sur le sommet de latêce; une plaque d’un rouge-catmin fort vif est sur les couvertures supérieures de la queue, donc les pennes sont noires, de même que celles des ailes. Sonnerat , Voyage ypag. 73. pl. 35. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 16. p. 99. Les Grandes-Indes.

* * Bec arrondi , plus ou moins arqué , pointu.

Le Pic. aux ailes dorées. 7 6. P. Auratus. P. Griseo nigro que transverslm striatus ; gula pectoreque ni gris -, occipite rubro ; uropygio albo ; rostro nigro ÿ pedibus obscur is.

Rayé en travers de gris et de noir; gorge et poitrine de certe couleur; occiput rouge; croupion blanc; bec noir ; pieds obscurs.

Les natifs de la baie d’Hudson appellent ce Pic} Ou-thee-quan-nor-ow 3 et il porte, dans les Etats-Unis, le nom de High hole ynoer 3 prut Jlicker.il ne grimpe point, mais il s’arrache contre le tronc des arbres, et se tient dans cette position, sans changer de place; on le voit le plus souvent perché ou à rerre. Il niche dans un trou d’arbre, quelquefois aune hauteur considérable , et souvent à cinq ou six pieds de terre. On admire la sagacité de ce Pic pour découvrir, à travers l’écorce , la partie de l’arbre à laquelle il doit accorder la préférence pour le percer, et de plus , sa persévérance à creuser le trou où il veut nicher.. Le mâle et la femelle s’occupent de ce travail , se relèvent alternativement et s’encouragent par des caresses mutuelles , jusqu’à ce qu’ils aient atteint le but qu’ils, se proposent, et que la place du nid soit d’une capacité suffisante. Ils ne font entrer dans sa construction aucune matière étrangère ; des copeaux et la .poussière du hois

sont celles sur lesquelles la femelle dépose des œufs blancs et presque transparens.

Le dessus de la tête et du cou est d’un gris plombé ; l’occiput , écarlate ; deux grandes moustaches noires partent des angles du bec, descendent sur les côtés ducou,dont le devant esc d’un cendré vineux; un large croissant noir occupe le milieu de la poitrine; des taches noires et lunulées sont répandues sur le fond blanc, ombré de roussâtre, des parties postérieures ; le dos et les couvertures supérieures des ailes sont bruns et rayés de noirâtre; le croupion est blanc; les couvertures de la queue sont noires et blanches ; ses pennes noirâtres et doublées de jaune-doré; la plus extérieure d chaque côté bordée de blanc et de noir; les pennes des ailes, portent la même doublure et sont brunes en dessus. La femelle diffère du mâle en ce qu’elle n’a point de moustaches. Le jeune, avenu sa première mue, n’a ni rouge à ,1a tête, ni moustaches, ni croissant noir sûr la poitrine, son plumage est d’un gris sale assez uniforme > mais plus clair sur les parties inférieures. Brisson3 Ornithol. tom. 4. pag. 70. n. 28. Buffon , Hist. nat. des Ois. tom. 7 . p. $9 ( Pic rayé du Canada ). pl. enl.n.Gyi. L'Amérique septentrionale.

'** Iæ Pic DES champs. 77. P. Campestris. P. Superciliis albis ; auribus Jlavis ; gulâ albo mar moratâ • dorso utopygioque albis ; corpore subtus albido et nigro transverslm striato ; cauda nigricante ; qlis subtùs jlavis ; pedibus virescente c&ruleis.

Sourcils blancs ; oreilles jaunes ; gorge marbrée de blanc; dos er croupion de cette couleur ; dessous du corps blanchâtre et rayé en travers de noir; queue noirâtre ; dessous des ailes jaune; pieds d’un bleu-verdâtre.

M. de Azara , qui appelle ce Pic, Carpentero campestro , a remarqué qu’il ne pénètre jamais dans les bois ni 11e grimpe contre les arbres, ni ne recherche les vers qui sont sous leur écorce. Il saisit les petites proies dont il se nourrit , dans les campagnes découvertes qu’il parcourt â pas précipités ; aussi a-t-il les jambes plus longues que les autres Pics. Il frappe avec force de son bec sur le gazon où se réfugient les ve rs de terre er des insectes ; un seul coup ou deux suffisent. Quand les fourmilières sont humides, il y enfonce aussi son bec, pour prendre les fourmis ou leurs larves. Il ne laisse pas pour cela de se poser sur les arbres> leur tronc fleurs branches

ORNITHOLOGIE

et sur les pierres, s’y tenant tantôt horizontalement , tantôt verticalement , tantôt accroché pour grimper, tantôt à la manière des autres ciseaux. Soir qu’il vole, soit qu’il courre à terre, il jette fréquemment un cri fort.

Les Pics de cette espèce se tiennent par paires ou en familles , nichent au tond des trous qu’ils creusent dans les murs abandonnés , ou faits en terre ou en briques crues , ou sur les bords escarpés des ruisseaux. Ces trous ont plus de deux palmes de profondeur , et la femelle y dépose deux à quatre œufs d’un blanc très-luisant.

Une tache blanche s’étend depuis les narines jusqu’au-delà des yeux : une autre, d’un jaune pur, couvre les oreilles ec descend jusque devant le cou ; la gorge esc noire dans la femelle et marbrée de blanc dans le mâle ; toutes les parties postérieures sont blanchâtres et rayées en travers de noirâtre; les plumes de la tête, noires, longues et étroites ; des raies d’un blanc sale parcourent le dessous du cou , les couvertures supérieures des ailes et de la queue , sur un fond noirâtre ; les pennes des ailes diffèrent peu de leurs couvertures, mais leur tige est d’un jaune brillant; le dos ec le croupion , blancs; les ailes', jaunes en dessous; les pennés de la queue, noirâtres ; mais le côté extérieur de la première, dans la femelle , et des trois extérieures , dans le mâle, est rayé de blanchâtre en dessus et jaune en dessous ; il en est de même pour les deux rectrices intermédiaires ; l’iris est d’un noirrougeâtre.

Sonnini rapproche ce Pic du précédent ; il est vrai qu’il y a des rapports entre ces deux^ oiseaux dans quelques habitudes et dans quelques couleurs; aussi , nous les regardons comme des races très-voisines l’une de l’autre. De A%ara, Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay 3 etc. tom. 2. pag. 511. n. 2. 5 3 . ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. z G. p. 1 o 1 . V Amérique australe.

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