L. 7 -j. E. 13 |. P. zo. R
* Le Pic A queue courte. Si. P. Brachyurus. P. Cristatus ; chocolati-fuscus ; dorso , alis 3 caudâ vemreque nigro striatis ; rostro acuto ; halluçe brevissimo.
Huppé; d’un brun de chocolat ; dos, ailes, queue et ventre, rayés de noir; bec pointu; pouce très-court.
Ce Pic , qu’on rencontre dans l’île de Java, diffère de ses congénères par son bec aigu, son pouce si court, qu’il paroît presque nul, et les grandes couvertures du dessus des ailes , qui sont aussi longues que les pennes, j Tout son plumage est couleur de chocolat , avec des raies longitudinales sur le dos, les ailes, la queue et le dessous du corps. Il porce une hupe sur l’occiput, laquelle est pendante sur la nuque. ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur,. tom. 16. p. 103. Les Grandes-Indes.
B. Trois doigts.
Le Pic a pieds vêtus. 8z. P. Hirsutus. P.Alho nigro que varius vertice aureo ; rostro nigro ; pedibus semi-hirsutis.
Varié de blanc et de noir ; vertex doré ; bec noir ; pieds à demi vêtus1.
Ce Pic diffère des précédens , non-seulemenc en ce qu’il n’a que trois doigts, dont deux devant et un derrière, mais encore par son bec, plus large à sa, base, et par ses tarses emplumés jusqu’à leur moitié. On le rencontre dans le nord de l’Europe et à la baie d’Hudson , ainsi qu’au Kamtschatka, en Sibérie, en Autriche et quelquefois en Suède. On l’a confondu avec le Pic varié ondéy qui se trouve à Cayenne ; mais celuici a quatre doigts, l’occiput rouge et les tarses totalement nus.
Il a l’iris bleu ; les plumes qui recouvrent les narines, d’un brun-roussâcre ; le dessus de la tête , d’un beau jaune-doré , bordé de noir ; quatre bandes sur chaque côté de cette partie , une noire au-dessous de l’œil , laquelle s’avance sur les joues^; une blanche dans la direction des yeux , qui se perd sur l’occipur ; la troisième est de la même couleur ec borde la quatrième qui esc noire , et qui se prolonge sur les côtés de la gorge et du cou ; la nuque , le dessus du corps , les couvertures supérieures des ailes , dans la moitié de leur largeur, leurs pennés et
ORNITHOLOGIE
les six intermédiaires de la queue sont noires ; cette teinte forme des taches sur les rectrices latérales , sur les côtés de la poitrine , et des raies transversales sur le bas-ventre ; la gorge, le devant du cou et toutes les parties postérieures sont blancs ; cette couleur traverse plusieurs fois les pennes alaires et couvre les six plus extérieures de la queue. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce quelle a la tête noire et rayée de blanc. Edwards , Oiseaux , tom. 3 . pl. x 14 ( Tkreetoed voodpecker). Vieillot 3 Hist. nat. des Oiseaux de l’Amérique septentrionale 3 tom. 1. pl. 114. 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom 16. p. 103. V Amérique
CIIIe. Genre.
JACAMAR, Galbulay Lath. Alcedo 3 Linn.
Corpus oblongum 3 coloribus splendentibus 3 pracipue yiridi-aureis pictum.
Caput subovatum.
Rostrum longum , graciliusculum , integrum 3 tetragonum 3 acutum 3 rectum vel declive.
JA ares ovata , posticè clause 3 anticè aperu.
Lingua b revis 3 cartilaginea 3 acuta.
Rictus ciliatus.
Collum médiocre.
AU pennâ spuriâ brevi 3 remige ÿ. omnibus longiore.
Femora extra abdomen posita ; tibia, omninb plumosa.
Tarsi antici plumati.
Pedes tri-tetradactyli ; digiti très aut quatuor ; antici 2, postici 1 aut unus; antici basi connexi; hallux quemadmodum antici imo tarsi positus sedilem cingens 3 humi incumbens.
Cauda rectricibus 1 2 , exteriore utrinque minimâ.
GalbuU habitant in America et Asiâ meridionalibus ; insectïs victitant. Nidum et ova ignoti sunt.
Corps oblong, peint de couleurs brillantes, surtout de’ vert-doré.
Tête un peu ovale.
Bec long, un peu grêle, entier, tétragone, pointu , droit ou incliné.
Narines ovales, closes par-derrière, ouvertes par-devant.
Langue courte, cartilagineuse, pointue.
Bouche ciliée.
Cou médiocre,.
Ailes à penne bâtarde courte ; 3e rémige la plus longue.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Taiies vêtus par-devant. .
Pieds tri-tétradactyles y trois ou quatre doigts;, deux devant , deux ou un seul derrière ; les antétérieurs réunis à leur base ; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs „ cerclant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Queue â 1 2 rectrices ; la plus extérieure de chaque côté très-petite.
Les Jacamars habitent dans l’Amérique ec l’Asie méridionales , et vivent d’insectes. Leur nid et leurs œufs ne sont pas connus.
A. Quatre doigts .
*Le JACAMAR JACAMMACIRI. i. G. Grandis. G, Cupreo-aurea ; subtus ferruginea ; capite artubus que viridi-aureis ; rostro pedibusque nigris.
D’une couleur de cuivre doré ; ferrugineux dessous; tête et membres d’un vert-doré; bec et pieds noirs.
On trouve , dit-on , cette espèce aux Grandes- Indes. Un rouge-cuivreux à reflets dorés couvre la tête , le dessus du cou et du corps , les couvertures supérieures de la queue, celles des ailes ec leurs pennes secondaires ; les primaires sont brunes ; le dessus des rectrices est vert , le dessous d’un gris changeant en violet ; les plumes de la base de la mandibule inférieure sont pareilles au dos ; une bande blanche est au-dessous de ces plumes ; la gorge et toutes les postérieures sont ferrugineuses; le bec est un peu incliné et long de vingt-deux lignes. Gmelin.3 Syst. natur.édit. 13,. n. 39 ( Alcedo grandis). Vieillot 3 Oiseaux dorés et à reflets métalliques 3 tom. i.pl. 6. de l’Histoire des Jacamars.
* Le Jacamar a LONGUE QUEUE. 2. G. Para disea. G. Capite violaceo-fusco ; gulâ } jugulotectrïcibusque alarum inferioribus albïs ; rectricibus intermediis duabus longissïmis y rostro pedibusque nigris..
Tête d’un brun-violet ; gorge , devant du cou et tectrices inférieures des ailés, blancs ; les deux rectrices intermédiaires très- longues 3 bec ec pieds noirs. ( PL 1 14. fig. 4.)
Ce Jacamar vit d’insectes , comme ses congénères, fréquence les lieux découverts, se perche
à la cime des avbres et se plaît dans la société de ses pareils. On le trouve au Brésil et à Cayenne.
La tête , le dessus du cou et du corps , les plumes qui occupent la base de la mandibule inférieure, les couvertures supérieures des ailes, leurs pennes et celles de la queue sont d’un brun- violet, changeant en vert sur la tête et le croupion , à reflets dorés sur les petites couvertures et les pennes secondaires des ailes, et à reflets d’un bleu-violet sur le bord extérieur des autres pennes et de celles de la queue ; deux taches blanches sont sur les côtés du ventre ; les deux pennes du milieu de la queue , très-longues. Les couleurs de la femelle sont moins vives que celles du mâle , et les deux rectrices intermédiaires sont plus courtes. Gmelin , Syst. nat. n. 14 ( Al cedo paradisea). Brisson , Ornith. tom. 4. p. 89. n. 2. Bujfon 3 Hist. natur. des Oiseaux , tom. 7. p. 11. pl. enl. n. 271. V Amérique méridionale.
wLe JACAMAR VENETOU. 3. G. Flavirostris. G. Corpore viridi-aureo , subtus ferrugineo ; gulâ macula trigonâ albâ aut rufâ ; rosiro Jlavo nigricanteque.
Corps vert -doré, ferrugineux en dessous 3 tache trigone blanche ou rousse sur la gorge ; bec jaune et noirâtre. (P/. 214 .fig. 2.)
On rencontre cette espèce à Cayenne et au Brésil. Le dessus du corps et du cou est d’un verc-doré ; la tête d’un vert-rougeâtre ; le devant du cou , blanc ; les couvertures supérieures et les pennes secondaires des ailes , de même que les deux intermédiaires de la queue , présentent la même couleur que le dos ; les pennes primaires sont brunes *, le dessous du corps , depuis le cou , et toutes les rectrices latérales , roux. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que sa gorge et le devant du cou sont d’un roux sombre, et que le verr de ses parties supérieures esc peu doré. Comme le bec de ce Jacamar perd sa teinte jaune et devient blanc dans les collections, il en est résulté l’erreur dans laquelle sont tombés Latham et d’autres auteurs. Latham3 Index 3 n. 4 ( Galbula albirostris ). Vieillot , Oiseaux dorés 3 tom. I pl. 4 et 5 , mal-à-propos sous le nom de Jacamar à bec blanc. V Amérique méri-
* Le JACAMAR vert. 4. G. Viridis. G. Corpore viridi-aureo 3 subtus rufo ; rostro nigro ; pedibus vires cente-Jl avis.
Corps vert-doré , roux en dessous; bec noir; pieds jaune-verdâtres {pl, 2x4. fig. 3.)
On ne trouve ce Jacamar que dans les lieux les plus fourrés, où il vit solitairement ; son caractère est si indolent, qu’il reste perché s,ur la même branche pendant la plus grande partie du jour; c’est de-là qu’il s’élance pour saisir au passage les insectes dont il se nourrit. Les créoles de Cayenne l’appellent grand Colibri des bois y parce qu’il est orné des couleurs brillantes des Colibris 3 et qu’il ne se trouve qu’au centre des forêts. On le rencontre aussi au Brésil.
La tête , le dos , le croupion , la poitrine, les couvertures supérieures des ailes et de la queue sont d’un) beau vert-doré à reflets cuivrés; la gorge est blanche chez les uns, rousse chez les autres; le ventre et les parties postérieures sont de la dernière teinte, de même que les pennes latérales de la queue, dont les deux du milieu ressemblent au dos; les pennes des ailes sont d’un brun-violet. Gmelin , Syst. natur. n. 15 (Alcedo galbula). Brisson 3 Ornithol. tom. 4. pag. 86. n. 1 {Jacamar). Bujfon , Hist. nat. des Ois. tom.j.p. 110.pl. enl. n. 238. L’ Amérique méridionale.
* Le Jacamar a ventre blanc. 5. G. Leucogastra. G. Viridi-aurata ; gulâ ventreque albis ; rostro pedibusque nigris.
Vert-doré; ventre blanc; bec et pieds noirs.
Ce Jacamar 3 qu’on trouve dans l’Amérique méridionale, a les côtés delà tête, au-dessous des yeux, d’un vert sombre bleuâtre; la gorge jaunâtre; le ventre blanc; le bord extérieur des pennes de la queue, d’un vert changeant en bleu. Le reste du plumage, d’un beau vert-doré. ae édit, du nouv. Dict. d’ Hist. nat. tom. 16. p. 444. L’ Amérique méridionale.
* Le Jacamar vert a longue queue. 6.
G. Macroura. G. Corpore supra viridi-aureo ; gulâ rufescente-albâ; corpore subtus rectricibusque totis lateralibus rufis ; rostro nigro ; pedibus Jlavescentibus.
Dessus du corps verc-doré ; gorge d’un blancroussâtre; dessous du corps et toutes les rectrices latérales , roux; bec noir ; pieds jaunâtres.
Latham a fait mention de cet oiseau, et l’a donné comme une variété du Jacamar vert ; c^endant il en diffère essentiellement par la Ion-
ORNITHOLOGIE
gueur de sa queue, parfaitement étagée. M. Bâillon, qui le conserve dans sa collection , l’a reçu de l’île de la Trinité, et a eu la complaisance de nous le communiquer en nature. Un beau vertdoré à reflets rougeâtres brille sur larête, le dessus du cou, le dos, les couvertures supérieures de (aqutue, celles des ailes et sur leurs pennes secondaires ; les reflets sont plus prononcés sur le croupion et sur les tectrices de la queue 5 la poitrine présente le mêmes couleurs ; la gorge et le devant du cou sont d’un blanc-roussâtre ; le ventre et les parties postérieures, roux, de même que routes les rectrices latérales; mais les deux intermédiaires sont pareilles au dos; les grandes pennes alaires , brunes. La première penne de chaque côté de la queue a 1 pouce de long, la seconde 19 lignes, la troisième 39, la quatrième 41 , la cinquième 46, et les deux du milieu 4 pouces 2 lignes. V Amérique méridionale. L. 10. E.. P.. R. iz.
B. Trois doigts.
Le JACAMAR TRIDACTYLE. 7. G. Tridactyla. G. Ver lice rufo nigroque; gulâ3 collo, ails caudâque nïgrïs; corpore supra viridi, subtus rufescente-albo.
Vertex rouge et noir; gorge, cou, ailes et queue, noirs; dessus du corps vert, dessous d’un blanc-roussâtre.
M. Delalande fils a rapporté ce Jacamar du Brésil , et l’a déposé au Muséum d’histoire naturelle. Les plumes du sommet de la tête sont assez longues pour que l’oiseau puisse les relever en fotme de huppe lorsqu’il est agité de quelque passion; ces plumes sont rousses dans le milieu et noires sur les bords; le reste de la tête, la gorge , les ailes et la queue, sont de la dernière couleur,; le dessus du corps est d’un vert-bouteille brillant ; le bas du cou en devant , la poitrine et les parties postérieures, d’un blancroussâtre. ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 1 6. p. 444. pi. E 32. n. 2. Le Brésil.
CI Ve. Genre.
COUCOU, Cuculus , Linn. Lath.
Corpus oblongum,3 variis coloribus pictum.
Caput subrotundatum 3 interdum cristatum.
Rostrum teretiusculum 3 integrum 3 lateratim nonnihil compressum 3 arcuatum.
Nares ovato-aperta, 3 marginibus membranâ cincu .
Lingua plana 3 integra 3 brevis 3 sagittata.
Rictus amplus.
Colium médiocre.
AU longs , acuta -, remige 1 A omnibus longiore.
Femora extra abdomen posita ,• tibia pennis longis , pendulis tecta.
Tarsi' digito longisshno breviores 3 sub sujf ’raginem pluma ti.
Pedes tetradactyli ; digiti antici duo 3 basi con nexij postici duo, ad imum sejuncti • hallux quemadmodïim antici imo tarsi positus3 sedilem cingens, humi incumbens.
Cauda rectricibus 10 aut 12.
Cuculi habitant in Europâ 3 Africa 3 Asiâ 3 Australasiâ ; insectis eorumque larvis victitant; incubare impotentes 3 ova in alienis tûdis pariunt.
Corps oblong , peint de diverses couleurs.
Tête arrondie, quelquefois huppée.
Bec arrondi, entier, un peu comprimé, arqué.
Narines à ouvertures ovales, entourées d’une membrane saillante sur les bords.
Langue place, entière, courte, terminée en flèche.
Bouche ample.
Cou médiocre.
Ailes longues, pointues; la troisième rémige la plus longue de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen; jambes totalement couvertes de plumes longues, pendantes.
Tarses plus courts que le doigt le plus long, emplumés au-dessous du talon; les antérieurs réunies à leur base.
Pieds tétradactyles ; quatre doigts , deüx devant , deux derrière.
Queue à 1 o ou 12 rectrices.
Les Coucous habitent en Europe, en Afrique,, en Asie et en Australasie se nourrissent d’insectes et de leurs larves , sont incapables de couver, et déposent leurs œufs dans les nids d’autres oiseaux.
Le Coucou proprement dit. i. C. Canorjus . C. Cinereus ; subtus albidus 3 jusco transversim striatus ; cauda rotundata3 nigricante3 albo punctatâ ; rostro nigro ; pedibus, /lavis.
Cendré; blanc en dessous, rayé transversalement de brun; queue arrondie, pointillée de noirâtre et de blanc; bec noir; pieds jaunes. (P/. 217. fié’ 4-)
Etant forcés de nous restreindre dans cet ouvrage, nous nous bornerons à ne donner que la description et le genre de vie de cette espèce, qu’on rencontre en Europe et en Afrique. Elle
ORNITHOLOGIE
arrive en France dans le mois d’avril, et le mâle commence à chanter quelques jours après ; elle se tient dans les bois; se plaît dans ceux qui sont sur les coteaux et les montagnes, en fréquente les environs et revient constamment dans l’arrondissement qu’elle s’est choisi pour passer l’été. Le Coucou se tient ordinairement seul , et paroît inquiet, parce qu'il change de place à tous momens, et parcourt chaque jour un terrain considérable , sans cependant faire de longs vols; mais il y est forcé par la recherche de la nourriture qui lui convient. Il rôde partout ; tantôt on le voit à la cime des arbres, tantôt il s’enfonce dans les buissons les plus épais; partout il fait la chasse aux insecres', aux chenilles et aux phalènes, qui sont le fond de sa pâture; il mange aussi les œufs des petits oiseaux, et découvre avec une {facilité étonnante les nids les mieux cachés. On l’approche difficilement, surtout lorsqu’il se trouve dans les bois, et il exerce long-temps la patience du chasseur, en volant d’arbre en arbre, sans néanmoins s’éloigner beaucoup.
Le mâle cesse de chanter dans les premiers jours de juillet; ce silence n’annonce pas un départ prochain, mais le commencement de sa mue. Le plus grand nombre quitte nos contrées vers la mi-septembre ; ceux qu’on rencontre plus tard sont sans doute des jeunes, qui, à l’époque du départ des autres , n’étoient pas assez forts pour les suivre; mais les premiers froids , la disette des insectes et des fruits mous (car cet oiseau est aussi fructivore , à défaut de ses alimens favoris , ainsi que la plupart des insectivores ) le déterminent à passer dans des climats plus chauds ; aussi se retire-t-il en Afrique. On voie passer ces Coucous deux fois à Malte et dans les îles grecques de l’Archipel , où ils arrivent, dit Sonnini , en même temps que les Tourterelles ; mais l’on ne découvre ordinairement qu’un seul Coucou au milieu d’un vol de ces oiseaux , dont il semble être le chef; ce qui a donné occasion aux Grecs modernes de l’appeler Trigono kracti 3 c’est-à-dire , Conducteur de Tourterelles. Dans cet exil , prescrit par l’impérieux besoin de se nourrir, il ne sent pas le désir de se reproduire; aussi n’y fait-il point entendre le chant d’amour que son nom exprime.
Lorsque ces Coucous sont à terre, ils ne marchent qu’en sautillant , mais ils s’y posent rarement ; ce qu’on doit attribuer à leurs pieds très-courts et à leurs cuisses encore plus courtes. Quand ils sont jeunes , ils ne font guère usage de leurs pieds pour marcher; ils se servent de
leur bec pour se traîner sur le ventre, comme les Perroquets s’en servent pour grimper, et lorsqu’ils grimpent , on a remarqué que leur doigt externe postérieur se dirigeoit en avant , mais qu’il servoit moins que les deux antérieurs ; dans leurs mouvemens progressifs, ils agitent les ailes comme pour s’en aider.
Le chant ordinaire du Coucou est connu de tout le monde; il articule très-bien et répète souvent coucou 3 coucou 3 coucoucou 3 toucoucou. Ce chant appartient exclusivement au mâle, et il ne le fait entendre qu’au printemps, tantôt perché sur une branche sèche , tantôt en volant. Il l’interrompt quelquefois par un râlement sourd comme s’il prononçoit crou , crou , d’une voix enrouée et en grasseyant. Lorsque les mâles se recherchent et se poursuivent, outre ces cris on en entend quelquefois un autre assez sonore , quoiqu’un peu tremblé, composé de plusieurs notes , semblable à celui du Pigeon3 et qui a paru exprimer go 3 go 3 guit 3 guit. On soupçonne que c’est celui de la femelle, et qui , lorsqu’elle est bien animée, a encore un gloussement, glou3 glou 3 qu’elle répète cinq ou six fois d’une voix forte et assez claire , en volant d’un arbre à un autre. Ce cri ne seroir-il pas celui d’appel ou plutôt d’agacerie vis-à-vis son mâle ? car dès que celui-ci l’entend , il s’approche d’elle avec ardeur, en répétant son tou-cou-cou.
Il n’est pas certain que les Coucous s’apparient, du moins l’on n’a pas là-dessus des données sûres. L’on sait que lorsque la femelle vole, elle est ordinairement suivie de deux ou trois mâles, qui semblent très-empressés d’obtenir ses faveurs ; que ceux-ci sont beaucoup plus nombreux et qu’ils se battent pour elle assez souvent. Montbelliard dit que c’est pour une femelle en général , sans aucun choix , sans nulle prédilection, et que lorsqu’ils sont satisfaits, ils s’éloignent et cherchent de nouveaux objets pour se satisfaire encore. Il est vrai que les Coucous n’ont pas besoin d’une tendresse mutuelle , d’une affection commune pour leur géniture , comme les autres oiseaux , puisqu’ils n’ont poinc de nid à construire, d’œufs à conserver et de petits à élever.
La femelle forcée, par une cause sur laquelle les naturalistes ne sont pas d’accord , de confier ses œufs à des nourrices étrangères ; en met ordinairement un et rarement deux dans un même nid. Son choix ne tombe pas sur ceux de tous les oiseaux ; elle préfère les nids des Fauvettes 3 des Pipis 3 des Alouettes 3 des Hochequeues , des Rouges-gorges 3
ORNITHOLOGIE
Rouges-gorges , des Fouillais , du Troglodyte , du Rossignol , du Rouge-queue , de la Grive } du Merle. Quoiqu’elle dépose ses œufs dans le nid de ces oiseaux, ce n’est pas sans avoir quelquefois éprouvé de leur parc une résistance opiniâtre, et même il en est. qui la forcent de renoncer à leur nid; telle esc une femelle Rougegorge , qui se réunit avec son mâle pour en défendre l’entrée à u n Coucou qui s’en étoit approché de fort près, et qui fut obligé de s’en éloigner.
Les mâles, dans cette espèce, sont plus nombreux que les femelles; car, sur douze individus , on en compte au plus deux. I! en est résulté de cette grande disproportion , qui ne se . rencontre point chez les autres oiseaux , que la vraie femelle a été méconnue. En .effet , des auteurs l’ont indiquée pour une variété ; d’autres, pour un jeune, et quelques-uns pour une espèce particulière. L e Cuculus hep aticus de Latham , figuré sur la pl. 5 5 des Fascicules de Sparrman , est dans ce dernier cas, ainsi que le mâle Roihbraune de Behcsrein , dont la femelle est un jeune avant sa première mue ; Latham l’a de plus donnée sous le nom de "Cuculus rufus , pour une variété , ainsi que Gmelin et Brisson ; mais M. Meyer présente ce Cuculus rufus pour la vraie femelle du Cuculus canorus ; d’autres auteurs en font un jeune plus ou moins avancé en âge.
- Ce Cuculus rufus présente dans son plumage des rapports avec la livrée des jeunes, mais aucun avec celle du mâle adulte. Il a la tête , la gorge , le cou ex le dessus des ailes ondés de noirâtre et de roussâtre; les pennes alaires , tachetées de toux sur leur bord externe, terminées de blanc et rayées transversalement de ces deux couleurs du côté intérieur et en dessous ; la poitrine et les parties postérieures, d’un blanc- roux , avec des bandes transversales noirâtres , rares sur le ventre et sur les couvertures inférieures de la queue.
La vraie femelle ressemble au mâle , qui a le dessus de la tête , du cou et du corps , les petites couvertures des ailes , les grandes les plus proches du dos et les trois dernières pennes, d’un joli cendré; les grandes couvertures du milieu de l’aile , brunes , tachetées de roux et terminées de blanc; les plus éloignées du dos et les dix premières rémiges, d’un cendré foncé; le côté intérieur de ces rémiges, tacheté de blanc- roussâtre ; les dix suivantes, brunes , marquées des deux côtés de taches rousses et terminées de blanc ; la gorge et le I
devant du cou , d’un cendré clair; le dessous du corps , rayé transversalement de brun sur un fond blanc sale; les plumes des cuisses, pareilles éc tombantes de chaque côté sur le tarse; celui-ci, garni extérieurement de plumes cendrées sur la moitié de sa longueur; les pennes de la queue, noirâtres et blanches à leur extrémité; les huic intermédiaires , tachetées de blanc près de la tige, en dedans; les deux du milieu, tachetées de même sur leur bord extérieur, et la dernière des latérales , rayée transversalement de la même couleur; l’iris, noisette.
Chez le jeune, avant sa première mue , la tête et le dessus du cou sont variés de brun , ou de noir et de blanc; une tache saillante, de la dernière couleur, est sur l’occiput; le dos, le croupion et les couvertures supérieures de la queue ont des marques brunes, rousses et blanches ; la seconde teinte occupe le milieu de la plume, et la dernière la termine; les rémiges sont brunes, blanches â leur extrémité, et rayées transversalement de blanc en dessous et sur leur bord interne; la gorge et toutes les parties postérieures sont traversées par des bandes blanches et noirâtres ; les plumes du croupion et des couvertures supérieures de la queue, plutôt grises que brunes, et terminées de blanc; les pennes caudales brunes et mouchetées de blanc proche leur tige, et de roussâtre vers leur bord. On distingue la jeune femelle , en ce que les raies de la tête , du cou et de la gorge sont plus prononcées et julus distinctes, et que le roux domine plus que le blanc sur le dos. Brisson , Ornithol. tom. r[.pag. 10 5 . n. 1. Bujfon , Hist.nat. des Oiseaux , tom. 6. p . 305 . pl. enl. n. 8 1 1 . V Europe et L'Afrique.
* * Le Coucou arawareroa. z. C. Taücnsis. C. Fus eus ; subtus albus , fusco striatus ; super ciliis albis remi gibus fer rugineo maculatis ; rostro suprà nigricante3 sublus pallido; pedibus virescentïbus.
Brun ; blanc en dessous et rayé de brun ; sourcils blancs ; rémiges tachetées de ferrugineux; dessus du bec noirâtre, dessous pâle; pieds verdâtres. (P/. 188, fig, 7 , sous le nom de Coucou de Taiti. )
Cet oiseau se trouve à Otaïti , où il porte le nom sous lequel il est décrit; on le rencontre aussi dans les lies voisines , où on lui donne le nom de Tayarabbo. L’iris est d’un jaune foible ; la I tête et le dessus du corps sont bruns , avec des
Ffffffff
ORNITHOLOGIE
taches longitudinales et ferrugineuses sur la première partie; des raies transversales et des marques de la même couleur sur l’autre ; un trait blanc passe au-dessus de l’oeil, et un autre s’élève de la mandibule inférieure aux narines ; les pennes des ailes ont des taches couleur de rouille; le menton, le milieu de la gorge et le bas-ventre sont d’un blanc pur ; cette couleur est rayée longitudinalement de brun sur les côtés du cou, de la poitrine et du ventre; une couleur de buffle pâle domine sur les couvertures inférieures de la queue , dont les supérieures sont pareilles au dos et s’étendent jusqu’au tiers de la longueur des pennes caudales ; celles-ci ont neuf pouces de long et portent de nombreuses raies transversales d’un brun - ferrugineux , sont étagées et terminées de blanc. Buffon 3 Hist. nat . des Oiseaux 3 tom. 6. p. 376 ( Coucou brun varie' de noir). La Polynésie.
* Le Coucou bariolé. 3. C. Fariegatus. C.
Supra fusco alboque variegatus ; subtùs c&rulescens ; remigibus fuscis 3 albo extus marginatis.
Varié de brun et de blanc en dessus; bleuâtre en dessous; rémiges brunes, bordées de blanc en dehors.
Cet individu , qu’on voit au Muséum d’histoire naturelle , a été rapporté de la Nouvelle- Hollande. Il est bariolé de brun et de blanc sur les parties supérieures; bleuâtre sur les inférieures jusqu’au bas-ventre, qui est blanc; brun sur les pennes des ailes, dont le bord extérieur porte des festons blancs ; varié de blanc et de brun sur la queue , qui est arrondie. Chez le jeune , les parties inférieures, jusqu’à l’abdomen, sont tachetées de brun sur un fond blanc sale. 2e édit, du nouv. Diction . d’Hist. natur. tom. 8. p. 224. V Australasie.
* Le Coucou bleuâtre. 4. C. C&rulescens. C.
Corpore supra fuscescente-cinereo ; capite 3 gulâ 3 pectore ventreque superiori c&rulescentibus ; caudâ nigro alboque transversim radiatâ ; rosrro fusco ; pedibus ïhcarnaùs.
Dessus du corps d’un gris-brun; tête, gorge, poitrine et haut du ventre, bleuâtres; queue rayée en travers de noir et de blanc ; bec brun ; pieds couleur de chair.
On voit ce Coucou dans la même collection que le précédent, où il a été apporté de la
Nouvelle-Hollande. Il est de la taille du Coucou vert-doré , mais sa queue est plus longue. La tête, la gorge , le devant du cou , la poitrine et le ventre sont d’un cendré-bleuâtre; le bas-ventre est blanc; le manteau et les couvertures supérieures des ailes sont d’un cendré rembruni; les pennes caudales, traversées par des bandes noires et blanches. La femelle ou le jeune est d’un gris - blanc sale où le mâle esc d’un cendrébleuâtre, et brune où celui-ci porre un cendré rembruni ; la queue a des raies transversales brunes et d’un blanc sale. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 8. pas. 224. L’ Australasie. L.. E.. P.. R. 10.
* Le Coucou boutsallick. i.&ïScolopaceus.
C. Corpore undiquè griseo fuscoque nebuloso ; caudâ cuneiformi ; rostro pedibusquejlavescentibus.
Corps ondé de toute part de gris et de brun; queue cunéiforme ; bec et pieds jaunâtres.
Edwards, qui a publié la description et la figure de ce Coucou 3 dit qu’il se trouve au Bengale; que son plumage est brun, mais d’une nuance plus foncée sur les parties supérieures que sur les inférieures, qui sont tachetées de blanc, de noir et d’orangé ; les pennes ont vers leur pointe une rayure transversale composée de taches noirâtres; la queue est étagée. Edwards , Ois. pl. 55? [Brown and spotted indian cuellow). Brisson 3 Ornithôl. tom. 4 .p. 1 3 2. n. 13 ( Coucou tacheté du Bengale). Les Grandes-Indes.
* Le Coucou brun et jaune a ventre
RAYE. 6. C. Radiatus. C. Fusco- ater , subtus Jlavus , nigro lineatus ; gulâ genisque vinaceis ; vertice nigricante- griseo ; rostro nigro ; pedibus rubicantibus.
Noir-brun ; jaune en dessous , avec des lignes noires ; gorge et joues vineuses; vertex gris- noirâtre ; bec noir; pieds rubiconds. (Pl. 218. h- 4-)
Sonnerai , à qui l’on doit la connoissance de cet oiseau, ,1’a rencontré dans l’îîe de Panay.il a le dessus de la tête, d’un gris-noirâtre; les côtés de la gorge , d’une couleur de lie de vin ; le dos et les ailes, d’un brun-noir terne; le dessous des pennes aiaires, marqué de taches blanches; la queue , noire, rayée- et terminée de blanc; le ventre et la poitrine, d’un jaune clair rayé de noir; l’iris, d’un orangé pâl e. Sonnerai 3 Foy. p. 120 . pl\ 75? ( Coucou à ventre rayé de l’ île de
ORNITHOLOGIE
Panay). Buffon , Hisc. nat. des Oiseaux , tom. 6. p. 379. Les Grandes-Indes.
* Le Coucou brun piqueté de roux. 7 . C. Punctatus. C. Corpore nigricante, rufo punctato, subths rufo , strigis nïgrïs ; rectricïbus rufofasciatis ; rostro corneo ; pedikus griseo-fuscis ; caudâ cuneatâ.
Corps noirâtre et ponctué de roux ; dessous roux , avec des raies noires ; rectrices à bandes transversales rousses 3 bec couleur de corne ; pieds gris-bruns ; queue étagée.
On rencontre cette espèce dans l’Inde jusqu’aux Philippirres. Sa grosseur est celle d’un Pigeon romain. La tête, le dessus du corps, les plumes scapulaires et les couvertures supérieures des ailes sont d’un brun-noirâtre, avec des taches et des raies rousses1; les pennes alatres , celles de la queue et leurs couvertures supérieures, rayées transversalement . de roux ; la gorge ec toutes les parties postérieures ont des petites raies transversales et noirâtres sur un fond roux ; une bande de cette couleur part de l’origine de la mandibule inférieure, passe au-dessous des yeux et s’étend jusqu’aux oredles.
La femelle diffère du mâle en ce qu’elle a le dessus de la tête et du cou moins tacheté, et en ce que le dessous du corps est d’un roux clair. Brisson , Ornitholi tom. 4 . p. 134. n. 14 ( Coucou tacheté des Indes ). Buffon , Hist. nat. des Oiseaux, tom. 6. pag. 377. pl. enl. n. 771. Les Grandes-Indes.
*Le Coucou CENDRÉ, 8. C. Cinereus. C. Griseus ; remigibus rectricibusque albo marginatis ; rostro fusco 3 pedibus griseis ■ caudâ cuneatâ.
Gris ; remiges et rectrices bordées de blanc ; bec brun ; pieds gris ; queue étagée.
Ce Coucou , que M. Bâillon possède dans sa collection , se trouve à la Nouvelle Hollande. Tout son plumage est d’un gris-cendré , plus foncé en dessus et se dégradant en dessous, au point que les plumes de l’anus sont presque blanches; les pennes des ailes ont une dentelure de cette couleur à leur extérieur , et celles de la queue sur les deux côtés. ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 8 .p. 116. V Australasie. L. n. E.. P.. R. 10.
Le Coucou coukeel. 9. C. Orienta!». C.
Corpore nigro-c&rulescente ; rostro nigro ; pedibus griseis. ,
Corps d’un noir-bleuâtre ; bec noir ; pieds grlS'
Montbelliard a réuni sous cette dénomination trois Coucous des Indes, dont le plus grand a seize pouces de longueur et sa grosseur celle d’un Pigeon. Tout son plumage est d’un noir brillant à reflets verts , violets et bleus. C’est le Coucou noir des Indes de Brisson.
Le second n’est pas plus gros que n.otrë' Coucou et a quatorze pouces de longueur; le bec noir à sa base et jaune à sa pointe ; tout son plumage est d’un noirâtre tirant au bleu.
Le troisième, qui est le Coucou noir du Bengale de Brisson , et que nous regardons comme une espèce distincte des deux précédens , d’après sa petite taille , qui n’est que de neuf pouces , a tout son plumage d’un noir brillant , changeant en, vert, violet, pourpré et bleu, à l’exception du côté intérieur et du dessous des pennes alaires ; le bec est d’un orangé vif; les pieds sont d’un brun-rougeâtre ; les ongles noirâtres. C’est à cet oiseau qu’appartient proprement le nom de Coukeel 3 que Montbelliard a généralisé aux deux précédens. Brisson, Omit, tom. 4. pag. 54X. n. 1 8 ( Coucou noir des Indes ). Buffon , Hist. nat. des Ois. tom. 6. p. 483. pl. enl . n. 174. fig. 1. Les Grandes-Indes.
* Le Coucou criard. 10. C. Clamosus. C. Nigro-c&rulescens ; rectricïbus apice albis ; rostro nigro ; pedibus Jlavescentïbus.
D’un noir-bleuâtre; rectrices terminées de blanc; bec noir; pieds jaunâtres.
M. Levaillant a rencontré en Afrique ce Coucou, dont le plumage est d’un noir glacé de bleuâtre ; les pennes de la queue ont leur extrémité blanche ; les pennes primaires de l’aile sont d’un noir rembruni vers le bout. La femelle diffère du mâle en ce que les plumes des parties inférieures sont d’un noir lavé et bordées de roux. Le jeune mâle est barré de roux sur le dessous du corps et d’un brun noir où l’adulte est noir ; sa queue est bordée de brunroussâtre ; le bec brun, et les pieds sont jaunâtres.
On rapproche de cette espèce le Coucou que les Européens, qui habitent l’Afrique, appellent Criard , parce qu’il ne cesse de répécer, pendant des heures entières, des cris diversement accentués que l’on entend à une très-grande distance.
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Il est entièrement d’un brun-noirâtre. Leva-illam , Hist. nat. des Oiseaux d3 Afrique 3 pl. 204 et 205. 2e édit, du nouv. Dict. d3 Hist. natur. 10m. 8 . p. 116. If Afrique.
*Le Coucou CüIL. ii. C. Honoratus. C. Corpore nigricante 3 albo maculato 3 subtàs albo cintreoque fasciato ; caudâ cunciformi ; pedibus cinereis.
Corps noirâtre , tacheté de blanc en dessous , avec des bandes transversales de cette couleur et cendrées; queue cunéiforme; pieds cendrés.
Les habitans du Malabar ont donné à cet oiseau le nom de Cuil 3 d’après la mélodie et - l’étendue de sa voix. Il est en vénération dans la presqu’île de l’Inde. Sa chair est noirâtre 3 délicate' , agréable au goût et recherchée des Indiens, peu scrupuleux , mais assez riches pour pouvoir payer un Cuil 3 qui toujours se vend fort cher : de-îà le proverbe indien, c est un grand bien de manger le Cuil 3 mais un grand péché de le faire tuer. L’on distingue dans les Indes deux ou trois espèces de Cuils 3 les uns presqu’aussi gros que des Geais 3 les autres plus petits. Tous habitent, de préférence, les lieux peu fréquentés et couverts de bois , rarement seuls , presque toujours en très-petites troupes. Ils volent par bonds et en planant, mais à de courtes distances. Les insectes sont leur nourriture ordinaire.
Le Cuil a la tête et le dessus du corps, les plumes scapulaires et les couvertures supérieures des ailes, d’un cendre-noirâtre ; chaque plume est régulièrement terminée de deux taches blanches ; celles du croupion et des couvertures supérieures de la queue n’en ont qu’une ; le dessous du corps est blanc et rayé transversalement dé cendré ; les pennes alaires sont de cette teinte, et celles de la queue noirâtres; toutes ont des bandes transversales blanches. Brisson 3 Ornith. tom. 4, p. 1 3 6. n. 1 5 . Bujfon 3 Hist. nat. des Ois. tom. 6. p. 37 G.pl . enl, n. 294. Les Grandes- Indes.