‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 183 sur 246 · L.. E.. P.. R. ia · texte numérisé non relu

L.. E.. P.. R. ia

* Le Coucou a tête grise. 30. C. Polio -

cephalus. C. Corpore supra fusco - cinereo 3 subtàs albo j griseo fasçiato ; capite colloque pallide griseis ; rectricibus albis 3 fasciis obscuris ; caudâ subcuneiformi ; pedïbus pallide. fuscis.

Dessus du corps d’un cendré rembruni, dessous blane-et rayé transversalement de gris ; tête et cou d’un gris pâle ; rectrices blanches , avecdes bandes transversales obscures ; queue un peu cunéiforme j pieds d’un brun pâle.

Les Grandes-Indes sont la patrie de cet oiseau, qui est gris sur la tête et sur le cou ; blanc et rayé transversalement de gris pâle sur la poitrine et le ventre ; d’un cendré foncé sur les ailes ; blanc sur la queue, qui est traversée par des bandes noirâtres. Latham 3 Index . ze édit, du nouv. Dict d’Hist. nat. tom. 8 . p. i$6. Les Indes. L.. E.. P.. R. 10.

Le Coucou varié de Mindanao. 31.C.

Mindanensis. C. Corpore supra viridi-aureo fusco, albo maculato3 subtus albo nigricanteque undulato ; pedibus griseis ; rostro supra nigricante 3 subtus rufescente.

Dessus du corps d’un brun vert-doré tacheté de blanc, dessous ondé de blanc et de noirâtre ; pieds gris ; bec noirâtre en dessus, roussâtre en dessous. { PI. z 1 J.fig. 5 . )

On le trouve aux Philippines. Le dessus de la tête et du cou, le dos, le croupion, les Couvertùres supérieures de la queue et des ailes sont d’un brun tirant sur le vert-doré , et parsemé de taches blanches et roussâtres ; la gorge et le devant du cou sont bruns et tachetés de blanc ; la poitrine, lç ventre, les jambes, les couvertures inférieures des ailes et de la queue , de cette derniète couleur, et rayées transversalement de rroirâtre ; les pennes des ailes , de la même couleur que le dos , avec des bandes transversales d’un blanc-roussâtre à l’extérieur ; les pennes de la queue, d’un brun tirant sur le vert-doré brillant et rayées transversalement de roussâtre ; quelques-unes terminées de blanc. Le jeune est, selon M. Levaillant, d’un roux clair où le vieil est blanc, et d’un vert rembruni où celui-ci est vert. Brisson3 Ornith. tom. 4 . p. 1 30. n. iz. Buffon j Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 6. p. 373. pi. enlum. n. Z77. Les Grandes-Indes.

*Le Coucou a ventre noir. 31 ,C. Meiano-

gaster. C. Vertice plumbeo ; corpore suprà ferrugineo gulâ pectoreque dilutè rufis ; ventre nigro ; rostro rubro.

Vertex couleur de plomb ; dessus du corps ferrugineux ; gorge et poitrine d’un roux clair; ventre noir ; bec rouge.

Ce Coucou de l’îlede Java, fait partie dé la collection du Muséum d’histoire naturelle. Il porte une queue longuôet très étagée ; ledessus de la tête est d’une couleur plombée; ledessus du cou et du corps, les ailes et la queue sont ferrugineux ; les pennes caudales, noires vers le. bout et terminées de blanc ; la gorge, le devant du cou et la poitrine, d’un roux clair; le ventre et les parties postérieures , noirs. ze édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 8. pag. 2.56. Les Grandes- Indes.

* * Le Coucou vert et blanc. 3 3. C. Palliolatus. C. Corpore suprà virescente 3 subtàs albidus 3 t&niis transversis fusco-auratis j rostro fusco; pedibus c&rules cente- albis .

Dessus du corps verdâtre , dessous blanchâtre, avec des bandelettes transversales d’un brun-r doré; bec brun; pieds d’un blanc bleuâtre.

Selon Latham , cette espèce est très-rare à la Nouvelle-Hollande. Elle a l’iris orangé ; le dessus du corps- d’un vert-brun ; le dessous blanc; la tête, jusqu’aux yeux, noire; cette couleur s’avance sur les cotés du cou jusqu’au milieu , et se termine en forme de palatine ; le dessous des ailes est jaunâtre ; les jambes' ont des taches ferrugineuses ; les ailes -sont noires en dessus ; les pennes caudales, courtes , et les latérales marquées de taches blanches sur leur bord extérieur; les pieds , d’un blanc-bleuâtre , ondé de noir. Latham 3 Index , Suppl. ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 8. p. Z37. L’Australasie. m L. r 1. E.. P.. R. 10.

*Le Coucou DIDRIC. 34. C. Auratus. C. Corpore suprà viridi-aureo , subtàs albo ; capitis stn gis quinque albis ; tectricum alarum 3 remigum secundarium rectricumque apicibus alb'is ; rostro virescente- fusco /- pedibus griseis.

Dessus du corps vert- doré, dessous blanc; cinq, raies blanches sur la tête ; pointe des tectrices aiaires , des rémiges secondaires et des rectrices, blanche ;' bée brun -verdâtre ; pieds gris.

On rencontre cette belle espèce dans diffé-

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rentes contrées de l’Afrique ; Levaillant l’a trouvée dans l’intérieur des terres du Cap de Bonne- Espérance, et Perrein l’a vue à Malimbe, dans le royaume de Congo et de Cacongo, où elle se tient aux environs de la mer ; on la trouve aussi au Sénégal. Elle se plaît à la cime des grands arbres, et fréquente de préférence ceux qui sont en fleurs, où l’attirent un grand nombre d’insectes, dont elle fait sa principale nourriture.

Un riche vert-doré brille sur le plumage du mâle, depuis la base du bec jusqu’au bout de la queue ; cinq bandes blanches se font remarquer sur la tête; l’une au milieu du sinciput, deux autres au-dessus de l’œil , qui se prolongent en arrière, et les deux dernières, plus courtes et plus étroites, sont au-dessous des yeux ; les couvertures supérieures des ailes , leurs pennes et celles de la queue sont terminées de blanc ; cette couleur forme des mouchetures sur la penne la plus extérieure de la queue ; tout le dessous du corps est blanc, à l’exception de quelques raies vertes sur les flancs et sur les plumes du bas des jambes, qui retombent sur le tarse.

La femelle , dont on voit la figure sur la pl. 2 1 1 des Oiseaux d'Afrique de Levaillant , est d’un blanc- roussâtre sur la gorge et la poitrine ; d’un doré-rougeâtre sur les ailes et la queue. Cette dernière couleur prend une nuance rqugeâtre chez le jeune, qui a le dessus du corps d’un gris-blanc roussâtre, et les pennes des ailes et de la queue d’un roux-marron.

On rencontre dans l’île de Java un Coucou qui a dans son plumage des rapports avec le précédent; mais il n’a que six pouces de longueur totale ; la queue est étagée ; les parties supérieures d’un vert-doré à reflets métalliques ; les inférieures , blanches , et chaque plume porte trois bandes transversales d’un beau vert-doré ; les pennes extérieures de la queue ont des raies transversales de cette couleur et blanches. Bufforij Hist. natur. des Oiseaux , tom. 6. p. 385 ( Coucou vert-doré et blanc), pl. enlum. n. 657 ( Coucou vert du Cap de Bonne-Espérance ). Levaillant j Iiist, natur. des Oiseaux d' Afrique 3 pl. 2. 1 1 ( Didric ). L'Afrique.

* * * Genre.

MONASE ou BARBACOU, Monasa., Cuculus3 Linn. Bucco 3 Lath.

Corpus oblongunij nigrum .

Caput subrotundatum.

Rostrum elongatum 3 basi vibrissis recumbentïbus instructum 3 latèraàm compressum 3 intégrant ; mandibula deorsàm arcuata.

Nares orbiculares 3 aperta3 setis paràm tecta.

Lingua

Rictus ad oculos usque fissus.

Collum médiocre.

AU pennâ spuriâ brevi 3 rectricibus iK , 3 a. omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita 3 tibia omninb plumosa.

Pedes tetradactyli ; dighi quatuor ; andci duo basi connexi ; postici duo ad imum sejuncti; hallux quemadmodum andci 3 ïmo tarsi positus 3 sedilem cingens 3 humi incumbens.

Cauda rectricibus 10,

Monasa habitant in America meridionali ; in sectis victicantj arborum ramis3 solitana} immota sunt 3 in cavis arborum aut terra nidificant 3 ova 4 pariant. Pulli cacigeni in nido victati 3 ex illo discedunt tantum ad volandum apti.

Corps oblong, noir.

Tête un peu arrondie.

Bec alongé , garni à sa base de vibrisses dirigées en avant , comprimé latéralement, entier ; mandibules arquées en en bas.

Narines orbiculaires, ouvertes , en partie cachées sous les soies.

Langue

Bouche fendue jusqu’aux yeux.

Cou médiocre.

Ailes à penne bâtarde courte; les ie. e> 3e. rémiges les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles ; quatre doigts; deux devant , réunis à leur base ; deux derrière, totalement séparés; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs, cerclant le juchoir ec portant à terre sur toute sa longueur.

Queue à 1 o recrrices.

Les Monases habitent dans l’Amérique méridionale ; vivent d’insectes; sont solitaires et immobilessur les branches; nichent dans un atbre creux ou en terre ; leur ponce est de quatre œufs. Les petits naissent aveugles , sont appâtés dans le nid , et ne le quittent qu’en état de voler.

Le Mo NAS e A BEC ROUGE, r. M. Tranqiàlla. AI. Nigra3 subtus in cinereum ver gens ; tectricutn

ORNITHOLOGIE

alarum superiorum margine albo ; rostro pedibusque rubescentibus.

D’un noir qui , en dessous, incline au cendré ; bord des tectrices supérieures des ailes blanc ; bec et pieds rougeâtres.

Cet oiseau , qu’on rencontre ordinairement sur les arbres qui sont au bord des rivières de la Guya-ne , se donne peu de mouvement , se plaît dans la solitude et dans le repos. Tout son plumage , à l’exception de la bordure blanche des couvertures supérieures de l’aile, est noir, mais cette teinte est moins foncée en dessous du corps qu’en dessus ; l’iris est rouge et l’aile porte un tubercule à sa partie supérieure. Bujfon, Hist. natur. des Oiseaux, tom. 6. pag. 41 6. pl. enl. «.512 [Coucou noir de Cayenne). Gmelin , Syst. natur. édit. 1 3. n. 38 -[Cuculus tranquillus). Latham , Index, n. 18 [Èucco calcar atus). L’ Amérique méridionale.

* Le Monase a pieds JAUNES, 2. M. Tene - Irosa. M. Nigra ; abdomine et femori’ous ferrugineis ; urcpygio cris su que albis ; Tostroobscu.ro pedibus J lavis .

Noir; abdomea et cuisses ferrugineux; croupion et plumes de l’anus blancs; bec obscur; pieds jaunes.

Aussi tranquille que le précédent , ce Monase ne fréquente pas les bois, se tient toute la journée sur une branche sèche, et ne se donne que le mouvement nécessaire pour saisir les insectes dont il se nourrit. Il niche dans un arbre creux , quelquefois dans un trou en terre , mais lorsqu’il en trouve de tout faits. On- le rencontre à Cayenne.

Le noir domine aussi sur son plumage, excepté sur la partie postérieure du corps, qui est blanche ; cette couleur est séparée du noir de la partie antérieure par une espèce de ceinture orangée ; la queue est un peu étagée et ne dépasse pas les ailes en repos. Bujfon , Hist. natur. des Oiseaux , tom. 6. pag. 417. pl. enl. n. 505 [petit Coucou noir de Cayenne). Gmelin , Syst. natur. édit. 13. n. 39. Latham, Index, n. 4 6 ( Cuculus tenebrosus). V Amérique méridionale.

Le Monase a face blanche. 3. M. Persan nata. M. Nigricans ; facie albâ ; rostro rubro ; pedibus fus cis.

Noirâtre; face blanche; bec rou; ieds bruns.

Cet oiseau, que l’on trouve au Brésil et à l’île de la Trinité , est dans la collection de M. Bâillon. Il porte un plumage analogue à celui du Monase à bec rouge ; mais il en diffère , en ce qu’il a un masque blanc qui entoure le bec; le noir ardoisé qui règne partout ailleurs est plus foncé sur les parties supérieures que sur les inférieures ; le front , les lorums et le menton sont blancs ; les plumes de la dernière partie sont susceptibles de se relever et de former une espèce de barbe hérissée ; la queue est un pèu étagée. La femelle ressemble au mâle. Galerie des Oiseaux, ie part. p. 2 3 . pl. 3 6.

* * * Gen r e.

MALKOHAj Ph&nicophaùs. Cuculus, Linn.

Latham.

Corpus oblongum , rufo , viridi, nigro alhoque varium.

Capul rotundatum.

Rostrum elongatum , basi crassum et setis di yergentibus instructum , subrotundum , lave , arcuatum , versus apicem subito attenuatum.

N ares orbiculares , aperta , latérales , basi rostri sita.

Lingua

Orbita papillosa.

Collum médiocre.

Al& pennâ spurià brevi ; remigibus 3*., 4*. omnium tongissimis.

Femora extra abdomen posita ; tibia omninb plumosa.

Pedes tetradactyli ; digiti quatuor ; antici duo basi connexi ; postici duo ad imum sejuncti ; haliux quemadmodàrn antici imo tarsi positus , sediiem cingens , humi incumbens.

Cauda rectricibus 10.

Pk&nicophdï in Indià orientait habitant ; fructibus vktitant; nidus ovaque ignoti sunt.

Corps oblong , varié de roux , de vert , de noir et de blanc.

Bec alor.gé, épais et garni de soies divergentes à sa base, presque rond, lisse, arqué, aminci brusquement vers le bout.

Narines orbiculaires , ouvertes, latérales et situées à la base du bec.

Langue

Orbites mamelonnées.

Cou médiocre.

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ORNITH

Ailes â penne bâtarde courte; 3 e. et 4e. rémiges les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen; jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles ; quatre doigts ; deux devant , réunis à leur base ; deux derrière, totalement séparés; pouce posé au bas du tarse , sur le même plan que les antérieurs, embrassant le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.

Queue à 10 rectriees.

Les Malkohas habitent dans l’Inde orientale et vivent de fruits. Leur nid et leurs œufs ne sont pas connus.

Le Malkoha proprement dit. i. P. Pyrrho-

cephalus. P. Niger , subtus albus ; vertice genar unique parte coccineis , circulo albo cihctis ; caudâ pralongâ , apice albâ ; rostro virescente fiavo ; pedïbus car aies centïbus.

Noir", blanc en dessous; vertex et partie des joues rouges et entourés d’un cercle blanc; queue alongée, blanche à la pointe; bec jauneverdâtre; pieds bleuâtres.

Le nom conservé à cet oiseau des Grandes- Indes est celui qu’il porte dans l’île de Ceylan.

Il a le sommet de la tête et une partie des joues d’un rouge éclatant, entouré d’une bande blanche; le derrière de la tête et le dessus du cou, d’un vert -noirâtre , tacheté de blanc; le devant du cou, le dos, les ailes et la queue, d’un noir nuancé d’un peu de vert ; les recrrices, terminées de blanc ; la poitrine et le . ventre , de cette couleur. Latham , Index ( Cuculus pyrrho cephalus). Ind. Zoology , pl. G ( Red - • headed cuckow ). Lev aillant , Oiseaux d’ Afrique, pl, 124. 2e édit, du rtouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 18. p. 461, Les Grandes -Indes.

* Le Malkoha roüverdin. 2. P. Virïdis. P. Capite genisque carulescente- griseis ; corpore supra viridi , subtus castaneo ; rostro supra viridi ,. subtus nigr-o.

Tête et joues gris-bleuâtres ; dessus du corps vert, dessous couleur marron; bec vert en dessus, noir en dessous.

Ce Malkoha 3 qu’a fait connoîcre M. Levaillant, est un peu plus grand que le précédent; , le dessus de la tête et les plumes des joues sont d’un gris-bleuâtre; le dessus du cou et du corps est d’un vert sombre glacé ; les pennes des ailes , portent la même couleur eh dehors; un beau marron couvre les parties inférieures mais il

est plus foncé sur le ventre et sur l’abdomen^ Des individus ont les joues d’un rouge-incarnat; la tête, d’un gris foncé ; le devant du cou et la poitrine, couleur de rouille; la nuque, le dos, les ailes et la queue , d’un vert sombre à reflets métalliques ; les pennes caudales , terminées de roux foncé. Lev aillant. Ois. d'Afrique, pl. 115. 2® édit, du no uv. Diction. d’Hist. nat, tom. 18. pag. 462.

* * * Genre.

TACCO , Saurothera. Cuculus , Linn. Lath.

Corpus subelongatum , gnseo , rufescente va rium.

Caput rotundatum.

Rostrum longum , graciliusculum , lavigatUm , lateratim compressum , subtilissimé deiiticulatum , porrectum , supra eonvexum ; mandibula superior versus apicern curvata.

N ares oblonga , membranâ tecta.

Dngua plana , acuta.

Orbita nuda.

Collum médiocre.

AU brèves , pennâ spuriâ brevi ; remigibus xK , 3*. omnium longissimis.

Femora extra abdomen posita; tibia omninb plumosa. »

Pedes tetradactyli ; digiti quatuor ; antici duo basi connexij postici duo ad imum sejuncti ; hallux quemadmodum antici imo tarsi positus , sedilem cingéns , humi incumbens .

Cauda rectricibus 10.

Saurothera in ins ulis America septentrionales habitant ; vermibus, scarabais , serpentibus minoribus , ranis , lacertis , aviculis victitant • in arboribus nidifie ant ; ova 3-4 pariunt. Pulli c&cigeni in nido victati , ex illo discedunt tantum ai volandum aptï.

Corps un peu oblong , varié de gris et de roussâtre.

Tète arrondie.

Bec long, un peu grêle , lisse , comprimé latéralement, finement dentelé, tendu , convexe en dessus; mandibule supérieure courbée vers le bout.

Narines oblongues, couvertes d’une membrane..

Langue’ aplatie , pointue.

Orbites nues;

Cou médiocre.

Ailes courtes, à penne bâtarde courte ; les 2 et je. rémiges les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de 1 abdomen ; jambes totalement emplumées.

Pieds tétradactyles ; quatre doigts ; deux devant, réunis à leur base; deux derrière , totalement séparés; pouce posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, cerclanc le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.

Queue à n rectrices.

Les Taccos habitent dans les îles de l’Amérique septentrionale ; se nourrissent de vers, de scarabées, de petits serpens , de grenouilles, de lézards , d’oisillons ; ils nichent sur les arbres; leur ponte est de quatre ou cinq œufs. Les petits naissent aveugles, sont appâtés dans le nid, et ne le quittent quen état de voler.

Le Tacco proprement dit. i. S.Vetula.

S. Corpore supra griseo et viridi-olivaceo ; subtus rufo ÿ rectriçibus lateralibus apice nigris et albis ; palpebris rubris ; rostfo supra, nigro , subtîis albicame; pedibus carulescente-griseis.

Dessus du corps gris et vert-olive, dessous roux; paupières rouges; rectrices latérales terminées de noir et de blanc ; bec noir en dessus, blanchâtre en dessous ; pieds d’un gris-bleuâtre. ( PL 220 .fig. i.)

Cette espèce , qu’on rencontre dans les grandes îles Antilles, fait son nid sur les arbres, le place dans la fourche des grandes branches ec le compose tde petites racines sèches , de mou’sse et de feuilles. Sa ponte est de quatre ou cinq œufs, d’un blanc sale tacheté de noir. Parmi les différons noms qu’on a appliqués à cet oiseau, Tacco est tiré d’un de ses cris ; on l’appelle aussi Oiseau de pluie , attendu qu’il les redouble lorsqu’il doit pleuvoir; l’épithète dé Vieillard, que lui a donnée Buffon, vient de ce qu’il a les plumes du menton blanches ; mais ce ne sont pas encore les seules dénominations qu’on lui a imposées. On l’appelle Rieur, parce qu’il semble faire des éclats de rire, lorsqu’il prononce les syllabes qua , qua , qua ou cra , cra , cra , cra , qu’il jette en volant, ou quand il voit un animal qui lui porte ombrage. Les nègres de Saint- Domingue le nomment Tacco-baya ; enfin , il est connu des créoles sous le nom de Pie , parce qu’il a , comme notre Pie , les pennes de la queue très-longues ; le vol lent , et qu’ils trouvent dans le cri signalé ci-dessus des rapports

avec celui de cet oiseau d’Europe. Lorsqu’il prononce tacco , il articule durement la première syllabe et descend d’une octave pleine sur la seconde ; il ne fait jamais entendre ce mot qu’après avoir remué la queue de bas en haut, et il répète ce mouvement chaque fois qu’il se déplace. Il fréquente indifféremment les terrains cultivés , les sa van nés , les grands bois , les arbres et les buissons. Il se nourrit principalement d’insectes, de chenilles et de petits lézards, qu’on appelle anolis.

Ce Tacco parcourt les arbres dans toute leur étendue avec une légèreté étonnante pour sa taille ; toujours l’œil aux aguets, pour épier les anolis qui se jouent sur les branches et les chenilles qui se cachent sous les feuilles; il pénètre avec une adresse et une activité vraiment admirables dans l’intérieur des buissons les pins épais et les plus feuillés. Sa chasse l’occupe tellement , ou son naturel est si peu sauvage ou si peu* méfiant , qu’il se laisse approcher à portée de la main ; c’est au point qu’on peut le frapper aisément avec un bâton, surtout au moment où, immobile sur une branche, il est prêt à fondre sur sa proie, et particulièrement sut les auolis r qu’il ne pourroit attraper sans cette immobilité,, puisqu’au moindre bruit, au moindre mouvement, ces petits animaux disparoissent avec la rapidité de l’éclair.

Le mâle a les yeux entourés d’une peau nue et rouge; l’iris, d’un jaune rembruni ; le dessus de la tète , du cou et du corps, ies ailes et la queue, d’un gris nuancé de vert olive; la gorge,, le devant du coa et la poitrine, cendrés; lesparties postérieures, rousses; les pennes de la queue , étagées , et toutes les latérales , terminéespar deux grandes caches, l’une noire et l’autre blanche; celle-ci est à leur extrémité.

La femelle est un peu plus petite que le mâle ; toutes ses parties supérieures sont d’uiv gris-olivâtre; la gorge et le devant du- cou sosie blanchâtres. Les jeunes lui ressemblent. Brisson , Ornith. tom. 4. p. 1 1 6. n. 5 (Coucou à long bec de la Jamaïque). Idem , p. 1 1 4. n. 4 ( Coucou de la Jamaïque). Buffon , Hist. natur. des Oiseaux tom. 6. pag. doz (Tacco). pl. enl. 72.-772 „ Idem,pag. 3 98 ( Coucou dit le Vieillard ou l’ Oiseau de pluie). Gmelin , Syst. nat. édit. 1 3. n. 4 (Cuculus vetula). Idem ; 72. 24 (Cuculus pluvialis). L'Amérique septentrionale.

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