L. 9. E.. P.. R. ri
* La Veuve dominicaine. 58. F. Serena. F.
Varie a ata ; pectore rufo ; rectricibus medïis quatuor longissimis , acuminatis ; rostro rubro ; pedibus nigris.
Variée; poitrine rousse; les quatre rectrices intermédiaires très- longues , acuminées; bec rouge ; pieds noirs. ( PL . 15 4. fig. 2. )
Cette Veuve se trouve sur la côte occidentale de l’Afrique , depuis le Sénégal jusqu’au Cap de Bonne-Espérance, où , dans une certaine saison, un seul individu sert de conducteur à chaque bande de Senegalis et de Bengalis. Il se tient sur un buisson , à portée de la troupe qui cherche sa nourriture à terre , et dès qu’il s’envole, toute la bande le'suit. Cette observation peut aussi s’appliquer à la Veuve au collier d’or , qui , au Sénégal , a la même habitude.
Un beau noir et un blanc pur dominent seuls sur le plumage du mâle , lorsqu’il est sous sa robe d’été. Le noir occupe le dessus de la tête , le haut du dos, les pennes des ailes et de la queue, tombe^ du dos, en forme de bandelettes, sur chaque côté de la poitrine , vers le haut de., l’aile, est indiqué par un point à la naissance de la gorge ,- par des taches sur le bas du dos , par de plus petites sur le croupion, sur les couvertures des ailes, et s’étend obliquement sur les petites pennes de la queue, du côté intérieur ; l’autre couleur esr répandue sur le devant du cou, la gorge , le dessous du corps , les côtés de la tête, au-dessous des yeux , forme un demi collier
assez large sur le derrière du cou et borde l’œil; les quatre plumes du milieu de la queue sont d’un beau noir, longues de sept à huit pouces et d’une conformation particulière ; elles sont disposées en forme de tuiles creuses, dont l’arête seroic fort relevée et superposée depuis leur naissance jusqu’à leur pointé. Elles s’emboîtent telle, ment l’une dans l’autre qu’elles ne présentent que deux pennes, et qu’il les faut séparer pour connoître qu’il y en a quatre. Les ornithologues n’indiquent que deux plumes à la queue du mâle; c’est ainsi que Brisson a fait figurer la petite Veuve j et Bufïon sa Veuve dominicaine , sur la pl. enl.n. %.fig. z. Mais cette méprise provient de ce qu’ils ont décrit un individu dont la queue n’avoit point acquis toute sa perfection , tel que nous en avons vu un dans la collection de M. Delalande fils.
La description que nous venons de faire du mâle ne peut convenir en totalité à d’autres dont les couleurs ne sont pas distribuées de même, ou dont le blanc est moins pur ou plutôt terni de roussâcre. Chez d’autres mâles, le bas du dos et le croupion sont variés confusément de gris sale et de noirâcre ; ce qui indique que leur plumage n’est pas encore parvenu à toute sa perfection.
Lorsqu’ils sont sous leur habit d’hiver, tout leur vêtement est en dessus moucheté de noirâtre , sans mouchetures en dessous et sur les petites couvertures des ailes, dont les pennes sont brunes, de même que celles de la queue.
La femelle , comme dans les autres Veuves , esr privée des quatre longues plumes de la queue, et a ies plus grands rapports avec le mâle sous son habit d’hiver. Brisson 3 Ornith. tom. 3. p. 114. n. 16 ( petite Veuve). Buffon, Hist. natur. des Oiseaux j tom. 4. pag. \Go. pl. enl. n. 8 .fig. 2. incorrecte. Vieillot , Oiseaux chanteurs de la -pone torride j pl. 42 , très - correcte. L’Afrique occidentale.
* La Veuve a épaulettes. 5 9. F. Longicauda . F. Nigra; alarum tectricibus minoribus rubris ,et arcâ aibâ j tectricibus caud& sex mediis longissimis ; rostro atro ; pedibus fuscis
Noire; petites couvertures des ailes rouges, avec un arc blanc ; les six tectrices intermédiaires de la queue très-longues; bec noir; pieds bruns.
Le mâle de cette espèce a réellement une fausse queue composée de six plumes, dont les plus alongées ont treize pouces ; la véritable
queue en a douze, à peu près égales et assez longues ; toutes s’élèvent verticalement , se courbent et s’inclinent en arrière. Il ne porte cet ornement, sa belle couleur noire et ses épaulettes , que dans la saison des amours, qui dure environ six mois; après ce temps , il est difficile de le reconnaître, tant son plumage est différent, comme on le verra ci-après.
Ces Veuves sont polygames et vivent, dit Barrow, voyageur anglais , dans une sorte de république, où deux mâles suffîsent-au moins à trente femelles, n’en ayant . pas vu , ajoute-t-il , une plus grande quantité aux environs de trente ou quarante nids rassemblés sur une seule souche de roseaux. Ce fait est confirmé par M. Levaillant , qui nous assure que ces Veuves vivent en société et qu’elles construisent leurs nids trèsprès les uns des autres. « Ordinairement, dit-il , cette société'est composée à peu près de quatrevingts femelles ; mais soit que , par une loi particulière de la nature, il éclose beaucoup plus de femelles que de mâles, soit par quelqu’autre raison qu’on ignore, il n’y a jamais que douze ou quinze mâles qui leur servent en commun. »>
Le mâle de cette espèce , qui se trouve au Cap de Bonne-Espérance , porte, pendant la saison des amours , un plumage généralement d’un noir velouté, avec une épaulette, sur chaque aile, d’un beau rouge dans. sa partie supérieure et d’un blanc pur dans le bas. Sa livrée d’hiver est très-différente: il a alors les plumes de la tête d’un brun-noirâtre dans leur milieu et d’un blanc-roussâtre sur les bords; celles du dessus du corps, pareilles-, mais la teinte du milieu est moins sombre; les couvertures des ailes, leurs pennes et celles de la queue sont brunes ; cette couleur est entourée', sur les couvertures, du, même blanc sale qui borde les rectrices, entoure l’œil erest variée, sur toutes les parties inférieures, de taches brunes et longitudinales; le bec est en dessus couleur de corne rembrunie'; les pieds sont jaunâtres; la queue, composée de douze pennes un peu étagées et dont le plan est horizontal. Il doit en être de cette espèce comme des autres Veuves 3 la femelle et les jeunes doivent porter ce sombre plumage. Levaillant nous assure que la femelle jouit d’un privilège que la nature a refusé aux femelles des autres espèces, auxquelles elle a bien accordé , à un certain âge , les couleurs du mâle , mais qu’elle a privées d’une longue queue. Dans celle-ci , au contraire, lorsqu’elle a perdu la faculté de se reproduire , la queue, suivant ce célèbre voyageur, toujours courte auparavant.
OLOGÎE.
s alonge , et d’horizontale qu’elle étoit, devient verticale. Elle jouit encore d’un autre attribut; c’est de se revêtir toujours, ajoute-t-il , de l’uniforme que celui-ci avoir arboré passagèrement dans les jours de ses plaisirs. De -là il résulte nécessairement que pendant les six mois où le male est sous son habit d’hiver, les individus qu on rencontre avec leur grand uniforme, sont certainement de vieilles femelles déguisées sous l’habit des mâles ,. et qu’il faut chercher ceux-ci sous le costume de la femelle. Latham 3 Index ( Emberi%alongicauda).BuJjvn}Hist . natur. des Oiseaux , tom. 4. pag. 164. pl. enlum. n. 635. L’Afrique méridionale.
* Là VEUVE en feu. 60. F. Panayensis. F. Nigra ; pectoris macula magna coccïneâ ; rectricibus quatuor mediis acuminatis , pendulis , longissimis y àtqualibus ; rostro pedibusque nigris.'
Grande tache rouge sur la poitrine; les quatre rectrices intermédiares acuminées , pendantes, très-longues , égales; bec et pieds noirs. ( Pl . 1 5 4, fîg. 4, sous le nom de Veuve de l’îie de Panay. )
Sonnerat a rencontré cette Veuve dans l’île de Panay. Tout son plumage est d’un noir velouté , à l’exception d’une large plaque d’un rouge vif sur la poitrine. Les quatre pennes du milieu de la queue dépassent les autres de plus du double de leur longueur, vont toujours en diminuant de largeur et finissent en pointe. Latharn 3 Index (Ember'v^a panayensis ). Sonnerat 3 Voyage 3 pag. i 17. pl. 76 ( Veuve de l’île de Panay). Bujfon 3 Hist. natur. des Oiseaux , tom./^.p. 16j.pl. enl. n. 6\j. ( Veuve à poitrine rouge). Les Grandes- Indes.
* La Veuve mouchetée. 61. F. Prinâpaûs.
F. Variegata ; pectore rufo ; rectricibus mediis quatuor longissimis ; rostro rubro ; pedibus incar natis.
Variée ; poitrine rousse; les quatre rectrices intermédiaires très-longues; bec rouge; pieds incarnats.
Nous croyons que cet oiseau, qu’on a donné pour une espèce particulière , n’est autre que la Veuve dominicaine , dont le plumage n’a point encore atteint toute sa perfection. Il a le sommet de la tête , le derrière du cou , le croupion ec les ailes, d’un brun tirant à l’orangé; chaque plume de ses parties , noire dans leur milieu ; l’estomac, d’un orangé plus pâle et sans taches;
les côtés de la tête., les petites couvertures des ailes, le ventre, les plumes des jambes et les couvertures inférieures de la 'queue-* blancs ; les pennes courtes de la queue , d’un brun obscur, bordées d’un brun plus clair à l’extérieur et de blanc en dedans; les quatre grandes, dont les deux du milieu ont environ dix lignes de plus que les deux autres, dépassent de près de six pouces toutes les latérales. Latham 3 Index (Emberbqa principalis). Edwards 3 Glanures ,pl. 270 ( Long tailled sparrow). Brisson , Ornithol. App. p. 80 ( Veuve d’ Angole). Bujfon , Iîist. natur. des Oiseaux 3 tom. 4 . p. 165. L’ Afrique occidentale.
* La Veuve a quatre brins. 61. F. Régla. F.
Supra nigra , subtus rufa , rectricibus quatuor intermediis longissimis , aqualibus 3 apice tantum pennatis ; rostro pedibusque rubris.
Noire en dessus; rousse en dessous; les quatre rectrices intermédiaires très-longues, égales, emplumées seulement, à leur pointe; bec et pieds rouges. (PI. 1 5§ fe-3-)
On rencontre cette charmante Veuve sur les côtes occidentales de l’Afrique; mais il paroît qu’elle n’habite pas dans le Sénégal , car on ne la voit pas parmi le grand nombre d’oiseaux vivans où morts qu’on apporte de cette contrée. Sa forme est élégante et sa voix agréable. On l’acclimate facilement en France, si on a pour elle tous les soins qu’exigent les oiseaux delà zone torride qu’on y transporte. D’un naturel vif et gai , rien ne la réjouit tant que de pouvoir se baigner à son aise ; ses cris indiquent sa joie quand on lui présente de l’eau fraîche et limpide.; ce n’est point dans le silence qu’elle se baigne , mais en chantant. Elle subit deux mues par an.
Chez le male sous son habit de noce , les quatre pennes intermédiaires de la queue ont la forme de quatre longs brins dénués de barbes jusqu’à deux pouces de leur extrémité; un beau noir velouté règne sur la tête,, le dos , le croupion, les pennes dès ailes et de la queue ; une nuance aurore couvre les joues , la gorge , la poitrine, le ventre, et forme un demi-collier plus ou moins large sur le derrière du cou; un blanc pur domine sur le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue.
Le même , après la seconde mue , a le basventre et les couvertures du dessous de la queue d’un blanc sale ; tout son plumage est varié de gris, de brun, par taches plus ou moins grandes.
oblongues et longitudinales, et la couleur aurore est remplacée par un roux terne ; toutes les pennes de la queue sont d’égale longueur, brunes et bordées de blanc-roussâtre ; les pennes des ailes , de là même couleur. La femelle n’a dans aucun temps les quatre brins de la queue, ni les couleurs brillantes du mâle; elle mue aussi deux fois, mais après l’une et l’autre elle porte le plumage que nous venons d’indiquer. Latham 3 Index (Emberi^a regia). ^Brisson , Ornith.tom. 3. p. 12.9. n. 28 (Veuve d’ Afrique). Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux , tom. q.p. i 5 8. pl. enlum. n.8. fig. 1 (Veuve de la cote d’Afrique). L’ Afrique occidentale.
**.'La Veuve éteinte. 6\. F. Psittacea. F. Cinereo-fusca ; alis fulvis ; rectricibus duabus longissimis.
D’un brun-cendré ; ailes ^fauves ; deux recv triaes très-longues.
Il nous paroît très -douteux que cet oiseau soir réellement de cette famille , quoiqu’on lui en donne le nom. Au reste , Montbelliard le lui donne d’après sa longue queue. Seba, qui le premier l’a décrit, en fait un Pinson 3 Albin , un Friquetj Basson, une Linotte 3 Linnée et Latham le placent dans les Ember'vqa. Il résulte de cette différence dans l'opinion des auteurs, que c’est un oiseau peu connu et qu’on n’a fait connaître que d’après Seba,
A l’exception de la base du bec, qui est entourée de plumes d’un rouge clair, et des ailes qui sont variées de ce même rouge et de jaune , tour son plumage est d’un brun-cendré; il n’a que les deux pennes intermédiaires de la queue qui soient longues du triple de la longueur du corps ; elfes prennent naissance au croupion et sont terminées de rouge-bai. Seba 3 Mus. tom. 1. p. 103. pl. 66. fig. 5. Frisson. Qrnith, tom. 3. p. 147 . n. 35 (Linotte à longue queue du Brésil). Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 4 .p. 168. L’ Amérique méridionale.
La Linotte prorement dite. 64. F. Linota.
1 F. Supra spadicea ; pectore rubro 3 abdo mine medio albo ; remigibus primoribus rectricibusque nigris 3 utroque margine albis ; rostro nigricante ■ pedibus fuscis. -
D’un rouge-brun en dessus; rémiges primaires et rectrices noires, bordées de blanc de chaque côté ; poitrine rouge ; bec noirâtre ; pieds bruns. (P/. \ 6y. fig. 1.)
Les ornithologistes ne sont pas d’accord au sujet de cet oiseau, quoiqu’il soit très-commun en France ; Brisson , Mauduyt , Sonnini et F lise h ont fait deux espèces de la Linotte proprement dite j sous la dénomination de grise et de rouge ; Latham etGmelin, sous celles de FringilLa linota et de Fringilla cannabina. D’un autre côté, Belon , Linnée, Olina , Gesner, Montbelliard , Meyer, Temmincker Latham, dans le deuxième supplément à son Synopsis 3 n’en font qu’une seule espèce. Guidés par de nouvelles observations souvent réitérées, nous nous sommes assurés que réellement la Linotte grise et la Linotte rouge sont le même oiseau sous deux vètemens différens, l’un d’hiver et l’autre d’été. En effet , toutes les deux , vieilles , jeunes , mâles et femelles sont grises à l’arrière-saison , et se ressemblent tellement qu’on ne peut distinguer les sexes, si l’on n’a égard à la bordure blanche des pennes primaires de l’aile, laquelle est plus large et a plus d’éclat chez le mâle que chez la femelle. La couleur rouge qui caractérise pendant la saison des amours , commence à percer chez les adultes vers la fin d’automne ; mais , à cette époque , elle est terne et n’occupe que la partie moyenne des plumes, dont l’extrémité est d’un gris-roussâtre, de manière qu’on ne l’aperçoit qu’en les soulevant. Plus le printemps approche, plus cette couleur s’étend et s’embellit, et vers le mois de mai , elle est d’un bel éclat chez le mâle âgé de deux ans et plus, et moins étendue chez i’oiseau dans sa première année ; enfin, elle prend quelquefois une nuance orangée chez les vieux ; alors , les Linottes qui restent grises sont des femelles.
Ce n’est pas seulement sur la tête et la poitrine du mâle que le plumage éprouve des variations ; chez lui, l’occiput et la nuque deviennent d’un cendré clair, de gris et de roussâtre qu’ils étoient immédiatement apres leur mue. Le brun- marron des plumes du dos prend un ton plus beau et plus prononcé ; le croupion passe du gris et du bianc-roussâtre aù noirâtre et an blanc pur. Telles sont les Linottes mâles dans l’état de liberté ; mais il en est tout autrement si on les tient en captivité ; le rouge disparoît , le brun-marron reste terne, le gris de l’occiput et de la nuque garde sa teinte roussâtre; plus on le garde en cage, plus les belles couleurs s’atténuent, et elles finissent par disparoître toralement.
Cette espèce fait ordinairement son nid dans les buissons épineux , et souvent dans les jones 1
marins ; elle en compose l’extérieur avec des tiges d’herbes grossières, et l’intérieur de bourre , de laine et de plumes ; la ponte est de quatre à six œufs blancs , tachetés de noirâtre. Elle fait deux et trois couvées par an.
Le ramage de cette Linotte est très-agréable, et son gosier se ploie facilement aux différens airs qu’on desire lui enseigner ; on parvient même à lui apprendre à répéter distinctement quelques mots de quelque langue que ce soit. Petite Vie y petit fils , baise^y balse^ petit fils, sont des demi-phrases qu’elle prononce franchement et avec un accent si touchant , qu’elle semble exprimer le sentiment.
Le mâle, en hiver, dont Buffon adonné la représentation sur hpl. enl. n. 5 S,fig. 1, a les plumes du dessus de la têce d’un gris-brun dans le milieu et bordées de roussâcre ; celles du dessus du cou , bordées de gris ; le dos , le croupion , les scapulaires, les couvertures supérieures des ades, d’un brun tirant sur le marron et bordé d’une nuance plus claire 5 les couvertures du dessus de la queue , noires dans leur milieu, blanches à l’intérieur et gris-roussâtres en dehors*, le tour du bec et des yeux et la gorge , d’un bianc-roussâtre ; les plumes du devant du cou , d’un gris rembruni ; celles de la poitrine , d’un rouge obscur et terminées de bianc-roussâtre, de manière que le rouge est très-peu apparent; les côtés du corps, roussâtres; le ventre et les jambes, d’un blanc sali de roux ; les couvertures du dessous de la queue, blanches , avec une légère teinte rousse; les grandes couvertures les plus extérieures des ailes, noires dans leur milieu, blanches à l’intérieur, vers l’origine, et grises à l’extérieur; les rémiges, noires, excepté les trois plus proches du corps qui sont d’un gris-marron ; toutes ont leur bord intérieur blanc, et les primaires, leur côté extérieur , ce qui forme sur l’aile , lorsqu’elle est en repos, une bande longitudinale de cette couleur; les pennes de la queue sont noires, bordées de blanc sur les deux côtés. La femelle , dans la même saison , ne diffère du mâle qu’en ce qu’elle n’a aucun vestige de rouge sur la poitrine, et que le blanc des ailes est plus étroit. Les jeunes lui ressemblent.
Le mâle, en habit de noce, a le sommet de la tête et la poitrine rouges; le derrière du cou, cendré; le dos, les scapulaires et les couvertures du dessus des ailes, d’un marron rembruni pur; le croupion , d’un blanc mêlé d’une légère teinte de roussâtre; les couvertures supérieures de la ' queue , noires dans leur milieu et blanches, sur
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les deux côtés; les trois pennes alaires les plus proches du corps , d’un marron rembruni ; le bec, noirârre, lavé de blanc à sa base en dessous; le reste du plumage est pareil à celui d’hiver. Brisson , Ornith. tom. 3 . p. 135. n. 30 ( grande Linotte de vigne) [mâle en été). Ibid.p. 13 lin. 29 ( Linotte) ( habit d’hiver). Bufifon > Hist. nat. des Oiseaux y tom. 4. p. 58. pl. enl. n. 485 . fig. 1 [grande Linotte de vigne) ( habit d’été). Ibid. p. 5 8. pl. enl. n. 1 5 1 .fig. 1 ( Linotte ). L’Europe.
La Linotte de montagne, g 5. F. Montlum. F. Supra varia , subtùs rufescens ; uropygio rubro ; rostrojlavescente; pedibus nigris.
Variée en dessus ; roussâtre en dessous ; croupion rouge ; bec jaunâtre ; pieds noirs.
Cette espèce , que l’on voit souvent en bandes très-nombreuses sur nos côtes maritimes et septentrionales , s’y trouve seulement pendant l’hiver, de même qu’en Angleterre , où elle porte le nom de Linotte française 3 parce qu’on croit qu’elle vient de la France, lorsqu’elle paroît aux environs de Londres. Nous ne la voyons que pendant l’hiver, et elle ne se montre pas régulièrement tous les ans : on est quelquefois cinq à six ans sans en rencontrer. On dit qu’elle niche sur les montagnes de la Suisse, mais nous n’en avons pas des preuves positives.
Cet oiseau, que l’on a confondu tantôt avec le le Siçerin cabaret , tantôt avec la Linotte proprement dire, et qui se trouve en double emploi dans presque tous les ouvrages d’ornithologie , est une espèce particulière et distincte, non-seulement par son plumage, mais encore par son genre de vie, son cri, et par le chant du mâle, qui n’est pas toutefois aussi agréable que celui de la Linotte commune.
Le mâle a la tête, le dessus du cou, le dos et les scapulaires, variés de brun foncé et de roussâtre ; les couvertures supérieures des ailes, brunes et terminées de roux , ce qui donne lieu à deux bandes transversales sur chaque aile ; les rémiges, noirâtres; les primaires, frangées de blanc à l’extérieur; les pennes de la queue , pareilles, et toutes, à l’exception des deux intermédiaires, bordées de blanc en dehors ; le croupion , d’un rouge-cramoisi, pur en été, et rayé longitudinalement de brun en hiver et en captivité ; les joues, la gorge, le devant du cou, roux ; les côtés, variés de brun ; le ventre et les parties postérieures, d’un blanc lavé de roussâîre ; le bec, jaunâtre en hiver, blanc en été.
La femelle ne diffère du mâle que par soir croupion roux, au lieu d’être rouge, et par une bordure blanche plus étroite dans l’aile et dans la queue. La Linotte à pieds noirs est un individu de cette espèce, et non pas une variété de la Linotte commune y comme le dit Montbelhard. Frisch.pl. 10 ( Steinhaen/ling ). Brisson y Ornith. tom. 3. pag. 1 4 5 . n. 33. Buffony Hist.' natur. des Oiseaux y tom. 4. p. 74. L’Europe.
* La Linotte huppée. GG. F. Flammea. F. F use a ; cristâ corporeque subtùs flammeis ; rostro pedibusque Jlavescentibus.
Brune ; huppe et dessous du corps d’un rouge de feu ; bec et pieds jaunâtres. ( Pl. 1 59, fig, 1 , sous le nom de Pinson huppé. )
Le pays de cet oiseau n’est pas bien connu. Linnée croit qu’il habite dans le nord de l’Europe, et tous les ornithologistes allemands le placent au nombre des oiseaux de l’Allemagne 3 M. Temminck l’a rapproché du Moineau de Cayenne de la pl. enl. de Buffon , n. 181, fig. 2 3 mais , ayant vu ces deux oiseaux en nature , nous croyons qu’il s’est mépris. Une belle huppe rouge domine sur la tête du mâle , dont le dessus du cou et du corps , les ailes et la queue sont bruns 3 cette couleur est plus claire à l’extérieur des pennes âlaires et caudales; toutes les parties inférieures sont d’un rouge clair, à peu près semblable à celui d’une rose fanée. La femelle ou le jeune a , diton , les côtés de la tête et le haut de la gorge , d’un blanc sale ; tout le dessous du corps , d’un brun-rougeâtre, et le reste du plumage, pareil à celui du mâle. Brisson , Ornith. tom. r,.p. 15 5 E.
( Pinson huppè).Lathamy general Synopsis y tom. 2. part. i.p. 259. n. n. pl. 47. Vieillot 3 Oiseaux chanteurs y pl. 29 , sous le nom de Fringille huppé. Le nord de l’Europe.
* La Linotte tobaque. g 7. F. Tobaca. F. Capistro nigro -, capite corporeque supra fuscescentecinereis y nigricante variis ; subtùs pallidé aurantio ; uropygio flavo ; pedibus carnets.
Capistrum noir ; tête et dessous du corps d’un gris-brun, varié de noirâtre ; dessous d’un orangé pâle ; croupion jaune ; pieds couleur de chair.
Edwards , qui a fait connoître cet oiseau , le donne pour le mâle de la Linotte vengoline; mais comme tous les deux ont un chant fort agréable, ec que nous avons vu en nature et vivante la Vengoline femelle y qui n’a point de ramage, nous pouvons Gggggg
( assurer que ce sont deux espèces distinctes qui , toutes les deux , se trouvent sur la côte occidentale de r Afrique.
Le Tobaque , qu’Edwards appelle encore Negral , a la base du bec entourée d’une bordure noire, qui s’avance un peu sur le front', cette couleur occupe aussi le- dessous des yeux et descend sur les- côtés de la gorge, vers son origine ; la tête, l,e cou , le dos et les petites couvertures des ailes sont d’un cendré-brunâtre , varié de taches noirâtres ; les autres couvertures et les pennes des ailes , de la dernière couleur et bordées de jaune ; le dessous du corps et les couvertures inférieures 'de la queue, d’un orangé terne uni-' forme, plus clair sur la pëicrine et sombre sur les parties postérieures ; le croupion est d’uii jaune brillant. Edwards-, Oiseaux , pi. 179. U Afrique.