L. io -j. E.. P.. R
* Le COULICOU PIAYE. 11.C. Macrocercus. C. Corpore'suprà castaneo-purpurascente ; subtus cinereo ; rectricibus omnibus apice albis ; rostro pedibusque griseo-fuscis.
Dessus du corps d’une couleur marron pourprée; dessous, cendré ; routes les reccrices blanches à leur pointe j bec et pieds d’un grisbrun.
On a conservé à ce Coulicou le nom qu’il porte à Cayenne, et que la superstition lui a donné, puisqu’il signifie diable dans la langue du pays, ce qui paroît indiquer un oiseau de mauvais augure, et c’est par cette raison, diton, que les naturels et même les nègres répugnent à manger sa chair. Chez un autre peuple de la Guyane , les Galibis, il s’appelle Taparara. Cet oiseau est si peu farouche , qu’il ne part que lorsqu’on est très-près de le toucher. Il y a dans son vol du rapport avec celui du Martin-pêcheur , et il se tient ordinairement, comme celui-ci, sur les branches basses qui ombragent les rivières. Lorsqu’il est perché, il hoche la queue et change très-souvent de place. Ou ne connoîr pas son cri.
Il a la tête, le dessus du corps, les couvertures supérieures des ailes, leurs pennes et celles de la queue, d’un marron-pourpré; cette teinte est plus claire sur la gorge et sur le devant du cou; le dessous du corps, cendré; les pennes des ailes ont. leur extrémité brune, et celles de la queue, noire et blanche.
On remarque plusieurs variétés dans cette espèce ; l’une, dont la taille esc la même que chez le précédent, ale bec rouge, la tête cendrée; la gorge et la poitrine , rousses, et les parties postérieures, d’un cendré noirâtre. On la dit fort rare à la Guyane. Une autre ne diffère de celleci qu’en ce que la têce est d'un cendré-bleuârre ; la gorge et le devant du cou d’un roux ardent. Une troisième a la tête rousse; la gorge grise; le ventre et les jambes d’un gris-bleuâtre. Une quatrième a le lorum , le capistrum , la gorge et le milieu du cou, d’un roux ardent; le reste de la tète, le dessus, les côtés du cou et la poitrine, d’un d’un joli gris bleu ; le ventre d’un marron très-foncé; les jambes rousses; le dessus du corps et des ailes, d'un cendré-bleuâtre un peu sombre; le bec rougeâtre. Cet individu a été rapporté du Brésil.
Enfin, le Coucou tinga^u du Paraguay , qu’a décrit M. de Azara, est encore rapporté par ce naturaliste au Coucou piaye ; outre qu’il est plus grand , il offre encore d’autres dissemblances dans ses couleurs. Il a routes les parties supérieures et le cou d’une couleur de tabac d’Espagne, plus vive sur les ailes, plus sombre sur la queue et foible sur le devant du cou; la poitrine, les côrés du corps et les couvertures inférieures de la queue, d’une couleur de plomb claire, mais plus foncée sur les plumes des jambes; celles du ventre, rousses; les- pennes alaires et caudales, de cette ceinte, et terminées de brun; les tarses noirâtres; le bec, d’un vertbleuâtre; l’iris et les paupières, d’un rouge de corail ; dix-neuf pouces et demi de longueur totale. On l’appelle au Paraguay , Guira payé (oiseau sorcier ). Il se montre, dit M. de Azara, à la lisière des bois; mais jamais on ne le rencontre dans les lieux découverts, ni sur la terre, ni sur la moitié inférieure des- arbres. Il vole de la même manière que les Anis , se tient seul ou par paires. Sa ponte est, dit-on, de deux œufs. Bris s on , Ornithol. tom. 4. va g. 12.2. n. 8 ( Coucou de Cayenne). Bujfon 3 H-ist. nat. des Ois. tom. 6, p. 414 ( Coucou piaye ). pl. eal, n. 211. Gmelin 3 Syst. nat. édit. 13. Latham3 Index y 45 ( Çuculus cayanus). L'Amérique méridionale.
Le Coulicou a paupières rouges, i f. C.
Erythropthalmus. C. Supra cinereus ; subths rectri cïbusque apice albis; palpebris rugosis et rubris ; rostro nigro ; pedibus fuscis.
Cendré en dessus, blanc en dessous et à l’extrémité des rectrices; paupières ridées et rouges; bec noir; pieds bruns.
Cet oiseau habite les Etats-Unis , dans les mêmes cantons que le Coulicou à ailes rousses j avec lequel il a été confondu; mais c’est une espèce distincte qui en diffère par ses paupières nues,. rouges et ridées; par ses ailes, sur lesquelles il n’y a aucune trace de roux ; par sa taille un peu plus petite, et enfin par ses habitudes. On ne le voit dans l’Amérique septentrionale que pendant l’été ; il fait son nid sur les cèdres , et il emploie les mêmes matériaux que l’autre Coulicou. Sa ponte se compose de quatre ou cinq œufs d’un bleu-verdâtre , et plus petits que ceux du Coulicou à ailes rousses.
Toutes les parties supérieures sont d’un cendré à reflets lustrés , et d’une nuance plus pâle sur le Hhhhhhhh 2
front et sur les Joues; les pennes des ailes et de la queue , d’une couleur grise foncée et uniforme; les tectrices ont à leur extrémité une rache blanche , bordée en dessus d’un filer noir ; routes les parties inférieures sont blanches, avec un peu de noirâtre sur le bas de la gorge et sur les côtés de la poitrine ( des individus n’en ont pas), La femelle diffère très-peu du mâle. Wilson , American Ornithology } pi. 28. fîg. 1. V Amérique septentrionale.
* * Le Coulicou qüapactol. 14. C. Ridi-
bundus. C. Fulvus gulâ , jugulo et pectore cinereis ; abdo mine , femoribus et tectricibus caud& inferio ribus nigris ; rostro c&rulescente-atro.
Fauve; gorge, devant du cou et poitrine., cendrés; abdomen, cuisses et couvertures inférieures de la queue, noirs ; bec noir-bleuâtre.
Quoiqu’on décrive cet oiseau parmi les Coulicous j il n’est pas certain qu’il fasse partie de ce genre; peut-être seroit-il mieux placé, avec le Tacco} ayant avec lui une grande affinité par son cri , qui ressemble à un éclat de rire ; par sa taille, une partie de son plumage, par la longueur de son bec et de sa queue. Les Mexicains l’appellent Quapachtotoll.
Il a l’iris blanc; la gorge, le devant du cou et' la poitrine, cendrés; le ventre et les couvrertutes inférieures de la queue, noirs; la tête er toutes les parties supérieures, fauves ; les ailes et la queue de cette même couleur, mais rembrunie sur la. dernière partie. Brisson, Ornithol. tom. 4. p. xi 9. n. 6 ( Goucou du Mexique). Bujfon 3 Hist. nat. des Ois. tom. 6.p. 108. n. 4.
( Qüapactol ou Rieur) . Gmelin xSyst. nat. édit. 1 3. n. 31. Latham 3 Index 3 n. 41 ( Cuculus ridibundus). Le Mexique.
* Le Coulicou roux. 15. C. Rutilas. C. Rutilas ; ventre tectricibus que caud& inferioribus grise'fs 3 rostro jîavescente ; pedibus c&rulescentenigris.
D’un roux ardent; ventre et couvertures inférieures de la queue, gris; bec jaunâtre; pieds d’un noir-bleuâtre.
Le Brésil est la patrie de cet oiseau, dont toutes les parties supérieures sont d’un roux «v ardent ; les inférieures, d’une nuance plus claire, qui prend un ton gris sur le Centre et sur les couvertures inférieures de la queue ; les plumes du sommet de la tête, longues et susceptibles de ’
se relever en forme de huppe, quand l’oiseau' est agité de quelque passion ; la queue trèsvétagée et longue de six pouces et demi. 2e édit, du nauv. Dict. d’Hist. nat. tom. 8 . p. 277. L’Amérique méridionale.
*Le Coulicou tacheté de la Chine, i <j. C. Maculatus. C. Corpore supra virescente-griseo 3 maculis albis ; subtàs fusco alboque vario ; rostro suprà nigricante 3 subtàs fiavo ; pedibus flavicantibus.
Corps gris-verdâtre en dessus et tacheté de blanc ; varié de cette couleur et de brun en dessous ; bec noirâtre en dessus , jaune en dessous ; pieds jaunâtres.
Quelques taches blanches se font remarquer au-devanc et au-dessus des yeux; la tête et le cou sont noirâtres ; tout le dessus du corps , les couvertures supérieures et les pennes des ailés, d’un gris-verdâtre , varié de blanc et à reflets dorés et bruns ; les pennes de la queue , rayées des mêmes couleurs ; la gorge et la poitrine , variées de brun et de blanc ; les parties postérieures, rayées de ces mêmes teintes, ainsi que les plumes du bas de la jambe , qui tombent sur le tarse jusqu’à l’origine des doigts; la queue est longue de six pouces et demi. Bujfon , Hist. nat. des Oiseaux , tom. 6. p. 378. pl. enl. n. jCA ( Coucou tacheté de la Chine). Gmelin , Syst^nat. édit. 13. n. 33. Latham 3 Indexa n. 7 ( Cuculus maculatus). Les Grandes-Indes.
* Le Coulicou tait-sou. 17. C. C&ruleus. C° Corpore c&ruleo; rostro pedibusque nigris.
Corps bleu; bec et pieds noirs. ' ( Pl. 219.
fîg- 1-)
Tait-sou est le nom que les habitans de Madagascar ont imposé à cet oiseau, dont tout le plumage est d’un beau bleu foncé, à reflets verts et violets sur les ailes et très-éclatans sur la queue ; les yeux sont entourés d’une peau nue. Des individus sont plus petits d’un quart que celui-ci. Le jeune est d’un bleu-vert sans reflets ; d’autres ont plusieurs parties blanches dans leur livrée. Basson 3 Ornith. tom. 4 . p. 15 7. n. z6, Bujfon 3 Hist. natur. des Oiseaux , tom. 6. pag. 1 9 1 . pl. enl. n. 295. fîg. 2 [Coulicou bleu de Madagascar). Gmelin , Syst. natur. édit. 13. 72. 41 8. Latham 3 Index 3 72. 3 3 ( Cuculus c&ruleus). L’Afrique méridionale.
O B MT n
* Le Coulicou a tête dorée. 18. C. Aurocephalus. C. Capite autato ; colli parte superiore griseâ j dorso fuSco ; uropygio Jlavescente ; gulâ Jlavâ; corpore subtus sordide albo ; rostro pedibusque fuscis.
Tête dorée ; partie supérieure du cou grise; dos brun ; croupion jaunacte^orge jaune ; dessous du corps d’un blanc sale ; bec et pieds bruns.
Miller, qui a fait connoître cet oiseau, dit qu’il se trouve dans l’Amérique méridionale. Il a l’iris gris j l’œil , entouré d’une tache noire; la tête, d’un jaune-doré; le dessus du cou , gris ; le dos, brun ; le croupion, d’un jaune de paille; les couvertures des ailes, noires et bordées de gris ; la queue, pareille au croupion , rayée transversalement de noir et égale à son extrémité ; la gorge, jaune; le devant du cou et la poitrine, gris, avec des bandelettes transversales brunes ; le ventre et les parties postérieures, d’un blanc terne. Miller 3 pl. 48. 2 e édit, du nouv . Diction, d’ Hist. natur. tom. 8 . p. 278. V Amérique méridionale. .
* Le Coulicou a tête rousse. 19. C. Rufi-
capillus. C. Capite supra rufo ; nuchâ corporeque subtàs albis ; supra albo 'fus coque vario ; caudâ longâ 3 cuneiformi , fuscâ albâque; rostro pedibusque rubescentibus.
Dessus de la tête roux ; nuque- et dessous du corps blançs; dessus varié de blanc et de brun; queue longue , cunéiforme , brune et blanche ; bec et pieds rougeâtres.
Ce Coulicou j qu’on rencontre à la Nouvelle- Hollande, porte sur la tête des plumes longues et rousses ; les plumes des oreilles sont de cette couleur;. la nuque et toutes les parties inférieures, blanches ; une partie du dessus du cou, le dos et les ailes , variés de brun et de blanc ; la queue est-cunéiforme, assez longue, brune et blanche. La femelle ou le jeune a les plumes du sommet de la tête terminées par une petite tache rousse; le devant du cou, mélangé de gris; la nuque , de cette teinte , 'tachetée de brun; les couvertures supérieures des ailes , brunes et bordées de roussâtre ; la gorge et le devant du cou , dJun blanc - roussâtre. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. nat. tom. 8. p. 278. L’ Australasie.
f ‘Le Coulicou verdâtre. 20. C. Virescens. C. Oliyaceusj fusco undulatus ) subtàs fulvus ;
OLOGÏE. i34g
gulâ olivaceâ jjlavotemperatâ ; rostro nigro ; pedibus flavicante fuscis .
D’une couleur d’olive ondée de brun ; dessous fauve; gorge d’un olivâtre mélangé de jaune; bec noir ; pieds brun-jaunâtres.
C’est à Madagascar que l’on trouve ce Coulicou j dont le dessus du corps est d’un-olivâtre foncé, varié d’ondes brunes et sombres ; quelques-unes des pennes de la queue sont terminées de blanc; la gorge est d’un olivâtre clair nuancé de jaune; la poitrine et le haut du ventre sont fauves; le bas-ventre et les couvertures inférieures de la queue, bruns; les jambes , d’un gris-vineux ; l’iris est orangé.
Montbelliard soupçonne que l'individu dont il va être question est un mâle de cette espèce,, que Commerson a décrit à Madagascar, et quel’on dit aller toujours de compagnie avec le pré-; cèdent. Il a la taille d’une poule ; un espace n sur la tête, et sillonné légèrement, peint era bleu et environné d’un cercle de plumes d’un' beau noir ; les plumes dé la tête et du cou,, douces et soyeuses ; quélques barbes autour .de la base du bec, dont le dedans est noir, de^ même que la langue , qui est un peu fourchue;, l’iris, rougeâtre ; les jambes et les parties inté-rieures des ailes, noirâtres ; les pieds , noirs , et vingt-un pouces trois quarts de longueur totale.- Bujfon j Hist. nat, des Oiseaux 3 tom. 6. p. 5 A 4.. pl. enl. «.815 [Coucou verdâtre de Madagascar).- Gmelin j Syst. natur. édit. 13. n. 37. Làtham Index j n. 15 [Cuculus madagascariensis). L’Afrique méridionale.
Le Coulicou noir et blanc. zr. C. Pisanus.- C. Corpore supra albo et nigro vario 3 subtus albo ; capite nigro 3 cristato ; gulâ et pec tore rufis ; rostro vires cente- fusco ; pedibus viridibus.
Dessus du corps varié de blanc et de noir, dessous blanc ;.tête noire, huppée ; gorge et poitrine rousses ; bec d’un brun-verdâtre ; pieds verrr.
On n’a rencontré cette espèce qu’une seuls fois aux environs de Pise, où elle a niché; mais plusieurs individus ont été trouvés dans le Languedoc , dans différentes années. Sa patrie paroît être l’Andalousie et l’Afriquei
Elle porte une huppe noire sur la tête; le dessus du corps et les couvertures supérieures des ailes sont noirs et blancs; les grandes pennes des ailes, terminées de la dernière couleur; celles de la queue , noirâtres et terminées de roux- clair; la gorge et la poitrine, rousses ;
i35o ORNITHOLOGIE.
les tectrices inférieures de la queue, roussâtres. Chez le jeune, la huppe esc d’un gris-bleuâtre; un bandeau noir se fait remarquer sur les yeux ; les parties supérieures, les ailes et la queue sont brunes; les pennes moyennes de l’aile et presque toutes ses couvertures , les quatre pennes latérales de la queue et presque toutes ses tectrices supérieures sont terminées de blanc ; tout le dessous du corps est d’un orangé-brun , plus sombre sur les parties inférieures. Buffon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom . 6. p. $6 1 {Coucou huppé noir et blanc') , ldem3 p, 361 [grand Coucou tacheté). LinnTet Gmelin 3 Syst. nat. édit. 1 $.n. $6 ( Cuculus pis anus). Idem 3 n. 3 [Cuculus glandarius). L’Europe et l’Afrique,
* * * Genre.
INDICATEUR, Indicator. Cuculus3 Linn, Larh.
Corpus oblongum.
Caput rotundatum.
Rostrum breve 3 arcuatum 3 subdeflexum , basi dilatatum 3 integrum 3 supra convexum 3 versus apicem nonnihil angustum ; mandibula superior apicc declivis ; infcrior apice recurvata.
Nares parve, 3 concave. 3 permis capistri semi te eu.
Lingua plana } brevis 3 triangularis.
Collum médiocre.
AU remi gibus iâ. , i\ reliquis longiortbus.
Femora extra abdomen posita ; tibia omnino plumosa.
Pedes tetradactyli ; digiti quatuor ; antici duo basi connexi ; postici duo ad imum sejuncti ; hallux quemadmodiim antici imo tarsi positus3 sedilem cingens 3 humi incumbens.
Cauda rectricibus 12.
Indicatores habitant in Africa sylvis ; insectis 3 melle cerâque victitant ; in arboribus excavaùs nidifie ant ; 0 va 4-5 pariant, Pullis cecigenis escam in os mater ingerit; hi in nido victati sunt 3 ex illo discedunt 3 tantum ad îolandum apti.
Corps oblong.
Tète arrondie.
Bec court, un peu fléchi en arc, dilaté à sa base, entier, convexe en, dessus,, un peu étroit vers le bout; mandibule Supérieure inclinée à sa pointe; l’inférieure recourbée en en haut à son .extrémité.
Narines petites , concaves , à demi couvertes par les plumes du capistrurn.
Langue plate, ,r courte , triangulaire,
Cou médiocre.
ire. et 2e. rémiges les plus longues.de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Pieds tétradactyles ; deux doigts devant, unis à leur base, ; deux, derrière , totalement séparés; pouce posés. au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs , embrassanc le juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Queue à 1 2 rectrices.
Les Indicateurs habitent les forêts de l’Afrique, vivent d’insectes, de miel et de cire, et nichent dans des arbres creux. Leur ponte est de quatre ou cinq œufs. Les petits naissent aveugles , sont appâtés dans le nid , et ne le quittent qu’en état de voler.
* Le grand Indicateur, i. I. Major. I.
Ferrugineo- griseus ; subtàs albus ; palpebris jiu dis 3 nigris ; humerorum macula. Jlavâ ; caudâ cuneiformi 3 ferrugineâ ; rostro basi fusco 3 apice Jlavo ; pedibus fuscis.
Gris-ferrugineux , blanc en dessous; paupières nues et noires; taches jaunes sur les épaules; queue cunéiforme , ferrugineuse ; bec brun à sa base, ensuite jaune; pieds bruns. [Pl. 219.
On 11e rencontre point cet oiseau dans les environs du Cap de Bonne-Espérance, mais dans l’intérieur des terres. Il se nourrit de miel. Comme il doit probablement éprouver quelques difficultés à se procurer cet aliment , dont il paraît tr<ès- friand , il a l’instinct d’appeler l’homme à son aide, en lui indiquant le nid des abeilles par un cri fort aigu, chirs 3 chirs 3 et selon des voyageurs , wichi 3 whiki 3 mot qui , dans la langue hottentote , signifie miel. Il fait entendre ce cri le matin et le soir, semble appeler les personnes qui sont à la recherche du miel dans les déserts de l’Afrique;, celles-ci lui répondent d’un ton plus grave en s’approchant toujours. Dès qu’il les aperçoit , il va planer sur l’arbre qui renferme une ruche, et si les chasseurs tardent à s’y rendre, il redouble ses cris , vient au-devant d’eux, et, par plusieurs allées et venues , la leur indique d’une manière très- marquée. Tandis que l’on se saisit de ce que contient là ruche ; il reste dans les environs et attend la part qu’on ne manque jamais de lui laisser. L’existence de cet oiseau esc précieuse pour les Hottentots ; aussi ne voientils pas d’un bon œil celui qui le tue.
Selon Sparrman , le nid de cet Indicateur 3
ORNITHOLOGIE
du moins celui qu’on lui a fait voir comme tel , esc composé de foibles filamens d’écorce d’arbre artistement tissus ensemble, et auxquels ces oiseaux donnent la forme d’une bouteille renversée. Ils le suspendent par les deux boucs avec un cordon lâche , de manière qu’ils puissent se percher dessus. M. Levaillanr, au contraire, assure que cet oiseau fait son nid dans des creux d’arbre , et y grimpe comme les Pics. De quel côté est la vérité? C’est de quoi M. Delalande fils pourra' nous instruire à son retour du Cap de Bonne-Espérance , où depuis deux ans il ne cesse de s’occuper à la recherche de tous les objets d’histoire naturelle que possède l’Afrique australe. La ponte est de trois ou quatre œufs d’un blanc sale. Le mâle partage l’incubation.
Celui-ci a le dessus de la tête et du cou, le manteau et les couvertures supérieures des ailes d’un vert-olive rembruni , qui , sons certains aspects , prend un ton jaunâtre ; le croupion blanc; les couvertures supérieures de la queue de cette couleur , variée d’olivâtre; les pennes des ailes d’un brun-olivacé et lisérées de vertolive en dehors; les trois dernières pennes latérales de la queue blanches, avec une tache brune à leur bout ; toutes les autres d’un brunolivacé à l’intérieur et en partie blanches en dehors ; la gorge , le devant du cou et la poitrine d’un jaune pâle , comme ondé de gnsblanc sale sur le milieu du cou, et varié de taches noires .sur la gorge; toutes les parties postérieures d’un blanc sale jaunissant.
La femelle est plus petite que le mâle , et en diffère en ce que la couleur verte-olive du dos et du dessus des ailes est d’un ton plus jaunâtre ; que le front a des piquetures d’un blancjaunâtre; que la gorge, le devant du cou, la poitrine et les flancs sont . variés de brun-noir sur un fond blanc - jaunâtre. Le jeune mâle ressemble à la femelle. La queue de ces oiseaux est étagée sur les côtés et fourchue dans le milieu. Buffon y Hist. nat. des Oiseaux y tom. 6. /’■ 391. n. zi ( Coucou indicateur). Lev aillant y Hist. nat. des Oiseaux d' Afrique y pl. 241. fia, 1 et z. Gmelin y Syst, natur. édit. 13. Latham, Index (Gueulas indicator). V Afrique méridionale. L. 6 L E.. P.. R. 12.
* Le petit Indicateur. 2. I. Minor. I. Capite suprà olivaceo-griseo ; corpore supra vïridifiavescente ; ventre sordide albo j rostro pedibusque Jlaves centê-fus ci s.
Dessus de la tête gris-olivâtre; dessus du corps vert- jaunâtre ; ventre d’un blanc sale; bec et pieds d’un brun-jaunâtre.
M. Levaillant a trouvé cette espèce dans les forêts du Warte-Kop , du Soning , et de-ü jusque dans le camp de Boo, sur les bords de la rivière des Eléphans et de la grande rivière. Les habitans du Cap nomment les Indicateurs y Henning voogel (.oiseau de miel), ou Henning wyser (indicateur du miel). Ces oiseaux crient sans cesse. Leur cri semble exprimer les syllabes het y ket, /cet , kit-kit y kije ket y kye , kye y keje ket. Le petit Indicateur niche dans un trou d’arbre , et sa ponte est de quatre œufs blancs.
Il a le dessus de la tête d’un gris-olivacé; cette couleur prend un ton plus vert -olive jaunâtre à mesure qu’elle approche des pennes de la qüeue ; celles des ailes sont d’un noirbrun et bordées en dehors de vert-jaunâtre ; on remarque un trait jaunâtre au-dessous des yeux; ce trait est disposé en forme de moustaches; les parties inférieures sont d’un vertolive, grisonnant; le ventre est d’un blanc sale et la queue pareille à celle du précédent. La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que le vertolive du dessus des ailes est plus brunâtre. Levaillant y Oiseaux d’ Afrique y pl. 242. 2e édit, du nouv. Dut. d’Hist. nat. tom. 16. p. 155.. L' Afrique.
TOULOU, Corydonix. Cuculus , Linn. Larh.
Corpus subelongatum.
Permit capitis çollique rigida y acuminata.
Caput rotundatum.
Uostrum médiocre y culmine carinato y inte* grum y lateraàm compressissimum y a. medio ad apicern arcuatum.
N ares angustœy membranâ semi-clausa y propè fontem seta.
Lïngua lata , a pi ce subfimbriata.
Collum médiocre.
Ait brèves y rotundata y pennâ spunâ breve ; remigibus '3 \ , 4b, p., 6% omnium longissimis.
Femora extra abdomen posita ; tibia om/utib plumosa .
Pedes tetradactyliy digiti quatuor; anticï duo bas 1 conjuncti ; postici duo ad imum sejuncti ,• hallux quemadmodum antici imo tarsi posicus y sedilem cingens , bumi incumbens.
ORNITHOLOGIE
Unguh hallucis , reliquis longior 3 rectiusculus , subulatus.
Cauda rectriçibus 10.
Corydonixcs habitant in sylvis', durais , planitiebits Africa > Asia 3 Australasia ; insecûs victitant. Puliis c&cigéhis mater éscatn in os ingerit 3 et càm è rndo discedunt 3 tantum ad volandum idonei sunt.
Corps un peu alongé.
Plumes de la tête ec du cou roides ec acuminées.
Tête arrondie.
Bec médiocre , caréné en dessus , entier , très- comprimé par les côtés, arqué du milieu à sa pointe.
Narines étroites, à demi closes par une membrane située près du front.
Langue large , un peu frangée à sa pointe.
Cou médiocre.
Ailes courtes, arrondies, à penne bâtarde courte; les 5 e., 4e., 5e., 6e. rémiges les plus longues de toutes.
Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambes totalement emplumées.
Pieds térradactyles; quatre doigts; deux devant, réunis à leur base; deux derrière, totalement séparés; pouce posé ,a.u bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs , embrassant le ! juchoir et portant à terre sur toute sa longueur.
Ongle du pouce plus long que les autres , presque droit , subulé.
Queue à 10 reccrices.
Les Toulous habitent dans les forêts, les buissons, les plaines de l’Afrique, de l’Asie, 1 de l’Australasie, et vivent d’insectes. Les petits naissent aveugles, sont appâtés dans le nid, er ne le quittent qu’en état de voler.
* Le Toulou proprement dit. i. C. Tolu.
C. Nigricans-; uropygio et abdomine virescentenigris; humeris remigibusque castaneis ; cauda cuneiformi , atro-viridi 3 subtus nigrâ ; rostro fusco ; pe'dibus aigris.
Noirâtre; croupion et abdomen d’un noirverdâtre; épaules et rémiges couleur de marron ; queue cunéiforme , d’un noir-vert , et noire en dessous ; bec brun ; pieds noirs. [PL 2.18, fig. 3 , sous le nom de Coucou à éperon d’ Alouette.)
Cette espèce, que l’on trouve à Madagascar, porte un vêtement totalement d un^noir Lustré, à l’exception des ailes, qui sont d un marron pourpré; les plumes sont roides et dures comme chez tous les Toulous. Tel esc le plumage de
l’oiseau parfait; lorsqu’il est moins avancé en âge, l’olivâtre remplace le noir, et est semé de rrairs blanchâtres qui s’étendent le long des plumes; chez d’autres, plusieurs parties du corps ont des taches d’un roux clair. B’isson3 Ornith. tom. 4. p. 138. n. 16. Buffon3 Hist. nat. des Ois. tom. 6,p. 36 c,. plient, n. 295 .fig. 1 ( Coucou ■ de Madagascar). Gmelin 3 Syst. nat. édit. 13. n. 48. Latham , Index 3 «.18 {Cuculus tolus). L’Afrique.
* Le Toulou FAISAN. 2. C. Phasianus. C. Niger; corpôre supra caudâque rufo y Jlavo nigroque variis ; rectricïbus elongatis ; rostro pedibusque nigris.
Dessus du corps et queue d’un brun varié de noir et de jaune ; rémiges alongées ; bec ec pieds noirs.
Les Anglais qui habitent la Nouvelle-Galles du Sud , ont appliqué à cet oiseau le nom de Faisan y d’après ses couleurs et leur distribution sur le dos, les ailes ec la queue; toutes les parties supérieures sont d’un beau noir, varié sur le dos, les ailes ec la queue, de roux , de jaune et de brun ; ces mêmes couleurs forment des bandes transversales sur les longues pennes de la queue. Latham 3 Synopsis 3 Suppl.pl. 30. Index ( Cuculus phasianus). 2 e édit.dunouv. Dict.d’ Hist. nat. tom. 34. p. 2.9.5. L’ Australasie.
*Le Toulou géant. 3. C. Glganteus. C. Supra rufus y albo-rufescente lineatus et ni gro -fusco fas datas ; gu la 3 fugulo pectoreque fusco dilutèque fulvo variis ; rostro fusco ; peiibus nigricantibus.
Roux , avec des lignes, roussâtres ec des bandes transversales de brun ec de noir en dessus ; go|ge, devant du cou et poitrine variés de brun et de fauve clair ; bec brun ; pieds noirâtres.
M. Levaiilant est le premier qui ait décrie cet oiseau de l’Australasie, sous le nom de Coucal géant. Les plumes des parties supérieures sont d’un brun-roux légèrement olivacé,avec un trait d’un blanc-roussâtre sur le milieu des plumes, et des bandes transversales d’un brun-noir ; l’extérieur des pennes alaires porte des raies transversales er alternatives de roux-brun et de rouxjaunâtre ; la queue a des bandelettes roussâtres sur un fond brun-noir, et son extrémité est d’un blanc sale ; la gorge-, le devant du cou et la poitrine sont variés de fauve clair et de brun ; les parties postérieures, d’un fauve clair, traversé
par
ORNITHOLOGIE. i353
par des bandes noirâtres. Levaillant , Ois. d'Afrique , pl, 223 [Coucal géant). ie édit.- du nouv. Diction. d’Hist. nat. Zom. 34. p. 295. L’Australasie.
* Le Tou loü ho u iîou. 4. C. Ægyptius. C.Fuscus j subtus rujo-àlbus ; cavité et cervice obscuris ; caudâ cuneiformi , splendide viridi ; remigibus rufis ; rostrQ nigro ; pcdibus nigricantibus.
Brun 3 dessous blanc-roux 3 tére et nuque obscures y queue cunéiforme , d’un vert brillant 3 rémiges rousses 3 bec noir 3 pieds noirâtres.
On rencontre cetre espèce en Egypte et au Sénégal. Sonnini, qui l’a observée dans la première contrée, a rerparqué qu’elle n’est point farouche et se laisse approcher de très-près 3 qu’elle ne craint pas le voisinage de l’homme; que sa voix est grave, et que ces Toulous une fois appariés, le mâle et L femelle se quittent rarement. Ils se nourrissent principalement de sauterelles, et mangent encore les grillons et les criquets. Ils volent mal, ne peuvent s’élever, ni même traverser un' espace de quelqu’écendue, si dans l’intervalle ils ne rencontrent un arbrisseau pour se 'poser ; ils sont bientôt obligés de se laisser, pour ainsiMire , tomber à terre.
Les plumes de la tête et du cou sont épaisses , dures ; mais celles du ventre et du croupion sont douces et effilées. Un vert obscur à reflets d’acier poli règne sur la tête et sur le dessus du cou 3 un roux-verdâtre le remplace sur les couvertures des ailes, dont les pennes sont rpusses et terminées de vert luisant 3 celte dernière couleur couvre entièrement les trois dernières pennes, èt est mêlée avec le roux sur quelques-unes des précédentes 3 le dos est brun , avec des reflets verdâtres ; le croupion et les couvertures supérieures de la queue sont de la première couleur, et les pennes caudales d’un vert luisant, à reflets d’acier poli ; tout le dessus du corps est d’un blancroussâcre, plus clair sur le ventre que sur. les flancs 3 l’iris est d’un roux vif 3 la queue étagée, longue , large, légèrement découpée à sa pointe. Bujfon , Hist. nat. des Oiseaux, tom. 6. p. 367. pl. enh n. 332 ( Coucou ruf albin). Gmelin , Syst. nat. édit. 1 3 . n. 4 5 . Latham , Index , n. 1 7 ( Cuculus Ægyptius .et senegalensis). L’Afrique.
* Le Toulou Latham. 5. C. Lathami. C. Niger; dorso alisque rufescentibus ■ remigibus nigro maculatis ; eaudâ albescente fus data.
Noir; dos et ailes roussâtres 3 rémiges tachetées de noir 3 queue rayée en travers de blanchâtre.
M. Leach, qui le premier a fait connoître cçt oiseau, n’indique pas le pays qu’il habite. La tête, le devant du Cou, la gorge, la poitrine, l’abdomen et les plumes des jambes sont noirs, avec du blanchâtre répandu çà et là ; le dos et les ailes, roussâtres; les rectrices, avec des bandelettes d’une couleur sombre 3 les rémiges, tachetées distinctement de noir 3 les rectrices , de cette dernière couleur et traversées par des lignes blanchâtres et un peu interrompues. Leach, Mise. Zool. tom. x. p. 227. pl. 5 6 ( Polophylus Lathami). 2e édit, du nouv. Diction, d’ Hist. natur. tom. 34. p. 297.
* Le Toi; lou des Philippines. 6. C. Pyrrkopterus. C. Niger riitens & aiis rufis ; roscro nigro ; pedïbus nigricantibus.
D’un noir.’ brillant ; ailes rousses 3 bec noir 3 pieds noirâtres.
Ce Toulou ressemble beaucoup au Houhou.
Montbeliiard a cru recohnoître dans cet oiseau le mâle de l’espèce, ou du moins une variété 3 mais Sonnini, qui a vu en Egypte le Houhou , nous assure que ce n’est ni l’un ni l’autre. Au reste, il porte la même taille, les mêmes dimensions relatives , et sa queue est aussi écagée 3 mais ses couleurs sont plus sombres ; car, à l’exception de ses ailes qui sont rousses, comme dans le Houhou /tout le reste du plumage est d’un noir lustré. Latham, Index jCuculus, âgyptius , var. ). Bujfon ,pl. enl. n. 224, sous le nom de Coucou des Philippines. Les Grandes-Indes.
*Le Toulou rougeâtre et tacheté. 7.
C. Maculatus. C. Ferrugineus , albo lineatus; subtus Jlavicante-fuscus ; caudâ cuneiformi ; rostro obscuro ; pedibus nigris.
Ferrugineux, avec des lignes blanches 3 brunjaunâtre en dessous 3 queue cunéiforme ; bec obscur ; pieds noirs.
Brown a publié la figure de ce Toulou du Bengale, dont la taille est un peu au-dessus de celle de Y Alouette. La tête , le cou , le dos et les couvertures des ailes sont ferrugineux, et marqués de courtes ligues blanches ér bordées de noir 3 le ventre est brun-jaunâcre 3 les deux premières pennes de l’aile sont d’un brun-rougeâtre ; les Iiiiiiii
ï354 ORNITHOLOGIE.
autres , bordées de noir 3 la queue est très-longue et cunéiforme 3 les pennes latérales sont noirâtres et terminées' de brun ; les autres ont ries raies transversales- noires,, et quelques-unes brunes. Brown 3 Illust. p. zôyjrff x 3 ( Lark heeled enckow). Gmelin 3 Syst. nat. édit. 1 3. n. a 8. Latham j Index 3 n. 20 ( Cucutus bengalensis). Les Grandes-Indes.
# Le Toulou RUFIN. 8. C. Rufinus. C. Supra fuscescence-rufus 3 dilutè rufo lin eu t iis ; subtils sordide albidc-rufus y abdornine crissoque sordide albis3 obscure fasciads y rostro pedibusque flavescentibus.
Pvoux-brunâtre , rayé de- roux sale en .dessus 3 roux- blanchâtre sale en dessous ; abdomen et couvertures inférieures de la queue d’un blanc sale et rayés en travers d'une teinte obscure 3 bec et pieds jaunâtres.
Selon M. Levaillant, qui a décrit ce Toulou dans ses Oiseaux d3 Afrique 3 il a les plumes des parties supérieures d’un roux-brunâtre et rayées longitudinalement d’un roux clair sur leur milieu 3 les ailes d’un roux vif 3 les pennes secondaires, traversées par des bandelettes d’un rouxbrunâtre 3 les parties inférieures d’un roux lavé, avec du blanc sale sur le milieu de chaque plume; le bas-ventre et les couvertures du dessous de la queue d’un blanc sale, avec des lignes transversales d’une teinte sombre 3 la queue d’un roux clair, et traversé par des lignes brunes sur ses deux plumes intermédiaires et sur le bord extérieur des latérales. Levaillant 3 Oiseaux dt Afrique 3 pi. 2ii ( Coucal rufin). 2e édit, du nouv. Dict. d’hist. nat. tcm. 34. p. 298.
* Le Toulou VARIÉ. 9. Ç.'Varixgatus. C. Capite3
collo 3 gulâ corporeque subius 3 fuscescente-rufis , tectricibus alarum superioribus rufescentibus 3 nigro fasciads 3 maculisque ruf.s nigro citcumdads ; dorso ur 0 pygio que ni gris ; rostro pedibusque rubescendbus.
Tête, cou, gorge et dessous du corps d’un roux - brunâtre 3 tectrices supérieures des ailes roussâtres, rayées en travers de noir, avec des taches rousses entourées de noir ; dos et croupi on noirs ; bec et pieds rougeâtres.
Sur vingt-un pouces que cet oiseau de la Nouvelle-Hollande porte en longueur, la queue en tient douze ; les plumes de la tête, du cou, du menton, de la gorge et ses parties postérieures
ont leur tige blanche , très-roide , comme usée T sa pointe et dépassant un peu les barbes, qui sont roussâtres et un peu rembrunies 3 les couvertures supérieures des ailes ont d’abord des raies transversales noires sur un fond roussâtre, et ensuite des taches assez .larges, d’un brun-roux entouré de noir 3 les pennes secondaires portent en travers des raies noirâtres , d’un roux très-clair et d’un roux-orangé 3 des taches des mêmes couleurs et bordées de noir, sur un fond noirâtre ; toures les jambes sont rousses en dessous et rayées transversalement de roussâtre 3 la queue, qui esc très-étagée, ec ses couvertures supérieures ont des raies transversales et rousses 3 les plumes du croupion et du dos sont noires et semblables à du duvet 3 lé ventre est roussâtre et rayé en travers de noirâtre. Leach, Mise, Zool.tom. 1. p. 1 16.pl. 4 ( Polophilus variegatus). 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. ton}/. 34 . p. 298. L3 Australasie.
* Le Toulou nègre. 10. C. Nigcrrimus. C. Totus niger.
Totalement noir.
On rencontre cette, espèce dans le pays des Cabres. Le mâle, dit 1\J. Levaillant , qui l’a fait connoîrre, jette un cri qui exprime les syllabes cooro-ro 3 et qu’il répète jusqu’à dix fois de suite sans changer de ton. Le cri de la femelle ressemble à celui de notre Ciesserelle : cri 3 cri ^ cri , cri.
Le mâle est de la grosseur de la Grive draine 3 et totalement noir. La femelle en diffère en ce qu’elle est plus petite , et que la couleur noire du ventre est rembrunie. Levaillant , His’t. des Oiseaux d3 Afrique , pi. 22 2. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 34. p. 297.' «
* Le Toulou a ventre blanc., \\. C. Leuco-
gaster. C. Niger 3 . albido maculatus ; remigihus albo nigro que fasciads y ventre albo y caudâ nigrâ3 albo transversim striata.
Noir et tacheté de blanchâtre ; rémiges rayées en travers de blanc et de noir 3 ventre blanc 3 queue noire et traversée de blanc.
La Nouvelle-Hollande esc la patrie de ce Totflou3 qu’a fait connoitre M. Leach. Il a les plumes de la tête, du cou, de la gorge , du devant du cou et de la poitrine, noires et marquées de blanchâtre sur leur rige 3 les pennes des ailes, traversées alternativement de blanc et de
ORNITHOLOGIE
les plumes des jambes , jaunes; la queue, noire et rayée en travers de blanchâtre. Leach , Mise. Zool. tom. i. p. ny.pl. 51 ( Polophilus leu.coga.sur ). 2 e édit, du nouv. Dict. d'Uist. nat . tom. 34. p. 299. V Australasie.
^Le Toulou vert d’Antigue. 12. C. Viridis. C. Capité , collo 3 peetore ventreque obscure viridibus ; alis saturate fusco-rubescentibus.
Têc-e, cou, poitrine et ventre, d’un vert obscur; ailes d’un rouge- brun foncé.
Moutbelliard et Latham présentent ce Toulou pour une variété du Ilouhou.; mais, à l’exemple deSonnini, nous le regardons comme une espèce distincte et particulière. Sonnerat l’a trouvé à Antigue. Il a la tête , le cou, la poitrine et le ventre, d’un vert-obscur tirant sur le noir; les ailes , d’un rouge-brun foncé ; l’ongle du doigt postérieur interne , plus délié que celui du Houhou.Si l’on examine la figure de cet oiseau, publiée par Sonnerat, 011 s’aperçoit qu’il n’a pas, comme les autres, la queue étagée. Sonnerat , Voyage à la Nouvelle-Guinée 3 pl. 90 ( Coucou vert d’ Antigue). Latham , Index ( Cuculus &gyptius y var. B.). 2e édit, du nouv. Diction, d’ Hist. nat. tom. 34. p. 299. Les Grandes-Indes.
^Le Toulou noirou. i 3. C. Bkolor. C. Niger-, tectricibus alarum superioribus parihn remigibusque primants rufis ; rostro pedibusque ni gris.
Noir ; partie des couvertures supérieures et grandes pennes des ailes, rousses ; bec et pieds noirs.
Ce Toulou , décrit dans les Oiseaux d’ Afrique de M. Levaiilanr , esc totalement noir , à l’exception des couvertures supérieures des ailes, qui sont en partie rousses, et des grandes pennes , qui portent entièrement cette couleur. La. femelle diffère du mâle en ce qu’elle est d’un noir rembruni sur tout le devant du corps ; l’éperon de ces. deux oiseaux a plus de deux pouces de longueur. Levai! lant , Oiseaux d’Afrique, pl, 220 ( Coucal noirou). 2e édit, du nouv. Dict. d’ Hist. natur. tom. 34. p. 297.