‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 194 sur 246 · L.. E,. P.. R. iz · texte numérisé non relu

L.. E,. P.. R. iz

* * Le Couroucou bungummi. 2. T. Indiens. T. Nie rie ans 3 supra ferrugineo-maculatus 3 suhus J/àvescens 3 nigricante J as datas ; cafte mgro a.boque s triât 0 ; caudâ longissimâ f as cia ta ; rostro c&ruleo ; pedihus cinereis.

Noirâtre ; tacheté de .ferrugineux en dessus, jaunâtre et rayé transversalement de noirâtre en dessous; tête rayée de noir et de blanc 3 queue très-longue et rayée transversalement 3 bsc bleu 3 pieds cendrés.

Latjjam a rangé çec oiseau de l’Inde parmi les Couroucousj niais nous ne pouvons assurer qu’il soir placé convenablement. Il a le bec t.rès-cràchu 3 les plumes de la tête et du cou noires, et rayées de blanc 3. une ligne blanchâtre, qui part des coins di bec, et s’étend sur les joues 3 le dos et les ailes, noirs, avec des taches rondes et couleur de rouille j la poitrine .ee le ventre d’un, blanc jaunâtre , traversé, par des bandes noirâtres: 3 la queue très-longue, cunéiforme et rayée transversalement de ligues étroites et noirâtres, -Lâchant > Index 3 n. 9. ie édit, du nouv. Diction. d! Hist. natur. tom. '6. p. 313. Les Indes. ,

* Le Couroucou cannelle. 3. T. Rutilus, T, Capite colloque obscure viridibus ; corpore supra rut do; subtàs saturatè rosèo; rectricibus sex intermediis ru fa 3 rostro pedibusque fus co-nigns.

Tète et cou d’un vert obscur 3 dessus' du corps d’un rouge vif, dessous d’un rose foncé 3 les six rectrices intermédiaires rousses 3 bec ec pieds d’un noir rembruni.

C’est à Md Le vaillant que l’on doit la connoissance de ce Couroucou 3 qui se trouve â I'île dé Ceylan. La tête, et le cou sont d’un vert sombre 3 le dos , !es< scapulaires’, le croupion et les couvertures supérieures de la quelle , d’un rouge vif 3 les six pennes du milieu de la queue de cette couleur , avec une bande noire transversale vers leur extrémité 3 les six autres, en grande partie blanches à l’extérieur , et noires dans le reste 3 les grandes pennés des ailes de la dernière couleur et à raies blanches; les secondaires et les couvertures supérieures finement rayées de aoir-verc et de blanc 3 la

poitrine et les parties postérieures d’un rose foncé.

Le jeune a la tête , le cou, tout le dessus du corps ec les pennes intermédiaires de la queue, d’un roux pâle 3 les latérales blanches à l’extérieur ec mélangées de roux et de noir en dedans 3 le ventre ec les couvertures inférieures de la queue , blancs. Lcv aillant , Hist. des Couroucous 3 pl. 1 4. ie édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 8 .p. 313. Les Grandes- Indes. L.. E.. P.. R. 12.

* * Le Couroucou a chaperon violet.

4. T. Violaceus. T. Violaceus ; superciliis Jlavis ; dorso uropygioque viridi-aureis ; 'alis fuscis ; rectricibus intermediis c&rulescente-viridibus 3 apïce ni gris ; rostro plumbeo 3 apice albido , versus frontem nigricante.

Violer 3 sourcils jaunes ; dos et croupion vert-dorés 3 ailes brunes 3 rectrices intermédiaires d’un ven-bleuâcre, noires à leur pointe 3 bec couleur de plomb, noirâtre vers le front, blanchâtre â sa pointe.

Le pavs de cec oiseau, que BufFon a décrit d’après Koelreuster , n’est pas bien connu 3 cependant si, comme le die M. Levaillant , c’est un individu, de l’espèce de son Couroucou ourroucouai ou le Couroucou vert à ventre jaune 3 on le trouveroit à Cayenne 3 mais comme il n’est nullement question de la couleur jaune qui tranché grandement, sur le plumage de celui-ci, nous croyons qu’on ne doit pas se presser d’adopter cetce opinion.

Cet oiseau a le Iront, le tour des yeux et les oreilles , noiiâtres ; le reste de la tête, la gorge, le cou et la poitrine, d’un violer très- rembruni 3 les paupières jaunes 3 le dos et le croupion d un vert foncé, à reflets dorés ; les couvertures supérieures de la queue d’un vert- bleuâtre , avec les mêmes reflets; les ailes brunes 3 leurs couvertures , ainsi que les pennes secondaires , poinriüées de blanc ; les deux pennes intermédiaires de la queue d’un verc tirant au bleuâtre, et terminées de noir 3 les deux paires suivantes de l’a même couleur à l’extérieur et noirâtres dans le reste 3 les autres pennes noires,, rayées ec terminées de blanc. Koelreuster , Nov. Com. Petropol. vol. ï 1. p. 436'. fl. \ d.fig.'è, Buffon j Hist. natur. des Oiseaux } tom. 6.p. -294,

* Le Couroucou damoiseau. 5. T. Roseigasier. T. Supra, viridi- aureus ; guia 3 jugulo

ORNITHOLOGIE

pectoreque griseo-viridibus ; cofpore subtus rosaceoy rectricibus intermediis c&rulds y lateribüs exius et apice albjs ; rostro pedibusque jîavis.

Vert-doré en deSsüsj, gorge , devant cm cou et poitrine, d’an gris- vert ; dessous du corps, rosacé ; recrrices intermédiaires bleHes ; latérales blanches en dehors et à la- pointe ; bec et pieds jaunes.

Tej est le nom que M. Levaillant a imposé au Couroucou qui se trouve à Saint- Domingue. On l’a confondu avec celui à ventre rouge de Cayenne ; mais il en diffère particulièrement, en ce qu’il n’a , dans aucun temps, le collier blanc que porte celui-ci. On le trouve non-seulement dans les grandes Antilles, .mais encore au Mexique, où ses plumes rouges servoient autrefois à faire des portraits , des tableaux, et d’autres ornemens , que les Mexicains portoient dans leurs fêtes. On lui donne à Saint-Domingue dilférens noms : dans des cantons on l’appelle Caleçon rouge y dans d’autres . Dame ou Demoiselle an~ glaise , et ailleurs. Pie de montagnes , d’après sa résidence continuelle dans les mornes. Ce Couroucou entre en amour au mois, d’avril ; alors il cherche l’épaisseur des forêts les plus solitaires, et fait son nid dans -un trou d’arbre, qu’il garnit de poussière de bois vermoulu. La ponte est de quatre œufs blancs , un peu moins gros que ceux du Pigeon. Le chaut du mâle, qu’il ne fait entendre que dans /la saison des amours , est des plus tristes et des plus, plaintifs. Le dessus de la tête et du cou, les joues, le manteau et les couvertures supérieures de la queue sont d’un vert d’aigue-marine brillant, qui , sous un certain jour, serhble pGudré de gris de perle: -la gorge, le devant du cou et la poitrine sont d'un gris de perlé lustré, changeant en vert d’aigue-marine j le ventre et les parties postérieures d’un rouge rosacé; les pennes intermédiaires de la queuertfim bleu qui se change en vert sur leurs bords; les latérales blanches .à l’intérieur et à la pointe ; les couvertures des ailes finement- rayées en travers de noir-vert et de blanc ; les pennes avec des taches carrées, blanches et noires.

La femelle a le bec brun en dessus, jaunâtre en dessous; toutes les parties supérieures, la gorge , le devant du cou et la poitrine", d’un gris-ardoisé, plus clair en dessous qu’en dessus ; le ventre et les couvertures inférieures de la queue d’nn rpuge pâle; les pennes- secondaùes des ailes d’une nuance plus forcée que

le dos ; les premières , d’un gris-noirâtre , et bordées de blanc à l’extérieur ; la queue pareille â l’aile, mais sans bordure. Biffoa , Hist. nat. des Ois. ( Couroucou à ventre rouge de Saint Domingue). Levaillant , Hist. nat. des Couroucous j pi. 13. V Amérique septentrionale.

* Le Couroucou géant, g. T. Gigas. T.

Supra Jlavescente-viridis nitens ; pectore , corporp subtus albis y rostro jlavo y pedibus fus cis. '

D’un vert-jaunâtre brillant en dessus: poitrine et dessous du corps, blancs; bec jaune; pieds bfuns.

M. Levaillant est le premier qui ait décrit ce Couroucou , que l’on trouve dans Lite de Java. Sa grosseur est plus du double plus fores que celle- des grands. Coufoucous de l'Amérique.. La tête, le dessus du cou et du corps , les" plumes- scapulaires, le croupion et les couvertures supérieures de la queue.-,, sont d’un vevtjaunâtre très-lustré et doré plus "6 11 moins, suivant les incidences de la lumière;, la gorge et le devant du cou, de la même couleur; la poitrine er les parties, postérieures, d’un blanc pur ; la queue est en dessus pareille au croupion, et en dessous d’un gris glacé de blanc ; les grandes couvertures supérieures des ailes et leurs dernières pennes secondaires sont finement rayées en travers d’un noir-vert et de blanc; les autrespennes ont leur dessus d’un noir-brun , et leur dessous grisâtre. Levaillant , Hist. des Couroucous , pl. 12. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist . nat. tern. 8 . p. 315. Les Grandes- Indes.- L. x 7 à 1 8 . E.. P.. R, 1 2.

**Le Couroucou a gorge bleue. 7. T.

Asiaùçus. T. Viridïs ;• fronts nuchaque r'ubris y gulâ c&ruleâj rubro maculatâ y rernigibus rectiicibusque ni gris ; pedibus viridibus.

Vert; front et nuque rouges; gorge bleue à tache rouge;. rémiges et tectrices noires ; pieds verts.

On le trouve dans l’Inde. Le front est rouge et bordé d’une ligne blanche ; ia nuque de la première couleur, frangée de blanc et de noir ; 011 remarque au-dessus de l’œil une raie courre et rouge; la gorge est bleue, avec une tache rouge; le reste du corps, les ailes et 1a queue sont d’un très-beau vert, et les pennes noires. Lath. Index 3 n. 8. 2 z édit. du nouv. Dut. d’Hist. nat. tomJé>.p. 316. Les Grandes- Indes.

36o ORNÎTH

Le Couroucou kondea. 8. T. Fasàatus.

T. Dorso ferrugineo ; corpore subtus fulvo-rubro ; capite colloque, nigrïcantïbus ; fasciâ pectorale albâ; alïs albo r.igroque fasciatis ,• caudâ apice nïgrâ; rostre nigro ; pedibus mgrescentibus.

Dos ferrugineux ; dessous du corps rougefauve’, rêce er cou noirâtres ; bande transversale blanche sur la poitrine; ailes rayées en travers de blanc et de noir; queue noire à son extrémité; bec de cette couleur. (PI. 115 , fig. 4, sous le nom de Couroucou rayé. )

Rant-van-kondea est le nom que ce Couroucou porte dans l’île de Ceylan. Il a les orbites nues et d’un bleu fonc^; l’iris, jaune; la tête et le cou, noirs; la poitrine, de cette couleur, mais plus pâle, et coupée en travers par une bande blanche,, à laquelle succède une teinte orangé-rougeâtre qui s’étend sur le ventre er sur les parties postérieures ; le dos est couleur de tan ; les couvertures de la queue sont grises; celles des ailes er les plumes scapulaires, agréablement variées de lignes ondulées, blanches et noires; les pennes noirâtres et bordées de blanc « l’extérieur; la queue est très longue et terminée de noir. Ind. Zool. pl. 5 ( Fascïated curucui). ze édit, du nouv. Dïct. d’Hïst. nat. tom . 8. pag. 31 6. Les Grandes-Indes.

Le Couroucou levérian. 9. T. Levenanus.

T. Violaccus3 virïdi- aureo nitens ; alïs nigrïs ; abdomine albo ; remïglhus tribus exterioribus ni gris 3 apice albis ; rostro plumbeo ,• pedibus nigrïs.

Violet, à reflets d’un vert-doré; ailes noires; abdomen blanc ; les trois rémiges extérieures noires , blanches à leur pointe; bec couleur de plomb; pieds noirs.

Ce Couroucou y que l’on trouve dans l’Amérique méridionale , a la tête , le cou et la poitrine d’un beau violet foncé, à reflets bleus; les ailes noires; les grandes pennes, bordéesde blanc; le dos, d’un vert-bleuâtre, à reflets dorés; les plumes qui recouvrent la queue, soyeuses et d’un vert-bleu foncé très-brillant; les pennes caudales, noires, avec une nuance verdâtre ; les intermédiaires, lisérécs de blanc , avec une légère teinte fauve.

Le jeune diffère de l’adulte en ce que la tête , le cou, la poitrine, les flancs et toutes les parties supérieures sont d’un gris-brun roussâtre ; le venue et les couvertures inférieures de la queue , d’un blanc-roussâtre ; les penues des' ailes et de la queue, noirâtres; avec des marques d’un blanc-roussâtre à la pointe des six pennes daté-"

raies de celle-ci ; le bec, sans dentelures , brunâtre, avec une nuance jaunâtre sur les bords; les doigts et les ongles, de cette teinte. La femelle n’est ptis connue.

L’oiseau adulte est décrit dans Brisson, sous le nom de Couroucou vert à ventre blanc 3 et Buffon en fait une variété de son Couroucou à ventre jaune ; mais nous ne le croyons pas fondé dans ce rapprochement, que Latha-m a adopté. Le Couroucou albane de Levaillant est décrit avec des couleurs plus brillantes ; cependant nous pensons que c’est un individu de la même espèce. Leverian. Muséum 3 pl. p. 175 . Lev aillant 3 Hist.des Couroucous , pl. 5 ( Couroucou albano ).

' Latham , Index 3 n. 10. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hïst. nat. tom. 8 . p. 31 6. L’ Amérique australe.

* Le Couroucou narina. 10. T. Narina. T. Corpore suprà 3 gula 3 jugulo rectricïbusque intermediis vïfidi-aureïs 3 tectricibds alarum majoribus grisêis 3. nigricante lineatïs , pectore corporeque subtùs satutatè roseïs ■ rostro Jlavo 3 apice nigro ; pedibus aths.

Dessus du corps, gorge, devant du cou et rectrices intermédiaires , d’un vert-doré ; grandes tectrices des ailes, grises, avec des lignes noirâtres; poitrine et dessous du corps, d’un rose foncé; bec jaune-noir à sa pointe; pieds de cette couleur.

M. Levaillant a trouvé ce Couroucou en Afrique, cil il niche dans un rrou d'arbre; sa ponte est de-quatre œufs presque ronds et d’un blanc- rosé. Le mâle a les parties supérieures, la gorge, le devant du cou et les pennes intermédiaires de la queue, d’un vert-doré; les grandes couvertures des ailes, grises, avec des lignes en zigzags noirâtres; la poitrine et les parties postérieures, d’un roux foncé; les trois premières pennes de chaque côté de la queue, blanches en dehors'et noirâtres tn dedans.

La femelle esc d’un vert rembruni en dessus; d’un rose pâle, sur le bas-ventre et sur les couvertures inférieures de la queue; d’un brun-roux sur le front, la gorge, le devanc du cou et la poitrine ; d’un brun-noirâtre sur les pennes des ailes, donr les tiges sont blanches.

Chez le jeune, le front, la gorge, le devanc du cou, sont d’un gris-roussâtre; les parties postérieures, d’un gris-rosé, ensuite d’un roux pâle, mélangé de gris; les pennes des ailes, brimes, et les trois dernières, tachetées de blanc- à leur pointe; le dessus du corps est d’un vert-brunâtre.

narre. Lev aillant , ’Hht. nat. des Ois. d’ Afrique , pl. 228 et 229. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 8 . p. 318. L’Afrique.

* Le Couroucou oranga. ii. T. Aïricollis.

T. Supra, viridis ; f tonte , genis gulâque ni gris ; jugulo pectoreque superiore viridi-aureis ; coipore subtàs J'avo-fusco ; rectricibus inter mediis flavescente-viridi-aureis ; rostro flavo ; pedibus nigris.

Vert en dessus; front, joues et gorge, noirs; devant du cou et haut de ia poitrine ,• vert-dorés; dessous du corps, d’un brun-jaune; rectrices intermédiaires d’un vert-jaune doré ; bec jaune ; pieds noirs.

Le mâle de cette espèce n’est connu que depuis peu d’années ; on le trouve dans l’intérieur de la Guyane, à Surinam" et à l’île de la Trinité. Il a , dans son état parfait , le front, les joues et la gorge, noirs ; le devant du cou et le haut de la poitrine , d’un vert-doré, nuancé de blanc ; le reste de la tête, le dessus du cou, le haut du dos, les plumes scapulaires, le croupion et les couvertures supérieures de la queue, d’un vert d’éméraude à reflets dorés ; les couvertures du dessus des ailes et les dernières pennes secon daires, finement rayées et pointiliées de noirvert sur un fond gris ; le bas de la poitrine et les parties postérieures, d’un brun-jaune plus ou moins foncé, qui est plus foible sur le basventre et les couvertures inférieures de la queue, dont les pennes intermédiaires sont d’un vertdoré jaunâtre, et terminées par une bande d’un noir foncé; les autres ont dès raies transversales noires et blanches ; les pennes des ailes sont d’un brun -noirâtre ; le duvet des tarses est noir. Des individus sont blancs, où celui-ci est jaune : l’on soupçonne que ce sont des femelles ou des mâles moins avancés en âge que le précédent.

Le jeune, avant sa première mue, est d’un brun-roussâtre sur toutes les parties supérieures, sur la queue, le devant du cou, la poitrine, les flancs et les ailes; d’un blanc-fauve sur le dessous du corps ; bran sur le bec; jaunâtre sur les ongles; rayé de blanc et de noir sur les pennes latérales de la queue. Lev aillant , Hist. des Couroucous , pl. 8. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 8. p. 318. L’ Amérique méridionale.

* Le Couroucou ourkoucoüai. 12. T. Viridis. T. Hindi- aur eus ; subtàs luteus ; gulâ nigrà; fasciâ pectorali vlridi- aureâ.

Vert-doré; jaune en dessous; gorge noire;

OLOGIE. tZCn

bande pectorale vert-dorée. (.PL us, fig. 1 , sous le nom de Couroucou a ventre jaune. )

Le nom d ' Ourroucouai , que M. Levaillant a imposé à cet oiseau , est tiré du sifflement grave que le mâle fait entendre dans les forêts, où d vit solitaire, et se tient ordinairement sur les branches à une moyenne hauteur.

Il a le front , les joues et la gorge., noirs ; les parties supérieures jusqu’au dos , et le devant du cou , d’un beau bleu à reflets verts et violets ;> le dos et les parties postérieures, d’un veftdoré à reflets bleus; la poitrinè, le ventre et les couvertures inférieures de la queue, d’un jauneaurore ; les plumes des jambes et des tarses, noirâtres ; les six pennes intermédiaires de la queue, d’un vert-doré et terminées par une bande noire; les cinq suivantes, blanches à l’extérieur et noires en dedans; la première de chaque côté , de la dernière couleur , avec un petit liséré blanc.

La femelle, pl. 4 de Y Histoire des Couroucous de M. Levaillant, est d’un noir lavé, prenant une nuance grise sous certains aspects, sur la tête , le cou , la poitrine , le manteau , le croupion , les ailes, et sur les six pennes du milieu de la queue ; finement rayée de blanc sur les couvertures supérieures des ailes , dont les pennes ont une ligne blanche; jaune sur le bas-ventre; les trois rectrices les plus extérieures de chaque côté sont barrées de noir et de jaune; le bec est noir, jaune à sa base et en dessous ; les cuisses, les pieds et les ongles sont noirâtres.

Le jeune diffère de la femelle en ce que le jaune est plus foible; que le bec est sans dentelures et totalement d’un brun-noir, et que son plumage paroît comme nuancé de fauve. B/tsson , Ornithol. tom. 4. p. 168. n. 2 ( Couroucou vert de Cayenne ). Buffon>, Hist. nat. des Oiseaux, tom. 6. pag. 291 (Couroucou à ventre jaune), pl. enl. /2. 195 ( Couroucou de Cayenne). L’ Amérique méridionale.

* Le Couroucou a queue rousse de Cayenne, i 3. T. Rufus. T. Rufus ; abdomine, crissa fempribusque Jlavis ; tectricibus alarum nigro et griseo striatïs ; remigibus rectricumque me diarum^apice nigris.

Roux; abdomen, couvertures inférieures de la queue et cuisses, jaunes; tectrices des ailes , rayées de noir et de gris ; rémiges et pointes des rectrices intermédiaires, noires. (Pl. 215,

Kkkkkkkk

i36a ORNITH

Buffon donne cet oiseau pour une variété de son Couroucou à ventre jaune de Cayenne. Lathàm ec Mauduir le présentent comme une espèce : distincte ; M. Levaillant assure que c’est son Couroucou aurora, qui se trouve aux Moluques. Cette espèce ne peut cependant pas se trouver en Amérique et dans les Grandes-Indes; car , comme l’observe M. Levaillant , il n’est pas possible de supposer que ce Couroucou , qui qui a le vol court et qui est naturellement sédentaire , ait pu passer du nouveau continent dans l’ancien. Buffon , Hist. nat. des Oiseaux , tom. 6.p. zyppl.enl. n. 736. V Amérique méridionale.

* Le Couroucou rocou. 14. T. Curucui. T. Viridi-aureus 3 subtàsjfulvus , gulâ nigrâ ; rostro ■auranuo ; pedibus fuscis.

Vert-doré; fauve en dessous; gorge noire; bec orangé; pieds-bruns.

Ce Couroucou, que l’on trouve dans l’Amérique méridionale , et communément à la Guyane , présente de grands rapports avec le Couroucou damoiseau ex. celui du Paraguay , mais il en diffère en ce qu’il a un collier blanc, situé -entre la couleur verte du devant du cou et la teinte rouge des parties postérieures.

Le mâle a la tête , le cou et le dessus du cotps d’un vert brillant à reflets d’un bleu poudré et dorés ; le lorum , le tour de l’œil et le menton, noirs; les couvertures supérieures dé l’aile et ses pennes secondaires , d’un gris de perle, varié de lignes transversales et de zigzags, d’un vert-noirâtre ; les grandes pennes , noires; leurs tiges , en grande partie , blanches ; les quatre intermédiaires de la queue, pareilles au dos ; les autres , noires , à l’exception de la plus extérieure de chaque côté , qui porte en dehors les mêmes lignes que les couvertures supérieures des ailes. Le collier dont il a été question cidessus est , chez des individus, d’un blanc sale et pointillé de brun ; ce qui semble indiquer qu’ils sont moins avancés en âge que le précédent. La femelle n’est pas connue.

Lejeune, figuré sur la pl. enl.3 72.737, de Buffon , est d’un gris-noirâtre sur les parties où l’adulte est d’un beau vert brillant ; il en diffère encore en ce que les petites lignes ou zigzags sont beaucoup moins apparentes, parce que je brun noirâtre y domine; en ce que dés trois

• pennes les plus extérieures de chaque côté de la queue ont des bandes alternativement ^blanches

et noirâtres ^ et que la couleur, rouge des parties inférieures est terne et n’occupe que le basventre et les couvertures inférieures de la queue.. Brisson 3 Ornithl. tom. 4. p. 173.72. 4 ( Couroucou vert du Brésil). Buffon , Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 6. p . 107. pl. enl. n. 45 2 ( Couroucou à ventre rouge de Cayenne). V Amérique méridionale.

* Le Couroucou rosalba. i 5. T. Callaris. T. Supra viridis ,• torque albo ; rectricibus tribus lateralibus nigro alboque lineaiis.

Vert en dessus ; collier blanc ; les trois rectrices latérales de chaque côté , avec des ligpes noires et blanches.

O11 trouve cet oiseau à Cayenne , où il est rare, et au. Brésil. Quoiqu’il ait dans son plumage une grande analogie avec le Couroucou rocou, il en diffère néanmoins par la couleur verte des parties supérieures , qui n’est pas si foncée , et son collier blanc est plus marqué; de plus, étant près de moitié moins gros que celuici, il n’y a pas de doute que c’est üne espèce particulière , qui en diffère encore en ce que les trois pennes latérales de chaque cô é de la queue ont des lignes transversales noires et blanches. Le jeune a ces mêmes pennes pareilles à celles des vieux 7 et tout ce qui est, dans ceux-ci, d’un beau vert d’éméraude, est chez lui d’un roux pâle, ainsi que le dessus des quatre pennes intermédiaires de la queue; la couleur rouge des parties inférieures est pâle et surmontée cfun gris -roussâtre. Buffon a présenté cet oiseau comme un jeune de son Couroucou à ventre

rouge. Brisson, Ornith. tom. 4 . p. 17;. n

( Couroucou du Brésil). Levaillant , Hist. nat. des Couroucous 3 pl. 6. ze édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. 8 . p. 320. V Amérique méridionale. '

** Le Couroucou surucura. 16. T. Surucura. T. Capite colloque ni gris , c&ruleo violaceoque mutantibus ; pectore ver.treque: coccineis ; dorso tectncïbusque alarum superioribus Hindi aureis ; majoribus nigro alboque punctatis ; rectricibus duabus intermediis caruleis, apïce nigtis ; rostro albido ; pedibus -nigric antibps.

Tête et cou noirs, à reflets bleus et violets; poitrine et ventre d’un rouge-écarlate; dos et couvertures suoéneures des ailes d’un vert-doré ; les grandes, piquetées de noir et de blanc; les

ORNITHOLOGIE

deux rectnces intermédiaires bleues et terminées de noir; bec blanchâtre; pieds noirâtres.

Les naturels du Paraguay connoissent cet oiseau sous le nom de Surucura. Il ne quitte point les grands bois ;-il se tient à la hauteur moyenne des arbres, sans descendre ni à terre ni sur les branches basses; il reste assez long-temps tranquille à guetter les insectes qui passent à sa portée et qu’il saisit avec adresse. Son vol esc rapide, par ondulations verticales , et ne se prolonge pas. Le Surucura est si peu farouche qu’on peut l’approcher tant que l’on veùt et le tuer avec un bâcon. Il fait entendre, mais seulement dans la saison des amours, un cri qui ne consiste que dans la répétition fréquente des syllabes pio y d’un son de voix fort , sonore et mélancolique. Le mâle et la femelle se répondent. Il niche sur les arbres, en creusant par le bas des nids de fourmis, que l’on appelle dans le pays cupiy y jusqu’à ce qu’il ait fait une cavité assez grande , dans laquelle la femelle dépose , au mois de septembre, deux à quatre œufs.

M. de Azara a vu le mâle s’accrocher à un arbre , comme les Pics , occupé à creuser le nid avec son bec, tandis que la femelle restoit tranquille sur un arbre voisin, les yeux tournés vers le mâle et paroissanc l’encourager. Cet oiseau a dans son plumage de grands rapports avec le Couroucou rouge de Saint-Domingue ( le Damoiseau) ; aussi Sonnini n’a pas balancé à les réunir; cependant son plumage est sur quelques parties autrement nuancé.

Le mâle a la tête et le cou d’un noir changeant en violet; la poitrine et le ventre, de couleur d’écarlate; les cotés du corps et les couvertures inférieures des ailes , d’une teinte plombée; leurs couvertures supérieures et le dos, d’un très-beau vert, à reflets couleur d’or, quand on les voit opposés à la lumière; le croupion est d’un bleu éclatant et doré, vu dans la même position; les grandes couvertures des ailes présentent un assemblage de jolies piquerures blanches et noires ; leurs pennes sont noirâtres , avec une bordure blanche sur les plus extérieures ; les deux pennes du milieu de la queue sont bleues et terminées de noir; les deux suivantes ne sont de cette couleur qu’en dehors; les quatrième et cinquième ont une tache blanche à leur bout; la première est à moitié blanche du coté extérieur; tout le resté de la queue est noir; l’iris, d’un roux foncé; le bord de la paupière, du plus bel orangé. J

La femelle a la tête, le cou, le dos, le crou- ’

pion et les petites couvertures des ailes, d’un noirâtre-plombé ; les grandes couvercures supérieures de l’aile , agréablement rayées en travers de blanc sur un fond noir ; la poitrine , cendrée ; le ventre, écarlate; les six pennes intermédiaires de la queue, noirâtres et terminées de noir ; les six autres , blanches à leur pointe et sur une grande partie du côté intérieur ; la paupière, blanche. De A^ara , Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y Rio de la P lata y tom. z. pag. 273 . n. 270. 2e édit, du nouv . Diction. d’Bist. natur. tom. 8. p. 322. V Amérique méridionale.

* Le Couroucou tacheté. 17. T. Maculatus. T. Fusco et nigricante fasciatus ; vertice viridi ; tectricibus alarum remigibusque secundariis viridibus y apice albis ; caudâ nigricante , fasciis albis ; rostro nigro 3 pauüsper arcuato.

Brun, avec des bandes transversales noirâtres; sommet de la tête vert; tectrices des ailes et rémiges secondaires vertes, blanches '-à leur pointe ; queue noirâtre , traversée de blanc ; bec noir , un peu arqué.

Cet oiseau, que l’on trouve à l’île de Ceylan, a la taille de la Sittelle ; le dessus de la tête, d’un vert foncé ; le cou", la poitrine et le ventre , d’un brun pâle, rayé transversalement de noirâtre; le bord des ailes, blanc; les couvertures supérieures de l’aile et ses pennes secondaires , vertes et terminées de blanc ; la queue, noirâcre, avec des lignes transversales blanches. Est-ce bien un Couroucou f Brown y îllust, pl. 13. Ind. Zoology y pl. 5 ( Fasciated curucui). 2e édit, du nouv . Diction. d’Hist. natur. tom. 8. p. 322. Les Grandes-Indes.

C VI Ie. Genre.

PERROQUET, Psittacus , Linn. Lath.

Corpus oblongum y diversis coloribus sttpè ni tentibus varium.

Caput rotundatum y interdum -cristatum .

Rostrum basi membranâ instructum 3 crassum y lateratim compressum , supra subthsque convexum3 a basi ad apicem declive ; mandibula superior marginibus plus minusve angulosis , versus apicem aduncaÿ inferior brevior y apice ascendens 3 obtusa.

Palatum margine transversâ munitum pro reci piendo apice mandibule inférions.

Nares orbiculares , apert&y membranâ siu.

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ORNITHOLOGIE

Lingua carno$a3 c ras s a 3 Integra 3 oh tus a aut apice ciliata.

Collum médiocre.

AU remigihus iâ. , 2*., ferè aqualibus 3 reliquis longioribus.

Femora extra abdomen posita -, tibia omninb pluma s

Tarsi brèves , carnosi 3 reticulati.

Pedes tetradactyli ; digiti quatuor ad ifnum sejuncti j antici i -, postici 2 ; hallux quemadmodîim 'aiuici imo tarsi positus 3 sedilem cïngens 3 humi incumbens.

Cauda rectricibus 1 2 , aqualibus aut gràdariis.

Psitiaci habitant in sylvis Africa, 3 AsU meridionalis3 Americ&3 Australasi&3 Folynesiœ ; fructibus 3 baccïs granisque victitànt, in arbore excavato aut in ramïs crassis prope truncum nidifie ant ; ova 2-4 pariant. Puliis cacigenis escam in os mater ingerit ; hi in nido victati 3 ex illo cedentes dïseedunt , tantum ab volandum idonei sunt.

Corps oblong, varié de diverses couleurs, souvent brillantes.

Tête arrondie , quelquefois huppée.

Bec garni d’une membrane à sa base, épais , comprimé sur les côtés, convexe dessus et dessous, incliné depuis sa base jusqu’à sa pointe^ mandibule supérieure à bords plus on moins anguleux , crochue vers le bouc j l'inférieure plus courre, à pointe relevée en en haut et obtuse. •

Palais muni d’un rebord transversal pour recevoir la' mandibule inférieure.

Narines orbiculaires , ouvertes et situées dans la membrane.

Langue charnue, épaisse, entière, obtuse ou ciliée à sa pointe.

Cou médiocre.

Première, deuxième et troisième rémiges à peu près égales entr’elles et les plus longues de toutes.

Cuisses posées hors de l’abdomen ; jambas

Tarses courts, charnus, réticulés.

Piedrtétradactyles j quatre doigts , séparés dès leur base, deux devant, deux derrière : pouce; posé au bas du tarse, sur le même plan que les antérieurs, embrassant le jtrehoir et portant à terre sur route sa longueur.

Queue à 12 reccrices égales ou disposées par degrés.

Les Perroquets habitent dans les forêts de l'Afrique, de l’Asie méridionale, de l’Amérique, de l’Australasie et de la Polynésie ; ils vivent de fruits, de baies et de graines, nichent

dans un arbre creux ou sur les grosses branches proche du tronc. Leur ponte est de deux à quatre œufs. Les petits naissent aveugles, sont appâtés dans le nid, et ne le quittent qu’en état de voler.

Perroquets proprement dits.

* Le Perroquet a bec couleur de sang;

1 . P. Macrorhyncos . P. Vindis3 subtùs injtavum vergens 3 alis cyaneo et vïridi mistis 3 tectricibus nigris ; rostro sanguineo.

Dessus vert, tuant au jaune en dessous 3 ailes mélangées de bleu et de vert 5 leurs tectrices noires ; bec couleur de sang.

Cette espèce , qui a été rapportée de la Nouvelle-Guinée, a le bec plus large et plus épais à proportion que celui de tous ses congénères ; la tête et le cou sont d’un verc brillant à reflets dorés j le devant du cou est d’un jauné ombré de vert j la queue, de la dernière couleur en dessus et jaune en dessous -, le dos , bleu d’aigué-marin.e ; l’aile, mélangée de bieu-d’azur et de vert, suivant divers aspects ; ses couvertures sont noires, bordées et chamarrées de traits d’un jaune-doré. Buffon3 Hist. natur. des Oisgaux 3 torn. 6. y. 1x2. pi. enl. n. 71 3 3 sous le nom de Perroquet de la Nouvelle-Guinée. Les Grandes-Indes.

*Le Perroquet cendré. 2. P. Erithacus. P . Canus ; temporibus nudis 3 albis 3 cauda coccineâ; rostro ràgro ; pedibus cinereis.

Gris-blanc j tempes nues et blanches ; queue rouge \ bec noir j pieds cendrés.

Parmi les Perroquets que l’on élève en domesticité, celui-ci est un des plus recherchés , et il le mérite, tant par la douceur de ses mœurs et sa docilité, que parce qu’il a la facilité d’imiter les sons, même les mouvemens, les gestes, et d’articuler des mots. Jacob est celui qu’il paroîc prononcer plus naturellement, et le nom qu’on lui donne ordinairement. Non-seulement il imite facilement la voix de l’homme, il semble encore en avoir le désir j il le manifeste par son attention à écouter, par l’effort qu’il fait pour répéter, et cet effort se réitère à chaque instant , car il gazouille sans cesse quelques-unes des syllabes qu’il vient d’entendre. Ce n’est que dans les trois premières années qu’il montre le plus d’intelligence et de docilité j mais plus âgé, il n’apprend que difficilement à parler.

O11 trouve ce Perroquet en Guinée, où il vit

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de presque routes les sortes de fruits et de graines; en domesticité, il mange de presque tous nos alimens. Si l’on croit Grandpré ( Voyage sur la côte occidentale de l’Afrique 3 tom. i. p. 84.) , il attaque les autres oiseaux , les combat ec les déchire ; il niche en terre, et préfère les lieux où croissent les pistaches terrestres , dont il esc très-friand. Les nègres prennent les petits avec un long bâton garni de bourre par le bout ; l’oiseau, pour se défendre , présente la serre et s’empêtre dans cette filasse , au moyen de quoi on le retire de son trou.

Le plumage de ce Perroquet est d’un gris de perle, plus foncé sur le manteau, plus clair en dessous du corps ec blanchissant au ventre; il paroît comme couvert d’une poudre blanche qui le conserve frais; la queue est d’un rouge- vermillon ; l’iris , couleur d’or ; le cour de l’œil et les joues sont couverts d’une peau nue, blanche et ferrugineuse. La femelle se distingue difficilement du mâle, mais on a cru remarquer qu’elle étoit d’un cendré plus clair.

La livrée de cec oiseau varie beaucoup en domesticité dans les nuances du gris-cendré ; on en voit chez qui cette couleur est presque noire. On regarde encore comme variétés accidentelles, le Perroquet de Guinée à ailes rouges et le Perroquet varié de rouge 3 qu’a décrits Basson. Les différences qu’on remarque sur le premier, sont des marques rouges sur les ailes; le second porte un plumage tapissé de cette couleur. Marcgrave fait mention d’un Perroquet cendré du Brésil , sous le nom de Maracana brasi/iensibus prima 3 qui diffère des précédens par plus de grandeur, ec en ce que le cendré est bleuâtre ; mais on soupçonne qu’il n’est pas originaire de cette partie de l’Amérique, et qu’il y a été apporté d’Afrique. Brisson 3 Ornithol. tom. 4. p. 310. n. 69. Bufrfon 3 Hist. nat. des -Oiseaux 3 tom. 6. p . 100. pl. en/. n. 311. L'Afrique.

* * Le Perroquet de la Cochinchine. 3.

P. Cochinchinensis. P. C&rul'eus ; fronte3 nuchâ 3 collo inferiore 3 pectore abdominisque medio coccinêis 3 tectricibus alarum frasciâ , remigibus caudâque nigris ; rostro flavo ; pedibus nigris.

Bleu ; front , nuque, dessus du cou , poitrine et milieu de l’abdomen rouges ; bande sur les tectrices de l’aile, rémiges ec queue noires; bec jaune ; pieds noirs.

Le dessus de la rête, une partie du cou, la pôitnne, le dos , les cuisses et le bas-ventre sont

d’un beau bleu'; la nuque est ronge et bordée de bleu en dessous; le front, la gorge, le milieu du ventre et les couvertures supérieures des ailes sont rouges ; une bande noire traverse ce'S dernières , dont le reste est de cette teinte , de même que les pennes de la queue. Latham 3 Index 3 n. ij 2. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 25 . p. 316. Les Grandes-Indes.

* Le Perroquet Geoffroy. 4. P. Geoffroy anus. P. Viridis ; vertice vio/aceo c&ruleo ; frronte 3 genis , gulâ aurantio-rubris ,• rostro rubescenre ; pedibus frusco-gnseis.

Vert ; vertex bleu violet ; front , joues et gorge d’un rouge-orangé; bec rougeâtre; pieds gris-bruns.

Tel esc le nom que M. I.evailîant a appliqué à cet oiseau , nom très-connu dans les sciences, puisque c’est celui d’un savant professeur au Muséum d’hisroire naturelle. La taille de ce Perroquet est eau - dessous de la moyenne ; la queue fort courre ; le plumage d’un vert-pré .; le dessus de la tête d’iyi bleuviolâtre; le front, les joues et la gorge sont d’un rouge-orangé. La femelle diffère du mâle en ce qu’elle est un peu plus petite", qu’un foible rougeâtre est sur ses . , joues , et qu’un vert moins foncé domine sur son plumage, Levailîant 3 Hist. nat. des Perrotypets 3 pl, 112 et 1 1 3. 2e édit, du nouv. Dict. d'Hist. nat. tom.

* * Le Perroquet gerini. 5. P. Gerlni. P,

V ’.ridis ; capite albo ; hütneris 3 remigibus inter mediïs rectricibusque basi intus rubris ; rostro pedibusque pallidis.

Tète blanche ; épaules , rémiges intermédiaires et rectnces à la base et à l’intérieur , rouges.

Latham présente cet oiseau pour une espèce particulière ; cependant il a de grands rapports avec X Amazone à tête blanche ; il en a la taille et à peu près le plumage. La tête est entièrement ' blanche ; le corps vert ; les petites couvertures des ailes, quelques-unes du milieu de l’aile et la queue sont rouges. Latham 3 Index 3 n. 1 2 1 . 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur . tom. 2 5 . p. 311. V Amérique méridionale.

* Le grand Perroquet vert de la Nou-

VELLE- Guinée. 6. P. Magnus. P. Viridis ; remigibus- majoribus caruleis , minoribus sublus rubris ; rcstro supra auri pigmenta 3 subtus mgro.

Vert ; grandes pennes des ailes bleues; petites, rouges en dessous; bec couleur d’orpiment en dessus , noir en dessous.

Sonnerar, à qui l’on doit la connoissance de ce Perroquet , le dépeint avec l’iris couleur de feu; le plumage vert-pré ; les grandes pennes des ailes d’un bleu d’indigo ; les secondaires d’un rouge de carmin. Sonnerai y Voyage 3 p. 74. pl. 108. 2 ^ édit, du nouv . Diction. d’Hist. natur. tom. 2 5 . p. 3 1 1 . Les Grandes-Indes.

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