L.. E.. P.. R. ii
*La PERRICHE ARA. 11 y P. Makavouanna. P. Supra obscure viridis ; capite viridij c&ruleo admisto ; gulâ, jugulo et pectoris parte superiore rufescentibus ; pectoris parte inferiore et abdomine viridibus ; uropygto rubro - fusco ; genis midis.
D’un vert obscur en dessus ; tète mélangée de vert et de bleu 3 gorge , devant du cou et haut de la poitrine roussâtres; bas de la poitrine et abdomen verts ; croupion d’un brun-rouge 3 joues nues.
Makavouanna est le nom que les naturels de la Guyane ont imposé à cette Perriche , dont le dessus et les côtés de la tête sont d’un vert mêlé de bleu foncé ; le dessus du corps , des ailes et de la queue, est d’un vert rembruni ; les grandes pennes alaires sonr bleues, bordées.de vert et terminées de brun 3 la gorge * le devant du cou et le haut de la poitrine, roussâtres 3 le ventre est d’un vert plus pâle que celui du dos ; le bas-ventre et quelques-unes des couvertures inférieures de la queue sont d’un brun-rouge ; le dessous des ailes e.t des pennes caudales est d’un vert-jaunâtre. Buffon , Hist. nat. des Oiseaux, tom. 6. p. 177.pl. enl. n. 864. L’ Amérique méridionale.
* La Perriche ara a bandeau rouge. 124.
P. Frontalis. P. Fronte rubro macûlato ; capite colloque viridi Jlavoque mixtis ; gulâ , pectore olivaceo-viridibus ; remigibus rectricibusque viridibus.
Front tacheté de rouge ; tête et cou mélangés de vert et de jaune 3 gorge et poitrine d’un vert-olive 3 rémiges et rectrices vertes.
Cet oiseau , dont M. Levaillant a publié la description et la figure, a des rapports avec la Perriche à gorge variée de Cayenne ; mais elle en diffère par une taille plus svelte et un bec plus fort, et. surtout plus long. Le bandeau qu’elle porte sur le front , est d’un brun-pourpré , tacheté de rouge 3 la tête et le cou offrent un mélange de vert et de jaune terne ; un vert-olivâtre couvre la gorge et la poitrine, et chaque plume de ces parties a une bordure d’un jaune sale j les jambes sont nuancées de jaune ec de vert ; les pennes de la queue, de la dernière couleur en dehors, et d’un brun - rougeâtre à l’intérieur. On trouve cette Perriche à Cayenne. Levaillant , Hist. nat. des Perroquets , pl. 17 ( Perruche ara à bandeau
rouge). zc édit, du nouv. Diction, dé Hist. natur. tom. 25. p. 361. V Amérique méridionale.
*La Perriche chiripepé. 125. P. Chiripepe. P. S aturate viridis; jugulo , auribus abdomineque fuliginosis ; pectore ventreque rubro maculatis ; caudâ ferè rubrà ; alis supra fuscis ; rostro pedibusque nigricantibus.
D’un vert foncé 3 devant du cou, oreilles et abdomen fuligineux 3 poitrine et ventre tachetés de rouge 3 queue presque de cette couleur ; dessus des ailes, brun ; bec et pieds noirâtres.
Le cri de cette Perriche paroissant exprimer chiripepé , on lui donne ce nom assez généralement au Paraguay ; d’autres l’appellent Aribaya. Ces oiseaux ont le vol d’une rapidité extraordinaire, vivent en troupes et en familles. La ponte est de trois oeufs , que la femelle dépose dans un trou d’arbre.
Le devant du cou, l’oreille et le bas-ventre sont d’une couleur carmélite 3 deux taches rouges se font remarquer sur le bas de la poitrine et sur le ventre ; la queue est presque rouge en dessous , et d’un rouge mêlé de jaune en dessus ; le front porte un bandeau étroit et de couleur de chocolat ; le reste du plumage est d’un vert foncé, à l’exception de la partie extérieure de l’aile qui est bleue de ciel, et du dessous des pennes qui est brun 3 l’iris est roux 3 le tour de l’œil , blanchâtre, et le bord de la paupière, brun. De A^ara , Apuntamientos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y Rio de la Plata, tom. 2. p. 429. n. 281. 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 25 .p. 361. V Amérique méridionale.
* La Perriche cotorra ou la jeune veuve. 126. P. Cotorra. P. Hertice, collo supra viridibus ; fronte griseâ ; rectricïbus quatuor intermediis supra c&rulescente-viridibus ; remigibus violaceo-c&ruleis ; ventre, dorso inferiore uropygioque Jlavescente-viridibus ; rostro nigricante.
Vertex et dessus du cou verts 3 front gris 3 les quatré rectrices intermédiaires d’un vert-bleuâtre en dessus 3 rémiges d’un bleu-violet; ventre, bas du dos et croupion d’un vert-jaunâtre ; bec noirâtre.
On connoît cette Perriche à Buenos -Ay res sous le nom de Cotorra ; mais quelques-uns l’appellent au Paraguay Viudita \ jeune veuve), à cause de l’espèce de coiffe dont son front et son cou sont enveloppés. C’est, dit M. de Azara,
ORNITH
la seule Perriche qui fasse sa ponte en domesticité 5 elle n’est point délicate, apprend facilement à parler et prononce les mots très-disrinctemenr. Je n’ai point vu, dit-il , d’oiseau aussi coquet que la Viudita ; dès qu’elle arrive dans une maison, si elle n’y rencontre pas un oiseau de son espèce, elle en cherche un autre, et elle s’efforce de le rendre amoureux. Pour y parvenir, elle met en œuvre toutes sortes de caresses et d’agaceries ; elle le baise, le gratte, le provoque sans cesse par ses cris , ses soupirs et ses mouvemèns , jusqu’à ce qu’au bout de quinze jours l’oiseau prenne le flux de sang et périr. La jeune V ’.uve ne paroît point attristée d’une mort dont elle est la cause, car elle ne condescend jamais aux désirs violens de celui qu’elle a enflammé d’amour. Il en est autrement , si le mâle et la femelle de cette espèce sont nourris ensemble ; ils se cochent, et quelquefois la femelle y dépose des œufs qu’elle ne couve point. Ces Perriches construisent leur nid sur Les arbres et le composent d’une grande quantité de rameaux épineux; c’est un globe hérissé de piquans, de trois pieds et demi de diamètre. Son entrée est sur le côté, et l’intérieur est garni d’herbes vertes. Souvent elles nichent en grand nombre sur le même arbre, et placent leurs nids de manière à ce qu’ils se touchent : on assure même qu’un seul sert à la ponte de plusieurs femelles. Cette ponte est de trois ou quatre œufs.
Cette espèce a les plumes du front d’un gris de perle, et bordées d’une teinte plus claire; celles de la poitrine, pareilles, mais mêlées de vert ; les jambes, le bas du dos, le croupion et le ventre, d’un verr-jaunârre ; le dessus de la tête, du cou et les couvertures supérieures des ailes, d’un vert qui prend un ton brun sur le haut du dos; les quatre pennes latérales de la queue, jaunes à leur extrémité et à l’extérieur ; les quatre du milieu, d’un vert-bleuâtre eiv dessus ; les pennes des ailes, d’un bleu tirant sur le violet ; leurs couvertures inférieures, d’un vert- jaunâtre , à l’exception des grandes , qui sont d’un violet luisant, ainsi que les pennes en dessus. DeA\aras Apuntamiemos para la Hist. nat. de los Paxaros del Paraguay y etc. tom. i.p. 450. n. 281. 2 e édit, du nouv. Diction. d’ Hist. natur. tom. 25 , p. 372. Z’ Amérique méridionale.