L.. E.. P.. R. iz
*Le Chapeau roux. 100. F. Ruûcapilla. F. Corpore suprà fusco , subtàs cinereo ; gulâ ferrugineâ; capistro albo ; capillitio insuper rufescente ; caudâ nigrâ • pedibus fuscis.
Corps brun en dessus, cendré en dessous; gorge ferrugineuse; capistrum blanc; sinciput roussâtre ; queue noire ; pieds bruns.
On 11e connoît pas le pays de cet oiseau , dont. Sparrman a publié la figure. Il a sur le sommée et le derrière de la tête, une sorte de coiffure d’un roux brillant, et bordée de noir en devant et sur les côtés, ce qui , sans doute , l’a fait appeler chapeau roux ; une bande blanchâtre , pointillée de noir, couvre le front et les joues; le dessus du corps est noir; le dessous, cendré; cette couleur est plus foncée sur la poitrine et prend une nuance de gris de fer sur la gorge; la queue est d’un brun-noirâtre. Sparrman , Mus, H h h h h h 2
ORNITHOLOGIE
olivaceo-viridi
Car/s. i, pl. 44. Bujyon , édition de Sonnini3 tom. 48. p. 5 6.
* * Le Demi - fin noir et bleu, ioi .F. Cya-
nomelas. F. C&rulea ; Aineâ inter oculos areâque dorsi superioris nigris ; caudâ remigibusque atrojuscis 3 his margine c&ruleis • rostro pedïbusque fuscis.
Bleu ; ligne entre les yeux et arc sur le haut du dos, noirs; queue et rémiges d’un brunnoir; celles-ci bordées de bleu 3 bec et pieds Bruns.
On dit que cet oiseau se trouve aux Indes et qu’il est fort rare. Son bec est plus long er plus mince que celui de notre Pinson; son plumage noir sur la gorge , la base de l’aile et la partie antérieure du dos , sur lequel elle présente la forme d’un demi-cercle , dont la convexité est tournée vers la queue et indique un trait qui va de chaque narine à chaque œil ; les pennes des ailes sont noirâtres ; un bleu changeant et à reflets cuivreux couvre le reste de son vêtement. Koelreuter 3 Nov. Comm. Petrop. ii.pag. 434. pl. i^.Jtg. 6. Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 5 . p. 3 z 7.
* * La TouiTE. 102. F. Variegata. F. Rubro , Jlavo 3 c&ruleo albôque varia; capite rubescente pectore flavescente ; caudà apice margine albo ; rostro Jlavic ante ; pedibus rubris.
Variée de rouge , de jaune , de bleu et de : blanc ; tête rougeâtre; poitrine jaunâtre ; extrémité de la queue bordée de blanc 3 bec jaunâtre ; pieds rouges.
Le cri de cette espèce de la Nouvelle-Espagne a donné lieu de l’appeler Touite. La tête est d’un rouge clair mêlé de pourpre; la poitrine, de deux couleurs jaunes; tout le reste du plumage , varié de jaune, de rouge, de brun et de bleu ; les ailes et la queue , bordées de blanc. Brisson3 Ornithol. tom. 3. p. 178. n. 49 [Pinson varié de la Nouvelle - Espagne). Buffon 3 Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 4. p. 14 6. V Amérique méridionale.
* * Le Tarin de la Chine. ioy. F. Asiauca.
F. Olivacea3 subtùs Jlava ,■ capite remigibusque nigris et majoribus dimidiato Jl 'avis ; rostro pedibus que atrïs.
Olivâtre; jaune en dessous ; tête et rémiges
noires ; les plus grandes et rectrices à moitié jaunes ; bec et pieds noirs.
Cet oiseau, qu’a fait connoître Sonnerat, qui l’a vu à la Chine, a la tête noire ; le dessus du cou et du dos, d’un vert-olive; le devant du cou , le dessous du corps , les petites pennes des ailes et les couvertures inférieures de la queue, jaunes ; deux bandes transversales noires sur les ailes, dont les pennes les plus proches du corps sont jaunes; leur extrémité, les pennes primaires et celles de la queue, noires. Sonnerat 3 Voy. tom. 2. p. 202. Buffon 3 édit, de Sonnini3 tom. 48 .p. 11 y. L’Asie orientale.
Le Tarin d’Europe. 104. F. Spinus. F. Fertice nigfo ; corporejlavicante ; remigibus medio luteis ; primis quatuor immaculatis ; rectricibus basijla vis 3 apice nigris ; rostro albo 3 apice nigricante ; pedibus griscis.
Vertex noir; corps jaunâtre; rémiges jaunes dans le milieu ; les quatre premières sans taches ; rectrices jaunes à la base, noires à la pointe^ bec blanc, noirâtre, à sa pointe; pieds gris. {Pl. i6i.fig.j.)
Cette espèce, que nous ne voyons que pendant l’hiver, est , dit-on , très-nombreuse en Russie. Elle arrive dans nos contrées septentrionales vers le. temps des vendanges, se porte ordinairement plus au midi et reparoît lorsque les arbres sont en fleurs; mais elle n’y reste pas pendant 1 l’été : il est probable qu’elle se retire vers le nord ou dans les grandes forêts situées sur les monts les plus élevés ; car Sonnini nous assure qu’elle niche en France sur les montagnes les plus élevées des Vosges lorraines, et particulièrement sur celle appelée le Dosson. Elle passe dans la plaine au printemps , pour se rendre à cette chaîne de montagnes, aussi bien qu’enSuisse et en Franche- Comté; elle en descend après les couvées, en septembre et octobre. Les individus de cette espèce qui nichent dans le Nord, le font à la cime des pins et des sapins. La ponte est de quatre ou cinq œufs gris-blancs et tachetés de rouge. Quand on voit les Tarins sur les arbres , on trouve dans leur manière de se conduire, des rapports avec ceux des Suzerains; comme eux , ils se suspendent à l’extrémité des branches pour prendre la graine de l’aune , qu’ils préfèrent à toute autre; cependant ils mangent aussi celles de chardon et dei houblon : aussi portent-ils préjudice aux houblonnières , er, en France, ils font
ORNITHOLOGIE. oSi
tort aux pommiers-, en pinçant les boutons à fleurs.
Le chant du mâle n’est point désagréable ; on lui accorde la faculté de s’approprier assez facilement le ramage du Serin , de la Linotte 3 etc. , s’il est, dans le premier âge, à portée de les entendre. Le Tarin a un cri particulier qu’il jette souvent, er qui est pour lui un cri de rappel. Vifer gai, il est toujours le premier éveillé de la volière, et c’est aussi le premier à gazouiller et à mettre en train ses compagnons d’esclavage; aussi les oiseleurs l’appellent vulgairement bouteen-train. On l’accouple facilement avec les Canaris 3 mais les petits qui naissent de cette alliance ne sont pas fort recherchés.
Le mâle a le sommet de la tête noir j l’occiput , le derrière du cou , le dos , les plumes scapulaires ,. d’un olive-jaunâtre ; le croupion , d’yn jaune plus décidé j les petites couvertures du dessus de la queue, jaunes ; les grandes, d’un vert-olive et terminées de cendré j la gorge , brune; les joues , le devant du cou et la poitrine , d’un jaune-citron ; le ventre , d’un blanc un peu jaunâtre ; le plumes des côtés du croupion et les couverrures inférieures de la queue, de cette couleur, avec un trait noir sur leur milieu ; les petites couvertures supérieures des ailes, d’un verc-ohve ; les moyennes , terminées de cette teinte et en grande partie noires; les grandes, pareilles; ce qui forme sur chaque aile deux bandes d’un vert -olivâtre; les pennes alaires, noirâtres et bordées à l’extérieur d’olivâtre ; les deux intermédiaires de la queue, pareilles; les autres, jaunes, bordées de gris et terminées de noirâtre. Chez la femelle , la gorge est blanche , et les plumes noires de la tête sont terminées de gris. Brisson , Ornithol. tom. $.pag. 65. n. 4. Bujfon 3 Hist. nat. des Oiseaux 3 tom. 4. p. 1 2 1 . pl. en/. «• 3* L’Europe.
* Le Tarin bleu d’acier. 105. F. Splendens. F. Nigra , cs.ru/eo nitens ; rostro pedibusqite nigris.
D’un noir à reflets bleu d’acier; bec et pieds noirs.
Le bec de cet oiseau de Cayenne diffère du précédent en ce qu’il est caréné en dessus. Son plumage est totalement noir, à reflets d’un bleu d’acier poli. On a présenté cet oiseau comme une variété du Moineau comhasou3 appelé improprement Moineau du Brésil 3 puisqu’il ne se trouve qu’en Afrique ; mais la couleur et la forme de leurs becs suffisent pour ne pas les
confondre, quoiqu’ils portent une livrée peu différente ; en effet , ce Tarin a le bec plus haut que large, caréné en dessus, noir, à pointe droite, grêle et comprimée; tandis que chez le Combasou3 le bec est blanc , arrondi en dessus, â pointe inclinée et nullement comprimée; ses pieds sont couleur de chair, et son plumage, jette des reflets plus prononcés et plus éclaràns.' Bujfon 3 pl. enl. n. 2.14. jig. 3. inédit, du nouv. Dict. d'Hist. nat. tom. 11. p. 173. V Amérique méridionale.
Le Chardonneret proprement dit. 106.
F. Carduelis. F. Capistro coccineo ; genis occipiteque albis ; remi gibus antrorsum luteis 3 extimâ immaculatâ ; rectricibus duabus extimis medio reliquisque apice albis ■ rostro albo 3 apice nigro ; pe~ dibus fuscis.
Capistrum rouge ; joues et occiput blancs ; rémiges jaunes à l’extérieur; la dernière sans tache ; les deux rectrices les plus éloignées â moitié blanches , et les autres à la pointe ; bec blanc, noir â sa pointe ; pieds bruns. (Pl. 161.
fig'F)
Parmi les oiseaux d’Europe , celui-ci doir être mis au premier rang, par son plumage paré de velouté et de l’éclat des plus belles teintes , par sa voix agréable et sa docilité. Dès les premiers jours du printemps, le mâle fait entendre sa jolie voix; perché alors à la cime d’un arbre de moyenne taille , surtout d’un arbre fruitier , il en fait retentir nos vergers dès la pointe du jour, er son chant ne finit qu’au coucher du soleil. Lorsque sâ femelle couve , il se tient et chante sur un arbre voisin ; iLs’en éloigne rarement, A moins qu’il ne soit inquiété; alors il s’écarte , mais pour peu de temps , car s’est de sa part une petite feinte , afin de 11e point décéler. son nid; car, si l’on persiste, l’inquiétude le ramène promptement. Il ne quitte point sa compagne , la suit dans toutes ses courses qu’exige le besoin d’alimens ou la construction du nid ; mais il ne partage pas le travail ni l’incubation; il veille seulement à sa sûreté lorsqu’elle descend à terre , soit pour chercher sa nourriture, soit pour choisir les matériaux nécessaires au berceau de ses petits. La femelle donne â son nid plus de solidité , une forme mieux arrondie et même plus élégante que le Pinson ; elle le pose ordinairement sur les arbres fruitiers et choisit les branches les plus foibles ; cependant on en trouve dans les taillis, sur les buissons épineux et même
sur les tilleuls. Elle emploie pour l’extérieur du nid de petites racines , de la mousse fine et le duvet de certaines plantes qu’elle recouvre de lichens ; l’intérieur est composé d’herbes sèches , de crin, de laine et de plumes les plus duveteuses. Sa ponte est de cinq ou six œufs blancs et rachetés de brun-rougeâtre vers le gros bout.'
Cette espèce ne commence ordinairement à couver que vers le milieu du printemps; cependant elle fait trois couvées , dont la dernière a lieu au mois d’août. Les jeunes ne peuvent se suffire à eux- mêmes que quelque temps après leur sortie du nid. Quand on veut les élever , il faut ne les prendre au nid que lorsque toutes leurs plumes sont poussées, et les nourrir avec la composition suivante : on pile ensemble des échaudés, des amandes mondées et de la graine de melon , ou bien des noix ou du massepain ; on fait de la pâte qui résulte de ce mélange, des boulettes grosses comme des petits grains de vesce ; on les donne une à une â chaque jeune oiseau, avec une brochette, et cela trois ou quatre fois de suite ; on leur présente ensuite l’autre bout de la brochette, garni d’un peu de coton trempé dans l’eau. Lorsqu’ils commencent â manger seuls, on les nourrit de chenevis broyé avec de la graine de melon et du pain. Cette pâte, très-compliquée , peut être remplacée par une autre que tout le monde peut faire aisément ; elle est composée de chenevis et de navette broyés, de mie de pain et de jaune d’oeuf, le tout délayé dans un peu d’eau, et on leur donne la becquée comme Ton fait aux Serins. Lorsqu’ils mangent seuls , on doit supprimer le chenevis et le remplacer par le millet , surtout si on les destine pour les accoupler avec les Canaris.
A l’automne , les Chardonnerets se rassemblent, vivent pendant toute la mauvaise saison en bandes plus ou moins nombreuses, et fréquentent de préférence les endroits où croissent les chardons et la chicorée sauvage ; pendant les grands froids , il se cachent dans les buissons fourrés et ne s’écartent guère des lieux ou ils | trouvent leur pâture. Quelquefois ils se mêlent avec les autres petits oiseaux granivores.
Cette espèce esr répandue dans presque toute l’Europe et dans quelques parties de l’Asie et de l’Afrique. Elle se trouve en Grèce, où elle porte le nom de Karadreno. Quoiqu’elle ne soit ni de passage ni voyageuse, elle 11e reste pas pendant toute l’année dans les lies de l’Archipel , et elle préfère les grandes , ainsi que les terres du continent voisin.
Le mâle a le sinciput, les joues et le haut de la gorge d’un rouge éclatant bordé de noir sur la partie antérieure ; le dessus de la tête et l’occiput , noirs; le dessous du cou et le dos, brunrougeâtres ; cette couleur est plus claire sur le croupion et sur les couvertures supérieures de la queue; les côtés de la tête, du cou et le ventre sont blancs ; les petites couvertures des ailes, leurs pennes et la queue, noires ; les grandes couvertures, moitié jaunes; les pennes alaires,» l’exception de la première , de cette teinte â l’extérieur; quand l’aile est en repos, elle présente une suite de points blancs , et la queue, des taches de cette couleur; les côtés de la poitrine sont rougeâtres.
La femelle ne diffère du mâle qu’en ce que ses couleurs ont moins de vivacité; que la tête et les petites couvertures alaires sont d’un brunnoirâtre, et que le rouge est un peu orangé. Le jeune n’a des adultes que le jaune des ailes , les taches blanches de leurs pennes et de celles de la queue ; tout le reste du plumage est un mélange de blanc sale et de gris ; ce qui lui a valu le nom de Griset. Peu d’espèces présentent autant de variétés que celle-ci , outre celles qui proviennent d’alliance forcée. Il en est d’autres qui sont dues â la nourriture, au chenevis surtout qui les rend noirs, â l’âge et à la domesticité. Brisson 3 Ornithol. tom. 3 . p. 5 3 . n. 1 . Bujfon , Hist. natur. des Oiseaux , tom. 4. p. 187. pl. enl. n. 4. fig. 1. L’Europe.
* Le Chardonneret acalanthe ou Per-
roquet. 107. F. Psittacea. F. Firidis ; facie 3 gulâ , uropygio caudâque coccineis ; rostro nigro ; caudâ cuneiformi.
Vert ; face, gorge, croupion et queue, rouges; bec noir ; queue cunéiforme.
Ce Chardonneret delà Nouvelle-Calédonie dispute au nôtre le prix de la beauté; un beau rouge-écarlate domine sur la partie antérieure I de la tête , les joues , la gorge , le croupion et la queue; un vert de perroquet règne sur le reste de la tête , le dessus du corps , le dessous et sur le bord extérieur des pennes de l’aile , qui, dans le reste , sont d’un brun -cendré. Latham , general Synopsis 3 tom . 2. part. 1. p. 287. n. 54. pl. 48 (Parrot finch). F édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat, tom. 1 i.p, 1 66. Les Terres Australes.
* Le Chardonneret écarlate. 108 .F.Coc-
ORNITHOLOGIE. n83
ùneâ. F. Coccineo-aurantia ; alis caudâque atris ; remigum margine exteriori aurantio primarumque apice nigro ; rostro fuscescente ; pedibus nigris ; caudâ <zquali.
D’un rouge-orangé; ailes et queue noires; bord extérieur des rémiges , orangé ; pointe des primaires, noire; bec jaunâtre; pieds noirs. [Pi. 1 6 z , fig. i , sous le nom de Chardonneret à tête rouge. )
Tout le plumage de cet oiseau , que l’on trouve aux îles Sandwich , est d’un orangé foncé trèsbrillant et inclinant à la couleur écarlate ; les pennes des ailes et de la queue portent une bordure pareille à l’extérieur et sont noirâtres dans le reste. Latham 3 general Synopsis 3 tom. z. pan. i . p. Z70. n. 28 [Scarlet finch). ze édit, du nouv. Dict. d’Hist. natur. tom. 11. pag. \6y. La Polynésie.