‹ Tableau encyclopédique et méthodique des trois règnes de la natureChapitre 27 sur 246 · L.. E.e P.. R. xi · texte numérisé non relu

L.. E.e P.. R. xi

* Le Bengali cendré. 116. F. Cinerea. F.Cinerea ; uropygio caudâque nigris ; rectricibus sex lateralibus albo marginatis ; pectore incarnato ; abdomine , rostro y pedibus superciliisque rubris.

Cendré; croupion et queue, noirs ; les six rectrices latérales bordées de blanc •, la poitrine couleur de chair**; l’abdomen , les sourcils , le bec et les pieds, rouges.

Ce Bengali 3 qu’on rencontre en Afrique, a toutes les parties supérieures d’un gris-cendré , mais plus foncé sur les pennes des ailes; le croupion , les pennes et les couvertures supérieures de la queue, noirs ; les couvertures inférieures, blanches, de même que le bord des six pennes latérales ; les joués , la gorge et le devant du cou , gris ; cette teinte prend, sur la poitrine et sur le haut du ventre , une nuance couleur de chair, à laquelle succède , sur la partie postérieure, un rose vif, qui s’étend jusqu’à l’anus ; les sourcils sont rouges. Vieillot y Oiseaux chanteurs de la ïgone torride y pl. 6. 2e édit, du nouv. Diction. d’Hist. nat. tom. 12. p. 17 6. L’Afrique.

■** Le Bengali a cou brun. 117. F. Fuscicollis. F. Verticey uropygio crissoque viridibus ; dorso ferrugineo ; gulâ fuscescentey macula cinerea et altéra rubescente ; caudâ dimidiatojlavâ nigr tique , rostro rubro ; pedibus, /lavis.

VerteXy croupion et couvertures inférieures de la queue , verts ; dos ferrugineux ; gorge brunâtre , avec deux taches , l’une cendrée et l’autre rougeâtre ; queue à moitié jaune et à moitié noire 3 bec rouge 3 pieds jaunes.

On rencontre ce Bengali à la Chine selon Laibam , qui le premier l’a décrit. Le sommet de la tête, le croupion et le bas-ventre sont verts; un trait blanc est près des yeux et s'étend en arrière 3 la gorge, d’un brun pâle; on remarque an-dessous d’elle une grande moucheture cen-

drée, et ensuire une tache roussâtre; le dos esc gris de fer; les ailes sont noirâtres, avec une tache jaune vers l’origine des pennes ; la queue est moitié jaune et moitié noire. Latham } general Synopsis y tom. 2. part. 1. p. 318. n. 89 ( Brown-throatedfinch). 2e édit, du nouv. Dict. d’ Ilist. nat. tom. n.p. 17 6. La Chine.

* Le Bengali enflammé. 118. F. Ignita. F.

Niteme-spadicea; remigibusy caudâ rostroqueatris.

D’un rouge-brun brillant; rémiges, queue et bec , noirs.

Brown , qui a publié la figure de cet oiseau , dit qu’il se trouve près de la rivière de Gambie , sur la côte occidentale de l’Afrique. Le mâle esc d’un rouge brun éclatant , mais sombre sur le bas-ventre , noirâtre sur les pennes des ailes ec de la queue. Un brun pâle esc la couleur qui domine sur le plumage de la femelle, qui a le front et le lorum rouges; la queue est rougeâtre , terminée de noirâtre ec étagée comme celle du mâle. Brown y Illust. pl. .1 [Fire bird). ie édit, du nouv. Diction. d’Hist. natur. tom. n.p. 176. L’Afrique.

* Le Bengali gris-bleu. 119.F. C&rulescens . F. Cinereo- c&rulescens ; loris nigris ; uropygio rostroque rubris ; pedibus fuscis.

D’un gris-bleuâtre; lorurns noirs; croupion et bec rouges ; pieds bruns.

Il se trouve en Afrique sous la zone torride ec sous les latitudes voisines des tropiques. La plus grande partie de son plumage est d’un gris- bleu, qui s’éclaircit sur la gorge et prend par gradation un ton plus foncé sur les parties postérieures jusqu’aux plumes de l’anus, qui sont d’une nuance encore plus chargée ; ce gris-bleu esc coupé, entre le bec et l’œil, par un petit trait noir ; le bas du dos , le croupion et toutes les couvertures de la queue sont rouges ; ses pennes , d’un brun- rougeâtre en dessus et d’un gris foncé en dessous. Vieillot , Oiseaux chanteurs de la Tgone torride y pl. 8. 2e édit, du nouv. Dict. d'Hist . nat. tom. 12. p. 17 6. L’Afrique.

** Le Bengali impérial. 1 20. F. Imperialis. F. Ferrugineo-rosea ; vertice corporeque subtus , /lavis ; remigibus caudâque obscuris ÿ rostro pedibusque carneis.

D’un rose-ferrugineux; vertex et dessous du

ORNITHOLOGIE

ORNITHOLOGIE

•corps jaunes ; rémiges et queue obscures; bec et pieds couleur de sang.

Latham indique la Chine pour la patrie de ce Bengali 3 dont le sommet de la tête et toutes les parties inférieures sont jaunes; les supérieures, d’un gris de fer nuancé de rose ; les ailes et la queue, noirâtres ; cette dernière est courte. Latham 3 Index ( Fringilla imperialis). 2 e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. i i.p. ly-j.La Chine. L. 3 f. E.. P.. II. iz.

Le Bengali a joues orangées, m. F.

Melpoda. F. Superciliis genisque aurantiis ; capite griseo ; dors# rufescente j uropygio fuscescenteruhro ; guitare jugutoque ferrugineis ; rostro pedibusque rubris.

Sourcils et joues orangés ; tête grise ; dos roussâtre ; croupion d’un rouge rembruni ; gorge et devant du cou ferrugineux ; bec et pieds rouges.

Cet oiseau , que l’on trouve dans l’Inde et sur la côte occidentale de l’Afrique, a une bande d’un orangé foncé, qui passe au-dessus de l’œil et s’étend sur les joues; le ventre, de la même couleur, mais d’un ton plus jaune ; la tête , grise ; le dessus du cou et le dos , roussâtrés ; les pennes alaires et caudales, d’un gris foncé; le croupion et les couvertures supérieures de la queue , d’un rouge rembruni ; les rectrices latérales, lisérées de blanc à l’extérieur; la gorge et le devant du cou , d’un gris de fer; la poitrine , d’une nuance plus obscure ; le ventre , roussâtre ; les flancs et les couvertures inférieures de la queue , grises. Vieillot 3 Oiseaux chanteurs de la %one torride 3 pi. 7 . 2e édit, du nouv. Dict. d’Hist. nat. tom. 12. p. 177. Les Indes et l’Afrique.

Le. Bengali mariposa. i 22. F. Bengalus. F. Dilaté carulea ; capite dorsoque griseis ; lateribus capitis purpureis ,■ rostro sordidè incarnato ; pedibus albidis.

D’un bleu clair; tête et dos gris ; côtés de la tête pourpres ; bec d’un incarnat sale ; pieds blanchâtres.

Les noms de Bengali et de Sénégali ont été imposés â une famille de petits oiseaux qui habitent sous la zone torride; d’après ces dénominations , l’on se tromperoitsi l’on croyoit que les Bengalis n’habitent que le Bengale et que les Sénégalis ne se trouvent qu’au Sénégal , car on trouve leurs nids et leurs œufs dans ces deux pays, et dans différentes régions de l’Afrique et de

l’Asie méridionales. Leur nombre a été augmenté depuis Buffon , ou plutôt on a donné leurs noms à presque tous les petits granivores qui se trouvent dans ces^ diverses contrées.

Tous ces charmans oiseaux , qui plaisent par leur forme , leur petite taille élégante , leur naturel social , font l’ornement de nos volières par leur beau plumage et intéressent par la douceur de leur ramage , sont un fléau pour les cultivateurs africains. Aussi destructeurs , aussi familiers que nos moineaux, ils se jettent par troupes nombreuses dans les champs semés de millet, où en peu de temps iis font de grands dégâts; car ces oiseaux , les plus petits des granivores , consomment davantage que de plus grands qu’eux, surtout de cette graine qu’ils préfèrent à toutes les autres.

Un croissant couleur de pourpre est au-dessus des yeux du Mariposa mâle ; la tête, le dessus du cou, une partie du dos et les couvertures supérieures des ailes sont d’un joli gris; le reste du dos, le croupion , la gorge, le devant du cou, la poitrine , le ventre et les couvertures inférieures de la queue, d’un bleu clair. Des individus ont ces dernières parties pareilles au manteau ; d’autres, qui se trouvent en Abyssinie, ont le ventre d’un bleu teint de rouge ; les pennes des ailes sont brunes à l’intérieur et grises à l’extérieur ; celles de ia queue , du même bleu que la gorge.

Les oiseleurs appellent Cordons bleusle s individus de cette espèce qui n’ont point de croissant sur les côtés de la tête, et dont les couleurs sont moins vives ; les ornithologistes en font des variétés. Bruce et quelques voyageurs les indiquent pour des femelles, et ils ont raison; ce que nous pouvons certifier , ayant eu occasion de les observer , puisqu’elles se sont accouplées dans nos volières avec ceux à croissant, y ont pondu et élevé leurs petits; nous observerons encore que, lorsqu’on en apporte en France, on voit rarement un mâle sous son plumage parfait, et que tous portent le plumage de la femelle , encore moins beau, parce que ce sont des jeunes, et alors on ne peut distinguer les mâles. Ils placent leur nid dans la partie la plus fourrée d’un arbuste , lui donnent la forme d’un melon et le composent d’herbes sèches à l’extérieur , de coton et de plumes à l’intérieur ; l'entrée est, sur le côté , garnie de flocons de coton , attachés de manière que la femelle s’en sert , quand elle sort , pour cacher cette ouverture. C’est ainsi que ces oiseaux se sont conduits en I i i i i i 2

ORNITHOLOGIE

France. Frisson 3 Orriuh . tom. y p. 303. n. 60 ( Bengali). Bujfon s Hist. natur. des Oiseaux 3 tom. 4. pag. 92. pl. enl. n. 1 1 5 . jîg. 1 . L’Afrique occidentale.

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