‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 100 sur 194 · Rapport de ringénleor · texte numérisé non relu

Rapport de ringénleor

£n 4872-73 la production des mines élait de 3,476 tonnes de minerai préparé, savoir :

Roure et Lagrange 1 ,266 tonnes.

Labrousse • 4,296 ^

Pranal. • . • 6U •»

La fonderie achetait des minerais de Sardaigne ou de diverses mines du Puy-de-Dôme, et dans la même année elle a fondu en tout 4,398 tonnes qui ont produit 5,848 kilog. d'argent et 4,667 tonnes de plomb, représentant une valeur de 2,298,656 francs, obtenus avec une dépense de 4,479,607 francs.

On tenait en activité quatre laveries, dont trois à Rosiers, à Pontgibaud et à Barbecot, une quatrième près de Mioche occupée à laver d'anciens déblais.

Des études faites sur les produits de ces lavages avaient montré qu*uue certaine quantité d*argent était entraînée par les eaux, ce qui donnait lieu de supposer que ce métal existait encore dans les minerais de Pontgibaud à un autre état que celui qu'offrent les sulfures plombeux. J'ignore si cette question est résolue, mais aujourd'hui on retient les sables et les schlams, et les procédés de lavage sont chaque jour de plus en plus améliorés.

L'épuisement des eaux, dans les groupes en exploitation, se faisait en 4870 au moyen de 4 puits: à Roure, un puits de 475 mètres, muni d*une machine à vapeur de 52 chevaux, et tirant 599 mètres cubes d'eau en 24 heures;

A Lagrange, un puits de 430 mètres, machine à vapeur de 21 chevaux, tirant 455 mètres cubes en 24 heures;

A Labrousse, un puits de 4 40 mètres, machine à vapeur de 45 chevaux, tirant 432 mètres cubes en 24 heures;

A Pranal, un puits de 75 mètres, avec une machine hydraulique de 66 chevaux, tirant 529 mètres cubes d'eau en 24 heures.

En 4873 on fonçait activement, dans la région de Roure, un puits destiné à atteindre une grande profondeur, et on y installait une machine d'épuisement du système Gornouailles.

Sans entrer dans de plus grands détails, ce que nous avons dit suffit pour faire entrevoir l'importance actuelle des mines de Pontgibaud, et celle qu'elles sont sans doute destinées à acquérir; si, de plus, nous réfléchissons sur les choses que nous venons d'exprimer, nous pourrons en déduire plusieurs faits importants utiles à rappeler au point de vue général de l'industrie, qui sont :

V Que la trace des travaux anciens, à Pontgibaud comme dans les Vosges, a répondu partout à la présence de riches amas ou colonnes métallifères, dont on a trouvé le prolongement au-dessous d'eux dans la profondeur;

2* Que les anciens ont laissé de riches colonnes non exploitées au milieu même de leurs travaux, ou auprès de leurs champs d'exploitation ;

3° Que les travaux peuvent être poussés au dessous du niveau des vallées sans que l'épuisement des eaux soit un obstacle à leur développement, et qu'enfin la France possède des gisements capables de fournir des bénéfices importants malgré l'accroissement de la main-d'œuvre, etc.

Etain. — Près de l'extrémité sud du groupe métallifère de Roure et d'Argentelle, à l'est des filons plombeux , on a reconnu à la surface un filon d'oxyde d'étain.

Dès 1832, M. Foumet, alors directeur des mines et usines de Pontgibaud, signala un gite de tourmalines à émeraude dans les granités de Roure* et plus tard, en 4852, M. Poyet, alors ingénieur de ces mines, constata l'existence du wolfram associé au mispikel dans un quartz compact dirigé N. S., derrière l'hôtel du pont de la Miouse. Enfin, depuis cette époque, on découvrit un filon d'oxyde d'étain dont la présence se trouvait en quelque sorte déjà annoncée par la présence des minerais que nous venons de mentionner.

Direction. — A peu près E.-O.

Puissance. — 4 à 5 mètres. — Inclinaison au sud, presque verticale

Gangue quartzeuse,

Roche encaissante. — Gneiss.

Il est surmonté d'un chapeau de fer dans lequel on trouva Toxyde d'étain. On a fait quelques recherches qu'on n'a pas poursuivies, mais qui ne paraissent être que suspendues.

La présence de ce filon encore inexploré, le wolfram qui a été rencontré ailleurs, dans les environs, les richesses métalliques reconnues dans le faisceau plombeux de Pontgibaud, nous semblent autant de faits qui doivent placer ces contrées parmi les contrées classiques les plus favorisées et tous les caractères qu'on peut observer donnent lieu de croire qu'elles ne failliront pas à leurs promesses.

Mine de Viltevieille^ plomb et argent. — Elle est située à Bromont et environs, près Pontgibaud. On y connaît particulièrement deux filons encaissés dans le gneiss, dirigés N. 70 0. à gangue de quartz cristallin avec salbandes argileuses et felspathiques. Dans ces derniers temps on en a extrait 420 tonnes de minerai qu'on a livrées aux mines de Pontgibaud.

On en a extrait 45J69ki1og. de schlick contenant 9,603 kilog. de plomb et 40^967 d'argent, soit 63 de plomb et 270 grammes d'argent aux 400 kilog. Les travaux étaient suspendus en 1873.

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