‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 114 sur 194 · Lan · texte numérisé non relu

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sidéré, en Maison dô cette richesse comme en raisdh dé soâ dévMoppô* ment, comme l'un des plus importante de là contrée.

Les travaux exécutés depuiâ 17l0 poui* là héprise de cette mine ont tous été faits au voisinage d'un point de FafQeurement où apparaissaient de grands travaux anciens, el connu sous le nom de la QutUe. Les premiers exploitants, par dps galeries dans la vallée» ou par des puits, ont cherché à atteindre au-dessous de ces travaux ; mais, à 80 mètres audessous de leur^tète, ils les. ont encore rencontré^ et ilf ont ét^ gênés par Tafflueqce des eaux qui çn provenaient. Pendant ces recherches, on a recouQu des veines minérales devenant d'autant plus riches qu'elles se rapprochaient davantage des travaux ancieiis. Quelques-unes d'entre elles, qu'on peut voir encore aujourd'hui (4872)^ ^valent de 0,30 à 0,40 de puissance» et la galène qu'elles pfodiuisi^ient était d'une grande richesse en argent. Les détails donnés par llil. Lan^ en diront plus que çe.que nous pourrious exprimer ici. Hais nous pqurrons ajoi^ter qu'il est facile d'en déduire que si les derniers exploitants, au lieu d'épuiser leqr capital en ouvrages de construjçtions et de laveries, avaient porté leurs forces snr les travaux souterrains, et, sans s'effrayer de l'afQuenpe des eaux que donnaient les excavations anciennes, avaient eu un peu de patience, ils seraient probablement parvenus bientôt âti-déssoils de ces excavàtiotis et ils auraient rencontré le prolongement des richesses que les àneienà ont laissées.

Quand on voit l'entrée des travaux de la Quille, on est véritablement frappé par les puissants carafetërés de richesse que présente le flloh en ce point*

En poursuivant l'affleubement dans le sens de sa direction , on trouve encore d'autres endroits qui paraissent avoir été travaillés avec autant d'activité et qui possèdent tout autant d'apparences favorables.

Il n'est pas probable que les anciens aient pénétré à plus de 100 ou 4S0 mètres au-dessous de ces affleurements, et la grande puissance du filon donne lieu de croire que les colonnes minérales qu'ils ont exploitées se prolongent à une profondeur beaucoup plus grande.

Il est donc raisonnable de penser que le filon de Bluech, à peine ex^ plOré depuis plusieurs siècles, renferme encore, dans ses profondeurs et en plusieurs points de son étendue, des richesses argentifères considé» râbles.

Filon de Castanet. — Le grand et remarquable gisement dont hoas venons de parler, dont on voit les traces sur de si grandes étendues, n*eât pas le seul qui existe dans la concession de Bluech. Oh en trouve un autre, parallèle, situé à environ 600 mètres de distance, bieh développé dans les ravins des Janquiés et de la Martinerie. Le nom de Martinerie,

!• ilmMlM rfM jriNet, 18S&.

rapproché de celui de Martinet que Ton donnait autrefois et dans le moyen âge aux usines, dans les temps où Texploitation des mines était la plus active, parnît indiquer Fexistence en ces lieux de travaux anciens prolongés.

Puissance ; 5 à 6 mètres.

Remplissage : qunrtzo-barytique avec nombreuses altérations ferrugineuses.

Aucun travail récent n'a été fait sur ce gisement. Maïs, si on réfléchit sur tout ce que Ton a vu jusqu'à présent, sur cette idée, généralement admise, que les grands filons de quartz de ces contrées s'enrichissent à la rencontre de veines traversant les micaschistes qui les encaissent, on comprendra facilement que l'intervalle de 600 mètres compris entre le filon de Bluech et celui de Castanet peut être encore sillonné dans la profondeur par des veines latérales qui portent à chacun d'eux leur contingent de richesse, et qui peuvent en être tout à la fois ou les croiseurs ou les ramifications.

On conçoit donc enfin, sans entrer dans d'autres détails, qu'il y ait là lieu à d'importantes études.

Minerai. — Il est, comme ailleurs dans cette contrée, barytique ou quartzeux. La galène barytique a donné 470 grammes d'argent, à l'affleurement. La teneur moyenne y est aussi de 400 grammes aux 400 kilos de plomb.

Les deux filons de Bluech et de Castanet, ainsi que nous l'avons dit, peuvent être poursuivis sur de grandes distances; mais, sur les hauteurs qui dominent la vallée du Ruiz-Martine et au delà du cours de la Mémente, ils paraissent s'arrêter contre un puissant filon de fraidonite ; pourtant, leur parcours connu sur plus de â kilomètres est plus que suffisant pour donner lieu à des exploitations séculaires.

Filons de Pradal. — Ces filons, qui dépendent encore de la concession de Bluech, montrent leurs affleurements et les traces des travaux dont ils ont été l'objet anciennement ou dans le dix-huitième siècle, sur les versants de la Mémente et au-dessus des profondes anfractuosités au sein desquelles coulent les afiOiuents du Gardon. On voit encore aujourd'hui, sur la Mémente, non loin du col de Jalcreste, les ruines des usines établies après 4770. Depuis cette époque, aucun travail n'a été entrepris dans ces contrées.

On a exprimé l'idée que leurs produits, à ce moment, avaient été peu considérables. Cette opinion peut être vraie; mais, comme elle résulte de l'examen des travaux faits pendant leur période d'installation, elle ne paraît avoir aucune signification relativement à la richesse ou à la stérilité des gisements, et, d'après les renseignements qui nous ont été transmis comme d'après l'examen que nous avons fait nous-môme sur

les lieux, les filons plombeux argentifères paraissent nombreux et riches.

Les minerais de Pradal ont donné moyennement 400 grammes d'argent aux 400 kilos plomb \

Quand on voit ce pays, on comprend facilement l'abandon dont il a été frappé depuis tant d'années. L'accès en est difficile et les montagnes, autrefois couvertes de forêts, sont aujourd'hui presque entièrement dénudées. On ne pouvait donc, il y a peu d'années encore, ni transporter les minerais au loin, ni les fondre sur place. Ces conditions paraissent devoir changer dans un délai assez rapproché. Une route partant de Florac, aujourd'hui en construction, donnera à ces contrées la vie qui leur manque et transformera probablement les conditions d'existence de ces mines dont l'avenir nous parait important.

Mines du Collet-de-Dèse. — * En descendant le cours du Gardon et se rapprochant des limites du département du Gard, on rencontre encore une série de filons qui paraissent appartenir au faisceau métallifère de Bluech et n'en être que le prolongement. On y connaît un grand filon quartzeux dirigé sur h. 8, mais incliné au sud, et deux faisceaux de filons, connus sous le nom de Grande- Mazière et Petite-Mazière, qui se croisent.

La Grande-Mazière a été anciennement travaillée.

Ces filons divers, à gangue barytique, marchent dans les directions h. 5 et h. 7 et inclinent généralement au sud. Leur puissance variable atteint 4,90, et les minerais ont donné 450 à 200 grammes d'argent aux 400 kilos.

On a construit un important atelier de préparation mécanique; mais, dit M. l'ingénieur Descottes, c cette construction pYémalurée ayant absorbé des fonds qu'on aurait dû employer aux travaux de la mine, a entraîné la ruine de l'entreprise > (4860). En 4872, les changements dans la direction n'avaient pas produit de meilleurs résultats. On compte dans cette concession 55 à 60 filons reconnus plus ou moins riches.

Saint' Michel'de-Dèze. — Cette concession s'étend sur les communes de Saint-Michel-de-Dèze et de Saint-Hilaire. Elle appartient encore au faisceau précédent et elle embrasse à la fois le plomb et l'antimoine. D'après M. l'ingénieur Descottes, on n'y connaît qu'un seul filon de galène qui, jusqu'en 4862, n'avait jamais été l'objet de travaux sérieux. En 4872, elle était encore dans l'abandon.

Ces deux dernières concessions sont plus rapprochées du bassin houiller de Portes que celle de Bluech.

Mines' de Bedouès et Cocurès. — Aux environs et à peu de distance de

l.Lan.

Florac, dans la vallée du Tarn > ae trouve le groupe des min^s de Bedaiièa. Cocurès et Ispagnac, appartenant à deux concessions. C*est de ce côté que se irouveut auasi» oomme ausc Bondom, les gttea d'alquifou); que Ton rencontre sur les pentes méridionales de la Lozère.

De nombreux gisemeiita eiisteol encore dans cette dernière cpptrée, mais leur principal caractère est de préaeateri en géu4ral, dea filons peu puisaaats contenant souvent un minerai de plonot) peu ricb^ ^n argent

La tfoQoession de Cocurèa renferme un grand nombre d*a(Qeiireaienta que ron peut suivre, sur de grandes itendaes. au milieu d€^ s^bistes anciens et eur lea deu« rives du Tarn. L^a anciens y ont fait peu de travaux, et, en 487i, les propriétaires actuels n'y avaient pratiqué que quelques recherches»

Parmi les filons connus, nous citerons les suivants, tels qu'ils ont été reconnus, dane ces dernières années, an milieu das sohiatea :

Filon de FUmry, qoartao-barytiqiie.

Diriciion : b. 5.

Inclincmn : au nord.

Puissance : 0,30.

Minerai : galène à iO pour 100 plomb et SOO à 700 grammee d'argent eux 400 kilos plomb d'œuvre»

U est connu sur une étendue d'environ 4 ,000 mètres.

Filon des Peupliers, quartzo-barytique.

Direfitian : b- 9.

Inclinaison: au nord.

Puissance :0M>

Minerai ; galène à 30 pour 4 00 plomb et 30P gramme^ ergnnt

Etendue connue : 6S0 mètres.

Filon des Agudes, quartzo-barytique.

Oireoiiof^ .* h. 6 à 7.

Inclinaison : nord.

Puissance: ù,^ù.

Minerai : galène à 30 pour 4 00 plomb et 400 grammes argent.

Etendu^ comme : 700 mètres.

Ces exemples suffisent pour montrer que les opinerais de cette contrée possèdent une teneur en argent assez élevée, et que les filons, courant dans des directions diverses, peuvent donner lieu à des croisements où l'on pourrait rencontrer des am^s et des colonpes métalliques qui n'apparaissent pas à la surface. M. Rivot, attachant une importance de premier ordre aux filons h. 5, avait considéré cette partie de la {^ozère

comiad riche; jfnais, néanmoins, la concession de Cocurè^ était encore délaissée par ses propriétaires en 4872.

Il est probable que le peu de puissance des filons et des veines minérales, Tab^nce fréquente de saibandes terreuses qui puissent faciliter le tr^ivail, la dureté des roches des filons et l'éloignement du combus^ tible, sont ou ont été les principales causes de Tabandon actuel.

M. Lan a cité un grand nombre de gisements plombeux dans la vallée du Tarn et sur la route de ^^lorac ji Pont^de-Montvert, et» entre autres, ceux du Roum>uneinc où Ton voit les déblais de travaux anciens qui paraissent assez importants.

Filon de Boussounetnc. «— Affleurement barytique, encaissé dans les schistes micacés. Presque E.-O.

Tourel. — Anciens travaux ouverts probablement sur le prolongement du filon précédent. Nombreux affleurements, dans des directions di* verses, qui paraissent être les raniificatlotls d'un filon principal.

fimn de Ravi^ponceL — Nombreux filons de quarts, tenant un minerai d'une teneur de SOO grammes d'argent aux 100 kilos de plomb.

Valiat-de-ia-Tuile, — Au contact des granités et des schistes. Gros affleurement iquartzo-barytique chargîî d'oxyde dé fer à Taffleurement.

Direction : N. O.-S. E.

Inclinaison ': à Test.

Puissance :9i à 3 mètres.

Les paysans l'exploitaient pour alqutfoux:

BaihdoM, alquifoux. — Ce lieu est le centre d'une bande de gîtes pauvres en argent, qui s'étend jusque dans U ooneession dlspagnac et au col de Montmirat. Les nombreux filgns qui en forment l'ensemble gisent dans les granités et pénètrent dans les calcaires do.lomitiques qui les recouvrent. Dans ces calcaires, les filons prennent une plus grande puis<sauce ; le minerai de plomb se trouve, au milieu de ces calcaires, noyé dans la baryte» en amaa et en veines dans diverses ramifications. Sa teneur moyenne est de 50 gr, argent 9il^ ^00 kil, plomb. Les paysans ont, dans tous les temps, ouvert de nombreuses galeries sur ces gîtes.

Mines d'Ispagnae, — Cette concession s'étend sur les communes d*Ispagnac, de Saint-Étienne, de Valdonnez, des Bondons et de fiedouès. Elle est, en quelque sorte, à cheval sur le col de Montmirat qui divise les eaux du Lot de celles du Tarn. Sur les sommets situés au nord-est de ce col et de la concession se trouvent des crêtes de filons près desquelles on peut voir des traînées longitudinales de scories et des murs très-anciens

qui, là comme dans tant d'autres points de la Lozère, indiquent une activité ancienne minéralurgique trës-prolongée.

Toute la région qui se trouve à Test de la route de Florac à Monde, auprès d*Ispagnac^ est formée de granités sur lesquels s'appuient les schistes anciens, recouverts eux-mêmes sur les sommets par les calcaires dolomitiques de Tinfralias, {ainsi qu'on peut le voir au col de Mont* mirât.

On a reconnu dans cette concession au moins 56 filons, encaissés dans les schistes, pénétrant dans le granité et quelquefois apparents dans le calcaire.

Leur direction varie de h. 6 à h. 9 et \e\XT puissance de 0,60 à i mètres.

La teneur de leur minerai en argent varie beaucoup aussi, et elle est généralement de 55 à 290 grammes aux 100 kilos de plomb d'œuvre.

Des études faites récemment par M. l'ingénieur Tourgon ont montré que ces filons, passant dans le granité, changent complètement de caractères. A l'approche des granités, la galène augmente en puissance, comme on Ta vu au filon Sainte-Luce où elle formait une colonne remarquable, et dans le granité on ne trouva plus qu'un filon pourri, décomposé et stérile.

D'après le môme ingénieur^ on peut établir les faits suivants :

4^ Les filons h. 6 plongent au sud, traversant de grands espaces de terrains. Affleurements en larges sillons à la surface;

2<* Les filons h. 8, dans les schistes, plongent au nord. Leurs affleurements sont peu apparents. La minéralisation est plus faible et les minerais sont plus riches en argent ;

3* Les filons h. 10 sont puissants (3 ou 4 mètres), leur remplissage est rubanné et zone. Les gangues sont surtout quartzeuses et feldspathiques;

i° Les h. 3 se comportent comme les h. 6, mais plus pauvres en minerai qui est généralement de l'alquifoux ;

5"» Les h. 5 n'ont presque pas d'affleurements. Leurs minerais sont riches en argent.

On aura une idée plus exacte encore de la manière dont se présentent les filons de ces contrées par le tableau suivant de quelques-uns d'entre eux:

Filoo Sainte-Luee, . .

— de* Aneiens, . • ^- du Buiison. . . .

— St-Barihélemi,.

— Saint'Honoré, .

•^ Baehareeu, . . • -^ Àilhaudm • • • • .

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Calcaire. . . .

Calcaire.

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Schistes.

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