‹ Tableau général et description des mines métalliques et des combustibles minéraux de la FranceChapitre 117 sur 194 · a. ic · texte numérisé non relu

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Sur les bords du Chassezac, à Aufage et Grosviala^ les dolomies sont particulièrement riches en alquifoux qui paraît être en relation avec le puissant filon suivant :

Filon de Grosviala. — Il est situé presque à la limite des schistes et du lias et a été l'objet de travaux ascft étendus. Direction ; 0. N. 0.

Puissance .' 2 à 3 mètres.

'Hcmplissage : Baryte,

Mnerat. — Alquifoux et mouches cuivreuses. Galène à 45 grammes d'argent aux 400 kilos de plomb. D'autres gîtes ont été signalés tout le long du Chassezac.

Environs de Marvefok. — Plus de 80 filons ont été découverts dans cette contrée; en 4866 dix d'entre eux avaient été suivis par des travaux sur les communes de Saint-Léger^e-Peyre, Lachamp^ Montrodat^ Antrenas, Chirac et Marvejols. Aujourd'hui, en 4873, les recherches sont particulièrement poursuivies à Saint-Léger-de-Peyre. Dans un grand nombre de points, sur ces communes, on a trouvé des anciens travaux importants, et l'on remarquée la surface du sol, des haldes et des déblais, une grande quantité de scories et les ruines ou les débris des antiques fonderies.

« Ces anciennes mines, dit M. Descottes, paraissent avoir été exploitées, € les unes à la pointeroUe, les autres par le feu. Dans celles du ravin des « Prades, on a trouvé des médailles romaines, une pointeroUe et des < pompes dont les anneaux étaient les uns en fer, les autres en argent. « Ces anciens travaux n'ont, d'ailleurs, jamais été poussés à une grande « profondeur, et laissent ainsi toute facilité pour de nouvelles exploi- € tations. »

Mines de Meyrueis. — A l'extrémité méridionale du département de la Lozère se trouve la concession des mines de Meyrueis, qui s'étend sur les communes de Meyrueis, GatuzièreSy Fraissinet^ Bousseset Bassurel^ sous une étendue superficielle de 40,575 hectares. On rencontre encore de nombreux gisements de cuivre, plomb, argent et antimoine dans les montagnes accidentées qui se prolongent vers le département du Gard.

Vers la fin du siècle dernier, des recherches et des travaux importants ont été faits dans la concession de Meyrueis et aux environs par la maison de Saint-Sauveur, sous la direction de Genssane, mais, ainsi que nous l'avons déjà dit, ces travaux ont été brusquement interrompus par les événements de la Révolution. Abandonnés depuis cette époque, ils ont été repris dans ces dernières années, vers 4855, par les nouveaux propriétaires qui, aujourd'hui, possèdent en môme temps les concessions de Bedouès et Cocurès et celle de Saint-Sauveur aux limites du Gard.

On y a fait depuis 42 ans des travaux d'exploration étendus, qui ont

reconnu plusieurs filons plombeux et cuivreux dont quelques-uns avaient été anciennement travaillés. Ces travaux ont été surtout développés dans le département du Gard, nous y reviendrons plus loin.

De nombreux filons sillonnent cette partie de la Lozère, et on y voit des crêtes saillantes et quartzeuses puissantes, qui suivent les inflexions des montagnes sur de grandes distances.

Parmi ces filons nous citerons les suivants déjà signalés par de Genssane^ et par M. Lan :

Marqtunrès^ près de ce hameau, sur la rive gauche du Tarnon, crête quartzo-barytique, encaissée dans les schistes talqueux.

Direction : environ E. N. E.-O. S. G.

Puissance: 40 à 42 mètres.

Gangue : quartz, baryte, zonée. — Crête très-ocreuse. Minerais plombeux.

Ce filon a été l'objet de travaux anciens très-étendus, qui furent repris vers la fin du siècle dernier et abandonnés en \ 792. Depuis cette époque nous ne sachions pas qu'il y ait rien été fait.

Férussac. — Aux environs de ce pays, les schistes sont sillonnés par de gros filons quartzeux, formés quelquefois de quartz carié ou ocreux, paraissant partout stériles et dont la direction se rapproche de celle des filons métallifères.

Cabrillac. — Filon dans le granité, connu sur une longueur de S»000 mètres, exploré dans ces dernières années.

Direction: h. 8 à 9, environ N. G.-S. E.

Puissance : 1",25.

Gangue : quartzeuse.

Minerai: galène à 40 pour 400 de plomb, et 30 à 62 grammes d'argent aux 400 kilos de plomb.

Meyrueis. — Aux environs de Heyrueis on voit se développer, à la surface, des crêtes saillantes quartzeuses encaissées dans les schistes qui, à l'ouest du Brézé, ont été l'objet de travaux anciens et récents, à r£'«ro(«rgeade et à Pourcarès»

Les gisements que l'on connaît dans cet endroit sont connus sur une longueur de près de cinq kilomètres. On y a travaillé récemment et notamment à l'escourgeade.

Direction : elle est généralement sur Vh. 4, ou N. 45, E. m.

H^uissance : i mètre.

Inclinaison : diverses.

Gangue : quartz.

^ 1 . Bhtoire natnrelU du Languedoe.

Minerai: galfcne et pyrite de eaivre. Ld galène renferme iO pour 400 plomb, 495 à 745 grammes d*argent AUl 400 kilos de plomb.

Bibeffenh, — On y connaît plusieurs filons qui pénètrent dans les ealcaires du lias.

£nfin des minerais ont été extraits dans ces dernières années dans les montagnes de Saint-Etienne- Valiée-Franfoiêê et du Pompidou, et suivant toute apparence il existe encore, dans ces contrées, un grand nombre de gisements qui, depuis longtemps, auraient été recherchés et peut-être utlliâés, si les moyens de commufaicatibn avaient été jplùs faciles qu'ils ne le sont réellement.

JUines de cuivre. — D'après tout ce que nous venons de dire, on peut reconnaître que les minerais de plomb et de plomb argentifère sont extrêmement répandus dans la Lozère ; mais il n'en est pas de même de ceux de cuivre.

Nous avons déjà vu que plusieurs filons cuivreux ont été exploités dans la concession de Villefort; mais, dans toute cette partie du département, en dehors de ces filons, on ne voit le cuivre que disséminé à rétat de pynte dans les filons plombeux, et notamment dans ceux qui bordent le revers nord du mont Lozère. On né rencontre véritablement les fiions cuivreux que sur les pentes dé TAigoual et particulièrement dans le département du Gard.

Dans la {^zère, les environs de Meyrueis possèdent non pas des filons cuivreux proprement dits, mais des filons plombo-cuivreux : tels sont ceux de Pourcarés et de VEscourgeadCy dont nous avons parlé plus haut. En dehors de ces lieux, on retrouve le minerai de cuivre dans les environs : à Gatuziêres^ Campise^ Campredon, Ferussac^ les Bousses et Malbosc.

Gatuzières. — Puissant filon dans les schistes anciens et passant dans le lias. Il disparaît sous les roches de Toolithe inférieure, dans lesquelles il ne pénètre pis. Il a été reconnu par des travaux sur une lopgueur de 3,000 mètres.

Direction : h. 8 à 9, N. E.-S. 0.

Puissance : 4 ,50 à â mètres.

jRemplissage : quartz et baryte en zones parallèles.

Uinerai : galène et pyrite de cuivre, le plus souvent mêlé au quartz. Les minerais de plomb que renferme ce filon contiennent 350 à 700 grammes d'argent aux 400 kifos de plomb d'œuvre.

Aux environs du filon de Gatuzières, qu'on peut voir facilement près de la route qui de Florac conduit à Meyrueis, les calcaires semblent puissamment métamorphisés. Les couches qui s'en rapprochent présentent de nombreuses colorations de carbonate et des lentilles de 0,25 à 0,60 d'épaisseur de minerai de cuivre.

C6 Clldti paraît avoir une très-grande étendue dans la direction de Cabrillac et se ponrsaivre sur 6 i 8 kilomètres de distance.

Il a été Tôbjet d'anciens travauxi dont on attribue une partie à de Oensfiane. ,

fiérussac. — Ce filon se montre à la surface sous forme de blocs quartzeux cariés, renfermant aussi de la galène et de la pyrite de cultre. Il est encaissé dans les schistes et connu -sur une longueur de 4 ,000 mèfares.

Direction / h* 8 à 9, N. 0.-8. E.

FnhsMce: 0^80 à 4 mètre.

Campise et Campredon. — Aux environs de ces deux pays on rencontre plusieurs crêtes affleurant toutes au milieu des schistes, parmi lesquelles on en distingue qui sont formées de quartz carié et ocreùx pénétré de carbonate et de pyrite de cuivre. Leur puissance est de 2 à 3 mètres, et fls se relient aux gttes plombeux de Ribevenës.

Housses. — A Test des Rousses, on voit un énorme filon de fer carbonate avec sulfate de baryte, pyrites de fer, cuivre et galène, d*une puissance de 2 à 3 mètres et courant dans la direction S. S. Ë.-N. N. 0.

On voit enfin que, dans cette partie de la Lozère, on rencontre de nombreux et puissants filons, dirigés dans une direetion générale N. 0.- S. Bm ou qui se recoupent et s'entrecroisent. On reooiiliall qu'ils n*ont été jusqu'à présent l'objet que 4'^plorations bien snperfioielles» et il est permis de penser que bien des richesses inconnues peuvent y être rën^ fermées.

Antimoine. -^ Les mines d*antimoine de la Lozère se trouveiil toutes dans la région sud^est du département, vers les limites de ce département avec celui du Gard.

Elles consistent généralement en filons, ou plutdt en filons-couches insérés au milieu des schistes appartenant à la partie la plus supérieure des micasohistes.

On les trouve aux environs de Florac, sur les montagnes qui dominent la Memente : au plan de Fontmort^ Cossagnas, Rouve^ Solpeyran et Vieljouve; dans les divers affiuents du Oardon : à Uoimac^ Saint-Etienne'YùUét'Franr çais€f Soini'Germmn^Calèertef Saint- Martinnle-BoubauXf Saint^Hikàre^ le CoUet^dê'ûèze^ Saint-MicheMe-Dèze, Saint^Andéol^de^Clerffuemont^ etc.

Ces zones diverses de gites d'antimoine se rattachent encore à une série de gisements que l'on retrouve non loin de là, dans le département du Gard, aux environs de Saint-Jean-du-Gard^ à Saint-Paul-la-Coste et Matbote.

Ces mines ont donné pendant quelque temps de très-beaux bénéfices; mais, disait M. Descottes en 4866, la découverte de gisements plus riches

en Corse et en Algérie, et probablement aussi la mauvaise direction des travaux qui sont aujourd'hui presque entièrement éboulés, ont enlevé» du moins pour le présent, toute importance à ces exploitations.

Cette dernière observation est malheureusement trop vraie, et il a suffi de voir une fois quelques-uns des travaux faits dans ces localités pour en comprendre la justesse. Dans certains points, deà filons riches n'ont été attaqués qu'auprès de leurs affleurements, et en descendant jusqu'à ce qu'on fût chassé par les eaux ; ailleurs, on a reculé devant l'exécution de galeries d'écoulement même de peu de longueur, et on a préféré abandonner la mine que de faire quelques avances qui auraient assuré un certain avenir, facilité l'extraction et au moins détruit pour un temps l'obligation coûteuse des travaux d'épuisement.

Parmi ces mines, nous citerons les suivantes :

Cassagnas. — On en a tiré beaucoup de minerai d'antimoine avec avantage. Les travaux y furent arrêtés par l'affluence des eaux. En 4872, on ne voyait sur la montagne que des déblais et l'entrée de quelques galeries.

Direction : elle est, en général» à peu près N. N. B.

Inclinaison : 30 à 40^.

Puissance : 0,60 à 0,80.

Minerai : sulfure d'antimoine, souvent massif, ou dans une gangue quartzeuse, et accompagné de bandes argileuses. On peut facilement ouvrir de nouvelles galeries d'écoulement et retrouver des massifs intacts.

Vieljotwe^ Rauvey Solpeyran. — Plusieurs filons analogues au précédent. Le minerai s'y trouve associé au quartz et à la baryte. La puissance de quelques-uns atteint 4 mètre et 1",50. On y a fait quelques travaux dans ces dernières années, mais leur peu d'étendue n'a pu conduire à aucun résultat satisfaisant. On peut y créer facilement, croyons-nous, une exploitation rémunératrice. Les mines de Vieljouve ont été exploitées avec avantage à plusieurs niveaux. Le minerai paraît y former des amas lenticulaires.

Saint^EHenne Vallée^Française, -^ Les environs de ce pays renferment des mines importantes. Les filons y forment des faisceaux d'une grande continuité, associés à divers gttes de plomb argentifère de mêmes formes et qui leur paraissent contemporains. Parmi ces filons, nous rappellerons :

Le filon de la Coupelle. — C*est un filon principal au milieu de plusieurs autres veines couchées dans Tintérieur des schistes. Directkm : N. N. E.-S. S. 0.

Hemplisêage : argileux. Fragments de schistes, rognons de quartz avec alquifoux et sulfure d'antimoine en veines et en amas. Puissance : 0,80 à 4 mètre.

Saint'Michel et Coltet-de-Dèze. — Dans cette contrée se trouvent les gisements qui, en 4855, étaient les plus importants de la Lozère. Ils sont analogues aux précédents et ont été l'objet de nombreux travaux, comme dans toutes les autres localités dont nous avons donné les noms.

Manganèse. — H se trouve sur plusieurs points du département, € généralement dans les assises inférieures du trias et du terrain jurassique *. » On en a exploité pendant quelque temps près de Meyrueis, pour les forges d'Âlais, qui donnait 39 pour 400 d*oxyde, 47,45 pour 400 d'oxyde de fer, 43,50 de chaux. Les difficultés du transport en avaient arrêté Texploitation en 4866.

On le trouve en gros blocs au col de Montmirat et aux environs de Bagnols.

On cite encore aux environs de Florac un énorme filon de quartz dont les fentes sont remplies de manganèse oxydé, et qui coupe la rivière de la Trueyre dans la direction N. O.-S. E.

En résumé, nous voyons que le département de la Lozère renferme une quantité considérable de gisements de plomb, d'argent et d'autres métaux ; que, depuis des siècles, il n'a été travaillé activement que dans les environs de Vialas, sur une minime étendue de sa surface; qu'il a été le centre d'exploitations anciennes importantes, au temps des Romains et du moyen âge, et que, pour lui donner la vie et produire les métaux qu'il possède, il suffit d'accélérer et multiplier les voies de communication qui lui ont manqué jusqu'à ce jour.

Départemeiit du CUirdL

Ce département, déjà si remarquable par ses riches houillères^ ne Test pas moins par les productions métalliques qu'il renferme ; il est, pour ainsi dire, appuyé sur les derniers contre-forts du plateau central qui y constituent, au nord et au nord-ouest, une région puissamment montagneuse, connue sous le nom de Cévennes.

Ces montagnes, qui se relient aux Pyrénées par les Montagnes-Noires et les Corbières en passant par l'Hérault, l'Aveyron et le Tarn, forment, de ce côté de la France, une bordure parallèle au littoral, et sur leurs cimes on peut suivre la ligne de partage des eaux de l'Océan et de la Méditerranée. Elles sont généralement composées de roches anciennes

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