AVANT-PROPOS
Les mines de la France ont été décrites, d'une manière plus ou moins complète, à diverses époques.
Dans les siècles derniers , les combustibles n'étaient connus ou utilisés que sur quelques points; on ne les considérait pas comme des mines, et les descriptions que Ton faisait alors ne concernaient que les mines de plomb, cuivre, argent, etc.
Dans le courant du seizième siècle , un savant , aussi éminent par ses connaissances littéraires que par celles qu*il possédait dans les sciences et dans Tart des mines, Agrigola ' donnait un historique des mines anciennes et nouvelles que l'on connaissait alors, et en 1579 Garrault^ mattre général des monnaies sous Henri III, parlait des mines d'argent de la France.
Dans le dix-septième siècle. Malus, maître des monnaies de Bordeaux, décrivait quelques-unes des nûnes des Pyrénées ; deux savants étrangers, le baron et la baronne de BeausoIiEil, parcouraient la France pour y reconnaître les principaux gisements métallifères et publiaient le résultat de leurs recherches ^.
Plus tard, Hbllot% membre de l'Académie des sciences, etc., résumait, en i7S0, ce que l'on savait alors au sujet de Fénumération des mines.
Vers 1740, de Genssane décrivait les mines des Vosges, et, en 1774, celles du Languedoc^.
La plupart de tous ces écrits, ainsi que ceux de plusieurs autres savants métallurgistes ou mineurs, tels que Hautw de Villars, Jean
1* Délia generatiùne délie eo«e....y traducUon de Veniie. 1550.