Bulletin de la Société géologique de France
filon; on pe connaît pas la* came de four suspension, mais il y a fout lieu de penser qu'il convient de Taltribàer aux diiBealtés croissantes de l'épuisement dans la profondeur. On peut avoir une idée des masses conridera blés de pfonb et d*argeiit que Ton en a extraites el de la richesse àa gîte, quand on pense que les aneieas négligeaient les minerais de bo<v card qu^ik ne pouvaient utHiser, qu'ils ne KCUttlktient qve les minerais massifs, et que l'on y vo!l, comme aux ^vamx de la mine basse, des parties enlevées, sans interruption^ à Tmâe du fe«, du pic et de la pointeroHe, sur 67 mètres de longueur, 4 6 maires de large et de â à 3 mètres de hauteur, représentant un vide de plus de S,000 mètres cubes ^
La même richesse métallifène se poursuit dans les profondeurs, audessous de ces travaux anciens; mais, suivant toute apparence, il faut aujourd'hui user de moyens plus puissants oh adiever des galeries d'écoulement d*une plus grande longueur que celles dont ou s'est servi jusqn*à présent. Dans son rapport de 1864-1 M. Gruner estimait que les travaux préparatoires en voie d'exécution aehevés assureraient à ta mine ime réserve totale de 90,000 tonnes de minerai, représentant une valeur de plus de 36 millions de francs.
Cette évaluation, calculée d'après les apparences du gisement et les produits qu'on en retirait alors, implique nécessairement l'exécution de travaux qui malheureusement ont été délaissés dans ces dernières années^ et elle n'est pas atténuée par l'insuccès qu'a éprouvé dans ces derniers temps l'entreprise de la mine de l'Argentière.
En 4869, les exploitants travaillaient en contre-bas de Feutrée principale de la mine, et les travaux se développaient jusqu'à 45 mètres de profondeur. Les épuisements étaient opérés par des roues hydrauliques intérieures, et, dès cette même année, une galerie d'écoulement, ouverte à un niveau inférieur, destinée à amoindrir les frais d^extraction, à annuler les frais d'épuisements et à ouvrir un Teste ehamp d'exploitation , était déjà suspendue.
La suspension partielle des travaux, opérée récemment, parait donc de^ voir être attribuée, d'après ce que l'on en.sait, à la nécessité dans laquelle on s'est trouvé d'exploiter en descendant et en épuisant les eaux avec des forces insuffisantes, à des frais généraux et de transports considérables.
La moyenne des dix années d'exploitation, de 4854 à 4864 , a fourni 425 kilogrammes de schlick par mètre carré de la superficie totale du filon, en comprenant dans cette superficie les piliers réservés, stériles ou peu riches '. Dans beaucoup de points , le rendement s'élevait à 7 et 800 kilos; on extrayait moyennement, chaque année, 700 tonnes de minerai, que l'on expédiait à Marseille.
Pour terminer, nous dirons qu'on n'est pas sûr qu'il n'y ait qu'un seul