Gruner, page
ne paraît gu^re douteux que ces gisements ne soient reliés avec des gisements plombeux» ou ne le soient eux-mêmes.
AUVERGNB.
Département du Pay-de«Dénie«
Le Puy-d^-Dôme, le Cantal e\ une partie de la Haute-Loire constituent Tancienne Auvergne. Cette province formait un royaume puissant au temps de la Gaule indépendante. Soumise aux Romains après la défaite de Verciïigétorix, puis aux Goihs, puis aux rois francs,: elle (ut successivement gouvernée par des comtes, des ducs, des dauphins» sous la suzeraineté d*Âquitaine ou de France, et fut enfin réunie, comme les autres provinces, à la couronne, en 4531, sous le règne de François !"•
Cette contrée, fortement accidentée, âpre dans sa partie montagneuse et si riche dans ses vallées, est, en majeure partie, formée géologiquement par des roches cristallines, schisteuses, micaschistes, gneiss et stéaschistesy que traversent des masses de granités divers et des por* phyres.
Les granités à grains fins et les porphyres sillonnent ces schistes dans un grand nombre d'endroits, et les granités à gros grains porphyroïdes constituent les plus grandes hauteurs, dominées elles-mêmes par les formations volcaniques, comme dans les Puys et dans les monts Dores.
La géologie du Puy-de-Dôme a été décrite d'une manière détaillée par M. Lecoq, et, en consultant les cartes de ce savant géologue, on pourra remarquer Tenchevétrement des sqhistes. et de^ granités, remplacement des coulées basaltiques qui, dans beaucoup d'endroits, r^ couvrent et les uns e^ les autres; un bassin houiller étendu qui traverse le département, d'une extrémité à l'autre, dans la direction N. L.-S.O.; et enfin de nombreuses sources thermales, derniers témoins des actions volcaniques passées.
Ce pays a été l'objet d'anciennes exploitations métalliques qui n'apparaissent que par des traces d'anciens travaux, des ruines, des scpries et des déblais, comme dans la concession des mines de Pontgihaud^ à Roure^ aux Combres^ et dans plusieurs autres endroits, ft la Péckadoire^ à Blot-C Eglise y etc.; aux environs de Monfaiguf, de Jkiers^ de Saint" Ambert, de Bourg/astic et d'Issoire. On les trouve dans ces massifs montagntfux qui se relient, le long de la Dore, avec ceux du Forez dans le département de la Loire et de la Madeleine dans l'Allier, massifs que nous avons vus sillonnés par les filons de Saint-Just et des environs de la Prugne; dans les montagnes comprises entre la Dore et l'Allier, faisant suite au massif de la Chaise-Dieu, autour des monts Dore, et enfin dans les pays accidentés qui forment les deux rives de la Sioule.
Nous avons vu, dans le département voisin de la Loire, des faisceaux de filons se poursuivant sur de grandes distances, mais malheureusement n'ayant présenté jusqu'à présent qu'une richesse en argent trèslimitée; dans le Puy-de-Dôme, on peut constater la présence de faisceaux semblables, mais surtout remarquables par leur étendue comme par la haute teneur de leurs minerais argentifères.
Le principal faisceau, signalé depuis longtemps par M. Foumet, que l'on connaisse aujourd'hui, traverse, pour ainsi dire, le département d'une extrémité à l'autre; il s'étend à peu près en ligne droite, dans une direction rapprochée delà direction N. S., depuis les mines d'antimoine d'i49i^/tf jusqu'aux environs de Naddes et de la LizeroUe dans l'Allier, oii l'on retrouve des mines d'antimoine et de plomb. Sa trace est jalonnée par les filons de cuivre des montagnes de Banson, par les mines de Roure et de Rosiers; elle est masquée à la Landine par une coulée basaltique qui la recouvre, mais elle reparaît au delà du basalte dans les champs de Labrousse et de Bromont; enfin on la suit par les gangues jusqu'auprès de Chapdes où des déblais signalent d'anciennes exploitations, à Blott Église et au delà jusqu'à Naddes^ sur une distance d'au moins 70 à 80 kilomètres.
On voit sur ce faisceau des mines d'antimoine, de plomb et argent, de cuivre et d'étain, et on remarque qu'il parait être en rapport avec un développement notable de ce môme porphyre quartzifère qu'on retrouve dans d'autres contrées, notamment en Allemagne, et qui, depuis longtemps, a reçu le nom de porphyre métallifère.
Des mines de cuivre ont été aussi exploitées anciennement, notamment aux environs d'Usson^ et, d'après Legrand d'Aussy^, on en aurait tiré de l'or.
Enfin, de toutes ces excavations qui ont eu lieu dans les temps anciens, un grand nombre probablement nous sont encore inconnues; mais l'exemple que donne aujourd'hui l'exploitation des mines de Pontgibaud ranimera sans doute l'activité de l'industrie minérale dans ces contrées, et y inspirera peut-être ces sentiments de persévérance et de pratique qui ont souvent tait défaut et sans lesquels il n'est pas possible de recueillir le fruit des peines que l'on s'est données, ou celui des sacrifices que l'on a faits.
Les principaux gisements et les mines connus sont :
SairU-Afnand'Boehe'Savinet plomb, argent. Concédé en 1828 et 183K Ml hect.
M&ntmbcutt arrondissement de Thiers. Concédé en 1855. 561 hectares.
Joursat, plomb. Concédé en 1826. 116 hectares.
Courgoul et Satirter, plomb, argent. Concédé en 1828. 253 hectares,
AuztlleSy plomb, argent. Concédé en 1869. 1,401 hectares.
Jumeauaa (La Bruyère}, plomb^ argent. Concédé en 1827. 913 hectares.