DANEMARK
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nombre de vingt-quatre et pris parmi les jurisconsultes, les bourgeois ou les négocians. La bourgeoisie est partagée en cinq sections ou paroisses présidées par des anciens et des officiers civils appelés diacres et sous-diacres ; ces officiers, par leur réunion, forment des collèges supérieurs. Un bourgeois doit posséder une propriété de 1,000 écus de banque pour avoir droit de voter dans l’assemblée générale. Les délibérations ont lieu par paroisse comme à Lubeck; le sénat est en même temps tribunal de première et de seconde instance.
Après les villes anséatiques, la seule ville de l’Allemagne qui soit libre est Francfortsur-le-Mein , où la diète germanique tient ses séances. Celte ville, dont le territoire comprend six ou sept villages, a une administration municipale semblable à celle des autres villes de l’Allemagne, et son indépendance a beaucoup contribué à développer sa prospérité commerciale. s
§ XII. — DanncmanA.
ik’histoire des institutions politiques et civiles qui régissent actuellement le Dannemark date de la révolution de x 66 o. En
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Dannemark, comme presque partout à cette époque , une noblesse privilégiée s’était peu à peu constituée en aristocratie , ou pour mieux dire en olygarchie toute-puissante , intolérable et pour les rois et pour les peuples. La guerre qui se termina à cette époque avait porté au comble les malheurs du pays, et la dureté des grands qui refusèrent tout à fait de contribuer à la réparation des pertes occasionées par la guerre fit prendre à la nation la résolution d’anéantir le pouvoir de ces tyrans et de conférer au roi un pouvoir illimité. Cette révolution s’opéra sans effusion de sang , et la noblesse conserva toutes ses richesses, ses terres et ses propriétés. Toutefois , pendant un siècle entier , elle nourrit secrètement l’espérance de ressaisir le pouvoir qui venait de lui échapper.
Pour le maintien du nouvel ordre des choses, il se fit une sorte de pacte entre le roi et le peuple; cette étroite alliance a eu pour résultat l’indépendance des tribunaux, la liberté individuelle, et les lois bienfaisantes que l’on remarque dans ce pays. Il n’ajias été posé de limites au pouvoir du rt)i , qui ne prête serment que d’être juste et bon