‹ Tableau méthodique et descriptif des mollusques terrestres et d'eau douce de l'AgenaisChapitre 108 sur 123 · DU. Sinuée. — U. Sinuatus. (Lamk · texte numérisé non relu

DU. Sinuée. — U. Sinuatus. (Lamk

Syn. — U. Sinuata, Lamk. — U. Margaritifera, Drap. — U.Margaritiferus, Nilss., Retz. — Mya Margaritifera, Linn.

Animal : grisâtre; branchies grandes; bordant presque le manteau; pied très grand et épais.

Coquille: elliptique, grande, épaisse, solide, rugueuse; équivalve ; inéquilatérale , fortement sinuée à la partie médiane des valves et jusqu'aux bords libres; sommets proéminents, fortement excoriés et même écorchés; épiderme brun ou noir , corné ; stries d'accroissement lamelleuses et tuilées ; ligament extérieur assez élevé, mais peu avancé sur le bord antéro-dorsal ; charnière composée de deux lames dont la partie postérieure est rugueuse <à l'égal

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d'une lime ; à la parlie antérieure se trouvent quatre dents dont une, la cardinale, est reçue entre deux autres dents courtes , épaisses et dentelées ; inipreésions musculaires très fortes, présentant en arrière de la partie antérieure deux petites fossettes d'attache où sont retenus les muscles adducteurs ; impressions ])alléales fortes et épaisses ; couleur de la nacre d'un beau blanc azuré et irisé vers les bords postérieurs d'un rose-violet et bleu-azur*. Var. B. — AucuATA ; rare.

Haut. :8-10 centi". — Long, transv. : 14-16-18 centi"'.

Habite : dans la Garonne , le Lot , la Baïse oii elle parque

en groupes nombreux dans le sable , le long des berges

assez profondes, dans les trous formés par les courants,

contre les roches , rarement dans les nasses vaseuses; très

abondante. — Les échantillons de Marraande , Tonneins ,

Aiguillon et de la Baïse sont beaucoup plus grands que

ceux des environs d'Agen. La forme de la coquille varie

fort peu ; du jeune âge à l'état adulte , elle est même

toujours sinuée.

Observation. — J'ai lu quelque part un article relatif à l'excoriation du têt des Acéphales, que : cet accident était dû à la présence de petits univalves qui, ne trouvant pas de substance calcaire suffisante dans les eaux où ils habitent, allaient la dérober sur le têt des bivalves afin de former leur coquille. Or, il est évident que la partie la plus cachée de ces derniers est l'antérieure , l'opposée du rostre qui se prolonge en arrière du corselet. J'ai observé qu'à de rares exceptions près les bivalves

* J'ai trouvé plusieurs fois , après le lavage des animaux^ quelques perles fines d'un assez bel orient.

Nacre de perle selon Hatchctt :

Sous-carbonate de chaux (>6 parties.

.'Mbumiiie coagidée. ....... V\ —

MOLLUSQUES DK l'aGENAIS.

conservaient dans la vase ou dans le sable une position verticale presque perpendiculaire, laissant une faible partie du rostre à découvert , pour donner aux papilles tentaculaircs la facilité de dégager l'air ambiant; comment les petits univalves pourraient-ils aller ronger les sommets, puisqu'ils sont cachés? Pour moi , je ne le comprends pas.

Et môme en admettant ces Mollusques parasites* serait-il possible que la nature eût refusé à leur organisation la première condition d'existence pour eux... l'abri? C'est maintenant un fait acquis à la science, que ce qui secrète le calcaire qui sert à l'accroissement du têt est le manteau; eh bien ! il en est des Acéphales comme des Céphalés : les bords du manteau sécrètent vers la base et tendent à son agrandissement et à son épaississcment aux dépends du sommet. La partie ainsi abandonnée doit tendre à un dépérissement plus ou moins rapide et rendre l'épiderrae caduc , et le faire s'exfolier et tomber , puis ne protégeant plus le têt, le voir se corroder par les courants, les chocs divers auxquels sa position presque stationnaire l'expose. J'ai remarqué que plus les courants étaient violents et plus les coquilles, une fois érodées, se corrodaient facilement. Tout le monde a pu remarquer que les bivalves qui nous occupent naissent avec les sommets épineux , chargés de varices ou tout au moins très rugueux; l'épiderme a peu de prise sur des parties ainsi exposées au moindre frottement, et en laisse au contraire aux accidents divers qui peuvent leur arriver dans le milieu qu'ils habitent.

Je crois donc que le manteau, en sécrétant la matière calcaire vers les bords libres de la coquille, doit en priver les sommets et par là provoquer la caducité de l'épiderme ; et si la coquille se trouve exposée à des co&rants violents , elle doit être facilement corrodée , puisque l'épiderme ne la garantit plus. Il en serait de même d'un bloc de pierre ordinaire qui , restant en place à un fort courant, serait souvent rongé et même perforé. L'action minérale de quelques eaux doit aussi les attaquer plus fortement; tous les Un. lAttoralis, Moquinianus , Margaritifer et Sinuatus que j'ai reçus des gaves pyrénéens où les eaux très rapides sont saturées de minerais, sont plus excoriés que ceux qui vivent dans les vases des eaux tranquilles.

* Il ne pourrait y avoir que l'œuf de la Néritine qui pût déterminer une légère érosion , et j'ai remarqué des bivalves excoriés dans des eaux stagnantes où ne vivait aucune Néritine.

MOLLUSQUES Ulî l'aGENAIS.

Famille Uciixièmc :

Gonchacés . ( Blainv . )

Conques Fluviatiles , Lamk. — Cardiacés , Cuv. — Cyclades , de Fér. —

Cycladées , Raff,

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