ET DE LEURS COQUILLES
vers, de ces larves et même de ces insectes parfaits qui paraissent les véritables propriétaires des coquilles.
Le tôt est aussi sujet à des dépérissements soit par l'action des chocs, de la lumière , des eaux, ou par le parasitisme des insectes et Annélides. Ceux qui en sont le plus attaqués sont les Mollusques aquatiques tant Céphalés qu'Acéphales : les Limnées, Planorbes, Anodontes, Paludines , Valvées , Mulettes , &.*
Lorsqu'une coquille reste , privée de l'animal qu'elle contenait , exposée à l'action de l'air ou de la lumière , elle ne tarde pas à se décomposer. Les couleurs perdent tout leur éclat, leur émail; le derme s'exfolie et le têt conserve pendant peu de temps une apparence crayeuse assez uniforme, mais qui finit bientôt par devenir grisâtre; il se désagrège alors facilement ; les parties calcaires superposées se décomposent par lames minces , et les pluies arrivant là-dessus , emportent vers les cours d'eau toutes les molécules et achèvent ainsi leur destruction.
Les coquilles enfouies sous terre , soit par des éboulements de terrains ou par l'agglomération d'autres individus , conservent assez longtemps leur émail et leur coloration , surtout si le sol est arénacé.
Nous trouvons dans nos terrains d'alluvion des coquilles de XHeliœ fomatia avec l'apparence fraîche des individus pris vivants et malgré qu'ils soient subfossiles et enfouis depuis des temps fort reculés.
* Voir les articles : iim. Noulcti; Unio sinualus.