CHAPITRE III. t
forme de rocher avec le corps du temple ; toutes
sout ornées de sculptures habUemeut traTajUëes» Des ëléphans , des tigres ^ des griffons alternatif vement entremêlés , soutiennent sur leur dos tout le temple avec les chambres, son pord^ que 9 etc. Nous pourrions continuer cette des^ cription ; nous préféroma passer à des objets également intéressans.
On trouve k Wôone y ville en ruines faisant partie des possessions de Halkar, à dix milles de Kuf goon , de magnifiques débris de temples
de forme pyramidale , dont Texamen peut servir
à jeter un jour nouveau sur ces antiques menu*mens. Us consistent en huit vastes pagodes et quatre plus petites, avec des vestiges de plusieurs autres ; ces pagodes sont d'une construction singulière; on y aperçoit un art exquis; de belles sculptures s'y trouvent prodiguées, «insigne des omemens de toute espèce*
Elles sont bà^ties avec des pierres de granit sans ciment , mais fixées entre elles par des crampons en fer de trois en trois pouces de distance. Quel^ ques-uns desldocs qui supportent la partie supérieure des portes et des entablemens , ont une longueur de quatorze k quinze pieds , avec une
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largeur et une épaisseur proportionnées. Dans une. des plus vastes pagodes^ est une immense statue I haute de treize pieds ^ formée d'un seul bloc de granit ; et k ses côtés sont d'autres statues semblables, de la hauteur de huit pieds deux pouces. Le piédestal dé ces dernières porte des inscriptions; les formes sont, en général^ mal proportionnées ; les cheveux soilt bouclés , les lèvres épaisses , les oreilles fort longues; ces figures sont entièrement nues , sans bagues , ni bracelets, ni ornement <juelconque, k l'exception, d^une figure de femme qui a une espèce de sachet.
Il y a dans les entablemens , les colonnes, etc. , une grande quantité de petites figures en relief très-bien sculptées, et les chapiteaux des colonnes, ainsi que d'autres parties de l'édifice , sont soutenus par des figures de femmes fort habilement exécutées, et dans des attitudes gracieuses. Les inscriptions qui ont pu être déchiffrées portent la date du milieu du deuxième siècle de l'ère chrétienne. Les échantillons de sculptures, i*ecueillis à Woone, sont supérieure a tout ce qu'on connaît de l'art des Indiens modernes. On dit que ces temples étaient au nombre de quatre-
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yingt-dix-neuf ; mais que les Musulmans les ont mutilés et en partie détruits; et, en eiïet, les matériaux ont servi a la construction d'un grand nombre de maisons de la ville.
Je ne m^arrêterai point à décrire , k Orissa^ le temple fameux du Moloch indien, dont le dec-* teur Claudius Buchanan a si admirablement re-< produit rhorrible et dégoûtant tableau ; EUichpour, capitale du Bérar, jolie ville, mais qui n'a rien, du reste, de remarquable ; Beder, ca-* pitale des cinq royaumes mahométans, qui offire le pittoresque* assemblage de mausolées splendides , de mosquées en ruines et de palais crou-^ lans;le fameux fo»t de Golconde,s^éle vaut majestueusement du haut de son rocher conique , et Hyderabad, capitale du royaume de Nizam.
On dit que cette ville contient plus de Mahométans opulens qu^aucun autre endroit de Décan ou de rinde centrale; cependant les tombeaux y sont inférieurs k ceux de Beder, et le seul édifice digne d'y être remarqué , est la mosquée de la Mecque, bâtie en pierres , dans un beau style d'architecture, et dont on découvre au loin les hauts minarets.
Visitons maintenait quelques-uns des temj^es
et des cicés ea ruines du uord de riude, car toutes les parties de cette immeose contrée méfitent de fixer Tattention.
Oojein, rUjjagini des Indous Purenas, et FO-^ zène de Ptolémée , occupe un rang distingué parmi les cités saintes de Tlndoustan. U y a plus de dix^huit siècles que cette Tille était le siège de Tempire, des arts et des sciences , sous te règne de Tillustre Yikrancatiga , dont Tavé-^ ncment au trône forme le commencement de Tare indienne. Les géographes et astronomes de rinde font passer par cette ville le premier mé*ridien. Elle est située sur la rire orientale do la rivière de Seeprah ^ sous le vîngt-'troisîème de*« gré onze minutes de latitude, soixante-*quiih&e degrés cinquante^une minutes de longitude, à seiBe cent quatre*-vingt-dix-buit pieds au-dessus du niveau de la mer. La ville moderne est k on mille MÎ sud de la cité antique , qui a été renver* sée par quelque catastrophe physique; la légende indoue dit qu'une pluie de terre a enseveli la viHe 6{t Les habitans. Sur remplacement qu'on ôroit avoir été occiq>é par Fancienne ville , en creusant à uiie profondeur de dix-huit a vingt pieds,, ou trouve des mttrs^ enliers de briques^
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des colonnes de pierre , et des |)ièces de bois d^une dureté extraordinaire. Les briques aiiisi déterrées sont employées k Ijâtir ; quelqùeàunes sont beaucoup plus grosses qu'on ne les fait tnaintenàni. On déterre aussi. en certains endroits des ustensiles de diverse^ sortes j et on trouve des pièces de monnaie , soîi en creusant, soit dans te lit formé par les pluies périodiques. Entre ce lieu et la nouvelle ville est un enfoncement , où la tradition rapporté que la rîviè're Seeprah coulait autrefois; à l^époque oè la viMe fut ensevelie , elle changea de cours et coule maintenant vers l'ouest. Près de ces ruines souterraines, sur la rive actuelle de la Seepi'ah, est le souterrain du rajab Bhirtery.. De ia on descend , de la hauteur d'un homme , dans un appartement soutenu comme celui de dessus par des piliers en pierre. Il 's'éten4 d'abord vers Test, puis vers le sud. A gauche sont deux chambres d'environ sept pîéds de hauteur, à l'extrémité sud qui probablement condtiisait dans d'antres appartemens , mais qui maintenant est encombrée tle terre. Les faquîrs qui résident en ce lieu disent qVil y àvak Ih un passage qui conduisait k Belnarès et à ïturdwar,
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et que le gouvernement en a fait condamner la porte il y a quatorze ou quinze ans, parce que plusieurs pei^dAnes s^étaient perdues dans le labyrinthe.
Quant à la catastrophe qui a détruit oette yi^e, on remarque qu^il n*y a parmi les ruines aucuiie scorie volcanique, ni aucun .pic conique dans les environs, qui pourrait faire croire à une 4estruciion semblable à celle dont Pompéï fut victime. Un tremblement de terre est plus probal;>le; 1^ seule objection réside dans rétat complet où. V(xa assure que se trouvent les uLurs. On peut avec plus de certitude attriiiuer la^^ause de \à catastrophe à uue inonda-^ . tiou ; et en effet, pendant une inondation à Qojein, la rivière monta à une telle haul;eur, qu'elle inonda xme grafnde partie de la ville notuyelle , bien qu'elle soit située sur une rive trèS'élevée. Plusieurs maisons de U ville ^ ainsi que plusieurs yillage$ des euvirons , furent emporte* par le torrent
, Dirlgeons>a.ou$ de nouveau vers 1« sud , où de pouveaux objets intéreçsims nous attendent.
- Les fJus nobles débris de la splendeur maho- Uiétaile ce trouvept à Beejapour , appelée ayeç