‹ Tableau pittoresque de l'Inde; ou, description géographique, statistiqueChapitre 47 sur 74 · CHAPITRE IV. S3'j · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV. S3'j

le cerf' sauvage. Le lynx est particulier aux provinees du nord; mais le caraeal^ ou lynx aux oreilles noires , paraît dans le Bengale , qui nour^ rit aussi deux variétés du chat-lîgre. Les Hyènies sont très-nombreuses dans FOrissa et sur les deux côtes de la péninsule. Les jackals se rendent fôrmidjftbles dans les provinces intérieures. On rencontre4es loups particulièrement dans les Gbat^s, le Carnate et le Malabar : des sangliers d'une taille énorme y d'une couleur brutie , et d'une grande' férocité 9 habitent les jungles du Bengale.

La chasse aux sangliers dans les environs de Calcutta est une occupation favorite de la jeunesse anglaise au service de la Compagnie ; leurs troupes noinbreuses , montées sur de beaux chevaux arabes , la lance en arrêt ^ présentent , en attaquant le sanglier, un spectacle animé et intéressant.

Les singes de l'Inde marchent «n troupes , et ont Qussi des habitudes dévastatrices. Sur les côtes du Malabar des milliers pénètrent jusqu'au centre des villages, et commettent les plus grands dégâts. Il s'en trouve de presque toutes les espècesj le gibbon habite surtout le Bengale et la côte dé Coromandel. On prétend avoir vu le grand ourang-

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outang dans les mêmes contrées ei dans le Carnate. Le badgakada, dont la face est rouge et la main noire , passe parmi la basse classe des Indous pour leur dieu Hunooman , le Pan indien^ que Ton croit être une incarnation de Shiven ou Seava. Ayant pris cette forme ; il se plaça k la tête d^une armée de singes pour segourir le dieu Rsima, et contribua vigoureusement à la défaite de Ravem, roi des géans, ^ souverain de Ceylan. Son nom est, dit-on, dérivé, de hunoo , Tos dé la joue ; Hunooman s^étant cassé cet os- en tomba&t de Torbite du soleiL On peut croire que cette espèce a quelque chose de particulier daus la conformation de Tos de la joue. L'armée d'Alexandre rencontra une troupe de singes si nombreuse , que la prenant pour une nation ennemie , elle se disposa k lui livrer bataille. Parmi les véritables singes, on trouve dans Tlnde* le singe vert ^ espèce élégante , le talapoin,le nionea, et le singe tanné > es(pèce malfaisante ; et , en outre , le singe nain , k la queue de lion, espèce hardie et uia) faisante ; le golok et quelques autres espèces de grande taille ; dangereuses quand elles sont provoquées. M. Pennant prétend que le léopard chasseur

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(ouyuz) grimpe sur les arbres et fait un grand carnage des singes.

Le bœuf et la vache sont traités dans dinde avec autant de vënëration religieuse qu'ils Tétaient dans Tancienne Egypte. Les dëbrots adorent la vache journellement , et une fête annuelle est célébrée en- son honneur. L^espèce sacrée, qui est très-belle dans le Goudjerate, le Malwa et le Bengale , ne se distingue de la race européenne que par une protubérance de graisse sur le dos. Cest le zébti ou le bas indian des naturalistes, décrit comme étant blanc, de petite taille, actif et bien proportionné, avec de longues cornes perpendiculaires. Dans le voisinage de Surate , et à Ceylan , il y à des bœufs de la taille dW dogi^. On trouve le buffle

dans toute Tétendue de Tlnde méridionale, et

une espèce appelée amij de six pieds de haut, portant des cornes d^une longueur démesurée , habite les monts Ghates ainsi que FHimalaya.On élève des chaïneaux dans le Delta de Tlnde , sur les rivages de la mer et sur les langues sablonneuses, dans cette partie dn Goudjerate qui est séparée du continent par le Bnn; on les laisse errer librement au milieu des' jungles dont les rejetons

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tendres leiur servent de nourriture : ils sont néanmoins d^une race inférieure^ Le chameau arabe , portant une seule bosse y est assez commun aux environs de Patna et de Manshir dans le Moultan; et dans le Patta. Dans cette dernière pro^ vince ^ Fauteur de ïjfyeen Akbarce en vit des troupeaux de plusieurs milliers. Le dromadaire ou chameau de Bactriane habite aussi, dil^on, en pleine liberté les provinces du nord.

En général dans Tlnde on se sert peu du cheval comme mouture. La race indigène est un bidet petit , disproportionné et vicieux ^ u^excé^ dani pas en quelques endroits la hauteur de trente pouces , particulièrement sur les confins du Nipaul où il est appelé sootyunt. M. Pennant décrit lés chevaux UUar^xi Bengale comme étant hauts de dix palmes, sveltes et élégaqs, mais forts et employés a porter des cavaliers et des fardeaux. Les jQuskejrs et les iagetà sont des chevaux d^environ quatorze ou quinze palmes de hauteur, propres au trait ou à servir de monture i on les croit d'une race étrangère naturalisée. Les chevaux mahrattes, employés pour leur formidable cavalerie , sont très-laids> mais acti£s et prompts. Les chevaux sauvages / d'une race

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