Elytres dépourvues de plis et de stries
4. Tibias longuement et finement épineux. Dernier article des antennes simple, fusiforme, acuminé au bout. Bord marginal des étuis visible d’en haut.
Tarses antérieurs composés de quatre articles dans les deux sexes; chez le o”, le premier article est très grand, dilaté en disque.
ORIOTUS.
l'arses antérieurs composés de quatre articles chez la O, de cinq chez le ©” ; ladilatation faible. PHOLEUON
4. Tibias non épineux. Hanches postérieures pas plus écartées que les médianes. Dernier article des antennes épaissi, noueux au sommet, ainsi que les précédents. Elytres beaucoup plus longues que l'abdomen, l’arête du bord latéral est peu distincte et ne se voit pas d’en haut. DIAPRYSIUS.
2. Elytres non prolongées au delà du pygidium, dont elles laissent le sommet découvert.
Etuis non striolés transversalement, leur bord marginal invisible d’en haut. (Tarses du ©” vraisemblablement composés de quatre articles et complètement simples) (2). HEXAURUS.
Etuis striolés transversalement, à bord marginal visible d’en haut. Tarses du © composés de cinq articles et dilatés. PERRINIA.
(1) Une note de M. Reitter [Wien. ent. Zeit. 1886 p. 316] constate qu'il y a ici confusion relativement aux épines des tibias chezles Drimeotus et Fericeus. La réalité des faits est rétablie dans le tableau rectifié : Appendice B.
(Note du Trad).
(2) Frivaldszky n'a jamais vu de de ce genre ; Merkl. dont j'avais attiré l'attention sur ce point, a examiné la série considérable des espèces de ce genre qu'il possède, et il n'a pas trouvé un seul exemplaire qui eût les tarses antérieurs de cinq articles ou dilatés.
Leptoderus Scamipr.
(Sracogius Schiœdte).
Ce genre se subdivise en deux sous-genres bien naturels, qui se délimitent très nettement de la manière suivante : Elytres glabres ; article deuxième des antennes plus long que le troisième ; scrobes antennaires arrondis, non prolongés en arrière. Leptoderus.
Elytres pubescentes ; article deuxième des antennes plus court que le troisième; scrobes antennaires prolongés postérieurement.
Propus.
Susc. Leptoderus Scamior.
(Les pattes offrent au genou un bouquet de poils frisés.)
Corselet ausëi large à la base qu’au bord antérieur. Elytres presque globuleuses, sans dépression suturale, Fémurs minces à la base, un peu renflés au sommet. Tarses antérieurs du © non dilatés. — L. 6—7 m/m, Grottes de Carniole. (Stag. troglodytes Schiædt. — Les grands exemplaires doivent se rapporter au Z. Schmidti Motsch.
Schm. Hohenwarti.
Corselet un peu plus étroit à la base qu’au bord antérieur. Elytres elliptiques, légèrement déprimées à la suture. Fémurs non dilatés vers le sommet. Tarses antérieurs du ©” élargis — L. 5,5--7 mym, Grottes de Carniole.(Z. Robici Joseph.) Schm. angustatus.
SUBGEN. Propus ABEILLE.
Corselet de moitié seulement plus long que large. Elytresdistinctement ponctuées sans dépression suturale. Fémurs un peu plus robustes à la base. Tarses antérieurs du ©” très faiblement dilatés.— L. 5 %/m, Grottes de Carniole et de Croatie. (Lept. intermedius Hampe). Schm. sericeus.
Antrocharis ABEILLE.
Roux-testacé, à pubescence testacée fine. Tête aussi longue et seulement un peu plus étroite que le corselet. Antennes du ©? presque de la longueur du corps ; celles de la Q un peu plus courtes. Corselet beaucoup plus étroit que les étuis, cordiforme, aussi long que large. Elytres fortement convexes, à ponctuation formant des lignes transversalement strigueuses. Tarses antérieurs du o” à peine visiblement dilatés Souvent la suture est largement déprimée en sillon longitudinal. — L. 3,3 "/". France, dans les orottes du département de l'Ariège. (Il m’est impossible d’en séparer l'A. dispar Abeille, qui différerait par ses antennes plus longues.) Lespès Querilhact.
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Trocharanis Rerrr.
Testacé-brun, à pubescence jaune très fine et couchée. Antennes devenant un peu plusrobustes versl’extrémité, dépassant la moitié du corps chez la®, presque de la longueur du corps chez le o”. Tête beaucoup plus courte que le corselet ; celui-ci un peu plus long que large chez le 0’, pas plus long que large chez la Q, presque carré, offrant sur les côtés, après le milieu, une échancrure concave, avec une fossette longitudinale près du bord latéral, caractère qui rend ce genre très facile à reconnaître. Elytres en ovale allongé, fortement retrécies vers le sommet, à ponctuation transversalement strigueuse. Pattes grêles, les quatre tibias postérieurs peu distinctement épineux. Tarses antérieurs du ©” très fortement dilatés en disque — L. 3,8 m/m, Midi de la France, dans les grottes de Nébias et de l’'Homme-mort, près Puivert (Aude). Abeille Yestrei.
Cytodromus ABEILLE (1).
Brun-testacé, finement pubescent. Corselet un peu plus étroit que les étuis, presque aussi long que large, à côtés parallèles de la base au milieu, retrécis-arrondis du milieu au sommet ; bord antérieur largement entaillé ; disque longitudinalement déprimé près de la moitié postérieure du bord latéral, avec les côtés relevés en cet endroit ; angles postérieurs prolongés sur la base des élytres. Cellesci en ovale allongé, à strie suturale fine ; côtés finement marginés, l’arête latérale visible d’en haut. Pattes longues. Tarses antérieurs du ©” composés de cinq articles, et assez fortement dilatés. — L. 3,5- 4 m/®, France, dans quelques grottes du département de la Drôme.
Abeille dapsoides.
Apropeus Rerrr
Brun-testacé, à ponctuation chagrinée extrêmement fine, très finement pubescent. Front marqué d’une fovéole longitudinale. Corselet un peu plus long que large, étranglé après le milieu, bord postérieur amplement aussi large que l’antérieur ; angles postérieurs acuminés. Elytres plus larges que le corselet, longuement obovales, offrant antérieurement près de la suture un vestige de striesuturale ; bord latéral à marge prononcée très étroite, l’arête en majeure partie visible d’en haut. Pattes grêles et longues. — L. 4,5-5 mm. Hongrie, comitat de Bihar: grotte de Funacza.
Friv. leptoderus.
(1) Avant le genre Cytodromus, se place le genre Isereus Reïtt. établi sur le Troch. Xambeui. Voir : appendice A. (Note du Trad.)
Spelæodromus Reirr.
Roux brun, finement ponctué et pubescent. Antennes de la longueur du corps. Prothorax amplement aussilong que large, plus étroit que les étuis, presque carré, offrant avant le milieu son maximum de largeur ; angles antérieurs arrondis, réfléchis, non saillants, angles postérieurs acuminés. Elytres en ovale allongé, plus longues que l’abdoinen, en pointe naviculaire au sommet. Pattes longues et minces; tarses antérieurs du 9” composésdecinqarticles, extraordinairement dilatés; tibias antérieurs élargis vers le sommet.— L. 5-6®/m Croatie : grottes dans les monts Velebit. Reitt. Pluto.
Fericeus REITT.
Roux-brun, subdéprimé, à pubescence fine, relevée sur les étuis. Antennes atteignant le milieu du corps ; article premier sensiblement épaissi, à peine plus court que le deuxième. Tête et corselet très finement ponctués ; ce dernier conformé comme chez Drimeotus. Elytres à ponctuation chagrinée plus forte, ovales, offrant trois plis longitudinaux obsolètes qui s’effacent en arrière ; marge latérale nette, large, son arête longuement ciliée. Chez le o”, les pattes sont un peu plus robustes, les quatre trochanters antérieurs dentés, les quatre tibias postérieurs arqués et les tarses antérieurs composés de cinq articles faiblement dilatés. — L. 4m/n. Hongrie, comitat de Bihar, dans la grotte de Fericse.
Friv. Kraatsi.
Drimeotus MILLER
Brun-testacé ou brun-châtain, subdéprimé. Antennes dépassant le milieu du corps. Prothorax un peu plus large que long, plus étroit que les étuis, parallèle du milieu à la base, retréci vers le sommet; dessus plan; bord postérieur tronqué droit, plus large que l’antérieur. Elytres en ovale obtus, offrant des traces de plusieurs plis longitudigaux, el vers le bord latéral, des points plus ou moins en série; la marge est nette, largement relevée, son arête longuement ciliée. Dessus orné d’une pubescence assez longue peu couchée. — L. 3,5 /m", Hongrie, comitat de Bihar dans la grotte d’Igricz. Mill. Kovacsi.
Oriotus MirLer.
Brun-testacé, à pubescence très fine, couchée, égale. Corselet aussi long que large. Articles huit-dix des antennes amplement deux fois aussi longs quelarges. Eperons terminaux des quatre derniers tibias longs ; le plus grand des éperons postérieurs presque deux fois aussi
long que la largeur apicale du tibia. Tarses pourvus de longs poils: tactiles. Carène mésosternale en angle obtus avant le sommet (1).— L. 3,25—3, sm/m, Grottes de Carniole. Mill. Schmidt.
Plus petit, d’un roux-brun obscur, à pubescence testacée très fine, couchée, entremêlée sur les étuis de quelques poils plus longs et redressés. Corselet plus large que long. Articles 8-10 des antennes seulement 1 fois 1/2 aussi longs quelarges. Eperons terminaux des tibias plus courts, le plus grand des postérieurs à peine plus long que la largeur apicale du tibia. Carène mésosternale en dent aiguë avant le sommet. Chez le ©’, l'avant dernier article des tarses intermédiaires est pourvu d’un très petit crochet spiniforme (2). — L. 2,5 m/m, Nord de la Carniole ; recueilli dansle Castila-jama par M. l'inspecteur des forêts Micklitz; confondu avec le précédent dans un grand nombre de collections. n.sp. Micklitzi.
É Pholeuon HAmPE
(D'un brun testacé. Antennes dépassant le milieu du corps. Prothorax un peu plus long que large, plusétroit que les étuis, arrondi avant le milieu. après lequel il se retrécit fortement; bord postérieur amplement aussilarge que l’antérieur; angles postérieurs acuminés. Elytres en ovale allongé, ou obovales).
Corps offrant une ponctuation égale, très fine, chagrinée, presque tranversalement rugueuse, et une pubescence fine, tout-à-fait égale et couchée. Arête du bord marginal des étuis très brièvement et peu distinctement ciliée. — L. 4/", Hongrie, comitat de Bihar : grotte d’Oncsasza. Hampe angusticolle.
Plus étroit. Tête et corselet très finement ponctués, et finement pubescents. Elytres beaucoup plus fortement ponctuées, à pubescence assez longue, rude, peu couchée ; marge latérale nette, un peu plus ——————————__———————
(). —L'examen de matériaux plus nombreux el mieux préparés a fait reconnaître à l'auteur (Wien. ent. Zeit. 1886 p. 313) que la carène du mésosternum ne possède pas en réalité la dent antéapicale qui caractérise son deuxième groupe des Leptodérites. Cette carène est ici arcuëment, mais brusquement déclive après le milieu, sans former d'angle bien marqué avant le bord antérieur. Elle n'a pas néanmoins la conformation propre au premier groupe, chez lequel la carène du mésosteñnum s'abaisse graduellement et peu à peu d'arrière en avant. Ce fait diminue la valeur du caractère dont il s'agit, et si l'on tient compte en outre de ce que l'autre espèce du genre (O. Micklitzi) conserve la conformation normale du second groupe, il devient utile, sinon nécessaire, de modifier les bases de la répartition primitivement adoptée, — Voir plus loin le nouveau tableau: Appendice B. (Note du Trad.)
(2). — Ce caractère sexuel n'est pas spécifique, mais générique, puisqu'il se retrouve chez le 4 de l'O. Sehmidti, ainsi que M. Reitter l'a constaté (Wien. ent. Zeit. 1886 p. 313.) (Note du Trad.)
large, son arête longuement ciliée. Antennes et pattes plus minces. — L.4n/mn, Hongrie, comitat de Bihar : grotte de Kugles. Friv. gracile.
Diaprysius ABEILLE
(D'un testacé brunâtre, à ponctuation dense et fine, obsolète sur le corselet ; finement pubescent partout. Corselet presque carré, semblable à celui du genre précédent).
Elytres longuement ovoïdes, régulièrement convexes, sans dépressionjuxtasuturale.— L. 3"/", Danslagrottede St-Marcel (Ardèche).
Abeïlle caudatus.
Elytres très longuement ovoïdes, fortement prolongées en arrière et émoussées. Dessus légèrement convexe, avec une faible dépression. longitudinale au milieu, de chaque côté de la suture.— L. 3—3,2"/n, Dans la grotte de Vallon (Ardèche). Abeille caudatissimus.
Hexaurus Reirr.
(Convexe, d’un brun-châtain clair, assez luisant ; à pubescence fine, médiocrement dense, entremèêlée de poils plus longs, non couchés. Antennes aussi longues que le corps. Prothorax presque carré, faiblement convexe, un peu plus long que large. Elytres plus larges que lui, en ovale allongé. Pattes longues et grêles ; fémurs s’amincissant vers le sommet ; tibias assez densément et finement épineux).
Antennes ne devenant pas plus robustes vers le sommet ; articles neuf et dix non noueux au bout ; le onzième notablement plus court quele dixième. Corseletéchancrésur les côtés après le milieu, à angles postérieurs presque aigus. — L. 5 "/m, Dans les grottes du Kodscha-Balkan. Friv. Merkli.
Antennes faiblement épaissies vers le sommet ; articles neuf et dix peu dilatés, noueux au bout ; le onzième à peine plus long que le dixième. Corselet comme chez le précédent. — L. 5 1/". Kodscha- Balkan. [L'examen du o” pourra seul démontrer si cette forme constitue une espèce valable]. Friv. 4. affine.
Antennes comme chez affine. Corps plus petit. Corselet amplement aussi long que large, passablement carré, faiblement retréci en ligne uniforme du tiers antérieur aux angles postérieurs, qui sont droits. — L. 3, 5 »/m, Dans les grottes du Kodscha-Balkan. Friv. v. simile
Perrinia REITT (1) Roux testacé, luisant ; à pubescence fine. Antennes de la lon- (1) Dédié à M. Abeille de Perrin, qui m'a très aimablement confié pour ce travail sa riche collection de cavernicoles aveugles.
+ ot dé
Là + ls
gueur du corps. Tête étroite, plus courte que le corselet. Celuici transverse, environ aussi large à la base que les étuis, offrant au milieu son maximum de largeur, fortement retréci au sommet, peu à la base ; bord latéral aplati, mais non réfléchi comme celui des Bathyscia ; bord postérieur bisinué ; angles postérieurs presque aigus. Elytres en ovale allongé, à ponctuation transversalement strigueuse. Premier article des tarses antérieurs du ©” distinctement dilaté ; les autres le sont à peine {1). — L. à peu près 3m/m, Catalogne, dans les grottes de Montserrat. [ Adelops Kïesenwetteri Dieck. |
Dieck Xïesenwetteri.
Bathyscites (2) TABLEAU DES GENRES.
1. Angle apical des élytres nettement prolongé en pointe. SPELÆOCHLAMYS.