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CORNET POUR APPELER DU SECOURS

Dans une des gravures de la coupole de Parme, deux anges sonnent de la trompette, dont la forme est identiquement la même que celle que M. Thoré à nommé < cornet ».

Texte : un autre vu de profil tire son arc.

Voir un amour gravé dans la collection du Prince de Ligne. Il se retrouve aussi dans une peinture à fresque d’un couvent de Parme et représentant une chasse de Diane, gravé par Teschi

Texte : secondé par trois amours qui se precipbnt au combat.

Le premier se retrouve dans la gravure représentant la charité romaine. Pour les deux autres il faut se reporter à la sainte-Famille déjà citée « Dilectus meus mihi, etc. »

Texte ; de l’echelle placée a droste tombe un amour blessé.

Le type de cet enfant se trouve dans beaucoup de compositions, mais notamment dans la Charité romaine et la Chasse de Diane.

Texte : sua l’bchell'e de gauche un assaillant grimpe protégé par son bouclier.

Pour le raccourci et la pose, se reporter à la gravure de l’Amour désarmé.

Texte : au milieu, comme une statue sur un piédestal immense un petit amour AILÉ, ETC., ETC.

Consulter de nouveau la gravure de la Charité Romaine. Ajustez l’enfant de droite, dans la rnâme position que celui du tableau, la guerre des amours, et vous trouverez comme modelé la même morbidesse, comme figure, le même type.

Rien de particulier pour les deux autres Amours qui défendent ta tour. On la retrouve dix fois dans la coupole de Saint Jean de Parme. Il n’est pas jusqu’à l’ornementation de la tour, composée de feuilles, fleurs et fruits, suspendus par des nœuds de ruban, qui ne soit exactement reproduite dans les gravures de la coupole.

Le ciel un peu voilé qui produit cet effet poétique et mystérieux que Corrège affectionnait, est exécuté dans la manière de la nuit de Dresde et du mariage de sainte-Catherine qui est au Louvre.

Il a suivi .cette inspiration pour nombre de compositions. Les terrains et les fonds de tableaux se retrouvent dans les plus importantes que j’ai citées auquelles il faut joindre la descente de croix gravé par Rosaspino.

Il existe au tableau : « La Guerre des Amours » deux repentirs : le premier reste apparent et consiste dans les doubles ailes de l’Amour qui domine la composition. Le deuxième est une seconde main placée sur la poitrine de l’Amour vu de profil, tirant son arc.

Pour les connaisseurs sérieux, il n’est point douteux que les peintres coloristes ne soient les plus faciles à reconnaitre. Le Corrège, par ses qualités éminentes se dinstingue entre tous.

On doit donc retrouver dans ses chefs-d’œuvre, joint à ses carnations inimitables, le clair obscur , la perspective aérienne , la justesse dans les raccourcis et enfin le résultat pour ainsi dire chimique de sa couleur. Tout cela est produit par la manière particulière dont il préparait ses toiles, par l’habileté de son pinceau, par son génie enfin qui prime tout. 11 en résulte que ses tableaux sont plus agatisés et ont plus de transparence que ceux des autres peintres. C’est ce qui a fait dire à Lauzi et à quelques auteurs qui ont écrit sur la peinture que les tableaux de Corrège « éclairaient la nuit».

La Guerre des -tmours possède au plus haut degré toutes ces qualités.

Il contient le plus grand nombre de figures que le grand maître ait placées sur son chevalet, et sa composition parait lui avoir été inspirée pour avoir l’occasion de grouper sur toile en savants raccourcis les beaux et gracieux enfants placés dans les coupoles de Parme.

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