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Catalogue de 1813, n° 387 :
Deux Mendiants endormis dans une écurie.
« Un homme et une femme ont demandé un abri el ont établi leur i gîte dans une écurie où ils reposent ; la femme est étendue et i couchée sur la paille el recouverte par une grosse couverture de - laine; l'homme esi assis près d'elle el sommeille la tête appuyée ■ sur sa main.
« L'intérêt d'un tableau pareil ne peut consister que dans la manière a dont il est exécuté. Rembrandt sacrifiait presque toujours le côté <• poétique d'un sujet à l'effet et au prestige do la couleur, ri tel est • le mérite dominant de celui-ci.
< Gravé par Charles Mauduit.
Deux Ggures. »
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Ce tableau de Rembrandt a jadis été désigne dans un ancien inventaire .sous un titre assez inattendu : Deux Mendiants endormis dans une écurie. Celle désignation, qui ne brille pas par
l'exactitude, caractérise l'époque naïve où l'on cataloguait les peintures sans leur faire l'honneur de les regarder. Il y a bien, si l'on veut, une écurie ou du moins une élahle, mais il n'y a point de mendiants. Les deux dormeurs, vêtus de costumes rustiques, sont évidemment la Vierge elle-même et saint Joseph et derrière eux, dans l'ombre, est l'Enfant Jésus, et la scène nocturne que l'artiste a voulu traduire n'est pas autre chose que le Repos de la Sainte Famille pendant la fuite en Egypte. La Vierge est habillée comme une paysanne; le saint Joseph porte un bonnet d'ouvrier. L'impression générale est celle d'une anecdote de l'humble vie des travailleurs plutôt que la figuration d'un épisode de l'Évangile. Rembrandt aimait ces déguisements ou, pour mieux dire, ces emprunts à la réalité. Dans le Ménage du menuisier au Louvre, la pensée est la même. Rembrandt rajeunit tous les vieux thèmes sacrés : il place ses personnages dans le milieu contemporain, et la poésie qu'il en dégage n'en est que plus pénétrante.
Le Repos pendant la fuite en Egypte est une œuvre puissamment caractérisée; les deux figures principales sont étudiées sur nature avec la plus intelligente sincérité, et jamais on n'a exprimé d'une façon plus exacte le lourd sommeil que provoquent les lassitudes d'un long voyage. La couleur elle-même s'endort dans une chaude atmosphère, les fonds étant de ce brun superbe que Rembrandt seul a bien connu, comme lui seul a compris la difficile manœuvre de ce beau rouge atténué, qui constitue en partie le costume de la dormeuse. Ce rouge, disons-le en passant, a quelque analogie avec celui de Nicolas Macs, auquel il a fait un instant songer.
Rembrandt a fait différentes études d'après nature pour ce tableau.
Au n" 350 du tome II de l'œuvre complet de Rembrandt décrit et commenté par M. Eugène Dutuit(l), nous trouvons, détail caractéristique, à la page 133, une très belle eau-forte (n° 356) signée : Rembrandt fecit 1637, représentant saint Joseph et la Vierge, étude ayant servi pour ce tableau.
Ce tableau, qui faisait partie de la collection de M. Aguado de Las Marismas, a été gravé par Mauduit (Galerie Aguado publiée à Paris par Gavard en 1843).
Consulter l'ouvrage de M. Michel sur Rembrandt. (1) Public par A. Lévy.
REMBRANDT (Attribué à) 43 — La Clémence de Cambvse.
Gamhyse après sa victoire fit venir 1rs trois (ils do roi qu'il avait vaincu et leur commanda de percer leur père chacun d'une flèche. Les lieux aine- obéirent à cet ordre barbare : mai- quand vint le tour du plus jeune, il s'agenouilla devant Cambyse en lui disant : « Je refuse; plutôt la mort ». Touché de cette action filiale, Cambyse lui lit grâce et lui dit : « Délivre ton père: tu seras roi! »
Cette composition se retrouve par parties dans plusieurs eauxfortes de la jeunesse de Rembrandt.
lî. - II., 0",46. I-, 0°\67.
REMBRANDT (Van Rtn) - École de 44 — Philosophe écrivant.