DE
PETTENKOFEN (À
120 COLLECFIONOH SEDECMEYER
ROESELER (AUGUSTE)
174, — « La Fille de l’Aubergiste ».
Dans la chambre de l'auberge où le soleil pénètre printanier et joyeux. on a couché la jeune fille morte et l’on a mis autour d'elle les fleurs qui lui envoient leur subtil parfum. Elle est blanche, très blanche sous ses voiles blancs : vers elle, comme s’il pensait qu’elle peut l'entendre et lui parler encore, un jeune ouvrier, aux mains rudes qui n'a pas songé au mystère de la vie, se penche le cœur déchiré, les yeux ne trouvant plus de larmes... Mais la jeune fille demeure inerte, endormie dans l'éternel apaisement. Près d'elle, debout, un autre jeune homme la regarde; puis, vers la gauche, un troisième est agenouillé, sanglotant, sa besace sur le dos. Près de lui, sur un escabeau, on a posé un chandelier où fume une chandelle et une écuelle d’eau bénite où plonge une branche de buis. Au fond, à droite, la vieille mère est assise contre le mur, les mains jointes.
Et dans les branches, les oiseaux chantent au soleil leur cantique joyeux...
Ce sujet est tiré d'un poème allemand, intitulé: Der Wirthin Tôüchterlein.
Signé en bas, à gauche : Aug. Roeseler, München.
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